Archive pour la Catégorie 'Actualités'

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Contre-propagande sur le Plan B

 

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Le Plan B Journal

J’ai été initiée à l’expression « Plan B » par le journal de Gilles Balbastre, présenté comme une parution d’extrême-gauche sur la presse (Voir Animal Farm made in France). Je n’y ai pas prêté grande attention, jusqu’à ce qu’à mon retour forcé et manu militari du Canada, en 2009, je tente de fuir à Berlin pour échapper aux persécutions lilloises et françaises. En vain. Mais dans cette capitale teutonne américanisée jusqu’à l’os, j’ai soudain découvert que l’expression s’affichait sur tous les taxis avec un relent néolibéral qui m’a laissée pantoise.

Une première exploration thématique autour de l’expression ne m’a guère éclairée sur ses connotations idéologiques, sinon sur un point : il s’agit bien d’une expression très américaine et très à la mode. En vérité, je cherche encore quel type de propagande y est associée, mais alertée par ma découverte, je n’ai pas manqué de repérer ses résurgences régulières dans la vie publique, jusqu’à la trouver cet été à Athènes sur le T-shirt d’un jeune homme branché de mon quartier. Apostrophé, interrogé sur la signification de son T-shirt, il m’a expliqué ce qu’était un Plan B. Je n’ai pas besoin qu’on me l’explique. Hélas, s’il y en avait une,  il était inconscient de sa portée idéologique ou politique.

J’ai retrouvé récemment, à deux reprises, cette expression dans  Le Monde, un journal que j’ai élevé au rang de premier quotidien français de désinformation nationale. Autrefois à gauche, il ne s’adresse plus aujourd’hui qu’aux cadres supérieurs de la Haute administration européenne, qui passent leurs week-ends à Paris (Ah, les expos parisiennes !) mais vivent plutôt à Bruxelles (Bof…). La ligne politique du journal, qui souffle en alternance le chaud et le froid, est devenue indéfinissable… Pour ma part, je ne sais toujours pas ce qui se cache derrière ce « Plan B », mais il y a une chose dont je suis sûre : le « Plan B », ce n’est pas un « truc de gauche ».

le-plan-b-brad-pitt1-105x150 Mensonges politiques

Le Plan B Brad Pitt

Le Monde, mercredi 3 juillet 2013. Sandrine Marques, « Voici venu le film d’horreur familial ».

Une critique cinématographique fait la revue du dernier blockbuster américain, World War Z, de Marc Forster, la première superproduction de Plan B, une compagnie créée par Brad Pitt. En dépit du succès du film, la critique s’indigne d’une « idéologie rance » : « Réac, machiste, World War Z est une altération du film de zombie qui s’achève sur un ultime empilement : celui de corps dans de vastes charniers auxquels on met le feu « pour régler le problème ». Image glaçante et cynique, à l’image d’un film d’action pure, dangereusement désinvolte ».

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Le Plan B Manuel Valls

Le Monde, samedi 26 octobre 2013. Hélène Bekmezian, « Manuel Valls, « plan B » pour 2017 ? L’hypothèse qui affole les rangs socialistes ».

Alors que l’actuel Président de la République sombre un peu plus dans les sondages, Le Monde propose sans plaisanterie un article sur Manuel Valls, « plan B » pour 2017 ! En général, les hommes et femmes politiques, en particulier lorsqu’ils sont issus d’un parti comme le PS, souhaitent  être élus pour défendre un projet politique ! Mais la machine politique et médiatique affolée ne s’en préoccupe même plus, révélant un pouvoir qui tourne à vide et ne pense plus qu’à se faire élire ! Qui sait où en sera la France en 2017 ?

