Archive pour le Tag 'Martine Aubry'

Page 2 sur 2

De Gandrange à Metz : parcours du combattant.

De Gandrange à Metz : parcours du combattant. Gandrange-150x70

Gandrange, Lorraine.

Lusine-ArcelorMittal-vue-du-village2-150x107 Martine Aubry

L’usine ArcelorMittal vue du village.

L’aventure a été pénible mais j’y suis arrivée, malgré les obstacles, malgré le froid, malgré l’éloignement des villages de campagne. Je suis allée à Gandrange, et j’y suis arrivée à temps hier : le rendez-vous de l’équipe de campagne du Parti socialiste avec les syndicalistes lorrains était prévue en début de soirée. Le temps était radieux et glacial. J’ai attendu le monde près du village, le long de la route qui monte à Gandrange, perchée sur un arbre dans les branches duquel j’avais accroché ma banderole « Déni  de Justice à Lille ».

Le-bel-arbre-de-Gandrange-150x144

Le bel arbre de Gandrange.

L’efficacité publicitaire de ma protestation reste à établir mais quel bel après-midi j’ai passé là. J’ai fait un somme, le visage livré avec délice au soleil de janvier, j’ai croqué une pomme, j’ai un peu lu. Les autocars de la presse sont passés devant moi sur la route au moment où je quittais mon pré et mon bel arbre. Quelques minutes plus tard, je retrouvais les journalistes devant la mairie de Gandrange pour attendre les deux personnalités qui avaient motivé mon déplacement. 

Lorsque François Hollande et Martine Aubry sont descendus de voiture, venant de Thionville et de Florange, j’étais aux premières loges. J’ai pu demander à Martine Aubry, presque tête à tête, « quand elle allait répondre à mes questions ». Elle a joué l’incompréhension, la foule nous a poussées en avant. Mais une fois entrée à la mairie, Martine Aubry m’a envoyé un jeune militant socialiste pour « terminer le dialogue »: il n’avait rien à me dire. De mon côté, je suis révoltée qu’on ne me réponde que par le biais de campagnes de diffamation de plus en plus brutales. Je suis partie aussitôt à Metz, à une quinzaine de kilomètres, attendre une seconde fois l’équipée socialiste à l’Hôtel de ville où elle allait être reçue une heure et demie plus tard.

Arriv%C3%A9e-de-Martine-Aubry-%C3%A0-Gandrange.-150x118

Arrivée de Martine Aubry à Gandrange.

Le trajet en stop a été rapide. Dans le salon de réception de la mairie, aux magnifiques dorures, j’étais à un mètre de l’estrade où devait s’exprimer François Hollande. Mais j’ai dû être repérée ! L’estrade a été assiégée et entourée de proches militants. Martine Aubry ne s’est pas présentée. J’ai écouté le discours de François Hollande avec patience, adressé à des militants de la présidentielle, et à cet éventuel espion glissé dans la salle qu’on pourrait peut-être « retourner ». Peut-être. J’ai distribué mes « petits papiers » à la sortie du meeting, ce qui m’a permis d’en remettre un en mains propres à François Hollande qui m’a répondu « qu’il avait compris » qu’il y avait un souci. La nuit était venue. J’ai cherché un abri. 

Revue de presse : Où l’on découvre le fabuleux pouvoir de la femme invisible : inciter la Première secrétaire du Parti socialiste à disparaître entre Gandrange et Metz, alors que de leur bord plus de 150 journalistes accrédités n’ont pas remarqué sa présence, ni lu les « petits papiers » qu’elle leur a distribués. Mais de quoi a peur Martine Aubry ?

Revue de Presse Gandrange

Protestation : Meilleurs voeux 2012 à tous les Français.

Pourrai-je m’inclure en 2012 dans la communauté de tous les Français ? Ma citoyenneté effective sera-t-elle rétablie ? La Justice me sera-t-elle accordée ? Les lois cesseront-elles d’être instrumentalisées pour me nuire sans s’appliquer lorsqu’elles devraient me protéger ? Ma vie privée sera-t-elle enfin préservée ?

Après une trêve de Noël d’autant plus observée que j’en avais moi-même le plus grand besoin, je remonte au front dès la Saint-Sylvestre, combative et résolue à réclamer des réponses à mes questions.

Promotion du blog, distribution de « petits papiers », mailings, campagne d’affichage.

 

Protestation : Meilleurs voeux 2012 à tous les Français. Lille-Affiches-Voeux-20121-300x199

Lille : les affiches de la Saint-Sylvestre.

