Archive pour le Tag 'Sarkozy'

Nicolas Sarkozy, le Président qui ne m’a pas sauvée.

 

Dernier rayon à Sounion

Dernier rayon à Sounion

Les socialistes sont outragés que je préfère dénoncer leurs forfaits plutôt que ceux de Monsieur Sarkozy et de sa clientèle de petit-bourgeois réactionnaires et de grands actionnaires populistes, efficaces mais discrets. Mais pour ma part, je n’ai jamais eu d’amis sarkozystes et je n’ai donc jamais rien eu à dire sur eux.

Les devoirs de l’Homme et du Chef d’Etat

A partir du début de mes études à Bordeaux, en 1984, mon arrivée dans un groupe s’est toujours doublée par la rencontre immédiate d’un ou d’une amie qui me mettait le grappin dessus avec une passion dévorante et semblait prêt(e) à tout pour devenir mon ami(e). Il y a des Anne et des Sissi auxquelles je ne pardonnerai jamais. Après m’être résolue, de guerre lasse, à accepter tant d’amour que seule une âme vile, méprisante, imbue d’elle-même (Etc., etc.) aurait pu refuser, je me retrouvais seule à en crever pour les trois années suivantes. Seule, mais attention, avec mon ami(e) ! Les arguments qui m’étaient opposés pour emporter le morceau ont toujours été «socialistes» ou «de gauche» ou «libertaires» ou «antiracistes» ou «antifascistes»… J’ai eu droit au panel complet. Comment refuser l’amitié d’une âme sœur ?

Lorsque je me suis adressée au Président de la République française en 2010, c’est bien au Président que je me suis adressée et pas à Monsieur Sarkozy. Je n’avais guère d’illusion sur ce que je pouvais espérer de la droite qu’il incarnait. En revanche j’en avais beaucoup sur les valeurs et la grandeur de la République française. Les valeurs et la grandeur de la République française entre les mains de Monsieur Sarkozy ne sont plus que cendres. J’espérais qu’au nom de la France Justice me serait rendue. J’aurais pu comprendre que l’homme faillible n’ait pas le courage de faire face à un scandale. Mais il y a deux choses que ni le Président ni l’Homme n’avaient le droit de me refuser :

1)    Le rétablissement de mon droit à travailler pour subvenir à mes besoins : les calomnies et les atteintes  à la vie privée utilisées pour m’empêcher d’accéder au marché de l’emploi sont intolérables. Dans l’absolu. Tout le monde a le droit de travailler pour gagner sa vie.

2)    Le respect de ma vie privée : si Monsieur Sarkozy n’avait pas les couilles de me rendre justice sur ma jeunesse saccagée par des atteintes à la vie privée éhontées, doublées de manipulations toutes plus cyniques les unes que les autres, et destinées à nuire à ma réputation, Monsieur Sarkozy avait le devoir de faire en sorte que le respect de ma vie privée soit rétabli, que mon intimité soit préservée et que je retrouve un mode de vie décent. Vivre sur écoute, surveillée par une maisonnée, un quartier, une ville ; savoir que vos faits et gestes sont commentés en permanence, même ceux de l’intimité ; s’apercevoir que votre portrait est diffusé à votre insu sans que vous soyez en mesure de savoir ni où ni comment, n’est pas seulement intolérable, c’est une souffrance de chaque instant et qui peut aller jusqu’à la torture lorsqu’on vous oppose un déni du réel à toute tentative d’en parler.

En réalité les notions de gauche et de droite n’ont plus beaucoup de valeur pour des têtes politiques comme celles d’Aubry ou de Sarkozy qui cultivent une clientèle plutôt qu’ils ne proposent un véritable programme politique. J’en veux pour preuve leur collusion lorsqu’il s’est agit de récupérer des dossiers semble-t-il compromettants dans mes valises ramenées de Toronto – dossiers que je n’ai moi-même jamais identifiés. Mais quelle est donc l’information sensible que mes jeunes cambrioleurs tenaient tant à faire disparaître ?

 

Baie de Sounion

Baie de Sounion

Le Président-cambrioleur

Puisque je suis au bout du rouleau, puisque je n’ai plus rien à perdre, je ne vois pas pourquoi je ne raconterais pas comment je me suis aperçue que mes jeunes cambrioleurs travaillaient pour la police.

Lorsque je suis allée porter plainte au commissariat de police de Fives, l’agent qui a enregistré la déclaration des faits s’y est attelé avec patience, même si je pouvais percevoir son hostilité, et a accepté de prendre en note des détails précis sur les circonstances du vol. A la fin de la déclaration, lorsque tout semblait terminé, j’ai ajouté que j’avais des soupçons très argumentés sur les auteurs du vol (il fallait avoir eu accès à mes clefs d’appartement) et que j’étais même en mesure d’en citer un, que j’avais côtoyé quelques mois plus tôt pendant les vendanges que j’avais faites dans le Beaujolais. Je ne l’avais connu alors que sous son prénom, mais j’étais parvenue depuis à l’identifier.

A peine le nom prononcé, le policier est devenu blanc, a arrêté tout ce qu’il faisait, a ramassé tous les papiers qui se trouvaient sur son bureau et a quitté le bureau avec précipitation, sans un mot… Je suis restée seule dans la pièce au moins dix minutes. Au bout de dix minutes, un nouvel agent que je n’avais jamais vu est revenu avec une liasse de papiers et m’a dit qu’il allait enregistrer ma plainte. Je lui ai répondu que cela venait d’être fait et que la plainte se trouvait dans son ordinateur. Il m’a rétorqué qu’elle avait été faite à un autre agent, qu’il ne connaissait pas les faits et qu’il fallait que je recommence. Puis il a attrapé la liasse de documents avec lesquels il était revenu, l’a déchirée en deux et l’a jetée à la corbeille.

La plainte a été réenregistrée très vite – et sans aucune information précise. Lorsque j’ai eu signé la plainte, j’ai demandé avec ironie si le nom du jeune homme ne serait pas noté non plus. L’agent m’a répondu qu’il allait le prendre en note et l’a inscrit au crayon de bois sur un petit «post-it» jaune qu’il a délicatement collé sur le dessus de la plainte.

Il semblerait que le jeune homme ait été le neveu d’un commissaire de police de Monsieur Sarkozy.

 

Sounion, soleil couché.

Sounion, soleil couché.

La vulgarité de mes détracteurs

En vérité lorsque je suis confrontée à mes détracteurs, il m’est souvent difficile de savoir s’ils sont aubrystes ou sarkozystes. L’hiver dernier, à Londres, alors qu’un dimanche après-midi je dessinais au British Museum, dans la salle du Parthénon, j’ai entendu une jeune Française dans mon dos qui se récriait, indignée que l’on puisse s’indigner de ma présence en ces lieux un jour d’affluence : «Mais elle ne fait rien de mal. Au moins quand elle dessine, elle ne boit pas !». Lorsque je me suis retournée, ma jeune oie blanche était campée bien droite sur ses pieds, la tête rejetée en arrière, le regard concentré, me fixant avec un air inspiré et «bon»…

Je n’ai rien dit. Comment expliquer à cette jeune gourde lobotomisée par une éducation religieuse et le sentiment d’appartenir à une classe sociale supérieure qu’elle appartenait en réalité à une famille de réactionnaires bornés, phallocrates et misogynes, que calomnier une femme en l’accusant d’alcoolisme était l’expression d’une vulgarité sans nom (et sans imagination) et que sa bonté sans esprit critique pour les calomnies de son propre milieu social était une insulte bien plus grave encore que le mépris de ses parents. Aubrystes ou sarkozystes ? A ce stade-là, je ne fais plus la différence.

