Archive pour le Tag 'harcèlement'

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Savonnette en stock

Savon de Marseille

Savon de Marseille

Je viens de passer cinq jours en France, cinq jours de souffrance pure pour un formidable fiasco. Il faut dire que j’étais partie à contrecœur, parce qu’il fallait se battre, très vite, ou mes jours seraient comptés. Que j’étais aussi à peine remise de mon séjour éprouvant dans le Veneto et la région niçoise. J’avais l’impression d’avoir déjà enduré beaucoup. Se voir offrir une savonnette en quittant une ville socialiste, se faire voler sa trousse dans une bibliothèque le temps d’aller chercher sa commande au guichet, sortir du coiffeur plus mal coiffée qu’en y entrant sous le regard goguenard… de la coiffeuse… Peccadilles…

J’ai cumulé la prise de risque irréfléchie, parce que je voulais entrer à tout prix, très vite, à la Bibliothèque nationale, à la totale incapacité de faire face à la blessure lorsque la grande claque est tombée. J’avais laissé mon sac au vestiaire. J’ai pleuré douze heures d’affilée et réduit mes ambitions à leur version minimale. Entrée en France par Lille où j’avais déjà été incapable de juguler la répulsion que m’inspire le peuple nordiste, j’ai passé deux nuits à Paris avant de retourner à Lille pour une dernière étape plus cauchemardesque que jamais. Je suis repartie de Bruxelles, mon port d’arrivée et de départ, comme un animal blessé.

Rentrée par voie terrestre et maritime, mes longues heures de voyage m’ont permis de méditer. A mon arrivée, j’ai pu constater que rien n’avait été détruit. Il faut dire qu’il n’y avait presque rien de nouveau dans mes disques et mes clefs USB, depuis l’enfarinage de François Hollande et mon hospitalisation abusive, pendant laquelle l’intégralité de mon sac à main m’avait été confisquée. J’explique dans ce blog que depuis février 2012, je ne me suis adonnée pour l’essentiel qu’à des lectures. Il y avait des documents photographiés à Kew Gardens qui n’ont pas eu l’air d’intéresser… En dépit de leur sceau « Secret », ils sont aujourd’hui en lecture publique et n’importe quel quidam peut aller les consulter aux archives de Londres. Il y avait mon carnet (le fameux « Volé / Retrouvé ») auquel il restait quelques pages que j’avais mis un point d’honneur à terminer sans en reprendre un autre. Les pages sont photographiées ci-dessous. Ma lecture politique de l’Angleterre avait déjà été mise en ligne et ma vie personnelle, même si je préfèrerais qu’elle reste privée, ne me semble pas inavouable. Que ceux qui en rient, rient. Je suis ainsi et je tiens à le revendiquer.

Les atteintes à la vie privée restent insupportables mais elles remontent à des années bien antérieures au jour fatidique où j’ai lancé un appel à l’aide de Toronto. Il y a parmi les gogos socialistes et les blaireaux phallocrates qui me harcèlent un public de gobeurs qui avalent tous les mensonges qu’on leur sert : pas de scoop en vue, les policiers Hollande et Sarkobry sont « blanc bonnet et bonnet blanc ». Une seule chose est sûre : « En toutes circonstances, la victime est priée de se taire lorsque sa plainte met en cause des puissants » !

Ma seule consolation : j’y ai perdu des plumes mais je suis rentrée à Athènes avec ce que j’étais partie chercher. Et les documents de l’enquête que j’ai reprise en septembre 2013 étaient avec moi.

Fin du carnet 1

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Fin du carnet 2

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Fin du carnet 3

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Fin du carnet 4

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Fin du carnet 5

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Fin du carnet 6

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Fin du carnet 7

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Fin du carnet 8

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Fin du carnet 9

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Fin du carnet 10

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Que faire sous l’orage des mensonges ?

Que faire sous l'orage des mensonges ? lycabette-2-150x128

Athènes, mi-novembre 2013.

Ils mentent – ou ils ne me cacheraient pas ce qu’ils racontent sur moi.