Lille-Voeux-Municipaux-2012-218x300 Martine Aubry

Lille : en 2012, Martine Aubry et son équipe voient la vie en rose.

 

 

Protestation : Lettre ouverte à Madame Martine Aubry, Maire de Lille et Première secrétaire du Parti socialiste.

J’ai envoyé en fin d’après-midi une lettre ouverte à Madame Martine Aubry, Maire de Lille et Première secrétaire du Parti socialiste, pour protester contre ma situation dans sa ville et contre son attitude lors de l’émission de France Inter à Lille, le jeudi 15 décembre 2011, en particulier lorsqu’elle a prétendu ne pas me connaître.

Lundi 19 décembre 2011.

Madame Martine Aubry

Maire de Lille

Première secrétaire du Parti socialiste

Hôtel de Ville

B.P. 667

59033 Lille Cedex

Madame le Maire,

Jeudi 15 décembre 2011, je vous ai apostrophée pendant l’émission de France Inter du matin, qui se déroulait à Lille, pour vous demander si vous étiez bien la garante du respect des droits de tous les Lillois. Je m’étais présentée. J’avais décrit la situation désespérante dans laquelle je me trouve à Lille. Comment osez-vous prétendre à l’antenne que vous ne me connaissez pas ?

Est-ce que le Maire de Lille ne sait pas ce qui se passe dans sa ville ? Depuis un an et demie où, à bout de ressources, j’ai monté mon blog « Un micro sous votre oreiller » pour me défendre  contre les atteintes à la vie privée et le déni de justice dont je suis victime, j’ai collé à Lille plus de 1000 affiches, distribué près de 25000 flyers, discuté avec des passants qui se prétendaient vos amis… et vous ne sauriez pas qui je suis ?

Est-ce que la Première secrétaire du Parti socialiste ne sait pas quelles sont les requêtes adressées à son parti ? J’ai envoyé le 26 août 2011 une question sur le respect des Droits de l’Homme, dans le contexte de ma situation personnelle, à son université d’été qui se tenait à La Rochelle du 26 au 28 août 2011, par mails, à toutes les fédérations départementales du Parti socialiste, et par fax en m’adressant au porte-parole des socialistes, Monsieur Benoît Hamon… et personne ne vous en aurait fait part ?

Votre propre allusion aux « Chevaliers blancs » trahit votre mensonge et la mauvaise foi de votre comportement tant personnel que politique. Madame Aubry, vous savez qui je suis, et vous savez que l’origine des diffamations dont je suis victime, et qui ont détruit ma vie, est en grande partie liée à des intellectuels socialistes.

Madame, je vous somme de justifier comment et pourquoi une femme, à Lille, peut être déchue de sa citoyenneté, interdite de tout recours en justice, privée de ses droits fondamentaux au travail, aux soins médicaux, à la liberté de circuler…

Madame, je vous somme enfin, puisque vous vous prêtez à ce jeu malsain, de vous expliquer sur le sens des insinuations associées au thème de la « Lettre » que je déplore depuis des années dans ma vie et sur lequel je réclame en vain des explications.

Depuis quatre ans, je vis un enfer à Lille. J’ai tenté de quitter la France, mais quand j’arrive à l’étranger des campagnes de diffamation sont organisées contre moi. Lorsque je rentre en France, tout recours en justice m’est refusé. Je suis interdite de travail. Mais on m’empêche dans le même temps de vendre mon appartement pour subvenir à mes besoins. Depuis quatre ans, on m’oblige à vivre dans un taudis que vos propres services municipaux ont reconnu comme logement indécent mais sans vouloir appliquer la loi, pour protéger le propriétaire…

J’ai l’impression d’être mise à mort à Lille, et que cette mise à mort est offerte par la municipalité à votre clientèle, personnel municipal et affidés, associations à caractère social, jeunes militants socialistes, ou sympathisants lorsqu’ils ne sont pas encartés… et que cette clientèle dépasse le cadre du Nord. Je suis obligée aussi de constater la complicité qui existe entre vous et les services de l’État comme de la Présidence de la République.

Madame, si vous faites mon procès, ayez le courage de le faire en public. Je n’insisterai jamais assez sur la souffrance morale que peut représenter le fait que je ne sais pas moi-même de quoi je suis accusée, sinon par des insinuations… Je ne me connais aucun crime qui puisse justifier le sort qui m’est réservé…

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Madame Le Maire, l’expression de mes salutations respectueuses. 