Etre de droite ou de gauche relève d’abord d’un choix sur la façon d’organiser l’économie, privilégiant le collectivisme ou le capitalisme. Bien que mes préférences aillent plutôt vers la gauche, il me semblait qu’on pouvait être de droite en gardant le sens de la Justice, le goût de la Démocratie, le respect de l’Etre humain. De ce point de vue je dénonce autant le populisme de Monsieur Sarkozy que celui de ce qu’est devenu aujourd’hui le Parti socialiste.

Les commentaires qui n’épargnent pas Monsieur Sarkozy : Je rappelle à mes lecteurs que le premier article publié après la reprise du blog et le  

Manifeste pour la revendication de mes droits humains fondamentaux a été un article consacré à Nicolas Sarkozy :

Contre-propagande sur le retour de Sarkozy (01/11/2013).

 

Sounion, avant la nuit.

Sounion, avant la nuit.

Commentaire mis en ligne le 8 février 2014 :

« Nicolas Sarkozy sera candidat, je vous le dis », assure Bernadette Chirac (Par LEXPRESS.fr  | L’Express.fr – il y a 7 heures)

Bernadette Chirac a de nouveau affirmé, cette fois dans Nice-Matin, que Nicolas Sarkozy sera de retour pour la présidentielle 2017. Son « expérience » à la tête de l’Etat « va lui servir pour un deuxième mandat », promet-elle.

ClairSeg • il y a une seconde

C’est la dernière à y croire encore ! Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller

Commentaires mis en ligne le 15 février 2014 :

Les archives papier de Guéant à l’Elysée sont introuvables (Par Le Nouvel Observateur | Le Nouvel Observateur – il y a 42 minutes)

Les archives papier de l’ancien secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, auraient disparu, selon des révélations du « Monde », publiées samedi 15 janvier. C’est ce qu’a expliqué l’actuel titulaire du poste, Pierre-René Lemas, au juge Roger Le Loire. 

ClairSeg • il y a une seconde

C’est avec ce genre de méthodes que l’on plombe une démocratie… Et dire qu’il y a des nostalgiques des années Sarkozy ! Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller

UMP : 73 % des sympathisants veulent une primaire avec Sarkozy (Le Point.fr – Publié le 15/02/2014 à 15:39 - Modifié le 15/02/2014 à 16:24)

Un sondage CSA révèle que 68 % des sympathisants UMP souhaitent que l’ex-chef d’État soit le candidat du parti à l’élection présidentielle en 2017. (…) Selon ce sondage, 40 % des Français disent regretter Nicolas Sarkozy comme président, 54 % ne le regrettant pas.

Et aussi : Nicolas Sarkozy : un retour progressif minutieusement orchestré (Le Figaro, Marion Joseph, 10/02/2014).

ClairSeg • Je comprends qu’il se fasse des cheveux blancs…

A 40% de nostalgiques contre 54% d’heureux Français préférant la situation actuelle, pourtant peu reluisante, à son retour, j’ai peur qu’il n’ait des difficultés à concrétiser dans les urnes son désir ardent de reconquérir la présidence… Mais pour les joueurs invétérés tous les espoirs sont toujours permis ! Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller

Les sympathisants UMP veulent que Sarkozy passe par la primaire (Par Le Nouvel Observateur | Le Nouvel Observateur – il y a 5 heures)

Nicolas Sarkozy est-il un candidat comme les autres ? Alors que 68% des sympathisants UMP souhaitent que Nicolas Sarkozy se présente à la présidentielle de 2017, 73% de ces mêmes sympathisants veulent que l’ancien chef de l’Etat participe à la primaire UMP et se confronte aux autres candidats du parti.

ClairSeg •

Un lecteur naïf commente : “On voit qu’il y a une organisation, quasi bolchevique, pour mettre des commentaires anti-sarkozistes primaires sur la page du Figaro dès que l’ancien président apparait sur la scène médiatique”. Non, je ne fais partie d’aucune organisation, ma solitude est radicale. Mais comme beaucoup de Français, je fais partie de tous ceux que le Président du Fouquet’s a laissé sur le bord de la route pour favoriser sa carrière personnelle… Ses militants devraient laisser tomber les œillères. Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller

Commentaire mis en ligne le 17 février 2014 :

Merkel et Sarkozy ont rendez-vous le 28 février à Berlin (Par F.G. | LeParisien.fr – il y a 43 minutes)

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont prévu de se voir le 28 février à Berlin (Allemagne). La rencontre a été préparée dans le plus grand secret par leurs deux entourages pour éviter « les interprétations fâcheuses », au moment où François Hollande se rapproche (un peu) des positions économiques défendues par la chancelière. 

ClairSeg • il y a une seconde

Mais à quel titre va-t-il voir Madame Merkel ? Il ne fait plus de politique ! Il a fait son coming-out sur son retour ? Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller

Grande-Bretagne : ils tentent de faire interner leur voisine pour un chemin de 30 cm au fond du jardin (Par Francetv info | Francetv info – il y a 46 minutes)

Ils voulaient faire interner leur voisine afin d’agrandir leur jardin d’à peine 30 centimètres, et augmenter ainsi la valeur de leur maison. Un banquier à la retraite et son épouse ont harcelé pendant cinq ans la propriétaire de la maison voisine, une dame âgée, sourde et vivant seule à Westerham, un village du Kent, dans le sud de l’Angleterre. Peter et Kim Bayliss ont finalement été condamnés à payer une amende, ainsi que des dommages et intérêts pour un total de 330 000 livres (environ 420 000 euros), soit plus que la valeur de la maison elle-même, rapporte lundi 17 février le London Evening Standard (en anglais).

ClairSeg • il y a une seconde

Monsieur Sarkozy m’a fait interner après l’enfarinage de François Hollande pour cacher le scandale lillois aux Français et j’y ai tout perdu : ma liberté déjà compromise, le droit de travailler, tous mes biens, les possibilités de me défendre… Je suis toujours harcelée. Qui s’indignera de ce scandale ? Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller

Nicolas Sarkozy «content» de sa première sortie électorale (Le Figaro. Par Charles Jaigu – 12/02/2014)

«Là, c’est sûr, il disparaît pour un bout de temps», jure Brice Hortefeux. Il est vrai que Nicolas Sarkozy s’est envolé pour Singapour… mais il reviendra vendredi et assistera au concert de sa femme à Cannes. Comment résister à la tentation du bain de foule? (…) En termes de répercussion médiatique, Nicolas Sarkozy bat tous les records. Il a réussi à faire jeu égal avec François Hollande lundi soir.