Le Monde diplomatique affiche à sa une d’octobre 2013 un article sur « Les embrouilles idéologiques de l’extrême-droite » (Evelyne Pieiller). L’article est intéressant. Mais il lui  manque un second volet sur « Les embrouilles idéologiques de la gauche et de l’extrême-gauche »…

Contre-propagande sur l’adage « Le Ridicule tue »

 

Contre-propagande sur l'adage « Le Ridicule tue » affiche-ridicule-19953-106x150

Film 1995

Le ridicule tue. Je vis tous les jours, depuis des années, la vérité de cet adage. Mais la propagande qui voudrait faire croire qu’un meurtre par le rire est moins condamnable qu’un meurtre ordinaire est aussi abjecte que le recours à un bouc émissaire pour distraire le peuple de ses indignations légitimes. Un attentat au gaz hilarant serait-il moins révoltant qu’un attentat au gaz sarin, s’il faisait autant de morts ?

On peut même considérer que le processus de mort lente qu’il entraîne relève d’un surplus de cruauté, à laquelle s’ajoute la lâcheté d’un procès que l’on esquive sans pour autant lâcher la proie. Enfin l’assassinat par le ridicule implique un public que l’on incite  à manifester le pire de lui-même. C’est un crime de plus à mettre sur le compte de ceux qui ont recours à cette arme.

Jean-Marie Domenach, dans son manuel sur La Propagande politique cite le ridicule comme arme de contre-propagande : « Ridiculiser l’adversaire, soit en pastichant son style, et son argumentation,  soit en répandant sur son compte des plaisanteries, de courtes histoires comiques, ces « Witz » qui jouèrent un grand rôle dans la contre-propagande orale menée par les anti-nazis allemands » (1). Il reconnaît que c’est « sans doute l’arme des faibles » mais il estime que la rapidité de diffusion des plaisanteries en font un agent corrosif à ne pas dédaigner.

Le problème dans mon cas, c’est que je n’ai jamais fait de propagande ou de prosélytisme pour quoi que ce soit  —  à moins que la simple expression de son opinion, dans le cercle privé de ses fréquentations, ne soit en effet répréhensible. Le vécu et l’enquête que je mène n’ont révélé que deux choses : la monstruosité et la calomnie de ce qui se dit sur moi ; l’incompréhensible haine d’adversaires, parmi ceux qui ont orchestré la diffamation, qui, lorsque je les identifie sous leur masque, s’avèrent être des étrangers à ma vie personnelle.

Jean-Marie Domenach distingue deux types de rire, le rire recherché n’étant pas « ce rire méprisant qui soude une foule dans le sentiment de sa supériorité, et que Hitler savait si bien faire lever dans l’arène de Nuremberg, mais un rire solitaire, explosion d’irrespect, protestation vitale de la liberté contre la pensée préfabriquée, ce  rire dont Nietzsche disait qu’il serait un des derniers refuges de l’homme libre contre les mécanismes de la tyrannie, et qui, même dans les plus tragiques époques, est une des armes les plus redoutables dont on puisse user contre une propagande totalitaire » (2).

Je devine que mes adversaires se flattent de ce rire solitaire et irrespectueux. Hélas ce que j’endure est bel et bien, en réalité, « ce rire méprisant qui soude une foule dans le sentiment de sa supériorité », manifestation d’un fascisme rampant qui va de pair avec la pratique du bouc émissaire.

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La Propagande politique par Jean-Marie Domenach

 

Notes :

1. Jean-Marie Domenach, La Propagande politique, PUF, collection « Que sais-je », n° 448, 1950, consulté dans une réédition de 1965, p. 76 (Voir le Complément informatif 4, dans le Manifeste du 07/09/2013).

2. Ibid. p. 79.

Contre-propagande sur le retour de Sarkozy

 

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Les couilles qui manquent aussi à Sarkozy.

Jour après jour se multiplient les annonces, les articles, les petites phrases sur le retour de Sarkozy. Je n’en crois pas mes yeux ni mes oreilles. Voilà un président qui a connu des sommets d’impopularité, qui a humilié la France avec un remariage éhonté à la présidence, qui a laissé au pays une série d’ardoises toutes plus indécentes les unes que les autres, depuis les frais de campagne présidentielle ou le site web de l’épouse, jusqu’à un endettement record et inégalé des finances de l’Etat qu’il dirigeait. Et qui ose maintenant avancer une nouvelle idée de gouvernement : le président « protecteur », notion qui fait étrangement écho à l’idée de « Care » de Madame Martine Aubry-Brochen, dont le cynisme a déjà été brocardé dans ces pages (Fin de Partie, Protestation des derniers jours du mois d’août 2013).

