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Manifeste pour la revendication de mes droits humains fondamentaux

 

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Révolte

Connue pour avoir enfariné Monsieur François Hollande pendant la campagne présidentielle de 2012, je me bats depuis des années pour réclamer le respect de mes droits humains essentiels, combat dont fait état mon blog « Un Micro sous votre oreiller ». J’ai quitté la France en novembre 2012, sans connaître une quelconque amélioration de ma situation. J’ai d’abord passé six mois à Londres, le temps de régler des dossiers en cours à Lille, puis je me suis rendue à  Budapest et enfin à Athènes.

L’essentiel des manœuvres auxquelles je me heurte depuis mon départ visent à me ramener en France en m’empêchant de trouver un moyen de subvenir à mes besoins. Ayant renoncé à Londres à chercher un emploi, déjà difficile à trouver à 47 ans, après des années d’inactivité, et alors que je suis calomniée auprès des employeurs que je contacte (courrier électronique lu, ordinateur surveillé, appels téléphoniques contrôlés…), j’avais encore la possibilité de créer une petite entreprise pour créer mon propre emploi. Le projet était ancien et bâti depuis plusieurs mois. Mais je me heurte à des procédés dilatoires pour la création administrative de l’entreprise (une nécessité pourtant), tout aussi illégaux que la surveillance dont je suis  victime, puisqu’ils ne sont étayés que par la calomnie. Et à mesure que le temps passe sans revenu, je m’appauvris au point de voir mon projet remis en cause.

Quelle que soit l’opinion des Français à mon égard, opinion qu’ils n’ont pas même eu le courage de me faire connaître, je tiens à rappeler que mes droits humains fondamentaux comportent le droit de travailler pour subvenir à mes besoins, comme le droit d’un accès à la Justice et aux soins médicaux, droits qui me sont refusés. Je tiens aussi à rappeler que la défense des Droits de l’Homme ne prend tout son sens que lorsqu’on entreprend de les faire respecter pour tous, y compris respecter pour ses propres ennemis. On pourrait sinon tout aussi bien décerner une médaille des Droits de l’Homme à bon nombre de dictateurs dont les partisans, en général, ne se plaignent pas d’atteintes à leurs droits fondamentaux.

Parmi ces Droits fondamentaux, le droit de quitter son pays est considéré comme un droit humain à part entière. J’ai été salie, trahie et déchue de ma citoyenneté dans mon propre pays, où toutes les instances de défense ont fait la preuve de leur incapacité à contrer le pouvoir politique. Je ne rentrerai pas en France. J’entends rester en Grèce aussi longtemps que cela sera possible car je n’ai plus les moyens de voyager à travers l’Europe sans compromettre ma capacité à assurer moi-même mon avenir. Et s’il fallait quitter Athènes sous la contrainte, je préférerais me noyer en tentant de traverser la Méditerranée à la nage… — mais je ne rentrerai pas en France. S’il fallait quitter Athènes sous la contrainte, je préférerais aller mourir de froid sur les routes enneigées, comme les soldats de Napoléon, en tentant de traverser la Russie en clandestine… — mais je ne rentrerai pas en France.

Après avoir assisté pendant des mois au spectacle monstrueux d’une ville comme Lille, tout entière dressée dans une transe jubilatoire du meurtre collectif autorisé par la municipalité et la police, se délectant au jour le jour du viol répété de ma vie privée dont les détails étaient commentés dans la clientèle socialiste la plus élargie, je ne pourrai jamais croire que le moindre bien puisse venir de telles pratiques populistes et propagandistes. Je connais aussi trop le caractère misogyne des attaques que j’endure pour ne pas rappeler qu’une femme, au 21ème siècle, est reconnue l’égale de l’homme, sans réserve. Seuls des esprits réactionnaires, phallocrates, passéistes, peuvent encore attendre d’une femme qu’elle se contente d’être un joli minois auquel on dicte sa conduite. Je m’estime libre de mes pensées, de mes jugements, de mes actions, de mes engagements, de mes amours, mais aussi libre de mon corps et de l’usage que j’en fais. Je n’appartiens à personne.

Cette liberté et ce sens de la responsabilité n’excluent pas que je dénonce enfin les manipulations de ceux qui m’ont calomniée pendant des années pour se servir de moi comme d’un bouc émissaire à des fins propagandistes qui me font chaque jour un peu plus horreur à mesure que je les découvre.

Je revendique le droit de vivre en paix. Je réclame le rétablissement de mes droits humains dans leur intégralité. Je me battrai jusqu’à mon dernier souffle pour connaître la vérité entière sur les actes de l’Ecole normale supérieure et du Parti socialiste.

J’espérais en quittant la France ne plus avoir besoin de me lancer à nouveau dans ce genre de démonstrations publiques. Désabusée sur les prétentions de mes concitoyens à se faire les chantres des Droits de l’Homme, je n’aspirais qu’à poursuivre ma route loin des cénacles qui ont détruit ma vie. Mais s’il faut continuer à se battre, ne serait-ce que pour le droit de manger demain, je tiens à faire savoir que je reste combative et que la multiplication des incitations au suicide dont j’ai fait l’objet cet été n’a fait que renforcer ma combativité.

J’entends diffuser ce manifeste auprès de la presse. A ceux des journalistes qui auraient l’outrecuidance de s’indigner de mes messages répétés, je conseille le recours au dictionnaire. Qu’ils revoient le sens de mots, dont certains font pourtant un usage immodéré : Liberté, Justice, Droit de parole, Courage, Egalité, Générosité… D’autre part je n’ai plus accès à la boîte mail qui me servait à envoyer mes derniers messages, et qui a été mise hors service (comme de multiples autres boîtes avant elle : ma politique a toujours été de relancer un mailing, même sur un prétexte futile, chaque fois qu’une boîte mail était supprimée). J’aurais donc recours à d’anciennes listes manuscrites d’adresses électroniques, sans savoir quels sont les journalistes qui m’ont demandé de supprimer leur adresse de mes mailings. Compte tenu de la situation désespérée dans laquelle je me trouve, ces derniers feraient preuve d’élégance à ne pas monter sur leurs grands chevaux.

La diffusion de ce message me rendrait un peu d’espoir et viendrait raviver l’estime défaillante que j’ai encore pour mon pays.

Claire Seguin

Complément informatif 1 :

Enquêter sur l’Ecole Normale Supérieure et sur le Parti socialiste, pour moi, depuis plusieurs mois, cela consiste pour l’essentiel à lire des biographies de Roosevelt, du Général Giraud, de Lemaigre Dubreuil, et autre Jean Monnet, autant de personnages auxquels je ne me serais peut-être jamais intéressée, si je n’avais pas entrepris d’éplucher la biographie de François Mitterrand en détail. Et je me retrouve à nouveau avec un axe Cognac-Dunkerque qui vaut son pesant d’arachide… Mais il est certain aussi que ce n’est pas parmi cette coterie versée Action française et Réveil du contribuable que j’aurais eu l’idée de constituer mon Panthéon personnel des socialistes français méritants !

Le film Casablanca, qui date de 1943, est un exemple de manipulation, des plus monstrueuse, identifiée vingt-huit ans après que le film n’ait été cité à mon intention, alors que je lisais une biographie de Roosevelt que j’ai confrontée à une humiliation publique récente. C’est le type même du film à double lecture, puisque le personnage principal, tenu par Paul Henreid, semblerait faire référence à l’écrivain Arthur Koestler, révolutionnaire communiste qui a dénoncé le stalinisme et les procès de Moscou, remettant en cause le processus révolutionnaire lui-même.

La référence littéraire ou cinématographique, choisie parmi les grands classiques, et conçue comme mode d’action, est caractéristique de mes adversaires normaliens, dont l’imaginaire très littéraire, mais aussi réactionnaire, phallocrate, passéiste, révèle une caste qui n’a plus aucun contact avec la « vraie vie ». Après trois générations de népotisme, ce cercle déjà très fermé, dont les membres sont issus du sérail, cooptés par le sérail, et qui pratiquent l’endogamie à l’intérieur du sérail, vit dans un monde clos, celui des cours d’école et des bibliothèques, d’autant plus verrouillé que ses membres sont effrayés par le sang neuf qui révèlerait leur consanguinité.

Loin de m’égarer dans des digressions avec ce complément informatif, j’estime être au contraire au cœur de mon sujet. Seuls les philistins dénués de toute culture, les fils à papa et les gogos du Parti socialiste, ou du Parti démocrate, oseront prétendre que je divague…

Complément informatif 2 :

J’ai toujours insisté sur le fait que je n’avais jamais eu aucun engagement politique ou idéologique qui puisse justifier la surveillance dont je fais l’objet ; pourtant dans l’article « Animal Farm made in France », j’évoque des réunions politiques auxquelles j’ai assisté. Je tiens à y revenir pour être très précise sur la question.

Ma famille nucléaire se considérait comme socialiste sans avoir jamais adhéré au parti. Moi-même, je suis devenue très critique vis-à-vis du Parti socialiste après 1983. J’avais le cœur très à gauche car j’attendais des politiciens qu’ils apportent plus de justice sociale. Mais je n’avais aucun engagement, ni même de réelle culture politique. J’étais passionnée de peinture (surtout), de littérature et de poésie surréaliste, et j’aurais voulu y consacrer tout mon temps.

J’ai adhéré deux fois à un mouvement, les deux fois sur incitation extérieure :

  1. la première fois, à Paris (début années 1990), lorsque je commençais ma thèse de doctorat. Le psychiatre que je voyais (puisque tout allait mal, j’avais décidé de régler le problème – c’est le psychiatre contre lequel j’ai porté plainte) m’avait incitée à m’inscrire dans une association caritative, selon le principe qu’aider les autres aide à s’aider soi-même et m’avait suggéré Amnesty International. L’idée m’avait paru acceptable. Adolescente, j’étais allée une fois ou deux à des réunions publiques d’Amnesty, en tant que spectatrice. J’ai donc tenté d’adhérer à Amnesty. Mais je n’ai fréquenté le groupe de mon arrondissement que quelques mois. J’ai trouvé l’ambiance détestable, je ne me suis pas insérée et je n’appréciais pas la jeune femme qui menait les réunions. J’ai arrêté d’y aller à la suite d’une divergence sur les choix d’action du groupe. En particulier, il a été déclaré en séance, de façon autoritaire et sans consultation, que notre groupe ne s’impliquerait pas dans l’action en faveur des femmes proposée par la section nationale car « la question de l’émancipation des femmes était acquise et il n’y avait pas à y revenir ». C’est une chose que j’avais déjà trop entendue depuis mon arrivée à Paris en 1989 et j’étais outrée. Mais il n’y a eu aucun conflit (je ne suis plus venue) et aussi paradoxal que cela puisse paraître, j’ai quitté Amnesty parce que je donnais raison à section nationale de maintenir des actions de sensibilisation sur la condition féminine.