ClairSeg • 

Il a une volonté de fer pour faire disparaître toute trace de ses échecs, de ses compromissions, de ses abandons, de son bilan. Le rappel de son nom me rappelle un peu trop la situation catastrophique à laquelle il m’a condamnée. Mais suis-je la seule ? Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller

Sarkozy va donner une conférence devant la fondation du parti d’Angela Merkel (Par 20minutes.fr | 20minutes.fr – il y a 6 heures)

POLITIQUE – Selon «Le Parisien», il pourrait en profiter pour voir la Chancelière allemande…

Nicolas Sarkozy se rendra à Berlin le 28 février pour donner une conférence sur le thème des relations franco-allemandes devant la Konrad-Adenauer Stiftung, la fondation de la CDU, parti d’Angela Merkel, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

ClairSeg • il y a une seconde

L’avenir de l’Europe peut-il se poursuivre si les Droits de l’Homme ne sont plus accordés à tous les citoyens ? Quelle justification peut-il apporter au fait qu’il a refusé de remplir sa mission de Président de tous les Français en abandonnant une citoyenne française dans une situation désespérée afin de favoriser sa carrière personnelle ? Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller

Désespoir du matin : François Sarkobry et la doublure.

Désespoir du matin : François Sarkobry et la doublure. bonnet-a-plumes-108x150

Bonnet à plumes

Pour remonter au combat, j’ai choisi le Bonnet à plumes : à porter façon guérillero, après avoir plumé la bête, pour ne pas finir en pigeon du poulet, ad aeternam. Le bonnet orange est celui des amateurs de poney. Il m’aurait fallu un Centaure pour relever le défi que je me lance. La concurrence est rude par les temps qui courent. Hélas l’espèce semble en voie de disparition parmi les Défenseurs des Droits de l’Homme.

Que faut-il faire pour se faire entendre dans cette cacophonie de bonnets verts, rouges, et autres énervés ? La France semble au bord du chaos et regarde en arrière au lieu de chercher à franchir les obstacles. Déçue par François Hollande, elle semble oublier qu’elle l’a élu en guise de doublure, parce qu’elle n’en pouvait plus de Sarkozy, et parce qu’elle ne voulait pas d’Aubry. Ni Sarkozy, ni Aubry ne seront un recours.

La gauche, au lieu de s’enfermer dans le déni, pourrait peut-être  se demander aussi comment elle a pu en arriver là. Et comment la gauche du Parti socialiste peut aujourd’hui s’identifier à la figure de Martine Aubry, à laquelle Mathieu Deslandes, rédacteur en chef adjoint de Rue89, reconnaît pourtant une parenté avec François Hollande : « Idéologiquement, Hollande et Aubry sont assez proches. Tous deux tendance deuxième gauche, tous deux Européens convaincus. Tous deux des enfants de Jacques Delors  ̶  elle au sens propre, lui au sens politique, héraut des clubs Témoin et directeur de campagne en puissance ». Ce serait « Papa Delors et la querelle de l’héritage » qui expliquerait  « Pourquoi Martine Aubry ne peut pas encadrer François Hollande »(1).

Voilà un mur difficile à dépasser pour un cavalier de la Gauche française. Certes Monsieur Delors paraît inattaquable « sur la morale » : c’est un bon catholique, auquel la bourgeoisie lilloise réserve ses standing ovations lorsqu’elle l’accueille à Notre-Dame-de-la-Treille, et il a consacré sa vie au personnalisme d’Emmanuel Mounier… Mais la gauche qu’il incarne ne semble-t-elle pas un peu floue ?

La plume au bonnet, me voilà à nouveau bien en selle sur mon cheval de bataille. Il est compréhensible qu’avec un tel héritage, Martine Aubry ait appris à surveiller son langage, et puisse s’indigner des négligences de François Hollande auquel elle déclare avec reproche : « Ça me gêne toujours quand un homme de gauche utilise des mots de la droite » (2). Mais son masque est-il aussi « insondable » (3) qu’on le prétend ?

Pour faire tomber les masques, je propose à mes lecteurs d’oser poser aux membres du gouvernement (ou à Sarkozy…) des questions ahurissantes, propres à les faire hennir :

-       Le combat de Claire Seguin, la femme qui a enfariné François Hollande, est-il un sujet tabou ?

-       Y a-t-il un rapport entre le lynchage médiatique de Claire Seguin, la femme qui a enfariné François Hollande, et celui de DSK ?

-       La clientèle socialiste réclame-t-elle la mort de Claire Seguin ?

A défaut de faire tomber (de rire) le gouvernement, le simple fait de placer mon nom sera, on peut en être sûr, désagréable pour vos interlocuteurs. De quoi leur donner du crin à retordre, à défaut de grain à moudre…

Notes :

1.    « Pourquoi Martine Aubry ne peut pas encadrer François Hollande », Mathieu Deslandes, rédacteur en chef adjoint de Rue89, 19/05/2011, en ligne.

2.    « Aubry : « Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup ».», L’Express, 13/10/2013, en ligne.

3.    « Après l’affaire DSK, Aubry se dit inattaquable « sur la morale »», Mathieu Deslandes, rédacteur en chef adjoint de Rue89, 19/05/2011, en ligne.

En ce qui concerne la typologie des bonnets en cours d’usage, je me suis reportée à un article du Nouvel Observateur du 09/11/2013 sur la Crise sociale : « Bretons, Manif pour tous, policiers, poney… A chacun son bonnet. Les bonnets rouges bretons ont créé un nouveau symbole. Et d’autres s’en emparent », en ligne (à consulter pour les explications de détail). Les bonnets sont ainsi répertoriés : 

  • Un bonnet bleu : si vous êtes un policier
  • Un bonnet blanc : contre les nouveaux rythmes scolaires
  • Un bonnet rouge : contre le « matraquage fiscal » (et aussi l’écotaxe)
  • Un bonnet rose : si vous êtes de la Manif pour tous
  • Un bonnet orange : si vous voulez continuer à faire du poney
  • Un bonnet vert : si vous êtes un usager des transports en commun
  • Un bonnet jaune : pour une réforme de la Sécu
  • Un bonnet noir : si vous n’aimez pas les loups.

Commentaires laissés en ligne sur Yahoo, ce matin :

Les Français pour un changement de Premier ministre, selon BVA (Reuters – il y a 22 minutes ) 

ClairSeg  •  il y a 1 seconde 

« Contre les mensonges de la classe politique, je propose le Bonnet à plumes… Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller »

Sarkozy met en garde contre le «repliement idéologique» (Par Huet, Sophie / LeFigaro.fr – il y a 15 heures) 

ClairSeg • il y a 1 seconde

« Non au Comeback des mensonges politiques ! Pour les combattre, je propose le Bonnet à plumes ! Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller »

Commentaire laissé en ligne sur Yahoo, ce soir :

Têtes de liste PS aux européennes : Désir, Peillon… et des surprises (LeMonde.fr Il y a 37 minutes)

ClairSeg • il y a 1 seconde

Il n’y a plus qu’une chose qui les intéresse au PS ! Les élections ! Mais avec une politique du mensonge sur tous les fronts, ils vont les perdre ! Contre les mensonges politiques, le Bonnet à plumes ! Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller

Contre-propagande sur le retour de Sarkozy

 

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Les couilles qui manquent aussi à Sarkozy.

Jour après jour se multiplient les annonces, les articles, les petites phrases sur le retour de Sarkozy. Je n’en crois pas mes yeux ni mes oreilles. Voilà un président qui a connu des sommets d’impopularité, qui a humilié la France avec un remariage éhonté à la présidence, qui a laissé au pays une série d’ardoises toutes plus indécentes les unes que les autres, depuis les frais de campagne présidentielle ou le site web de l’épouse, jusqu’à un endettement record et inégalé des finances de l’Etat qu’il dirigeait. Et qui ose maintenant avancer une nouvelle idée de gouvernement : le président « protecteur », notion qui fait étrangement écho à l’idée de « Care » de Madame Martine Aubry-Brochen, dont le cynisme a déjà été brocardé dans ces pages (Fin de Partie, Protestation des derniers jours du mois d’août 2013).