Je n’ai pas oublié qu’il y a trois ans, le 7 septembre 2010, c’est à Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République française, que je me suis adressée en lui envoyant ma première Lettre ouverte. Mais Monsieur Sarkozy m’a eu ni les couilles de me venir en aide, ni les couilles de me répondre pour me signifier son refus de m’aider. Un prédateur qui ne pense qu’à sa carrière n’est jamais protecteur. Un président qui considère ses concitoyens comme de la chair à canon que l’on peut sacrifier dans un éclat de rire à son quinquennat n’est pas protecteur. Monsieur Sarkozy a failli à son devoir comme à sa fonction avec le même cynisme, la même outrecuidance, que ceux de Martine Aubry, maire de Lille, me livrant à un véritable lynchage populacier dans sa propre ville, tout en se flattant d’un mari avocat des Droits de l’Homme, Jean-Louis Brochen. On ne peut même pas leur accorder le bénéfice de la « Realpolitik ». M’ont-ils fait taire ? Non ! Ont-ils connu des succès politiques ? Aucun !

Pourtant ces dirigeants irresponsables, puisqu’incapables d’assumer leurs responsabilités de représentants de l’Etat, continuent de revendiquer des postes d’élus aux plus hautes fonctions, avec la même ligne de conduite vis-à-vis du peuple qu’ils exploitent et qu’ils méprisent : « En toutes circonstances, la victime est priée de se taire lorsque sa plainte met en cause des puissants » !

Monsieur Sarkozy a une grande gueule, mais  une grande gueule n’est pas synonyme de courage politique. Il n’a pas de vision politique pour la France, pas plus que le parti socialiste en place, qui confond populisme et démagogie avec un projet de société.

Tandis que depuis des années je hurle de souffrance sous les quolibets, un président assassin, un maire assassin, sont toujours courtisés par les médias, encouragés par leurs militants, au mépris de la vérité. Sont-ce bien les choix des Français ? Pourquoi la vérité ne peut-elle éclater ? Comment ce peuple au passé si glorieux, et qui a déjà donné tant de preuves de son intelligence et de sa générosité, peut-il en arriver là ?

Commentaires mis en ligne sur Yahoo les 11 et 12/12/13 pour l’annonce du retour de Sarkozy :

Sarkozy : « Je ne peux pas ne pas revenir »   (LePoint.fr – il y a 2 heures 5 minutes)

ClairSeg • il y a une seconde

Une fatalité ? Non, une calamité pour la France ! Le désastre Hollande, c’est la conséquence des années Sarkozy, qui est plus « grande gueule » que l’actuel président mais qui n’a pas plus de courage politique que lui ! Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller

ClairSeg • il y a une seconde

Le Président sur lequel on est sûr de ne pas pouvoir compter… Il a fait ses preuves… Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller

VIDEO. Peut-on se passer de Nicolas Sarkozy ?  (Le Nouvel Observateur – il y a 1 heure 59 minutes)

ClairSeg • il y a une seconde

Oui, on peut se passer de Sarkozy ! Et cela ferait du bien au pays de sortir de l’ornière du cynisme qui corrompt toute la vie politique, à droite comme à gauche ! Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller

Sarkozy 2017, décollage à hauts risques (Par Serge Raffy | Le Nouvel Observateur – il y a 14 heures)

Cette fois, c’est sûr. Il a son agenda en état de marche, sa feuille de route bien préparée. Dans quelques mois la fusée Sarkozy va décoller dans le ciel bas et lourd d’une France morose.

ClairSeg  •  il y a 9 heures 

La fusée Sarkozy a déjà fait long feu… C’est un pétard qui fait du bruit et ne mène nulle part ! Qui peut encore croire en lui ?! Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller

1 réponse de SIMPLY MARKO  •  il y a 14 minutes 

Je réponds à votre question: les médias!