Personne n’oserait prétendre que j’aie pu manquer de patience ! Lorsque je suis prise en otage à Toronto, où pour la première fois je rends public mon combat, il y a déjà deux ans que j’ai quitté l’Education nationale et que je tente de faire enregistrer mes plaintes. Lorsque j’écris au Président de la République, Monsieur Sarkozy, le 7 septembre 2010, il y a un an que je suis séquestrée à Lille. Lorsque j’interpelle Martine Aubry à Lille, en 2011, lors d’une émission publique sur France Inter, j’ai déjà épuisé tous les recours. Lorsque j’enfarine François Hollande, en février 2012, cela fait cinq ans que je suis sur la touche…

Qui oserait prétendre que j’aie pu manquer de patience ?!

Que faire encore face à la calomnie et au harcèlement qui se répètent ? Comme à Toronto, je discerne sur le visage des passants et de ceux qui m’entourent l’évolution de la campagne de diffamation en cours, mais je ne sais pas où ni comment je suis diffamée. La même question lancinante, ironique, douloureuse se pose : « Sur quelle planète  mon portrait est-il diffusé : Mars, Saturne ou Pluton ? ».

Ils mentent – ou ils ne me cacheraient pas ce qu’ils racontent sur moi.

Il y a deux mois, je faisais savoir que Monsieur François Hollande aurait aussi à rendre compte de mon chômage, comme de celui des jeunes (Fin de partie, Protestation des 16-17 septembre 2013). Je ne suis plus jeune mais j’ai besoin de travailler pour vivre et pour assurer mon quotidien. Faut-il répéter que je revendique le droit d’avoir « Du boulot », et qu’à nouveau « J’ai mal aux dents », malgré des soins d’urgence en Hongrie, à mes frais, et non sans difficultés. Il a fallu changer de dentiste avant d’en trouver un qui me traite avec décence… Pourquoi un tel acharnement ?

Ils mentent – ou ils ne me cacheraient pas ce qu’ils racontent sur moi.

Le seul argument que j’ai bien compris, c’est qu’ « en toutes circonstances, la victime est priée de se taire lorsque sa plainte met en cause des puissants ». Mais je ne sacrifierai pas ma vie à des politiciens machiavéliques qui m’ont utilisée à mon insu, manipulée, salie, calomniée, détruite, sans me battre contre eux. S’il faut mourir, je mourrai en montant au front.

Ils mentent – ou ils ne me cacheraient pas ce qu’ils racontent sur moi.

 

Commentaires laissés en ligne sur Yahoo, ce jour.

Les députés socialistes réclament des explications à François Hollande

Par LEXPRESS.fr | L’Express.fr – il y a 3 heures

Les 292 députés socialistes demandent à rencontrer François Hollande pour lui faire part de leurs doutes concernant son entourage, pas à la hauteur selon eux. Ils dénoncent aussi l’attitude négative des ministres.

ClairSeg • il y a une seconde

Quand on refuse de faire face aux problèmes, de répondre aux questions, qu’on préfère rester dans le flou, on va droit dans le mur… Moi aussi, je réclame des explications sur la situation désespérée (harcèlement, chômage, déni de justice…) dans laquelle m’ont mise les socialistes…entre autres irresponsables… Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller

Hollande: la France un pays parfois « dans la colère » mais « qui avance »

Par AFP | AFP – il y a 11 minutes

ClairSeg • il y a une seconde

Qui va droit dans le mur…. Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller

Contre-propagande sur l’adage « Le Ridicule tue »

 

Contre-propagande sur l'adage « Le Ridicule tue » affiche-ridicule-19953-106x150

Film 1995

Le ridicule tue. Je vis tous les jours, depuis des années, la vérité de cet adage. Mais la propagande qui voudrait faire croire qu’un meurtre par le rire est moins condamnable qu’un meurtre ordinaire est aussi abjecte que le recours à un bouc émissaire pour distraire le peuple de ses indignations légitimes. Un attentat au gaz hilarant serait-il moins révoltant qu’un attentat au gaz sarin, s’il faisait autant de morts ?