  2. Une dizaine d’années plus tard, en 2000 ou 2001, lorsque je suis entrée dans l’enseignement, j’ai adhéré quelques temps à Attac. En me réinsérant dans la société, j’ai eu envie de m’y impliquer aussi de façon plus active. Un ami socialiste, auprès duquel j’avais souvent entendu parler politique, m’a suggéré d’aller voir Attac, qui n’était pas un parti, mais un mouvement d’idées cherchant à redéfinir un projet pour la gauche. Cela m’a semblé correspondre à mon profil et je m’y suis inscrite à Amiens. Là encore je ne suis restée que quelques mois. Le coté Education populaire était en effet très vivace et j’y ai appris beaucoup de choses sur le monde qui m’entourait. C’est à cette époque que j’ai assisté à diverses réunions politiques. Mais je ne suis pas restée assez longtemps pour voir se dégager un quelconque projet d’avenir. Victime très vite de harcèlement dans l’enseignement à Amiens, alors que bon nombre de mes camarades d’Attac étaient eux-mêmes professeurs, j’ai rompu avec le groupe.

Enfin j’évoque les Indignés dans mon blog puisque nous nous sommes côtoyés dans la rue, à Lille, lorsque je distribuais mes « petits papiers ». Je n’ai jamais participé de façon active au mouvement même s’il m’a inspiré de la sympathie sur le moment, pour plusieurs raisons, dont la première et la principale est qu’il me semble aberrant de m’engager dans un quelconque mouvement politique ou idéologique alors que je suis surveillée et harcelée par la police, sans même savoir pourquoi ! Je ne vois pas quel type de fiabilité je pourrais apporter à d’éventuels camarades.

Je considère pour ma part que mon combat pour la vérité et le rétablissement de mes droits humains fondamentaux est un combat en soi et à temps plein.

Complément informatif 3 :

A tous ces jeunes gens qui se prennent pour des résistants quand ils font office d’indicateurs de police, je voudrais poser les seules questions qui vaillent : a-t-on besoin de résistants dans une démocratie qui fonctionne ? Et à quoi résiste-t-on lorsqu’on collabore avec la police pour dénoncer et assassiner une citoyenne à laquelle on refuse de présenter un chef d’accusation ? Jusqu’où peut aller la mascarade ? Le résistant de 2013 sera-t-il le fossoyeur de la Démocratie ?

Si un complément informatif est nécessaire à ces jeunes gens qui vérifient sur leur portable que la femme assise à l’arrêt de bus correspond bien au portrait qu’ils ont à l’écran, avant qu’ils ne fassent des choix définitifs, je suis prête à leur rappeler que les jeunes gens qui ont choisi le parti du Mal dans les années 1930 ne ressemblaient en rien au Nazi caricatural des films hollywoodiens, raide et cintré dans un uniforme vert de gris, avec monocle et balafre sur la joue. Mais certains jeunes gens d’aujourd’hui, plus portés aux stéréotypes qu’aux réalités à explorer, ne veulent pas le savoir. Les jeunes gens qui ont choisi le parti du Mal dans les années 1930 étaient modernes, ils étaient sportifs, ils étaient beaux. Ils aimaient la vitesse, les trains rapides, les larges avenues propices aux défilés militaires. En art ils admiraient les futuristes italiens et les poètes qui célèbrent « le sol et le sang ». Ils étaient intolérants parce qu’ils étaient convaincus de représenter le parti de la morale et d’avoir Dieu dans leur camp. Ils avaient des « valeurs ». Ils défendaient le travail, la famille, la patrie. Et ils déclaraient avec aplomb (je cite avec répulsion) : « Les gens comme nous savent tout de même mieux que les autres ce qui est bien ou mal » ! Bref, ils étaient fascistes, et fiers de l’être, comme Mussolini, qui avait été un jeune leader prometteur du parti socialiste italien, avant de tourner casaque.

Je m’apprête ce jour, samedi 12 octobre 2013, à entreprendre un nouveau déplacement : puisque la plaisanterie est si drôle, branchez-vous donc à nouveau sur les réseaux sociaux, sur radio facho, sur le site de la Gestapo…

Complément informatif 4 :

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The greedy Blackbird

Lors des derniers jours passés Athènes, à défaut de pouvoir m’investir dans un projet professionnel, j’ai repris le cycle de mes lectures entamé depuis plusieurs mois et j’ai ressenti l’urgence de lire « quelque chose » sur la question de la propagande.

 Le mot en France a presque disparu du vocabulaire usuel et plus personne n’oserait s’adonner à quelque forme de « propagande » déclarée. Mais le terme, bien que terni, reste vivace dans les pays anglo-saxons. Au printemps, Londres consacrait une grande exposition au thème : Propaganda, que j’ai regretté de ne pouvoir visiter pour cause de départ précipité. Surtout, j’avais remarqué en me rendant aux archives nationales de Kew Gardens que les dossiers étiquetés « Propaganda » étaient presque vides et très anciens, datant de la fin des années 1940. Ce qui signifiait que ceux des années 1950, s’ils existaient, n’étaient toujours pas ouverts à la lecture, alors que bien d’autres comme ceux consacrés au parti socialiste français, datant parfois des années 1980, l’étaient déjà… Il est certain que je m’intéresse à la propagande politique parce que je me sens concernée.

Il va sans dire aussi que je ne fréquente pas les bibliothèques françaises d’Athènes. Je me suis donc rendue à la bibliothèque nationale grecque, où j’ai trouvé, en tout et pour tout sur le sujet, un « Que sais-je » de 1950, réédité en 1965, de Jean-Marie Domenach : La Propagande politique (1). La déception de prime abord n’était pas justifiée. Je ne pouvais pas faire meilleure lecture :

1/ Parce que l’ouvrage, dans sa simplicité, est remarquable de pédagogie et de clarté. Après avoir dressé une typologie de la propagande, l’auteur entreprend d’expliquer son évolution au XX ème siècle à travers ses deux émanations majeures : la propagande de type léniniste et celle de type hitlérien. Il s’attache ensuite à conceptualiser et inventorier les règles et techniques de la propagande. Les écailles me sont tombées des yeux. Il consacre enfin trois chapitres à une réflexion sur les rapports de la propagande avec le mythe et le mensonge dans l’imaginaire des peuples, sur ses relations avec l’opinion publique et sur son usage, possible ou non, dans le cadre d’une démocratie.

La propagande a toujours existé mais son ampleur a été décuplée de façon extraordinaire par les mass-media, la radio, la photographie, le cinéma, la presse à grand tirage, les affiches… Jean-Marie Domenach remarque dès l’introduction que la propagande précède toujours la police et l’armée, et qu’elle est une force de combat à part entière : « Dans la hiérarchie des pouvoirs du totalitarisme moderne, la propagande politique occupe incontestablement le premier rang, avant la police ». Il insiste sur le fait qu’elle continue de s’exprimer à mots couverts dans la façon dont sont présentées les nouvelles ou des statistiques et qu’elle est toujours liée à la guerre : « La propagande actuelle, c’est la guerre poursuivie par d’autres moyens » (2).

2/ Parce que j’ai trouvé une référence pédagogique des années 50-60 qui fait écho à mon professeur de philosophie de terminale lorsqu’elle déclarait que la calomnie est d’autant plus condamnable qu’elle laisse toujours des traces (Voir Article « Protestation : Enfarinage de Monsieur François Hollande à Paris » du 2 mars 2012). Celui qui cherche à se défendre, explique Jean-Marie Domenach, se retrouve en position d’accusé, tandis que les témoins pensent que les auteurs du mensonge n’oseraient jamais affirmer de telles monstruosités s’ils n’en étaient pas sûrs. L’auteur précise qu’ « Hitler savait que la crédibilité d’un mensonge augmente souvent en fonction même de son énormité » et il cite le dictateur lui-même : « Le mensonge le plus impudent laisse toujours des traces, même s’il a été réduit à néant. C’est là une vérité qui est connue de tous ceux qui sont passés maîtres en l’art de mentir et qui continuent à travailler à son perfectionnement » (3).

Et parmi ces règles de la propagande répertoriées par Jean-Marie Domenach, la première de toutes, dite « Règle de simplification et de l’ennemi unique » (4) consiste à « concentrer sur une seule personne les espoirs du camp auquel on appartient ou la haine qu’on porte au camp adverse ». L’auteur explique dans cette rubrique que le propre de la propagande nationale-socialiste, selon P. Reiwald, serait un art du bluff poussé à sa limite et qui consiste à charger l’adversaire de ses propres erreurs ou de sa propre violence, parade généralement déconcertante. Ce procédé aurait une fonction de catharsis, d’autopurification par la haine.