Je n’ai pas oublié qu’il y a trois ans, le 7 septembre 2010, c’est à Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République française, que je me suis adressée en lui envoyant ma première Lettre ouverte. Mais Monsieur Sarkozy m’a eu ni les couilles de me venir en aide, ni les couilles de me répondre pour me signifier son refus de m’aider. Un prédateur qui ne pense qu’à sa carrière n’est jamais protecteur. Un président qui considère ses concitoyens comme de la chair à canon que l’on peut sacrifier dans un éclat de rire à son quinquennat n’est pas protecteur. Monsieur Sarkozy a failli à son devoir comme à sa fonction avec le même cynisme, la même outrecuidance, que ceux de Martine Aubry, maire de Lille, me livrant à un véritable lynchage populacier dans sa propre ville, tout en se flattant d’un mari avocat des Droits de l’Homme, Jean-Louis Brochen. On ne peut même pas leur accorder le bénéfice de la « Realpolitik ». M’ont-ils fait taire ? Non ! Ont-ils connu des succès politiques ? Aucun !

Pourtant ces dirigeants irresponsables, puisqu’incapables d’assumer leurs responsabilités de représentants de l’Etat, continuent de revendiquer des postes d’élus aux plus hautes fonctions, avec la même ligne de conduite vis-à-vis du peuple qu’ils exploitent et qu’ils méprisent : « En toutes circonstances, la victime est priée de se taire lorsque sa plainte met en cause des puissants » !

Monsieur Sarkozy a une grande gueule, mais  une grande gueule n’est pas synonyme de courage politique. Il n’a pas de vision politique pour la France, pas plus que le parti socialiste en place, qui confond populisme et démagogie avec un projet de société.

Tandis que depuis des années je hurle de souffrance sous les quolibets, un président assassin, un maire assassin, sont toujours courtisés par les médias, encouragés par leurs militants, au mépris de la vérité. Sont-ce bien les choix des Français ? Pourquoi la vérité ne peut-elle éclater ? Comment ce peuple au passé si glorieux, et qui a déjà donné tant de preuves de son intelligence et de sa générosité, peut-il en arriver là ?

Commentaires mis en ligne sur Yahoo les 11 et 12/12/13 pour l’annonce du retour de Sarkozy :

Sarkozy : « Je ne peux pas ne pas revenir »   (LePoint.fr – il y a 2 heures 5 minutes)

ClairSeg • il y a une seconde

Une fatalité ? Non, une calamité pour la France ! Le désastre Hollande, c’est la conséquence des années Sarkozy, qui est plus « grande gueule » que l’actuel président mais qui n’a pas plus de courage politique que lui ! Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller

ClairSeg • il y a une seconde

Le Président sur lequel on est sûr de ne pas pouvoir compter… Il a fait ses preuves… Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller

VIDEO. Peut-on se passer de Nicolas Sarkozy ?  (Le Nouvel Observateur – il y a 1 heure 59 minutes)

ClairSeg • il y a une seconde

Oui, on peut se passer de Sarkozy ! Et cela ferait du bien au pays de sortir de l’ornière du cynisme qui corrompt toute la vie politique, à droite comme à gauche ! Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller

Sarkozy 2017, décollage à hauts risques (Par Serge Raffy | Le Nouvel Observateur – il y a 14 heures)

Cette fois, c’est sûr. Il a son agenda en état de marche, sa feuille de route bien préparée. Dans quelques mois la fusée Sarkozy va décoller dans le ciel bas et lourd d’une France morose.

ClairSeg  •  il y a 9 heures 

La fusée Sarkozy a déjà fait long feu… C’est un pétard qui fait du bruit et ne mène nulle part ! Qui peut encore croire en lui ?! Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller

1 réponse de SIMPLY MARKO  •  il y a 14 minutes 

Je réponds à votre question: les médias!

Le retour de Sarkozy, épisode 148 : « Les Français décideront » (Par Le Nouvel Observateur | Le Nouvel Observateur – il y a 12 heures)

Ce jeudi, c’est le site de « L’Express » qui se charge de donner des nouvelles de Nicolas Sarkozy. L’ex-président était à Lagos, au Nigeria, pour y gagner sa vie de conférencier de luxe. Alors qu’on lui demandait s’il comptait « revenir au Nigeria comme président de la République », il a répondu : « J’ai été passionné par ma tâche pendant 5 ans. J’ai une éternelle reconnaissance envers les Français. » Et pour la suite? « Ils décideront. »

ClairSeg  •  il y a 10 heures 

Les Français ont déjà dit non à Sarkozy ! Ils savent qu’ils ne pourront jamais compter sur lui… : « il a fait ses preuves » ! Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller

Protestation : Le monde éducatif dans le Poitou-Charentes.

Jeudi 5 janvier 2012, Monsieur le Président de la République présente ses vœux aux acteurs de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Hélas, Monsieur le Président de la République a choisi de les présenter à Chasseneuil-du-Poitou, fief de l’ex-Premier ministre Ump Jean-Pierre Raffarin, mais gros bourg inscrit aussi dans une région de tradition socialiste, puisque le Poitou-Charentes est représenté depuis des années par Ségolène Royal : un clin d’œil, paraît-il, à un sénateur souvent critique et l’occasion de souligner ce qui serait l’une des priorités du futur candidat. Les professeurs ont enfin trouvé leur président ! Celui-ci se rendra ensuite à Poitiers pour un discours au palais du Futuroscope.

Moi qui suis charentaise, et qui ai grandi à Saintes où j’ai vécu jusqu’à l’âge du baccalauréat, moi qui ai souffert de harcèlement dès les années de collège dans l’Education nationale, et de la part du corps enseignant, je ne peux manquer d’être blessée par des vœux présidentiels adressés au monde éducatif depuis le Poitou-Charentes. Qui plus est, le jeudi 12 janvier 2012, Monsieur Sarkozy répète la provocation en venant présenter ses vœux aux fonctionnaires… à Lille.

Voilà une semaine qui s’annonce placée sous le signe de la colère. Que le ministre de l’Education nationale, Monsieur Luc Chatel, ait lancé en 2011 une campagne contre le harcèlement à l’école sans prendre en compte la responsabilité du corps enseignant, puisque seuls les élèves ont été stigmatisés, c’était déjà beaucoup. Mais que la complicité avec les enseignants soit poussée jusqu’à la provocation mérite protestation. Mes trois ans d’enquête, qui ont abouti à des résultats tangibles malgré le silence de la Justice, sont catégoriques quant aux responsabilités du drame que je vis. Peut-on croire encore que l’Education nationale rendra justice en 2012 à une vie détruite par des calomnies sciemment orchestrées ? Et qu’en sera-t-il des marchands d’illusion, des pourvoyeurs de mensonges, qui protègent de vilains merles et font monter aux joues le rouge de la honte à ceux qui gardent un peu de cœur ?

Promotion du blog et mailings.

Jeudi 5 janvier et samedi 7 janvier 2012 : Distribution de « petits papiers » sur Lille.