On peut même considérer que le processus de mort lente qu’il entraîne relève d’un surplus de cruauté, à laquelle s’ajoute la lâcheté d’un procès que l’on esquive sans pour autant lâcher la proie. Enfin l’assassinat par le ridicule implique un public que l’on incite  à manifester le pire de lui-même. C’est un crime de plus à mettre sur le compte de ceux qui ont recours à cette arme.

Jean-Marie Domenach, dans son manuel sur La Propagande politique cite le ridicule comme arme de contre-propagande : « Ridiculiser l’adversaire, soit en pastichant son style, et son argumentation,  soit en répandant sur son compte des plaisanteries, de courtes histoires comiques, ces « Witz » qui jouèrent un grand rôle dans la contre-propagande orale menée par les anti-nazis allemands » (1). Il reconnaît que c’est « sans doute l’arme des faibles » mais il estime que la rapidité de diffusion des plaisanteries en font un agent corrosif à ne pas dédaigner.

Le problème dans mon cas, c’est que je n’ai jamais fait de propagande ou de prosélytisme pour quoi que ce soit  —  à moins que la simple expression de son opinion, dans le cercle privé de ses fréquentations, ne soit en effet répréhensible. Le vécu et l’enquête que je mène n’ont révélé que deux choses : la monstruosité et la calomnie de ce qui se dit sur moi ; l’incompréhensible haine d’adversaires, parmi ceux qui ont orchestré la diffamation, qui, lorsque je les identifie sous leur masque, s’avèrent être des étrangers à ma vie personnelle.

Jean-Marie Domenach distingue deux types de rire, le rire recherché n’étant pas « ce rire méprisant qui soude une foule dans le sentiment de sa supériorité, et que Hitler savait si bien faire lever dans l’arène de Nuremberg, mais un rire solitaire, explosion d’irrespect, protestation vitale de la liberté contre la pensée préfabriquée, ce  rire dont Nietzsche disait qu’il serait un des derniers refuges de l’homme libre contre les mécanismes de la tyrannie, et qui, même dans les plus tragiques époques, est une des armes les plus redoutables dont on puisse user contre une propagande totalitaire » (2).

Je devine que mes adversaires se flattent de ce rire solitaire et irrespectueux. Hélas ce que j’endure est bel et bien, en réalité, « ce rire méprisant qui soude une foule dans le sentiment de sa supériorité », manifestation d’un fascisme rampant qui va de pair avec la pratique du bouc émissaire.

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La Propagande politique par Jean-Marie Domenach

 

Notes :

1. Jean-Marie Domenach, La Propagande politique, PUF, collection « Que sais-je », n° 448, 1950, consulté dans une réédition de 1965, p. 76 (Voir le Complément informatif 4, dans le Manifeste du 07/09/2013).

2. Ibid. p. 79.

Big Brother is watching me

Big Brother is watching me, at home too : Big Brother me surveille, à la maison aussi. Reconvertie à la langue de Shakespeare par la nécessité de maîtriser le pidgin international qui m’ouvrirait les portes d’un avenir hors des frontières hexagonales, je n’expérimente de l’anglais, au finish, que la novlangue dont George Orwell avait eu la prémonition. Assignée à résidence à Lille, par la violence des campagnes de diffamation lancées contre moi, je persiste à dénoncer une surveillance de tous les instants digne de la société fascisante décrite dans le roman 1984 (1), et dont la rhétorique a été assimilée à celle des quelques expressions anglaises forgées par Orwell et passées dans le langage courant, comme le fameux « Big Brother is watching you ». C’est pour le moins une appréhension réductrice du monde anglo-saxon, et à laquelle il serait dommage de voir la planète asservie après moi. Car chaque langue a son génie, et l’on peut aussi apprendre l’anglais en lisant Henry David Thoreau (2), ou en regardant un film de Frank Capra, comme l’émouvant Mr Deeds goes to town (3).