3/ Parce que cet ouvrage pédagogique est en fait un ouvrage de propagande politique, orienté de façon très marquée par la vision du monde d’un auteur catholique, animé d’un anti-communisme quasi névrotique, comme le révèle dès l’introduction du bréviaire une perle savoureuse : « Combien significative de notre époque, cette histoire des prisonniers japonais rentrant d’U.R.S.S., en 1949, convertis au communisme après un séjour dans des camps d’ « éducation politique », et que des zélateurs de l’autre doctrine attendaient au débarquement, bible en mains, pour les soumettre à une « rééducation démocratique »(5)». Or les Japonais sont majoritairement shintoïstes et bouddhistes (à environ 84%) tandis que les religions du Livre ne représentent que 2% des pratiques religieuses ! La propagande ouverte en faveur d’un catholicisme ultra-réactionnaire, conçu comme un avenir salvateur, reprend bien sûr à la fin de l’ouvrage, en guise de conclusion : « Lamartine avait prophétisé « l’ère des masses ». Le Bon croyait à l’ère des foules et Tarde à l’ère de l’opinion publique. Notre époque est tout cela : ère des masses, entraînées par les sectes d’agitateurs, selon les préceptes léninistes – coagulées en foules délirantes par la magie hitlérienne – diluées en une opinion publique passive et amorphe, imbibée des produits digestibles de la technique américaine. Dans tous les cas, la propagande déferle sur des collectivités désossées. S’il faut lui résister, ce ne peut être que dans une solitude tragique, ou bien solidement adossé à des communautés de vocation et de volonté. L’ère des masses est aussi l’ère de l’homme isolé. Il n’est pas impossible non plus que lui succède un jour l’ère des monastères, des communautés et des ordres »(6).

Si je ne peux reprocher à ce valeureux résistant d’avoir combattu toute sa vie le nazisme, je ne pense pas pour autant qu’il puisse être assimilé au communisme, ni que le seul rempart contre ce dernier soit une société cléricale de culs bénis vivant en communautés dans des monastères ! Ce n’est pas ma conception d’une société démocratique. Je n’ai pas oublié les ravages de l’Inquisition. Et je n’apprécierais pas de découvrir que ma vie ait pu être sacrifiée à la propagande de ces névrosés ! L’épouvantable jeunesse immorale, ou supposée telle sans procès ouvert, entend se dresser avec autant de vigueur contre les calomnies des papistes et vichystes de tout poil, qu’elle le fait contre les discours de plus en plus tapageurs de l’extrême-droite. D’ailleurs je ne suis plus jeune et sur ma jeunesse volée, il faudra me rendre des comptes. Voilà en tous cas à nouveau un ouvrage à double lecture qui me semble pernicieux et dont un usage détourné pourrait tenter des apprentis-sorciers.

(Mes lecteurs assidus retrouveront eux-mêmes dans les pages de ce blog les arguments venant étayer la colère de ce paragraphe).

Puisqu’il m’est impossible d’échapper à la surveillance policière comme à la délation des acteurs du quotidien, je tiens à faire savoir que ce jour mardi 22 octobre 2013, je me trouve en France. Après avoir passé plusieurs jours en Italie, à Venise et dans le Veneto tout d’abord, puis à Gênes, je me suis rendue à Nice où j’ai pris hier un bus régional en direction de Digne-les-Bains.

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La Propagande politique par Jean-Marie Domenach

Notes :

  1. Jean-Marie Domenach, La Propagande politique, PUF, collection « Que sais-je », n° 448, 1950, consulté dans une réédition de 1965.

  2. Ibid. p. 19.

  3. Ibid. p. 91.

  4. Ibid. p. 49.

  5. Ibid. p. 6.

  6. Ibid. fin du chapitre VII (Opinion et propagande)

Jean-Marie Domenach

Né à Lyon en 1922, où son père ingénieur, originaire d’Olette en Catalogne française, s’était fixé, il anime en 1941-1942 la résistance des étudiants de l’Université de Lyon. Stagiaire à l’École des cadres d’Uriage, il rejoint plus tard, en août 1943 le maquis du Vercors. Il dirige en 1945 la revue des Forces françaises de l’intérieur, Aux armes !.

Secrétaire, de 1946 à 1957, de la revue personnaliste Esprit, fondée par Emmanuel Mounier, il en reprend la direction. À partir des années 1950, la revue contribue à la création d’une gauche modérée (anti-communiste) en France, soutenant en particulier les dissidents du bloc de l’Est. Domenach fait connaître en France, après mai 68, Ivan Illich, et ses idées d’autonomie, d’écologie politique, de convivialité..

Militant au lendemain de la guerre dans le Mouvement de la paix, Domenach lutte pour la décolonisation en Indochine et en Algérie. Il participa, en 1974, aux « Assises du socialisme » organisées par le Parti socialiste.

Directeur des études du Centre de formation des journalistes de 1978 à 1980, il est ensuite, de 1980 à 1987, professeur de sciences sociales à l’École polytechnique, où il dispense notamment un cours intitulé « Approches de la modernité ». Il y fonde en 1982 avec Jean-Pierre Dupuy, un centre de recherches en sciences cognitives et épistémologie, le CREA, dont une partie des travaux seront consacrés à la pensée de René Girard. Il a tenu des chroniques dans plusieurs revues dont le magazine canadien Maclean’s, L’Expansion, et France catholique. Il a participé au club « Politique autrement ».

Il est le père de Jean-Luc Domenach (sinologue, né en 1945) et de Nicolas Domenach (journaliste, né en 1950 et directeur adjoint de la rédaction du magazine hebdomadaire Marianne).

Source : Wikipédia (résumé)

Complément informatif 5 :

Tandis que l’affaire Snowden, relancée à point nommé, vient déplacer le point de vue du peuple sur l’Etat français, soudain victime de l’impérialisme américain, et moins que jamais coupable d’entorses à la Déclaration des Droits de l’Homme, je voudrais rappeler ma situation à cette France dont le cœur  palpite avec tant d’intensité pour la Justice, le respect d’autrui, les Droits humains, la solidarité…

Je m’adresse aussi à ces intellectuels émérites, ces vaillants chevaliers de la Justice, ces avocats exemplaires des Droits de l’Homme dont la figure emblématique est à coup sûr l’une des figures dominantes des Instances officielles des Avocats, l’éminent Jean-Louis Brochen, accessoirement époux de Martine Aubry : pas un être humain, quel qu’il soit, sans possibilité de défense,  en France ni en Navarre, grâce à lui ! Et je m’adresse toujours à l’Université française qui multiplie les colloques les plus pointus sur sa spécialité, les Droits de l’Homme. Pendant les quelques jours où j’ai été en France, du 18 au 24 octobre 2013, l’Institut de Droit européen des Droits de l’Homme (IEDH) réfléchissait à Montpellier, par exemple, sur « Le Principe de Subsidiarité au sens du Droit de la Convention européenne des Droits de l’Homme » et sur la notion de « parole en Droit public ». Mazette !

Je dois être la seule à ne pas comprendre le silence qui entoure mon combat. J’ai été la seule à oser un commentaire sur le site :

vendredi 18 octobre 2013, 18:22:34 | Claire Seguin

Je suis toujours surprise par le sérieux et le professionnalisme de ces colloques sur les Droits de l’Homme, alors que, sans rougir, et dans le même temps, les intervenants refusent aussi de prendre connaissance de ma propre situation, jugée irrecevable parce que ridiculisée par l’intelligentsia. J’ai été déchue de tous mes droits, sans explications. Je me bats seule et surveillée par la police, sans explications. Quels sont donc les critères pour avoir le droit d’avoir des droits humains ? Il semblerait que je ne les remplisse pas. Mais sur cela aussi je n’ai pas droit aux explications. Claire Seguin, Un micro sous votre oreiller.

Hélas je ne me fais guère d’illusion sur l’écho que ces pages obtiendront ces jours-ci. Qu’est-ce que Claire Seguin se plaignant d’atteintes à la vie privée qui ont détruit sa vie lorsque le téléphone d’Angela Merkel est mis sur écoute ? …

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Venise Service Gondole devant le Palais des Doges

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Nice Inauguration de la Promenade Paillon

J’ai décidé de rentrer chez moi. Après une dizaine de jours d’enquête, je suis arrivée à saturation. Lorsque dès ma descente du bus, à Avignon, j’ai vu se profiler sur le visage des cultureux « de gauche » et adulateurs de Marie-Antoinette le sourire en coin de ceux qui jouissent jusqu’à l’orgasme au spectacle de ma mise à mort  collective, j’ai estimé qu’il était temps de rentrer à Athènes. Depuis, la violence morale n’a fait que s’aggraver. La vie que je mène en Grèce y est tout aussi aléatoire, et tout aussi empoisonnée. La situation que je déplorais à Lille, lorsque je vivais à Fives, s’est réinstallée dans le logement que j’occupe, orchestrée par cette intelligentsia vertueuse qui « sait mieux que les autres ce qui est bien ou mal » – et qui préfèrerait que cela reste confidentiel. On ne change pas une recette qui marche. Mais j’y suis chez moi.

Et puis, après tout, l’opinion générale veut que je divague : comme on me l’a fait remarquer, il est impossible que j’aie été mise sur écoute « puisque ce serait illégal »… Faut-il remercier Monsieur Snowden ?

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Courrier à la CEDH-1

 

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Courrier à la CEDH-2

 

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Exemple d’incitation au suicide

 

 

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La Cour européenne des Droits de l’Homme

 

Photographies :

Fiche de lecture sur une biographie du Général Giraud, consultée dans une annexe du War Museum, à Londres, alors que le musée était fermé au public pour travaux cet hiver. La date de la fiche correspond à la date de fin de lecture.

Casablanca, film de Michael Curtis, datant de 1943. Film célébrissime, il évoque la résistance au nazisme.

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Fiche de lecture sur Giraud.

 

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Manipulation : Je n’en veux pas.

Fin de partie

Après plus de cinq années de combat pour ma liberté, j’ai réussi à quitter la France, pour un avenir qui semble cependant bien incertain. Je n’aurai reçu aucune aide. Cinq années d’enquête n’ont pas permis de faire éclore la vérité et je reste en butte aux mêmes formes de harcèlement que celles dénoncées à l’origine de ma révolte. Seule et démunie, j’ai vu pourtant au cours de ces années de lutte mon estime de moi-même, ravagée par une éducation basée sur la culpabilité, remonter en flèche. Tandis que les masques tombaient, et révélaient la bassesse de tous ceux qui m’avaient entourée, bassesse que je n’ai jamais partagée, et que souvent j’avais même été incapable de soupçonner, j’ai pris conscience de ma propre valeur, tant intellectuelle que morale.