Vendredi 6 janvier 2012 : Distribution de « petits papiers » sur Paris :

Protestation : Le monde éducatif dans le Poitou-Charentes. Solferino1-118x150

Métro Solferino.

de 15h25 à 16h25 à la station de métro Solferino, qui dessert à la fois le ministère de l’Education nationale, au 110 rue de Grenelle et le siège du Parti socialiste, rue Solferino. J’ai dérangé les quinze dernières minutes un groupe de militants venus revendiquer l’abolition des armes nucléaires mais j’ai eu droit au passage de Jean Rochefort en personne, jouant au très vieux monsieur, mais dont le regard bleu clair, lorsque je lui ai remis mon « petit papier », était éblouissant de limpidité. Les réactionnaires, pour lesquels une femme, même âgée de quarante-cinq ans, même docteur ès Lettres, est une éternelle mineure, voudraient me renvoyer chez mon père. Ridicule.

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Métro Bibliothèque François Mitterrand.

de 17h15 à 18h15 à la station de métro Bibliothèque François Mitterrand. La station, noire de monde à l’heure de sortie des bureaux, était surtout fréquentée d’hommes et de femmes pressés. Mais il devait bien y avoir aussi des lecteurs de la Bibliothèque nationale et des universitaires.

Lundi 9 et mardi 10 janvier 2012 : Distribution de « petits papiers » à Lille et accrochage pirate de ma banderole « Déni de justice à Lille » au-dessus du périphérique, à Fives, Lille.

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Le « 59″, QG du PS pour 2012.

Mercredi 11 janvier 2011 : Distribution de « petits papiers » à Paris, de 15h30 à 16h, à la croisée de l’avenue de Saxe et de l’avenue de Ségur, à deux pas du « 59 », le quartier général de campagne de François Hollande, situé au numéro 59 de l’avenue de Ségur et inauguré le matin même (Une manifestation de sans-papiers avait lieu sur place); de 16h30 à 17h30 à la station de métro Solferino. Sur le trajet de retour, dix minutes de distribution de « petits papiers » à la gare d’Amiens, entre deux trains.

Jeudi 12 janvier 2012 : 7h30-8h30 : Distribution matinale de « petits papiers » à la gare Lille-Flandre. 11h30 : ascension du beffroi de la mairie de Lille, où je découvre pour la première fois une vue panoramique sur les vestiges de la vieille ville (la Porte de Paris) comme sur la cité moderne, avec ses buildings d’Euralille (la tour verte), et sa cité administrative, plus ancienne, massif bâtiment stalinien de brique rouge et de pierre blanche qui domine la ville (à droite sur la photo).

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Lille : la porte de Paris, vestige de la vieille ville.

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Lille : la ville moderne.

12h : jet de 6000 « très petits papiers » : « Déni de justice : jusqu’où iront les Sarkobry », depuis le sommet du beffroi, qui ont aussitôt été avalés par la bourrasque. 13h : Attente du départ de Monsieur Sarkozy qui donne une interview aux journalistes dans la cour de la préfecture, avant de monter en voiture puis de s’offrir une sortie impromptue de quelques courtes minutes dans la foule, au moment de rejoindre l’avenue de la Liberté.

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Lille : bain de foule fugitif de M. Sarkozy.

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Lille : la préfecture au moment du départ de M. Sarkozy.

Distribution de mes derniers « petits papiers » place de la République avec un sentiment de frustration qui ne fait que raviver le désir de protestation. Au retour, je jette un œil sur la manifestation des enseignants sur la Grand-Place, où quelques dizaines de personnes, avec force drapeaux, s’agitent bruyamment devant la Grand-Roue de Noël toujours en activité : ils n’ont pas fait nombre aujourd’hui…

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« Petits papiers » des Voeux 2012.


Protestation : Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République, à Vitry-sur-Seine.

Protestation : Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République, à Vitry-sur-Seine. Vitry-sur-Seine-1-2212111-300x292

Vitry-sur-Seine : Photo volée à l’entrée de l’entrepôt des Restaurants du Coeur.

Monsieur le Président de la République est allé visiter ce jeudi 22 décembre 2011, à quelques jours du Réveillon de Noël, le centre de logistique des Restaurants du cœur, à Vitry-sur-Seine, auquel s’approvisionnent les centres de distribution des départements du Val-de-Marne, de Seine-et-Marne, de l’Essonne et de Paris, avec Monsieur Bruno Le Maire, Ministre de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du territoire, ainsi que Madame Roselyne Bachelot-Narquin, Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale. 

J’espérais qu’il y aurait sur place un petit rassemblement, une petite troupe de badauds… Mais arrivée à l’avance, il a fallu me rendre à l’évidence que j’étais la première. Et à l’heure dite que j’étais toujours la seule. Le quartier (morne) était investi par un nombre ahurissant de policiers en tous genres, assez élevé pour repeupler au moins la Corrèze. Les passants étaient priés de circuler. On m’a demandé trois fois mes papiers. Et j’ai fini par me faire arraisonner par trois policiers « sympathiques et compréhensifs » avec lesquels j’ai discuté de mon blog et de l’île d’Oléron, mais dont je n’ai jamais réussi à me défaire. Un pas à l’écart pour me dégourdir les jambes, et le regard de mes trois camarades d’infortune prenait la fixité d’une tête chercheuse de missile nucléaire à la poursuite de sa cible. J’ai regardé passer les voitures officielles sous bonne escorte. Un fiasco.

Mais enfin, on ne peut pas dire qu’on ne m’a pas vue.

Complément d’information : Le journal L’Humanité, dans son numéro du week-end des 23, 24 et 25 décembre 2011 (voir article ci-dessous), consacre en premières pages un article à la venue du Président de la République à Vitry-sur-Seine, et relate la manifestation qui a eu lieu à la Gare des Ardoines, la station de RER la plus proche, mais éloignée d’à peu près 800 mètres de l’entrepôt des Restaurants du Cœur. Le Président de la République pouvait en effet « superbement ignorer » les manifestants : il ne les a ni vus ni entendus. Non contents de leur avoir demandé de se réunir à la Gare des Ardoines, 800 mètres et un virage au-delà du trajet « Paris-Vitry-L’Entrepôt » parcouru par les voitures officielles, les policiers ont fait ensuite aux manifestants le coup de l’enfermement sur la place où ils sont restés bloqués deux heures. Bien que sachant moi-même qu’il y avait un rassemblement à la Gare, où je n’ai pas voulu me rendre parce que c’était « trop loin », je n’en ai perçu aucun signe aux alentours du lieu de visite présidentiel.

L’Humanité 23-24-25 décembre 2011

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Vitry-sur-Seine : ses paysages pittoresques.

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Vitry-sur-Seine : son humour féroce.

Statue de la Liberté

La Liberté éclairant le monde (Liberty Enlightening the World) est un magnifique symbole d’amitié entre deux peuples. Offerte par la France pour célébrer le centenaire de la déclaration d’indépendance américaine, la statue représente aussi une forme de reconnaissance accordée par le vieux continent à ces Etats-Unis encore nouveaux, et à l’idée qu’ils défendaient pour se constituer en nation : celle de la Liberté. Ce n’est pas l’œuvre d’un seul homme mais une création collégiale à laquelle ont contribué quelques-uns des plus grands savants et artistes de la fin du XIXème siècle. L’idée a été conçue dès 1865 par le juriste Edouard de Laboulaye, professeur au Collège de France; le projet a été confié au sculpteur Frédéric Bartholdi; l’architecte Eugène Viollet-le-Duc, et plus tard l’ingénieur Gustave Eiffel, ont apporté leur contribution à la réalisation du monument, qui a été enfin inauguré le 28 octobre 1886. Et depuis cent-vingt-cinq ans, le colosse de Liberty Island illumine la baie de New-York, devenu le symbole planétaire de la Liberté, mais aussi de l’émancipation vis-à-vis de toute forme d’oppression.