Claire Seguin

NB : Lettre ouverte adressée au Parti socialiste, à la presse française et étrangère, et diffusée sur mon blog, « Un micro sous votre oreiller ».

Complément d’information : mercredi 21 décembre 2011, je suis allée chercher à la poste un recommandé qui s’est révélé être un courrier de la Préfecture classant soudain mon logement comme « Logement indécent ». Jusqu’à présent la seule chose tangible que j’avais entre les mains était un courrier de mon propriétaire me demandant de quitter les lieux.

Complément d’information : mercredi 21 décembre 2011, quelques jours après mon intervention sur France Inter, Le Figaro a publié en page 2 un article surprenant qui se présente comme un rappel à l’ordre politique de Martine Aubry, et qui est annoncé dès la page de couverture, auprès d’un portrait d’Audrey Tautou dont on vante le nouveau film, La Délicatesse (voir article ci-dessous). C’est le portrait de l’actrice qui a attiré mon regard, actrice à laquelle je suis attentive depuis qu’elle a été révélée par le film de Jean-Pierre Jeunet, Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain (1998). Certes, ce film ne raconte pas mon histoire mais certains de ses éléments, en particulier au tout début, sont troublants malgré un glissement générationnel subreptice (1966 devient 1973) et un décalage social similaire (le couple d’instituteurs agricoles, formés par l’Éducation Nationale laïque, devenant un couple de « bourgeois catholiques » où le père est médecin militaire). A sa sortie, mon entourage m’a incitée à voir le film, multipliant par la suite les insinuations impliquant un parallèle entre le personnage et moi-même, insinuations que je ne supporte plus. Or on y trouve aussi un épisode très développé sur le thème de « La Lettre » puisqu’Amélie invente une fausse lettre pour consoler sa concierge d’un chagrin d’amour.

La conjonction des deux éléments en première page du Figaro ne manque pas de me rappeler les complicités gauche-droite dont je ne cesse d’être témoin. Elle me rappelle aussi que la « Dame des 35 heures », positionnée très à gauche depuis, n’en ménage pas moins ses relations avec le patronat ou le maire UDF d’Amiens, Gilles de Robien, lorsqu’il s’agit d’actions sociales dans des quartiers difficiles (Claude Levy, L’Une enchante, l’autre pas. Ségolène et Martine : portraits croisés, Calmann-Lévy, 2006, p. 178). Pierre Tafani, dans son ouvrage sur Les Clientèles politiques en France (Ed. du Rocher, 2003), prétend enfin que Jacques Chirac aurait « noué des relations amicales avec des leaders de la gauche, comme Martine Aubry ou Pierre Mauroy » (p. 243) ajoutant que Jacques Chirac ne néglige pas « l’amitié de ses adversaires » lorsqu’elle « peut lui être utile, car elle facilite ententes et transactions secrètes » (ibid.). Enfin on peut se demander si le glissement politique de Martine Aubry vers une politique compassionnelle et caritative est bien toujours  « de gauche ».

NB : J’invite le lecteur désarçonné à circuler dans le blog, où il trouvera de nombreuses réponses à ses questions éventuelles, et à consulter en particulier les Compléments d’information du 5 et du 22 décembre 2011, lesquels renvoient eux-mêmes à des articles explicatifs du blog.

Le Figaro 21 décembre 2011

Protestation : Martine Aubry sur France Inter à Lille

Protestation : Martine Aubry sur France Inter à Lille Aubry-France-Inter-Lille-151211-300x204

Martine Aubry sur France Inter, à Lille, jeudi 15 décembre 2011.

Matin : le 7/9 par Patrick Cohen.

Ce matin, dès sept heures, je me suis rendue au foyer de l’Opéra de Lille où avait lieu l’enregistrement des émissions matinales de France Inter, en tournée spéciale à Lille. Martine Aubry est intervenue de huit heures vingt à neuf heures et lorsque la parole a été accordée au public, je l’ai apostrophée sur le thème de la citoyenneté, après m’être présentée et avoir décrit ma situation désespérante : « Martine Aubry, êtes-vous la garante du respect des droits de tous les Lillois ?». Madame Aubry ne m’a opposé qu’une réponse dilatoire. Aussitôt entourée de messieurs qui m’ont reproché de parler trop fort, tout en me poussant vers la sortie, je n’ai pu que leur répondre que la force de ma voix était à la hauteur de ma souffrance.

Après-midi : intervention sur le site de France Inter.