Il est temps de mettre fin à l’aventure du blog. Je n’ai trouvé aucun interlocuteur et je suis épuisée de parler dans le vide. L’essentiel de ce que j’avais à dire a été dit, même si ce blog se caractérise aussi par tout ce qui ne l’a pas été : par exemple comment j’ai appris que mes jeunes cambrioleurs travaillaient pour la police, ou quelles sont les explications dont je me suis privée pour protéger les plus fragiles, à commencer par les jeunes femmes de ma famille, que je n’inciterai jamais assez à la prudence, mais aussi certains enfants…

Ma révolte est intacte et le combat ne peut que se poursuivre, ailleurs, d’une autre manière, mais toujours dans la plus complète solitude.

Protestation du 20 septemble 2013 :

 

Commentaires mis en ligne sur Yahoo, sur les articles suivants :

 

Interpeller François Hollande en pleine rue, est-ce payant ? FranceTvInfo.fr 20/09/13

« Je l’ai enfariné. Vous l’avez élu. J’ai du mal à comprendre de quoi les Français s’étonnent. La triste réalité du Parti socialiste était expliquée dans mon blog depuis 2010…» Claire Seguin, Un Micro sous votre oreiller.

 

Cotta : François Hollande, le social-démocrate. Le Point 20/09/13

« Je l’ai enfariné. Vous l’avez élu. François Hollande, c’est l’aboutissement logique du choix des Français depuis trois décennies…» Claire Seguin, Un Micro sous votre oreiller.

 

Municipales 2014 à Lille, pas forcément une partie de plaisir pour Martine Aubry L’Express 20/09/13

« L’absence d’alternance à Lille, c’est la fin de la démocratie et le début de la désespérance, les deux meilleurs atouts de la municipalité que Martine Aubry tentera d’exploiter…» Claire Seguin, Un Micro sous votre oreiller.

Protestation des 16 et 17 septembre 2013.

Commentaires mis en ligne sur Yahoo / L’Express / Le Figaro

« Avec tout le mal qu’il se donne pour me maintenir au chômage, je me demande comment il lui reste des idées pour remettre sur le chemin de l’emploi les millions de chômeurs qui sont en rade… »  Claire Seguin, Un Micro sous votre oreiller.

« La justice républicaine devrait bien être le seul arbitre de la vie sociale ! Hélas, l’injustice est si criante en territoire socialiste que tout le monde en perd la boule (de cristal). »  Claire Seguin, Un Micro sous votre oreiller.

« Monsieur Hollande prétend qu’il aura des comptes à rendre dans deux mois sur le chômage ! Eh bien le compte à rebours est ouvert : il aura des comptes à me rendre sur mon chômage aussi, s’il n’est pas réglé d’ici là ! » Claire Seguin, Un Micro sous votre oreiller.

« Comment mettre un pays au bord du gouffre ? Mensonges, mensonges, hypocrisie : du chômage (organisé) à la justice (bafouée), j’ai tout expérimenté des pratiques socialistes ! Et je suis rendue en Grèce ! » Claire Seguin, Un Micro sous votre oreiller.

« Et si un jour, l’Europe policière, solidaire de l’Etat français dans le harcèlement et la surveillance inexpliqués qu’elle me fait endurer, se montrait aussi peu fiable qu’Obama… Devant un tel manque de charisme chez François Hollande, je me mets à rêver… » Claire Seguin, Un Micro sous votre oreiller.

« Je râle. Ils raillent. Certes ! Mais le gouvernement socialiste fera-t-il disparaître le chômage avec des blagues misogynes ? Et rétablira-t-il une justice qui protège les blagueurs aux dépens de la blogueuse ? » Claire Seguin, Un Micro sous votre oreiller.

Ce dernier commentaire a été retiré par le modérateur de l’Express :

« Bonjour,

Votre message a été modéré.

Les propos diffamatoires, contenant des affirmations fausses ou invérifiables sur des personnes ou entreprises, ne sont pas acceptés sur notre site.

Pour plus d’informations sur notre politique de modération, vous pouvez lire notre charte des commentaires.

Bien à vous,
Directeur éditorial LEXPRESS.fr

Ps : pour rappel, le texte de votre article était:

—————————————
Je râle. Ils raillent. Certes ! Mais le gouvernement socialiste fera-t-il disparaître le chômage avec des blagues misogynes ? Et rétablira-t-il une justice qui protège les blagueurs aux dépens de la blogueuse ? Claire Seguin, Un Micro sous votre oreiller.
————————————— »

L’Express a l’air très informé de ma situation. Mais pourquoi personne ne porte-t-il plainte contre moi ? Je serais si heureuse de trouver l’occasion de prouver ce que je dis…

Protestation des derniers jours du mois d’août 2013.

Exaspérée par certains commentaires mis en ligne cet été sur Youtube, alors que dans le même temps mon blog, en partie abandonné, ne recevait presque plus de visites, j’ai jugé utile de faire quelques « mises au point ».

Le 29 août 2013.

Précisions apportées sur la vidéo et ses commentaires en ligne sur Youtube :

« Je tiens à souligner que je me désolidarise de façon radicale des commentaires même bienveillants qui présenteraient des connotations propres à un discours d’extrême-droite. Pour deux raisons :

  1. La première parce que je récuse et très souvent condamne sans appel les idées comme les prises de position de l’extrême-droite.
  2. La seconde parce qu’il m’est arrivé à plusieurs reprises, alors que j’étais importunée par des internautes au point de devoir les contacter pour les faire taire, de m’apercevoir que leurs propos tendancieux, pouvant évoquer l’extrême-droite, et se présentant comme bienveillants, étaient tenus en réalité par des « petits malins » de la clientèle socialiste cherchant à disqualifier mes propos.

Au rebours de mon blog, tous les commentaires déposés sur Youtube sont publiés. Il n’y a aucune censure. »

Commentaire laissé en ligne sur des articles consacrés au « Care », notion que vient de (re)lancer Martine Aubry pour sa rentrée politique :

« La notion de « care »  que Martine Aubry entend promouvoir, c’est la Charité chrétienne des bonnes dames de la Bourgeoisie : la caritas. On les voit peu en France, mais lorsqu’on voyage dans les pays européens et anglo-saxons, les publicités de l’organisme de secours de l’Eglise catholique sont très présentes : Caritas. Aubry est elle-même d’un cynisme sans borne et a érigé en mode politique à Lille la haine collective autorisée et organisée par le pouvoir. Un vrai socialiste n’attend pas qu’on lui fasse la charité. Il se prend en charge avec l’aide de ses camarades socialistes. Ca s’appelle la solidarité, et la solidarité véritable n’a pas besoin de meurtre collectif pour rassembler ses « ouailles »  dans une complicité malsaine. Claire Seguin, Un Micro sous votre oreiller. »

Yahoo.fr / L’Express/Le Figaro.

Le 31 août 2013 :

Commentaires mis en ligne sur Yahoo, sur trois articles : 1. La cote de François Hollande remonte à 28% selon Ipsos (Lundi 26 août 2013) ; 2. François Hollande optimiste sur la croissance et les impôts (Reuters, le 31) ; 3. Rentrée en pente dure : François Hollande a-t-il décrété une pause fiscale parce qu’il sentait monter une grève des impôts ? (Atlantico, idem).

« Tout va bien pour M. Hollande et sa clientèle socialiste. Les nouvelles de Grèce sont bonnes. C’est leur version du « Care »  prônée à Lille par Martine Aubry. Claire Seguin. Un Micro sous votre oreiller. »

« M. Hollande attend des nouvelles de Grèce. Si tout va bien, la vie reprendra comme avant, les impôts aussi. C’est sa version du « Care »  prônée à Lille par Martine Aubry : bientôt. Claire Seguin. Un Micro sous votre oreiller. »

« A l’Elysée, le président veut rassurer sa clientèle socialiste. Les nouvelles de Grèce sont bonnes. C’est sa version du « Care » imaginée à Lille par Martine Aubry. Claire Seguin. Un Micro sous votre oreiller. »

Commentaire mis en ligne sur le site de L’Express, article : « Les Français pourront saisir la police des polices dès lundi ». (31/08/2013 – 15h30)

« Je ne pensais pas apprendre une aussi bonne nouvelle en cherchant à faire savoir que je suis victime de la police même à l’étranger. D’après les textes, tant de choses sont possibles pour se défendre… Je suppose que c’est sa version du « Care » imaginée à Lille par Martine Aubry. Claire Seguin. Un Micro sous votre oreiller. »

Commentaire mis en ligne sur le site du Figaro, article : « La bonne cause des impôts ».

« J’aimerais tant savoir quelle est la bonne cause qui justifie qu’on dépense les impôts des Français pour m’empêcher de vivre en paix… A l’Elysée, le président peut rassurer sa clientèle socialiste. Les nouvelles de Grèce sont bonnes. C’est sa version du « Care » imaginée à Lille par Martine Aubry : les impôts ne sont pas pour aujourd’hui mais pour bientôt. Claire Seguin. Un Micro sous votre oreiller. »

Je souhaite au Parti socialiste en général et à l’Education nationale en particulier une bonne rentrée. En rhétorique, cela s’appelle de l’ironie. Mais je sais combien il est difficile de comprendre de qu’on lit.

Eté 2013 : Protestation contre le harcèlement qui perdure.

Malgré la suspension de ce blog, je me trouve à nouveau dans l’obligation de protester contre la persistance du harcèlement dont je suis victime. 

De Londres à Budapest, de Budapest à Athènes, je me heurte à des phénomènes analogues à ceux décrits dès l’ouverture de ces pages. En outre, depuis mon départ de Lille, la connotation misogyne des attaques n’a fait que s’accentuer, avec un recours aux poncifs les plus consternants sur les femmes (alcool, sexe, stupidité) qui trahit chez mes adversaires un mode de pensée aussi ringard qu’il peut être féroce. Moi qui suis Docteur ès Lettres, licenciée en Histoire de l’art, qui ai enseigné pendant près de dix ans, y compris à l’université, je me vois ainsi humiliée au quotidien de façon répétée, et de préférence par des jeunes gens sans la moindre instruction. 