La Statue de la Liberté

La Statue de la Liberté

« Auparavant, l’intellect représentait la liberté, la lumière en lutte contre les ténèbres. Maintenant, les ténèbres emploient la lumière pour réaliser leurs desseins… »

John Dos Passos

« Liberté, j’écris ton nom… »

Le rêve qu’a représenté l’Amérique pour des milliers d’immigrants qui tentaient l’aventure se lovait dans la possibilité « de se libérer du passé – du passé fantôme, de cette gangrène qui est en train de tuer l’Europe d’aujourd’hui en l’infectant de haine et du besoin de tuer », écrivait John Dos Passos en 1920, peu après la Grande Guerre à laquelle il avait participé en France, pendant la dernière année, comme ambulancier (1). Sous cet angle de vue, il considérait que l’entrée des Etats-Unis dans la guerre représentait une tragédie.

Ce jeune écrivain passionné, et pourtant pessimiste dès sa jeunesse, avait été bouleversé par les mensonges dont les peuples avaient été abreuvés avant et pendant la guerre, tant de la part de la propagande officielle, que de la part de la presse : « … les mensonges sont comme un suc poisseux qui se répand sur le monde, une espèce de tue-mouches vivant, grandissant, pour attraper et engluer les ailes de toute âme humaine… » (2). Il se désolait de l’influence dévastatrice d’une presse corrompue sur ses lecteurs :  « On dirait que les gens aiment ça à la folie : être dupés. Auparavant, l’intellect représentait la liberté, la lumière en lutte contre les ténèbres. Maintenant, les ténèbres emploient la lumière pour réaliser leurs desseins… Nous sommes les esclaves de l’intelligence vendue – des esclaves volontaires » (3). Il racontait le désespoir et la rage de toute une génération qui s’était senti la dupe des puissants : « Les malins, les sans-scrupules, ont la haute main sur ceux qui sont humains et bons » (4). Il en concluait que la tâche primordiale de celui qui se bat pour la liberté est de combattre « d’abord » le mensonge : « Ah ! les mensonges, les mensonges, les mensonges dans lesquels on étouffe la vie ! Il nous faut combattre une fois de plus pour la liberté, au nom de la dignité humaine » (5).

Je suis convaincue moi-aussi que le mensonge est le pire des poisons pour une société. Mais je ne partage pas le pessimisme de John Dos Passos et je pense que c’est ce désespoir-là qui amène parfois un cœur généreux à se tromper de mode de combat comme le fait l’écrivain lorsqu’il écrit : « Désespérément, cyniquement, sans pitié, il faut que nous nous levions pour montrer enfin que nous ne sommes pas dupes, que si nous sommes des esclaves, nous ne sommes pas des esclaves de bon gré » (6). J’aurais préféré qu’il écrive : « Avec espoir et ténacité, sans aucun cynisme mais avec courage, avec humanité et respect, il faut que nous nous levions pour montrer enfin que nous ne sommes pas dupes, que si nous sommes des esclaves, nous ne sommes pas des esclaves de bon gré ».

« Et par le pouvoir d’un mot… »

Il n’y a pas de désespoir dont on ne puisse se libérer ni de situation désespérée qui ne puisse trouver de solution. Je ne reprendrai pas l’inventaire des libertés qui m’ont été confisquées, ni des droits fondamentaux qui me sont refusés, au mépris des lois et des textes constitutionnels de notre pays. Mais je m’indigne que dans une nation où une législation exemplaire accorde au citoyen les garanties et les protections fondamentales de sa personne humaine, les lois ne soient pas appliquées avec justice et de la même façon pour tous les citoyens.

Assignée à résidence à Lille, où toutes mes entreprises pour faire reconnaître les droits que m’accorde la constitution française échouent depuis des années, je lance donc un ultime appel à Monsieur le Président de la République, qui se trouve aujourd’hui à New-York, où il prononcera un discours à l’occasion de l’anniversaire des cent-vingt-cinq ans de la Statue de la Liberté :

« Monsieur le Président de la République,

Vous prononcerez à New-York, ce jeudi 22 septembre 2011, un discours à l’occasion de l’anniversaire des 125 ans de la statue de la Liberté. Je ne doute pas un instant que vous y ferez un brillant éloge de la Liberté.

De retour en France, veillerez-vous à ce que cet idéal de tous les peuples, et dont la France se veut le champion, soit respecté dans notre pays aussi ? M’accorderez-vous le droit à la Liberté que j’ai perdu ? Et combattrez-vous les mensonges qui m’empêchent de le retrouver ?

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma considération respectueuse.

Claire Seguin

Message adressé grâce à la messagerie du site de la Présidence de la République.

Notes :

1. John Dos Passos (1896-1970), L’initiation d’un homme : 1917 (One Man’s initiation : 1917), publié pour la première fois en 1920, par George Allen & Unwin Ltd. Publié en France en 1925 par les Editions Rieder. Consulté dans l’édition Folio/Gallimard, qui reprend la traduction de Marc Freeman, p. 173.

2. Ibid., p. 81.

3. Ibid., p. 175.

4. Ibid., p. 177.

5. Ibid., pp. 181 et 184.

6. Ibid. p. 181.

Référence est faite dans les titres de paragraphes au poème de Paul Eluard (1895-1952), « Liberté », publié dans le recueil Poésies et vérités par les Editions de Minuit en 1942.

« Liberté

… J’écris ton nom (…) / Et par le pouvoir d’un mot / Je recommence ma vie / Je suis né pour te connaître / Pour te nommer / Liberté »

Du boulot !

Hier après-midi, j’ai fait la sieste. Une vraie sieste. Je m’étais levée à six heures moins le quart. De 7h30 à 8h30, j’avais distribué des « petits papiers » à la Gare Lille-Flandres. De retour chez moi frigorifiée, j’ai pris un café en lisant la presse. A neuf heures et quart, j’étais au cybercafé où j’ai fait la promotion de mon blog sur internet jusqu’à près de midi. Après le déjeuner, une sieste m’a semblé bienvenue. Cela fait six semaines que je turbine à plein pot pour relancer la promotion du blog, six-heures-minuit, dimanche compris, et depuis le week-end dernier, je présente quelques signes de fatigue. Rien de grave. Mais une sieste en après-midi, lorsque je me suis levée avant six heures, me semble parfois relever de la bonne gestion de mes forces si je veux continuer à me battre avec efficacité sur le long terme.

Après ma sieste, j’ai repris le joug et je suis retournée au cybercafé pour quelques bricoles à mettre au point, que j’avais laissées en rade à midi, épuisée, pour aller déjeuner. Le patron de la boutique m’a accueillie en poussant de hauts cris : « La sieste a-t-elle été bonne ? » (!)

« Excellente, Monsieur ! Mais comment savez-vous que j’ai fait la sieste ?! » J’ai eu beau répéter ma question deux fois, et tenter de prolonger le dialogue en prenant la défense de mon emploi du temps, je n’ai obtenu aucune réponse…

Je tiens à rappeler que je ne suis pas consentante pour participer à un divertissement collectif de type « Loft story ».