Les atteintes à la vie privée dont je me plains n’ont jamais connu de répit et accusent même depuis quelques semaines une certaine recrudescence. Mon logement est « visité » de façon régulière, verrou changé ou pas, des papiers ou de petits objets sont volés sur mon bureau, quant à ma vie intime, pourtant réduite, elle semble faire l’objet de commentaires récurrents, et toujours trop bien renseignés pour être honnêtes. Le mépris de mes adversaires pour moi est tel qu’ils peuvent se permettre des réflexions ou des tentatives de manipulation si grossières que même un enfant de cinq ans en comprendrait les intentions insultantes. On ne peut plus parler de vol caractérisé, comme celui de décembre, en ce qui concerne les larcins à mon domicile. Il s’agit plutôt d’une guerre des nerfs au quotidien, semblable à celle qui est associée au harcèlement accompagnant les atteintes à ma vie privée. La bonne société de Lille, en dépit de ses prétentions morales, semble tout entière soulevée par la jubilation qu’elle éprouve à s’adonner à ce nouveau jeu, grandeur réelle. Je tiens à faire savoir que je ne suis pas consentante pour participer à un divertissement collectif de type « Loft story ».

J’ai trouvé la force aujourd’hui, et les 4.38 € nécessaires, pour porter plainte une nouvelle fois auprès du Tribunal de Grande Instance de Lille, par courrier affranchi avec avis de réception, pour atteintes à la vie privée. Je m’étais promis de le faire depuis plus d’un mois sans parvenir à m’y résoudre. Aucune paresse pourtant dans l’ajournement de cette démarche, à laquelle j’ai fini par m’obliger en raison d’un sentiment d’urgence, mais des espoirs déçus (fournir des preuves irréfutables), des hésitations (trouver la formulation la plus efficace ou aller à la simplicité symbolique ?), de la colère (savoir que cette plainte-là ne connaîtra pas plus de suite que les précédentes). Il n’y a ni plaisir, ni acharnement dans mon obstination à porter plainte mais bien plutôt la volonté d’opposer au silence auquel se heurtent mes revendications légitimes le seul moyen tangible et officiel qu’il me reste de protester. Je m’indigne du silence de la justice alors que ma vie privée est jetée en pâture à la vox populi.

Le nombre d’avocats que j’ai pu contacter depuis mes premières tentatives de défense à Amiens ne se compte même plus en dizaines. La centaine est dépassée depuis longtemps, et le cercle géographique n’a cessé de s’agrandir : Amiens, Lille, Paris, Bruxelles, Amsterdam, Toronto, et même Munich l’été dernier, après avoir tenté en vain, à Genève, de défendre mon dossier auprès du Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme des Nations-Unies… Pourtant lorsque j’ai commencé mes recherches, j’avais de l’argent pour payer l’avocat et la faculté de gagner ma vie à la hauteur de mes diplômes et de mes talents. J’ai perdu l’un et l’autre parce que je n’ai pas été défendue. Il va sans dire que plus de cent demandes impliquent aussi plus de cent refus. Et si je dois accorder à certains de m’avoir opposé un « non » sobre et décent, j’ai du mal à oublier le florilège d’humiliations et de quolibets que quelques autres ont tenu à associer à leur refus. La plupart d’entre eux plastronnent en invoquant le droit de chacun à être défendu. Je revendique le droit de connaître les arguments des défenseurs des Droits de l’Homme pour m’exclure de l’Etat de droit.

Les « Jeunes gens de bonne famille » mis en cause en décembre font le relais entre leurs aînés qui m’ont traînée dans la boue depuis trente ans et les réseaux de sociabilité du monde médiatique. Certains adoptent une posture contestataire  qui n’est pas très éloignée des critiques que je peux formuler à l’égard de la société. Hélas on en perçoit surtout la valeur de posture, valorisante  dans les milieux culturels, plutôt que la sincérité, dont on devine qu’elle est équivalente à la fausse modestie avec laquelle ils brocardent leur  »procrastination », un mot pédant qu’utilisent les truqueurs pour évoquer leur paresse ou leur tempérament velléitaire (demain j’attaque les Oeuvres complètes de Karl Marx en version intégrale et sans sous-titres, c’est juré, mais ce soir je m’offre un petit plaisir, je regarde la série Friends sur Tf1 en grignotant un paquet de chips). Comme personne ne comprend sans recours au dictionnaire, l’aveu prudent reste camouflé derrière le terme ronflant et l’auteur de cette déclaration tonitruante est à peu près assuré, à long terme, de pouvoir prétendre avoir fait un aveu courageux comme d’en nier la valeur réelle.