A un tel stade de brutalité et de vulgarité, cette misogynie ne peut parvenir à me faire honte. Elle fait honte à cette intelligentsia qui a la bouche pleine de ses propres vertus humanistes, mais qui outrage toutes les valeurs de la démocratie et des Droits de l’Homme. Elle fait honte à l’Ecole Normale Supérieure qui dilapide l’héritage qui a fait sa gloire : imagine-t-on Sartre ou Simone de Beauvoir lancer contre une femme une « chasse à l’homme » internationale sur des thématiques misogynes et réactionnaires ? Elle fait honte enfin à la France et au Parti socialiste qui la gouverne en révélant aux yeux de tous ses tares les moins avouables, sa misogynie, son hypocrisie.

Les succès que cette clique rencontre sur la toile ne devraient pas aveugler les Français. J’ai remarqué aussi quelques hommes, quelques femmes, indignés par la diffamation orchestrée contre moi. Et certains avaient une autre stature que ces esprits médiocres qui ont investi les réseaux sociaux. 

L’art de la guerre de ces pseudo « démocrates » ne manque pas de me rappeler ce principe machiavélien qui veut que la grandeur d’un prince naisse de ses victoires sur l’opposition et qui invite donc celui-ci à la susciter (1). Tandis que François Mitterrand accédait  au pouvoir en 1981, avec le soutien de ses alliés catholiques, les Pierre Mauroy, Jacques Delors, Martine Aubry, pour se tailler un destin digne du pape Alexandre VI et de son fils César Borgia, j’ai vu ma vie sombrer, année après année, selon une courbe bien analogue à celle de la gauche française. Aujourd’hui la gauche de la gauche et du Parti socialiste, la seule « vraie gauche », celle de Martine Aubry, entend donner des leçons de socialisme à son président. La maire de Lille parlera-t-elle à la rentrée du peuple, des femmes, des droits humains et de la citoyenneté française inaliénable ? Evoquera-t-elle l’engagement militant de son père pour défendre et illustrer les principes moraux du personnalisme, inspirés d’Emmanuel Mounier ? Proposera-t-elle de grands chantiers à la jeunesse pour rassembler son fidèle électorat de l’Education nationale ? Et brandira-t-elle Claire Seguin comme épouvantail devant ce peuple de gauche qui rêve tant de victoires ? Le peuple de gauche ne devrait pas s’inquiéter de son avenir. Martine Aubry est une femme de principes, et le papa de Martine Aubry a déjà allumé les cierges à Notre-Dame-de-la-Treille. Standing ovation ! (2)

La cruauté de la vie m’oblige toujours à tenir le loup par les oreilles. Mais en dépit de l’exil, de l’adversité et de la situation critique dans laquelle je me trouve, je tiens à rappeler aussi que j’ai toujours la prise bien en mains. 

1. Nicolas Machiavel, Le Prince (1513), Le Livre de poche, 2000, Chapitre 20, p. 143 et sq.

2. Je propose à la perspicacité de mes lecteurs trois articles :

a) un double article paru sur le site de La Voix du Nord, le journal régionaliste du nord de la France, relatant une ovation lancée par Gérard Mulliez pour célébrer un discours de Jacques Delors sur l’Europe, à Lille (18-19 mai 2013, Lille, Cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille; le double article est toujours en ligne sur le site; la lecture de cinq articles par mois est gratuite). Gérard Mulliez, qui se dit apolitique mais catholique, a fait fortune avec son entreprise familiale (les supermarchés Auchan). 

b) un court extrait d’un article publicitaire de propagande Anti-Mitterrandienne paru dans la presse internationale en 1981. La photographie a été faite à partir d’une copie du Washington Post datant du 09/12/1981 que j’ai trouvée dans un dossier des services diplomatiques britanniques au sujet du French Socialist Party (1981), lorsque je l’ai consulté à Londres, aux archives nationales britanniques de Kew Gardens.

c) La copie d’un article du même Washington Post  datant du 22/12/1981, commentant cette campagne de propagande Anti-Mitterrandienne, et que j’ai trouvée au même endroit.

Je prie mes lecteurs de bien vouloir m’excuser de la mauvaise qualité de mes supports (qui me paraissent cependant lisibles). Les temps sont difficiles. Les non-anglicistes se feront aider par leur grande sœur pour déchiffrer les papiers. 

NB : Tout le sel des (rares) commentaires publiés à la suite de l’article « Fin de partie » provient de leur date.

Fin de partie  jacques-delors-ovationne-a-lille-20131-212x300

Jacques Delors ovationné à Lille 2013.

francois-mitterrand-vu-par-ses-adversaires-en-19811-207x300 Déni de justice

François Mitterrand vu par ses adversaires en 1981.

campagne-anti-mitterrand-19811-191x300 Droits de l'homme

Campagne Anti-Mitterrand 1981.

Novembre 2012-Mai 2013: Les oreilles de l’iceberg dépassant du buisson derrière lequel il tente toujours de se cacher… 

Campagne de protestation Avril-Mai 2013 (alors que la diffamation redouble sur mon lieu de vie comme en France, et auprès des personnes auxquelles je pourrais tenter de demander de l’aide).

Si les Français refusent de me rendre justice, s’ils n’ont pas le courage non plus de me dire ce qu’ils me reprochent, qu’ils me laissent au moins vivre en paix, a fortiori lorsque j’ai quitté la France.

Mailing Avril 2013

Blog : Un Micro /Author sick and angry / Auteur malade et en colère

Madam, Sir

Madame, Monsieur,

I have to declare publicly that I won’t go back to France for living, especially if I am sick.

Je tiens à faire savoir de façon publique que je ne rentrerai pas en France, en particulier si je suis malade.

I have a cough, no syndrome of Stockholm.

Je tousse mais ne présente aucun syndrome de Stockholm.

I would appreciate to be allowed to live in peace.

J’apprécierais d’être autorisée à vivre en paix.

The address of the Blog that you refuse to read, « Un micro sous votre oreiller » :

L’adresse du Blog que vous refusez de lire, « Un micro sous votre oreiller » :

[l’adresse du blog]

Explanation on attached files.

Explications sur les fichiers joints.

(I don’t smoke / Je ne fume pas)

Claire Seguin

If you don’t want to receive any message anymore, tell me. Your address will be erased.

Si vous ne voulez plus recevoir de message, faites-le moi savoir. Votre adresse sera effacée du listing.

Mailing Mai 2013

Blog / Un Micro : Opéra-tion Vos Impôts / Your Taxes

En français / In English.

Madame, Monsieur,

Je vous ai contacté par mail à l’occasion de mouvements de protestation que j’avais organisés pour sensibiliser les Français à ma situation de détresse. Certains se sont étonnés : « Pourquoi nous ? ». D’autres ont exprimé leur hostilité, et parfois transmis mon mail « à la gendarmerie » ! Les forces de l’ordre sont hélas très informées de mon blog et pour certaines collaborent au harcèlement dont je suis victime. Seuls des moyens accordés par les Etats européens ou américains peuvent expliquer la surveillance constante dont je fais l’objet. Mais en tant que citoyens êtes-vous bien consentants pour payer ce lynchage avec vos impôts ?

Toujours en détresse, je viens de mettre en ligne un nouveau document sur mon blog : [l’adresse du blog]

 Je serais heureuse que vous en preniez connaissance et le fassiez connaître.

Claire Seguin

Madam, Sir,

I have contacted you by mail on the occasion of protestations that I had organized in order to make the French people sensitive to my distress. Some people wondered : “Why us ?”. Some others expressed their hostility, and sometimes passed on my mail “to the police” ! Alas the police are well-informed about my blog and some of them collaborate on the harassment that I am victim. Only means granted by the European or American states can explain the constant watch over me. But as citizens do you really agree with this lynching financed by your taxes ?

Still in distress, I have a new document on line on my blog (A microphone under your pillow) : [l’adresse du blog]

 This document is translated on the English page. I would be happy if you read it and made it known.

Claire Seguin

If you don’t want to receive any message anymore, tell me. Your address will be erased.

Si vous ne voulez plus recevoir de message, faites-le moi savoir. Votre adresse sera effacée du listing.

(Les documents cités sont ceux affichés ci-dessous : Santé à ma santé (1&2) et Nicolas Poussin (1&2)).

Quelques commentaires sur Yahoo, ces deux derniers jours, au gré de ma présence occasionnelle sur internet, pour compléter les mailings.

Lundi 27 mai 2013

François Hollande célèbre les résistants de la première heure

Reuters – il y a 3 heures

PARIS (Reuters) - François Hollande a célébré lundi le 70e anniversaire de la naissance du Conseil national de la Résistance, moment fondateur de la France d’après-guerre, appelant les Français à s’inspirer de son esprit pour croire en l’avenir malgré la crise.

ClairSeg  •  il y a 6 minutes 

Les droits et la liberté de la citoyenne que je suis sont-ils inclus dans cette belle profession de foi ? Proche du désespoir, j’aimerais, à défaut de pouvoir obtenir justice d’un pays qui m’a salie et trahie, qu’on me laisse au moins vivre en paix… J’ai quitté la France et il me faut encore me battre contre les sbires du Parti socialiste, contre une police qui n’est pas capable de me dire ce qu’elle me reproche, contre la calomnie… L’esprit de Résistance des Français, je cherche encore à le mobiliser…
Claire Seguin, Un micro sous votre oreiller.

Mercredi 29 mai 2013

Hollande et Ayrault enrayent leur chute, selon TNS Sofres

PARIS (Reuters) – La cote de confiance François Hollande est en hausse de cinq points à 29% et celle de Jean-Marc Ayrault monte de trois points à 26%, selon le baromètre TNS Sofres pour Le Figaro Magazine de juin, diffusé mardi.

ClairSeg  •  il y a 2 heures 10 minutes 

Ouf, ça va mieux ! Maintenant que l’Amérique a rendu à DSK sa respectabilité en l’invitant à Cannes, Monsieur Hollande devrait faire entrer Martine Aubry au gouvernement. Et à la prochaine cohabitation, il prend Sarkozy comme Premier ministre. Comme ça, l’équipe sera au complet…

Un utilisateur Yahoo!  •  il y a 2 heures 2 minutes

Qu’est-ce qui a changé en France ces derniers jours pour modifier ces sondages à la hausse ?…. On ne sait pas !