Ce monsieur, comme bien d’autres à Lille, trouve que je travaille trop. Et de mon côté, je trouve qu’à travailler autant, il serait plus judicieux de trouver une activité rémunérée. Mais le problème se pose de la même façon que pour le logement : je n’accepterai pas n’importe quoi, terrifiée par la menace d’une « clochardisation ». Pôle emploi m’a fait une proposition fin août que j’ai dû décliner : deux heures de cours de Français ou d’Histoire-Géographie à Valenciennes, au Lycée La Sagesse. La sagesse comprise par Pôle emploi n’entre pas dans les critères de sélection rationnels que j’ai imposés à ma recherche d’emploi. Je tiens à travailler pour subvenir à mes besoins, pas pour occuper mon temps libre de paria auquel le droit fondamental au travail, droit inscrit dans la charte des Droits de L’Homme, est refusé. Enfin je tiens à obtenir un emploi à la hauteur de mes qualifications et de mes talents… mais quel employeur offrirait un emploi à responsabilité à une personne dont la vie privée n’est pas respectée et dont les activités et les conversations domestiques font l’objet de commentaires diffusés dans la population en quasi-instantané ! Hier, j’ai fait la sieste. Et tout le quartier était au courant.

La seule proposition d’emploi de Pôle emploi depuis mon retour du Canada en 2009 :

Du boulot ! pdf Pôle Emploi

Du boulot, au quotidien, j’en ai par-dessus la tête, et personne à Lille n’oserait prétendre que je manque de courage à l’abattre. La « jeune fille de bonne famille » contre laquelle j’ai fini par porter plainte se lamente dans son blog : à voir le nombre de mes affichettes répandues à travers la ville, elle se demande si je n’aurais pas « des roulettes sous la semelle de mes chaussures » et fait des suppositions perfides : cette femme serait peut-être « plusieurs dans sa tête ». La complainte est la même du côté de la police. L’équipe du Brigadier L., au commissariat de Fives, se plaint de mes affiches lorsque je téléphone pour me plaindre d’atteintes à la vie privée…

pdf Droits de l'homme Affiches Septembre 2011

Dimanche soir encore, je collais des affiches à plus de minuit passé. J’ai eu la mauvaise idée, pour finir la soirée, de m’aventurer dans le Vieux Lille. Je n’ai pas tenu longtemps. J’approchais de la rue Sainte-Catherine quand deux jeunes gars au volant d’un coupé démodé m’ont apostrophée. Lorsque je me suis retournée, je les ai pris pour des banlieusards adeptes du tuning. Pour un peu, j’aurais renvoyé paître ces « malotrus ». Mais le ton avec lequel ils m’ont adressé la parole ne laissait aucun doute : il s’agissait bien de deux policiers en civil circulant dans une voiture banalisée. Ils n’ont pas aimé ma « déco » et m’ont demandé de retirer mes affiches. J’ai cherché à m’éclipser en allant jeter les deux premières dans la corbeille publique au coin de la rue. Cela ne leur a pas plu non plus. Ils sont remontés dans leur coupé tandis que je prenais une rue transversale au pas de charge. Cela s’est terminé en course poursuite. Le gars courait plus vite que moi. Ils ont jeté ma colle dans une bouche d’égout, et m’ont demandé quel était mon message. Je leur ai répondu que j’aimerais que la police fasse son travail et enquête sur mes plaintes. Nous nous sommes pris la tête. Ils m’ont confisqué mes affiches. Je leur ai rétorqué que j’en collerais d’autres, cela ne changerait rien à mon combat. Ma paire de baskets n’a toujours pas fini de faire du service. Certes, la perte n’était pas grave, mais il me restait bien une heure de boulot !

Monsieur le Président de la République, je ne demande pas mieux que d’arrêter de coller des affiches et de vous envoyer des messages qui vous déplaisent. Mais l’injustice est trop criante et fait honte à notre pays. Je me permets donc de vous lancer ce matin un nouvel appel :

Monsieur le Président de la République,

Vous avez ce matin un entretien avec Madame Marie-Claire Carrère-Gée, présidente du conseil d’orientation pour l’emploi. Êtes-vous le garant du droit au travail pour tous les citoyens et quelles mesures allez-vous prendre pour préserver ce droit fondamental ?

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma considération respectueuse.

Claire Seguin

Message adressé grâce à la messagerie du site de la Présidence de la République.

Un an

Ma lettre ouverte adressée au Président de la République française date d’un an, jour pour jour. J’ai rappelé pour la seconde fois, cet après-midi, le Palais de l’Elysée. Un premier appel, qui datait du mardi 12 octobre 2010, était resté sans réponse, bien qu’une enquête, m’avait-on dit, fût en cours. La personne chargée du service du courrier m’a demandé aujourd’hui… de renouveler ma lettre !

Courrier adressé au Président de la République ce jour, mercredi 7 septembre 2011, en utilisant le formulaire informatique du site de la Présidence de la République française :

Monsieur le Président de la République,

Il y a un an, jour pour jour, je vous adressais une lettre ouverte où je vous exposais ma situation désespérée et revendiquais le droit de connaître les raisons de ma mise au ban de la société française.

Le 12 octobre 2010, lors d’un appel téléphonique au Palais de l’Elysée, on me répondait qu’une enquête était en cours et qu’il fallait attendre.

Un an après, mes droits humains les plus élémentaires, au travail, au respect de ma vie privée, aux soins médicaux, au recours à la justice… sont toujours bafoués sans qu’aucune réponse de la Présidence de la République ne me soit parvenue. Je me sens déchue de ma citoyenneté sans qu’aucune justification n’ait été avancée.

Monsieur le Président de la République, êtes-vous le Président de tous les Français et de toutes les Françaises ? Etes-vous le garant du respect du droit et des valeurs de la République ? Quelle réponse entendez-vous apporter enfin au déni de justice dont je suis victime ?

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, à l’expression de ma considération respectueuse.

Claire Seguin

Je n’attendrai pas une réponse pendant une nouvelle année.

Une copie manuscrite est envoyée par courrier.

La misère de certains citoyens ne bouleverse pas Monsieur Sarkozy…

J’avais déjà eu des difficultés à faire accepter ma question au Président de la République par les modérateurs de Tf1. J’avais dû m’y reprendre à trois fois et créer deux comptes différents, le premier sous le pseudonyme de Clairseg et le second sous celui de Microoreiller :

Mail Tf1  Mail Tf1

De la même façon, j’ai découvert hier que des deux commentaires laissés pendant l’émission, avant que je ne jette l’éponge et que je ne rentre chez moi, un seul avait été publié, celui sur la misère de certains Français, dont je fais partie, misère visiblement incompréhensible à notre président qui estime que ses concitoyens devraient faire « un effort » :

microoreiller, le 10 février 2011 à 21h32

Monsieur le Président,

Je crois que vous ne comprenez même pas ce que signifient des fins de mois difficiles : plus d’argent liquide pendant les derniers jours, des menus spaghetti/riz au lait à répétition, l’angoisse de perdre son logement si la situation ne s’arrange pas, le mépris de la société bourgeoise installée dans ses privilèges qui ne veut rien savoir et qui diabolise le chômeur, le spectacle de la misère dans les quartiers pauvres face à laquelle on est impuissant, la solitude, l’attente qui n’en finit pas… attente du chèque d’allocations, d’une réponse d’un employeur, du relevé de banque (et toujours avec angoisse…)… Vos commentaires sur des vacances « modestes » en France sont une insulte pour des quantités de Français qui hésitent à prendre un café en ville de peur des frais : 1.5 euro !