La sincérité de leur contestation de la société est tout aussi invraisemblable que le fait de se prétendre solidaire des « Indignés », par exemple, et de collaborer en même temps à ce viol médiatique et collectif qu’est ma mise sur écoute, organisé par le pouvoir qui oppresse le peuple et qu’ils prétendent combattre, puisque le jeu, offert à la tentation du peuple, est un dérivatif à des combats plus constructifs. On sait d’avance qu’ils adopteront  le choix de Babouc, le héros d’un conte voltairien. Emissaire d’Ituriel, l’un des « génies qui président aux Empires du monde », Babouc se rend à Persépolis pour en évaluer le degré de corruption. Cependant, d’indignation en indignation, il s’insère peu à peu dans la meilleure société de Persépolis et apprend à relativiser ses propres jugements. « Voici comment il s’y prit pour rendre » le « compte » qu’il devait à Ituriel : « Il fit faire par le meilleur fondeur de la ville une petite statue composée de tous les métaux, des terres et des pierres les plus précieuses et les plus viles; il la porta à Ituriel : « Casserez-vous, dit-il, cette jolie statue, parce que tout n’y est pas or et diamants ? » Ituriel entendit à demi-mot; il résolut de ne pas même songer à corriger Persépolis, et de laisser aller le monde comme il va. Car, dit-il, si tout n’est pas bien, tout est passable. On laissa donc subsister Persépolis; et Babouc fut bien loin de se plaindre, comme Jonas qui se fâcha de ce qu’on ne détruisait pas Ninive. Mais, quand on a été trois jours dans le corps d’une baleine, on n’est pas de si bonne humeur que quand on a été à l’opéra, à la comédie, et qu’on a soupé en bonne compagnie » (4).

Parmi ces « originaux » dont l’originalité se construit à l’intérieur des codes de l’originalité à la mode, il en est un qui a eu assez d’adresse pour parvenir jusqu’à moi, prisonnière de la baleine, et me convaincre de l’écouter. J’ai accepté de rencontrer ce Gilbert, qui de toute évidence s’appelait Gilbert comme moi je m’appelle Gertrude, un dimanche matin, dans un parc lillois, sans aucune naïveté mais comme toujours avec un peu d’espoir. Ce jeune homme, qui avait quand même à peu près mon âge, au milieu d’un torrent de conseils tous plus déprimants les uns que les autres pour organiser à Lille ma vie de paria, a insisté sur un point qui a retenu toute mon attention : il fallait que je renonce à lutter contre les écoutes à mon domicile. Elles étaient impossibles à contrecarrer. Il avançait comme argument majeur la miniaturisation du matériel d’écoute qui n’était pas plus gros, aujourd’hui, qu’une « tête d’épingle ». Malgré ma prudence, je n’ai pu m’empêcher de sortir de mes gonds pour protester.

Depuis près d’un an, je réclame dans ce blog le respect de mes droits humains les plus élémentaires. Entre tous, le droit au respect de ma vie privée me semble essentiel, primordial et nécessaire à l’établissement de mes autres droits. Tolérer Big Brother chez moi, ce serait coopérer à ma propre perte et à mon asservissement, accepter le sacrifice et cautionner un pouvoir que j’estime fascisant. Ce serait aussi abandonner toutes les petites pour lesquelles je me bats, qui sont menacées par la phallocratie des mêmes désastres que ceux qu’on m’a infligés, et que je n’oublie pas tandis que je réclame le respect de mes propres droits. Car je suis convaincue que mon combat, même s’il s’avérait voué à l’échec en raison de la disproportion des partis, leur fournira des armes dont elles pourraient avoir besoin, un exemple des erreurs à éviter et des succès à rechercher, un précédent qui leur permettra de reprendre la défense des femmes sacrifiées par les sociétés machistes et réactionnaires pour « faire marcher droit » tous les autres, garçons compris, et à partir duquel elles pourront construire leur propre défense et conquérir leur propre émancipation.