ClairSeg  •  il y a 1 heure 57 minutes 

Ouf, ça va mieux ! Et si la petite bande en profitait pour me rendre ma liberté ?! Je suis fatiguée de vivre avec « un micro sous mon oreiller »…

François Hollande poursuit son tour de France

Par Le Nouvel Observateur avec AFP | Le Nouvel Observateur – il y a 1 heure 54 minutes

François Hollande se rendra mercredi 29 et jeudi 30 mai à Rodez (Aveyron) et Castres (Tarn) pour son premier déplacement de deux jours en province depuis deux mois et demi. La visite aura pour thème l’emploi. 

ClairSeg  •  il y a 1 heure 16 minutes 

Et moi, je poursuis mon tour de l’Europe, désespérée de trouver un pays où je puisse vivre sans « micro sous mon oreiller »….

1 réponse

MAX  •  il y a 1 heure 12 minutes 

Allez voir hors de l’Europe….

ClairSeg • il y a une seconde

Mais je suis prisonnière de l’Europe. Les campagnes de diffamation n’ont pas de frontières, j’ai déjà connu l’enfer au Canada. En Europe, j’ai au moins la possibilité de circuler et (a priori) de travailler sans papiers et sans rien demander à personne.

Séquence « emploi » de Hollande, avec deux jours en région

PARIS (Reuters) – Deux mois et demi après son déplacement à Dijon, François Hollande renoue cette semaine avec le principe d’une visite en région étalée sur deux jours dans l’Aveyron et le Tarn, où il parlera emploi et redressement industriel.

ClairSeg • il y a une seconde

Mon droit de travailler est-il compatible avec « un micro sous l’oreiller » ? Que compte faire Monsieur Hollande pour les femmes mises au ban de la société ?

Recommandations de Bruxelles : Hollande et Ayrault répondent que la France ira à son rythme

Atlantico. Face aux demandes de Bruxelles de ramener le déficit à 2,8% en 2015, le président rappelle que Bruxelles « n’a pas à nous dicter » notre conduite.

ClairSeg  •  il y a 18 minutes 

Pour faire des économies, je suggère à Monsieur Hollande de mettre à pied les policiers qui me surveillent. D’ailleurs qui surveillent quoi ? C’est ahurissant ce à quoi peut servir l’argent des contribuables !

ClairSeg  •  il y a 9 minutes 

Faites donc des économies ! Certes, le policier qui a surveillé le départ de Londres du dangereux auteur d’Un micro sous votre oreiller était Anglais. Et grincheux comme un sous-chef dans son costume et sa berline noire ! C’était autre chose qu’une tronche de rosbif déguisée en Bobby ! Mais il ne faut pas rêver, les Anglais présentent toujours la facture !

Hollande sur Spanghero: « nous ferons tout »

Par AFP | AFP – il y a 50 minutes

François Hollande a assuré mercredi à Rodez (Aveyron) que le gouvernement « ferait tout » pour que les salariés de Spanghero puissent retrouver un repreneur ou à défaut bénéficient d’un reclassement « exemplaire ».

ClairSeg  •  il y a 16 minutes 

Ah la la, s’il faisait tout pour m’oublier, moi, je serais ravie !!!!

Je suis hélas bien placée pour savoir ce que valent les promesses de François Hollande : rien. Je n’ai besoin de l’aide de personne pour me réinsérer dans la société et je ne demande rien. Mais je n’accepterai pas non plus d’être calomniée, où que j’aille, par des gens qui n’ont jamais eu le courage, en trente ans, de dialoguer avec moi.

Réclamer qu’on me laisse vivre en paix, sans « micro sous mon oreiller », ce n’est pas demander une faveur, c’est exiger le minimum de la dignité humaine, le simple respect de mes droits humains fondamentaux, l’application basique des valeurs de la démocratie.

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Nicolas Poussin 1

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Nicolas Poussin 2

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Sante a ma sante 1

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Sante a ma sante 2

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Entretien fictif / Pole Emploi 1

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Entretien fictif / Pole Emploi 2

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Ma reponse a Pole Emploi

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MGEN : la mutuelle des enseignants

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La fausse transparence de Facebook 1

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La fausse transparence de Facebook 2

Du boulot !

Hier après-midi, j’ai fait la sieste. Une vraie sieste. Je m’étais levée à six heures moins le quart. De 7h30 à 8h30, j’avais distribué des « petits papiers » à la Gare Lille-Flandres. De retour chez moi frigorifiée, j’ai pris un café en lisant la presse. A neuf heures et quart, j’étais au cybercafé où j’ai fait la promotion de mon blog sur internet jusqu’à près de midi. Après le déjeuner, une sieste m’a semblé bienvenue. Cela fait six semaines que je turbine à plein pot pour relancer la promotion du blog, six-heures-minuit, dimanche compris, et depuis le week-end dernier, je présente quelques signes de fatigue. Rien de grave. Mais une sieste en après-midi, lorsque je me suis levée avant six heures, me semble parfois relever de la bonne gestion de mes forces si je veux continuer à me battre avec efficacité sur le long terme.

Après ma sieste, j’ai repris le joug et je suis retournée au cybercafé pour quelques bricoles à mettre au point, que j’avais laissées en rade à midi, épuisée, pour aller déjeuner. Le patron de la boutique m’a accueillie en poussant de hauts cris : « La sieste a-t-elle été bonne ? » (!)

« Excellente, Monsieur ! Mais comment savez-vous que j’ai fait la sieste ?! » J’ai eu beau répéter ma question deux fois, et tenter de prolonger le dialogue en prenant la défense de mon emploi du temps, je n’ai obtenu aucune réponse…

Je tiens à rappeler que je ne suis pas consentante pour participer à un divertissement collectif de type « Loft story ».

Ce monsieur, comme bien d’autres à Lille, trouve que je travaille trop. Et de mon côté, je trouve qu’à travailler autant, il serait plus judicieux de trouver une activité rémunérée. Mais le problème se pose de la même façon que pour le logement : je n’accepterai pas n’importe quoi, terrifiée par la menace d’une « clochardisation ». Pôle emploi m’a fait une proposition fin août que j’ai dû décliner : deux heures de cours de Français ou d’Histoire-Géographie à Valenciennes, au Lycée La Sagesse. La sagesse comprise par Pôle emploi n’entre pas dans les critères de sélection rationnels que j’ai imposés à ma recherche d’emploi. Je tiens à travailler pour subvenir à mes besoins, pas pour occuper mon temps libre de paria auquel le droit fondamental au travail, droit inscrit dans la charte des Droits de L’Homme, est refusé. Enfin je tiens à obtenir un emploi à la hauteur de mes qualifications et de mes talents… mais quel employeur offrirait un emploi à responsabilité à une personne dont la vie privée n’est pas respectée et dont les activités et les conversations domestiques font l’objet de commentaires diffusés dans la population en quasi-instantané ! Hier, j’ai fait la sieste. Et tout le quartier était au courant.

La seule proposition d’emploi de Pôle emploi depuis mon retour du Canada en 2009 :

Du boulot ! pdf Pôle Emploi

Du boulot, au quotidien, j’en ai par-dessus la tête, et personne à Lille n’oserait prétendre que je manque de courage à l’abattre. La « jeune fille de bonne famille » contre laquelle j’ai fini par porter plainte se lamente dans son blog : à voir le nombre de mes affichettes répandues à travers la ville, elle se demande si je n’aurais pas « des roulettes sous la semelle de mes chaussures » et fait des suppositions perfides : cette femme serait peut-être « plusieurs dans sa tête ». La complainte est la même du côté de la police. L’équipe du Brigadier L., au commissariat de Fives, se plaint de mes affiches lorsque je téléphone pour me plaindre d’atteintes à la vie privée…

pdf Droits de l'homme Affiches Septembre 2011

Dimanche soir encore, je collais des affiches à plus de minuit passé. J’ai eu la mauvaise idée, pour finir la soirée, de m’aventurer dans le Vieux Lille. Je n’ai pas tenu longtemps. J’approchais de la rue Sainte-Catherine quand deux jeunes gars au volant d’un coupé démodé m’ont apostrophée. Lorsque je me suis retournée, je les ai pris pour des banlieusards adeptes du tuning. Pour un peu, j’aurais renvoyé paître ces « malotrus ». Mais le ton avec lequel ils m’ont adressé la parole ne laissait aucun doute : il s’agissait bien de deux policiers en civil circulant dans une voiture banalisée. Ils n’ont pas aimé ma « déco » et m’ont demandé de retirer mes affiches. J’ai cherché à m’éclipser en allant jeter les deux premières dans la corbeille publique au coin de la rue. Cela ne leur a pas plu non plus. Ils sont remontés dans leur coupé tandis que je prenais une rue transversale au pas de charge. Cela s’est terminé en course poursuite. Le gars courait plus vite que moi. Ils ont jeté ma colle dans une bouche d’égout, et m’ont demandé quel était mon message. Je leur ai répondu que j’aimerais que la police fasse son travail et enquête sur mes plaintes. Nous nous sommes pris la tête. Ils m’ont confisqué mes affiches. Je leur ai rétorqué que j’en collerais d’autres, cela ne changerait rien à mon combat. Ma paire de baskets n’a toujours pas fini de faire du service. Certes, la perte n’était pas grave, mais il me restait bien une heure de boulot !

Monsieur le Président de la République, je ne demande pas mieux que d’arrêter de coller des affiches et de vous envoyer des messages qui vous déplaisent. Mais l’injustice est trop criante et fait honte à notre pays. Je me permets donc de vous lancer ce matin un nouvel appel :

Monsieur le Président de la République,

Vous avez ce matin un entretien avec Madame Marie-Claire Carrère-Gée, présidente du conseil d’orientation pour l’emploi. Êtes-vous le garant du droit au travail pour tous les citoyens et quelles mesures allez-vous prendre pour préserver ce droit fondamental ?

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma considération respectueuse.

Claire Seguin

Message adressé grâce à la messagerie du site de la Présidence de la République.

« J’ai mal aux dents »

C’est la rentrée !