Dans l’après-midi, je me suis installée dans un cybercafé pour écouter l’émission du matin (sur le site France Inter, 15/12/11, 8h41, Interactiv’), au cours de laquelle j’avais pris la parole, et pour intervenir sur le site de France Inter :

En soumettant un commentaire de réponse à l’émission (en ligne ce 16/12/11 sur le site France Inter) :

Je me suis en effet permis de commenter les deux phrases de Madame Aubry sur la lettre d’Arnaud Montebourg évoquant la corruption du Nord-Pas-de-Calais, et qui correspondent aux propos auxquels j’avais réagis avec vivacité lors de l’émission publique :

a) sur la question de la morale : « Les chevaliers blancs, j’aime bien. Mais j’aime mieux qu’on pratique aussi la même morale que je pratique dans ma vie personnelle comme dans ma vie politique » (1).

b) sur la question du recours à la justice : « La moralité la plus grande possible, c’est quand on sait des choses, on va voir la justice et on les lui dit. Voilà, c’est ce qu’il aurait dû faire » (2). 

J’ai aussi contesté la question hypocrite de la fin de séquence : « Vous connaissez cette dame ? » Madame Aubry sait très bien qui je suis et j’ai soumis au modérateur le commentaire suivant :

 jeudi 15 décembre 2011 à 17:06

Après mon intervention ce matin pendant le 7/9, je me permets d’insister sur la situation de détresse dans laquelle je me trouve à Lille. La morale que pratique Madame Aubry dans sa vie personnelle et politique est à géométrie variable. Madame Aubry me connaît comme en témoigne son allusion insultante aux « Chevaliers blancs » et sa volonté de minimiser ma protestation, très hypocrite. Mon affaire ne concerne pas des feux de poubelle dont seraient responsables des gamins qui s’ennuient. Il s’agit de toute une vie détruite par des diffamations dont l’origine est liée à des intellectuels socialistes. Mes plaintes sont étouffées à Lille où je suis déchue de tous mes droits fondamentaux.
Information sur mon blog « Un micro sous votre oreiller » (lorsqu’il daigne être mis en ligne).

En proposant une question pour l’émission « Le Téléphone sonne » par Alain Bedouet (en ligne ce 16/12/11 sur le site France Inter) :

jeudi 15 décembre 2011 à 17:28

Une grande métropole comme Lille, située entre l’Angleterre, la Belgique, les Pays-bas, le Luxembourg, proche de l’Allemagne, ouverte sur l’étranger et qui accueille de nombreux visiteurs de toutes nationalités, a un rôle de représentation qui accroît les responsabilités de ceux qui la dirigent. Dans le pays des Droits de l’Homme, comment peut-on tolérer qu’une femme, à Lille, soit déchue de sa citoyenneté, interdite de tout recours en justice, privée de ses droits fondamentaux et réduite à tenter un esclandre dans une émission de radio pour faire entendre sa voix.
L’Europe intellectuelle qui rit avec la France, rira demain de la France lorsqu’elle voudra se targuer de son héritage de champion des Droits de l’Homme.
Information sur le blog « Un micro sous votre oreiller » : la mise en forme initiale, en panne depuis ce midi, sera peut-être rétablie d’ici peu ?!!

J’ai d’autre part laissé mon nom et mon numéro de téléphone pour participer à l’émission :

Responsable de l’esclandre de ce matin, en situation de détresse à Lille, je suis prête à m’expliquer à l’antenne et à fournir des arguments pour justifier le message laissé dans les commentaires, sur le site [la question ci-dessus].

Soirée : Distribution de « petits papiers » devant l’opéra de Lille de 19h20 à 20h, pendant l’émission, et jusqu’à 21h.

Le téléphone n’a pas sonné.

Notes :

1. Voir l’article « Happy New Year » du 13 décembre 2010. On notera que l’expression « Chevalier blanc » est associée avec une histoire de « Lettre », thème récurrent d’insinuations sur lequel je réclame en vain des explications depuis plusieurs années.

2. Je tiens à faire remarquer que dans mon cas, il ne s’agit pas de dénoncer un tiers, mais d’obtenir justice pour des faits dont je suis moi-même victime, et que la justice refuse de prendre en compte.

Il est évident aujourd’hui que je ne « tiens plus le loup par les oreilles » comme je l’écrivais le 25 mars 2011, mais que le loup m’a déjà saisie à la gorge.

12



Le site (bêta) de Kinanda ... |
Benin News |
akdv |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Syndicat CFTC de l'Insertion
| movin'
| Justice et liberté