Je ne suis certainement pas la seule à qui la mésaventure est arrivée : combien ont vu leur commentaire disparaître à peine rédigé… Mais il est significatif de remarquer que décrire la réalité quotidienne de la misère n’a pas semblé un sujet dangereux pour les modérateurs de Tf1, tandis que le commentaire, à chaud, dans lequel j’expliquais qu’en dépit de mes trois ans de chômage, je n’avais jamais été aussi active, a été avalé par la machine…

Qu’est-ce qui a pu effrayer les modérateurs de l’émission ? D’oser dire que le chômage, même prolongé, ne signifie pas la fin des compétences ? Que Docteur ès Lettres et Licenciée en Histoire de l’Art, je n’ai pas besoin de « stage » de formation ? Que je cherche encore du travail ? Que j’explique que gérer la misère prend du temps ?

… ou bien que je raconte que je suis devenue, au fil des mois, une spécialiste de l’enquête policière ? Monsieur Sarkozy serait-il effrayé d’apprendre que j’aie employé mes talents de lectrice précoce, ma capacité de travail, et ma culture de Docteur de l’Université française, à développer un savoir-faire de Détective hors-pair ? Le savoir-faire est acquis. L’enquête donne des résultats. Il ne me manque qu’une réponse de la justice…

Fabriquer des preuves

L’insulte m’est restée sur le coeur. D’autant plus que j’ai déjà fourni à la justice des éléments de preuve qui me semblaient pertinents : est-ce avec de telles accusations que la justice espère esquiver son devoir de justice ?

La misère de mes agapes gastronomiques a pourtant pour corollaire la misère de mon train de vie, et par voie de conséquence, la misère de mon équipement technologique, lesquelles se doublent d’une solitude peu commune. Depuis mon retour de Toronto, Canada, la fonction Wifi de mon ordinateur portable, acheté en 2007 dans la gamme des premiers prix alors sur le marché, est mystérieusement tombée en panne et je n’ai pas les moyens de la faire réparer. Je vais au cybercafé. C’est là tout mon matériel informatique.

A moins que ce ne soit mon appareil photo, dont l’écran a été brisé Outre-Atlantique, qui représente une arme dangereuse… Dix-huit mois plus tard, je me sers toujours de cet appareil à l’écran brisé, mais qui fonctionne, car je n’ai jamais eu les moyens de le remplacer. C’est avec lui que j’ai fait la majeure partie des photographies qui se trouvent sur ce blog : je prends plusieurs clichés au jugé, je choisis le moins mauvais. En témoignage, une photographie de l’appareil, prise avec mon ordinateur, et le journal du jour, samedi 12 février 2011, pour que la date soit bien précisée :

 Appareil cassé  Appareil photographique cassé.

Enfin si les policiers de M. Sarkozy craignent que je n’aie à ma disposition, à la maison, je ne sais quel atelier secret et hautement technologique, j’en appelle au Brigadier L., du commissariat de Fives, à Lille, qui est venu lui-même visiter mon appartement lorsque j’ai demandé à ce qu’une recherche de microphones soit faite sur place, car ma vie privée n’est pas respectée. Hélas, sa hiérarchie lui a refusé les moyens nécessaires… Mais le Brigadier L. connaît fort bien la disposition des lieux.

La misère de certains citoyens ne bouleverse pas Monsieur Sarkozy... Chambre-Low4-271x300

La chambre

Vous avez en bas de la page English (qui est par ailleurs un bon résumé de ce blog, pour ceux qui ont la chance d’être anglophones), une photographie de ma « petite chambre », avec son coin bureau. Vous trouverez ci-dessous la face pile du cliché : vestibule, salle à manger et un cabinet de toilette personnel qui est un luxe, car toutes les chambres de l’appartement communautaire n’en possèdent pas. Mais nous partageons à quatre une vraie cuisine et une vraie salle de bain, avec baignoire, dont les caractéristiques « high tech » sautent aux yeux.

Comme on peut le voir sur ces clichés l’appartement est en duplex, et j’habite l’une des deux petites chambres installées dans le grenier, dites par le propriétaire « de la mezzanine ».

Est-ce à dire que le Brigadier L., du commissariat de Fives, à Lille, pourrait être effrayé par un pied nickelé de la contrefaçon ? A moins que ce ne soit l’as du bricolage à moindre frais qui ne le laisse pantois. Son imagination galope…

Lappart-collectif-Low4-300x276 Mal-logée

L’appartement collectif

L’arme fatale

de l’internaute

Voilà un article, conçu à l’origine comme un billet d’humeur avec illustrations, pour compenser le sérieux de certaines pages, et rendre plus attractive la lecture de ce blog, qui tourne au pamphlet. Que ce qui est publié sur ce site soit sous surveillance, j’en suis tout à fait consciente. J’invite le lecteur à se reporter à l’article du 9 janvier 2011, « Langage clair » Versus « Hypocrisie », pour se remémorer quelles sont les manifestations occasionnelles de ce contrôle. Les curieux qui souhaitent jeter un oeil sur le site devraient se dépêcher de le faire, il finira par être interdit.

Déjà, hier soir, tandis que je travaillais à ce papier, une voix a traversé les murs pour déplorer : « Elle écrit à la main… » Argh ! L’innocent ne peut rien faire, tout spécialiste du décodage informatique à distance qu’il soit. Eh oui, à l’époque d’internet et du tout numérique, l’arme fatale de l’internaute est le stylo à bille avec lequel il écrit son texte sur une feuille de papier pliée en deux, et qu’il garde planquée dans son sac à main jusqu’à l’instant fatidique de la mise en ligne.

Dans le même registre, je veux bien avouer que c’est la misère qui m’a fait inventer l’affiche de publicité sauvage pour le blog. N’ayant plus un sou vaillant en poche pour les photocopies, j’ai fouillé mes cartons : un bloc de papier canadien qui m’était resté sur les bras parce que le format est légèrement différent du A4 européen, des « petits papiers », récents et plus anciens, une phrase pratique à inventer, un marqueur, un stabilo orange, des tubes de colle, et beaucoup de patience… Les 126 premières ont été faites à la main, comme en témoigne ce vestige historique collé le 23 janvier et toujours en place le 8 février, lorsque je l’ai photographié :

Affiche-collage  Affiche collage

Les collages sont bien visibles après quinze jours de pluie et d’intempéries. Les affiches suivantes ont été conçues sur le même modèle et photocopiées.

Oui, je prends un plaisir sans fard à constater que face à des techniciens et des informaticiens dignes de Polytechnique et de Normale Supérieure, c’est mon stylo à bille, ou mon marqueur, qui les mettent en difficulté, ainsi que la simplicité, non dénuée de courage, avec laquelle j’aborde un combat titanesque. Je finirai donc par une caricature qui mériterait de faire le tour de la planète comme symbole de la débrouillardise face à l’injustice, pour rappeler que les faussaires, à l’origine, se trouvaient dans le camp de mes adversaires et que j’entends bien leur laisser l’exclusivité de leur vilenie.

Caricature   Caricature.

Jeu collectif sur Tf1 : Questions sans réponses…

Si Monsieur le Président de la République a daigné répondre à ma question, faites-moi signe ! Je n’ai pas supporté de regarder l’émission jusqu’au bout…

Ennuyeux, non ?

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