Les professeurs se sont présentés ce matin, vendredi 2 septembre 2011, dans leurs établissements scolaires et les élèves prendront le chemin de l’école lundi 5. Les anciens vacanciers repeuplent les rues de Lille. La Braderie se prépare : la reprise du travail commence par une fête dans la capitale du nord. C’est la rentrée !

Que de questions et d’appréhensions avant la reprise. Pensez-vous que cette année votre patron sera informé de vos conversations domestiques ? Vos collègues auront-ils un droit de regard sur votre sexualité ? Y aura-t-il un micro sous votre oreiller ?

Après deux mois d’oubli, c’est le moment de prendre des résolutions. Votre père répondra-t-il à vos questions ? Et répondrez-vous cette année à celles de vos enfants ? Exposerez-vous vos gamins à l’inconscient délétère de l’écrivain Marie-Aude Murail, fer de lance de l’Education Nationale et de la littérature jeunesse, qui dit d’elle-même : « Je parle comme on viole » (1) ? Laisserez-vous les idées rétrogrades de la phallocratie et de la misogynie modeler leur imaginaire ? Vous avez tous lu les Droits de l’Homme ! Ceux de la Femme seront-ils différents cette année ?

La grande question de la rentrée est de savoir si le lynchage collectif sera la justice de l’année. Participerez-vous à la traque locale ou oserez-vous vous indigner ? Rappelez-vous les paroles de Willy Brandt dont Lille a fait sa devise : « Ne l’oubliez jamais : celui qui laisse se prolonger une injustice, ouvre la voie à la suivante »(2).

J’ai mal aux dents.

Leçon d’Humanité

Ma situation se dégrade encore. Les atteintes à la vie privée et aux libertés fondamentales sont insupportables et relèvent de la torture collective lorsqu’elles sont perpétrées sous les quolibets et les insultes de l’Etat comme de l’Homme de la rue. La bourgeoisie locale est en train de me « voler » mon appartement, il n’y a pas d’autre mot pour le dire, tandis qu’elle tente de me terrifier et de me réduire au silence en agitant le spectre d’une « clochardisation » : je pourrais d’ici quelques semaines tout au plus être jetée à la rue… Je suppose qu’elle espère négocier ma sujétion contre l’octroi d’un logement social minable et d’une allocation de survie, qui me maintiendraient dans une misère décente aux yeux de la population. Une femme comme moi, qui a fait plus de dix ans d’études, brillantes, et qui les a réussies, qui a enseigné ensuite pendant près de dix autres années, qui est débordante d’énergie, de vitalité et d’inventivité, peut-elle se laisser réduire à une vie misérable en échange d’un bol de soupe ? La monstruosité d’un tel projet ne rabaisse que ceux qui l’on conçu.

Le public averti, qui a accès aux informations illégales qui se transmettent entre affranchis, manifeste partout la même jouissance de participer impunément à un lynchage collectif : depuis les insultes caractérisées ou implicites, jusqu’aux questions bénignes, mais tout aussi abjectes que des attaques, sur « toutes les petites poches de mon sac à main » par exemple (!), ce public prend plaisir à s’imaginer intelligent là où il n’est que victime d’une manipulation. Mes réactions sont prévues comme une mécanique instinctive, mais ces intellectuels cyniques ont pris la précaution de préparer le terrain par une multitude de petites insinuations qui finissent par prendre sens sur la durée : je devrais faire de la politique et lire L’Humanité. Après avoir rejeté le catholicisme, je devrais me tourner vers le parti communiste, un parti dont je me suis pourtant écartée dès l’adolescence, et pour une raison simple : je suis opposée à toute forme de dictature, y compris la dictature du prolétariat. Que reste-t-il alors ? Mais la condamnation suprême… Depuis le cultureux gauchiste jusqu’au catholique bigot, en passant par la féministe et la lesbienne, si jamais celles-ci sont aussi anglicistes ou normaliennes, chacun y va de sa grille de lecture, qu’il adapte en fonction de ses propres lubies. Ils comprennent, ils commentent, ils savent. La seule chose qu’ils sont incapables de concevoir, c’est leur propre aveuglement, et leur communion collective, par delà toutes les barrières idéologiques, religieuses, politiques, dans un seul sentiment dominant : la misogynie.

Une culpabilité lancinante joue aussi son rôle dans leur acharnement. Depuis Marie-Aude Murail et sa clique, jusqu’aux derniers ennemis identifiés, et sortis du chapeau par miracle, tous ont un point commun : ils sont nés vers 1950, à deux ou trois ans près, ou sont les enfants d’adultes nés vers 1950 !  Plus âgés que moi d’une quinzaine d’années, ils sont hantés par l’idée de répétition et par la culpabilité de la génération de leurs parents. Tout au long de l’été, j’ai été confrontée à d’anciens élèves du collège Albert Samain, à Roubaix, où j’étais en poste avant ma démission. J’ai fini par m’apercevoir que ces rencontres, en apparence fortuites, étaient en fait organisées par des éducateurs qui cherchent à me convaincre que je ne peux pas condamner des professeurs après en avoir été un moi-même. Or je récuse toute culpabilité et toute circularité des « fautes ». Je ne crois ni à la répétition, ni à la fatalité, ni aux recettes psychologiques. Elles n’adviennent que si on les accepte. Et chacun peut s’en libérer s’il le désire. Quant à savoir si j’ai été ou non un bon professeur, je ne vois pas qui pourrait en juger avec justice compte tenu du harcèlement insupportable, et qui est allé jusqu’aux menaces de mort, que j’ai enduré tout le temps où j’ai enseigné… un harcèlement qui était le fait de l’administration comme du corps enseignant. Les cours en tout cas ont toujours été assurés avec le plus grand sérieux. La seule chose que je vois, c’est la monstruosité d’adultes qui sont en train d’instrumentaliser à leur profit des jeunes gens, choisis parmi les plus fragiles, qu’ils poussent aux insultes et à la haine, pour servir les intérêts de leur caste.

J’ai mal aux dents.

Impunité

L’esprit de caste est bien la dominante des adversaires que je dois affronter : le réseau, à forte composante familiale et corporatiste, est constitué d’une petite bourgeoisie montante, qui doit encore travailler dur pour gagner (très) bien sa vie, et qui frappe à la porte du club des riches. A Lille, dès que la situation financière le permet, ces besogneux s’offrent une jolie propriété dans le triangle des bermudas bourgeois situé entre Tourcoing, Mouvaux et Bondues. Ils rêvent d’enfiler le pantalon et de se targuer de la respectabilité que confère le costume. Mais pour cela il faut à ces « jeunes gens de bonne famille » et à leurs parents  l’impunité : pas de plainte à leur encontre, pas de tache au blason qui s’élabore.

Je dois reconnaître qu’ils ont le bras long. Ma dernière plainte, nominale enfin (mon enquête progresse), contre un des membres de la bande, M. S., a fait long feu. En un mois, cette plainte pour « Injure publique / Diffamation publique », comportant 19 pages dont 13 de documents établissant les faits, a été classée sans suite au motif que : « Les faits dont vous vous êtes plaint ne sont pas punis par la loi » ! Je portais plainte pour diffamation, témoignant aussi d’une connaissance anormale de ma vie privée. Cette jeune femme, lilloise, outre les insultes et les jugements diffamatoires qu’elle se permet, connaît par exemple le prénom du jeune vendangeur bourguignon dont je fais le portrait dans le texte « Vendanges dans le Beaujolais »(3), alors qu’elle prétend m’avoir rencontrée quelques jours plus tôt à Rihour lors d’une distribution de petits papiers. D’autres incidents des dites vendanges, jamais racontées, apparaissent ailleurs dans son blog.

Elle invite aussi son ami bourguignon à répondre à ma « lettre » ! Quelle lettre ? Mon texte n’est pas une « lettre »… En y regardant de plus près, je découvre que la jeune femme multiplie dans son blog, lorsqu’elle parle de moi, des insinuations sur le thème de la « Lettre », insinuations que je déplore aussi depuis des années dans mon entourage, sans obtenir de réponse à mes questions, et que j’avais déjà évoquées dans ma plainte contre mon père. Je trouve que cela fait beaucoup.

J’invite donc cette jeune femme, que je ne connais pas, avec laquelle je ne partage pas de connaissances, et que j’ai mis plusieurs semaines à identifier, à répondre elle-même à mes questions : comment me connaît-elle ? Quelles sont ses relations avec les vendangeurs du Beaujolais ? Que signifient ses insinuations sur le thème de la « Lettre » ? Tiens, de façon exceptionnelle, je lui laisse les commentaires ouverts ! Mais qu’elle soit certaine, si elle ne se manifeste pas, que je trouverai une occasion prochaine de lui poser mes questions de vive voix, et de préférence en public. Emotive comme je l’ai découverte la première fois où je l’ai abordée, elle devrait peut-être munir son sac à main d’un sucre ou d’un flacon de sels… Quoique, après tout, elle ne risque pas grand chose : l’impunité lui est acquise.

J’ai mal aux dents.

« Le symptôme final ! Le grand symptôme ! » (4)

J’ai passé l’âge de jouer à l’élève et je n’ai aucune envie de rejoindre le camp des professeurs assassins. Enfin je préfèrerais être guérie du mal de dents par un dentiste plutôt que par un croque-mort. Si je crains, à juste titre, les coups de poignard en traître, je n’ai pas peur d’avoir à rendre compte de mes actes, ni de monter au combat. Cette jeune femme ne me fera endosser aucun brassard politique. J’ai la conscience tranquille. Je n’ai aucun cadavre à faire porter par la bonne. D’ailleurs je n’ai pas de bonne non plus. Et je m’en trouve bien.

J’ai mal aux dents.

Et je crois qu’il est grand temps de régler le problème.

Notes :

1. Marie-Aude Murail, revue Phréatique, n°30-31, Hiver 1984, p. 172. Voir le fichier « Origine des calomnies », dans l’article du 26/11/2010 : « A l’ombre tutélaire de l’avantageux ministre, Monsieur Xavier Darcos« ; voir aussi les articles « Manipulation & intimidation« , du 26/11/2010, et « Une exécution publique« , du 04/03/2011.