Big Brother is watching me flyersjuin2011.vignette   Mes nouveaux « Petits papiers ». Fin juin 2011.

Lendemain de mise en ligne :

Référents Big Brother   Référents du 02/07/2011.

Les référents du 2 juillet 2011, après la publication de l’article « Big Brother is watching me », dénotent une fois de plus une agressivité manifeste parmi ceux qui surveillent le blog. L’injonction « Laisse tomber ! » est sans surprise. J’aimerais attirer l’attention sur le référent « Un pénis… » pour mentionner que les insultes à caractère sexuel sont fréquentes dans les référents du blog, en particulier à travers des liens qui renvoient à des sites pornographiques ou à des forums de discussion « débridée ». Je suis restée discrète sur la question jusqu’ici, mais je m’indigne aussi de ces attaques. De toute évidence, le code de « bonne conduite » (voir même page) mentionné par mes adversaires ne s’applique pas à eux puisqu’ils se permettent toutes les bassesses.

NB : Les « référents » sont les termes placés dans les moteurs de recherche pour accéder au blog. Ils sont répertoriés dans l’administration du site. Le caractère factice de certains d’entre eux est notoire (voir article « Manipulation et intimidation », du 26/11/2010).

Notes :

1) George Orwell (1903-1950), 1984, publié en 1949. Très nombreuses éditions en toutes langues.

2) Henry David Thoreau (Concord, Massachusetts, 1817-1862).

3) Frank Capra (1897-1991), Mr Deeds goes to town (1936), ou L’Extravagant M. Deeds, avec Gary Cooper et Jean Arthur, film qui illustre avec humour les thèses du New Deal, chères au Président Roosevelt.

4) Voltaire, Le Monde comme il va et autres contes, édition établie par Frédéric Deloffre et Jacques Van den Heuvel, Gallimard, Coll. Folio, 1972 et 1979. Conte « Le Monde comme il va », p. 13 et 43-44, un conte dont je recommande la lecture à cette « jeune fille de bonne famille » que j’ai abordée il y a quelques temps dans une boutique de photocopies, proche de l’Université de Lettres, et que j’ai vue alors se décomposer puis bredouiller que « non », « pas du tout », elle n’était pas elle-même. Mais aura-t-elle le courage de lire Voltaire si elle n’a pas le courage d’avouer être elle-même ? Sa vie, dit-elle, est « versafutile ».

Emploi : le droit au travail existe-t-il encore en France ?

Déclaration universelle des Droits de l'Homme    Déclaration universelle des Droits de l’Homme

Article 23-1 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme :

« Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage ».

Je perds mon temps et mon sang en démarches qui s’avèrent toutes inutiles et qui me déchirent entre deux modes d’action concurrents :

a) Soit je cherche du travail : mais si je ne fais pas reconnaître les abus dont je suis victime, je n’en trouverai jamais.

b) Soit je tente de porter plainte et de faire reconnaître mes droits à la justice : mais le temps que je passe à me défendre est pris sur celui que je pourrais consacrer à ma recherche d’emploi.

Vous avez du mal à comprendre les enjeux du scandale ?

Mais connaissez-vous un employeur, à la hauteur de mes qualifications et honnête homme (ou femme), qui, en toute connaissance de cause, et après avoir lu mon blog, accepterait de me donner un  emploi ?

Si oui : contactez-moi.

Si non : aidez-moi à me défendre.

Je suis un être humain, pas un cobaye médiatique pour haine collective organisée par des cyniques.

Emploi : le droit au travail existe-t-il encore en France ? doc Vendanges dans le Beaujolais

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