2. Willy Brandt, 14 septembre 1992, « Vergesst nicht : Wer unrecht lange geschehen lässt, bahnt dem nächsten den Weg », avenue Willy Brandt à Lille, entre la gare Lille-Flandres et Euralille.

3. Blog, « Vendanges dans le Beaujolais », texte inséré dans l’article du 13/12/2010, « Emploi : le droit au travail existe-t-il encore en France ? ».

4. Eugène Ionesco, La Leçon, édition présentée par Emmanuel Jacquart pour Gallimard, coll. Folio; La Leçon, 1954; la préface, 1991; le dossier, 1994; p. 79.

La courte pièce de théâtre met en scène trois personnages. Une jeune fille se présente chez un professeur pour prendre des leçons. Il commence par l’arithmétique, enchaîne par la philologie. Sa bonne, Marie, le met en garde, mais il refuse de l’écouter. De timide, il devient agressif. La jeune fille se met à avoir mal aux dents. Il finit par la tuer. La bonne le gronde mais l’aide à se débarrasser du cadavre de la jeune fille, l’une des 40 victimes de la journée.

Plainte contre M.S. classée sans suite :

Plainte classée sans suite

Question posée au Président de la République

Jeudi 10 février 2011, Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République, s’adressera aux Français sur Tf1 dans l’émission « Paroles de Français », à partir de 20h30.

A cette occasion, je lui ai posé une question, référencée sur le site de la Chaîne de télévision Tf1, sous le pseudonyme Microoreiller, le 9 février 2011 à 12h12 :

« Monsieur le Président de la République,

Le 7 septembre 2010, je vous ai adressé une Lettre ouverte dans laquelle je vous faisais part de la situation de détresse dans laquelle je me trouve. Depuis plus de sept ans, je porte plainte contre l’Education nationale sans obtenir de réponse de la justice, alors que ma situation se dégrade de jour en jour.

Après avoir démissionné de mon emploi de professeur en 2007, j’ai cherché à quitter la France, mais je me suis heurtée  à  l’étranger à des campagnes de diffamation si violentes que j’ai été contrainte de rentrer à Lille où je vis actuellement. Je suis sans emploi depuis 3 ans, réduite à la misère, alors que dans le même temps, on m’empêche de vendre mon appartement. Et plus que jamais, je suis harcelée par mes adversaires. Ma vie privée n’est pas respectée.

Hélas j’attends toujours une réponse de votre part aussi. Pour me défendre, j’ai monté un blog : « Un micro sous votre oreiller » et mené moi-même l’enquête que refuse de faire la police. J’ai aussi porté plainte auprès de la Cour européenne des Droits de l’Homme à Strasbourg.

Monsieur le Président de la République, la notion de justice a-t-elle encore un sens digne de respect au pays des Droits de l’Homme ? »

Médecine : l’accès aux soins n’est plus garanti à 100%.

Dent arrachée.   Dent arrachée.
La dent malade que je n’ai jamais pu faire soigner a finalement été arrachée. J’ai vu au total cinq dentistes différents et un stomatologue, sans parvenir à obtenir les soins appropriés. 

J’ai encore deux dents cariées qui auraient besoin de soins et un plombage à faire refaire : « Pour mon confort », un dentiste, qui par ailleurs ne m’a apporté aucun des autres soins dont j’aurais eu besoin, « a retouché un de mes plombages entre la dernière molaire en bas à gauche et l’avant-dernière », du côté opposé à la dent qui me faisait tant souffrir : « ça irait beaucoup mieux après ». Hélas « je n’ai pas mis longtemps à comprendre que le « plombage retouché » s’avérait insupportable. Au lieu que les dents se touchent, limitant les risques de bourrages inter-dentaires, elles sont à présent écartées et les aliments se glissent entre elles. C’est extrêmement pénible, en particulier lorsque je mange de la viande. Je suis maintenant obligée de me nettoyer la bouche avec du fil dentaire après presque chaque repas ».

Ma plainte en justice, qui date du 20 octobre 2010, a connu un traitement d’une rapidité extraordinaire. J’ai déjà eu une réponse, alors que certaines de mes plaintes attendent depuis des années : les faits que je dénonce ne constituent pas « des infractions pénales »…

Vous avez du mal à comprendre les enjeux du scandale ?

Mais connaissez-vous un dentiste, excellent praticien et honnête homme (ou femme), qui, en toute connaissance de cause, et après avoir lu mon blog, accepterait de me soigner les dents ?

Si oui : contactez-moi. Il n’y a pas d’astérisque dans l’annuaire pour signaler la perle rare.

Si non : aidez-moi à réclamer justice.

Emploi : le droit au travail existe-t-il encore en France ?

Déclaration universelle des Droits de l'Homme    Déclaration universelle des Droits de l’Homme

Article 23-1 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme :

« Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage ».

Je perds mon temps et mon sang en démarches qui s’avèrent toutes inutiles et qui me déchirent entre deux modes d’action concurrents :

a) Soit je cherche du travail : mais si je ne fais pas reconnaître les abus dont je suis victime, je n’en trouverai jamais.

b) Soit je tente de porter plainte et de faire reconnaître mes droits à la justice : mais le temps que je passe à me défendre est pris sur celui que je pourrais consacrer à ma recherche d’emploi.

Vous avez du mal à comprendre les enjeux du scandale ?

Mais connaissez-vous un employeur, à la hauteur de mes qualifications et honnête homme (ou femme), qui, en toute connaissance de cause, et après avoir lu mon blog, accepterait de me donner un  emploi ?

Si oui : contactez-moi.

Si non : aidez-moi à me défendre.

Je suis un être humain, pas un cobaye médiatique pour haine collective organisée par des cyniques.

Emploi : le droit au travail existe-t-il encore en France ? doc Vendanges dans le Beaujolais

Avez vous lu les Droits de l’Homme ? Ceux de la Femme sont-ils très différents ?*

*Et pourtant vous riez.

Mes droits humains les plus élémentaires ne sont pas respectés mais les plaintes que je formule à cet égard suscitent l’hilarité générale. Je suis convaincue que mon cas constituera un précédent, et qu’il sera rejoué à d’autres, peut-être sur un mode mineur. Mais qui pourra alors protester après avoir ri ?

La Convention européenne des Droits de l’Homme reconnaît :

Le Droit à un recours effectif (Article 13)

Or depuis sept ans, toutes mes tentatives de recours pour faire valoir que mes droits les plus élémentaires ont été violés ont été rejetées par la justice française.

Le Droit à la liberté et à la sûreté (Article 5)

Je considère que je n’ai accès ni à la liberté pleine et entière, ni à la sûreté. Je vis dans la peur depuis plusieurs années : menaces de mort, qui se répètent, et manipulation, qui a pris de telles proportions que je ne me considère plus en pleine possession de ma liberté.

Le Droit au respect de la vie privée et familiale (Article huit)

Je me plains depuis des années d’atteintes répétées à ma vie privée : informations circulant sur moi sans autre explication possible que des indiscrétions de mon entourage proche et/ou la présence de microphones chez moi (ou mise sur écoute du téléphone?), ordinateur piraté, larcins à mon domicile (qui ne sont pas des vols pour des raisons pécuniaires, mais qui sont destinés à me donner un sentiment d’extraordinaire précarité de la vie), harcèlement téléphonique à certaines périodes, etc.

L’Interdiction de la discrimination (Articles 1 et 14)

Je fais l’objet de discrimination à l’embauche et de discrimination dans l’accès à la justice.

La Protection de la propriété (Article 1)

On cherche à m’empêcher de vendre mon seul et unique bien, un appartement de trois pièces, qui aurait pu être un moyen de survie, et qui sera bradé pour cause de dettes, alors qu’on m’empêche en même temps de travailler pour subvenir à mes besoins.

La Liberté de circulation (Article 2)

Bien que toute personne soit libre de quitter n’importe quel pays, y compris le sien, mes tentatives de départ vers l’étranger ont échoué à plusieurs reprises : Pays-bas en 2008, Canada et Allemagne en 2009, Espagne en 2010.

Suis-je de facto assignée à résidence en France ? A quel titre ?

L’interdiction de la torture (Article 3)

J’en arrive à considérer que la vie à laquelle je suis réduite en France constitue un traitement inhumain et dégradant et que le silence et le déni qu’on m’oppose relèvent de la torture morale.

Avez vous lu les Droits de l'Homme ? Ceux de la Femme sont-ils très différents ?* pdf conventioneuropennedesdroitsdelhomme1.pdf

Lettre ouverte au Président de la République

La rédaction de la « Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy » a été décidée dans le droit fil des distributions de « petits papiers » que j’avais menées dans le courant de l’été. Tandis que je distribuais mes flyers le matin ou le soir, je passais mes journées à rechercher un emploi.

La cible que je m’étais donnée pour la période estivale était la recherche de petits emplois saisonniers dans le monde agricole, dans toute la France — mais de préférence dans des régions où je pouvais combiner mon emploi avec mon enquête. En prenant de surprise mes adversaires au tout début de mes recherches, j’ai réussi à décrocher des vendanges dans le Beaujolais pour mi-septembre. Mais très vite il a fallu me rendre à l’évidence que mon projet était éventé et que j’étais grillée auprès des agriculteurs qui publiaient des propositions d’emploi sur le site de Pôle emploi. Une diversification des sources de petites annonces a été tout aussi inutile.

La situation m’a mise dans une colère noire : « Je ne peux même pas aller ramasser des patates en Picardie ! ». Je n’entrerai pas dans le détail des aventures picaresques dans lesquelles j’ai voulu me lancer pour déjouer la surveillance dont je fais l’objet — en vain. J’ai même quitté la France pour un périple hasardeux de quelques jours dans le sud de l’Allemagne, aux Pays-bas et en Belgique. Lorsque je suis rentrée le 27 août, profondément blessée par l’échec de mon entreprise, j’ai pris la décision d’écrire une Lettre ouverte au Président de la République. J’entendais relancer mon combat et en accentuer la portée avec de repartir vendanger le 12 septembre.

L’historique de cette nouvelle tentative de défense se trouve sur la page « Lettre à Nicolas Sarkozy ».

Lettre ouverte au Président de la République doc Lettre ouverte au Président de la République

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