Le retour de Sarkozy, épisode 148 : « Les Français décideront » (Par Le Nouvel Observateur | Le Nouvel Observateur – il y a 12 heures)

Ce jeudi, c’est le site de « L’Express » qui se charge de donner des nouvelles de Nicolas Sarkozy. L’ex-président était à Lagos, au Nigeria, pour y gagner sa vie de conférencier de luxe. Alors qu’on lui demandait s’il comptait « revenir au Nigeria comme président de la République », il a répondu : « J’ai été passionné par ma tâche pendant 5 ans. J’ai une éternelle reconnaissance envers les Français. » Et pour la suite? « Ils décideront. »

ClairSeg  •  il y a 10 heures 

Les Français ont déjà dit non à Sarkozy ! Ils savent qu’ils ne pourront jamais compter sur lui… : « il a fait ses preuves » ! Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller

Manifeste pour la revendication de mes droits humains fondamentaux

 

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Révolte

Connue pour avoir enfariné Monsieur François Hollande pendant la campagne présidentielle de 2012, je me bats depuis des années pour réclamer le respect de mes droits humains essentiels, combat dont fait état mon blog « Un Micro sous votre oreiller ». J’ai quitté la France en novembre 2012, sans connaître une quelconque amélioration de ma situation. J’ai d’abord passé six mois à Londres, le temps de régler des dossiers en cours à Lille, puis je me suis rendue à  Budapest et enfin à Athènes.

L’essentiel des manœuvres auxquelles je me heurte depuis mon départ visent à me ramener en France en m’empêchant de trouver un moyen de subvenir à mes besoins. Ayant renoncé à Londres à chercher un emploi, déjà difficile à trouver à 47 ans, après des années d’inactivité, et alors que je suis calomniée auprès des employeurs que je contacte (courrier électronique lu, ordinateur surveillé, appels téléphoniques contrôlés…), j’avais encore la possibilité de créer une petite entreprise pour créer mon propre emploi. Le projet était ancien et bâti depuis plusieurs mois. Mais je me heurte à des procédés dilatoires pour la création administrative de l’entreprise (une nécessité pourtant), tout aussi illégaux que la surveillance dont je suis  victime, puisqu’ils ne sont étayés que par la calomnie. Et à mesure que le temps passe sans revenu, je m’appauvris au point de voir mon projet remis en cause.

Quelle que soit l’opinion des Français à mon égard, opinion qu’ils n’ont pas même eu le courage de me faire connaître, je tiens à rappeler que mes droits humains fondamentaux comportent le droit de travailler pour subvenir à mes besoins, comme le droit d’un accès à la Justice et aux soins médicaux, droits qui me sont refusés. Je tiens aussi à rappeler que la défense des Droits de l’Homme ne prend tout son sens que lorsqu’on entreprend de les faire respecter pour tous, y compris respecter pour ses propres ennemis. On pourrait sinon tout aussi bien décerner une médaille des Droits de l’Homme à bon nombre de dictateurs dont les partisans, en général, ne se plaignent pas d’atteintes à leurs droits fondamentaux.

Parmi ces Droits fondamentaux, le droit de quitter son pays est considéré comme un droit humain à part entière. J’ai été salie, trahie et déchue de ma citoyenneté dans mon propre pays, où toutes les instances de défense ont fait la preuve de leur incapacité à contrer le pouvoir politique. Je ne rentrerai pas en France. J’entends rester en Grèce aussi longtemps que cela sera possible car je n’ai plus les moyens de voyager à travers l’Europe sans compromettre ma capacité à assurer moi-même mon avenir. Et s’il fallait quitter Athènes sous la contrainte, je préférerais me noyer en tentant de traverser la Méditerranée à la nage… — mais je ne rentrerai pas en France. S’il fallait quitter Athènes sous la contrainte, je préférerais aller mourir de froid sur les routes enneigées, comme les soldats de Napoléon, en tentant de traverser la Russie en clandestine… — mais je ne rentrerai pas en France.

Après avoir assisté pendant des mois au spectacle monstrueux d’une ville comme Lille, tout entière dressée dans une transe jubilatoire du meurtre collectif autorisé par la municipalité et la police, se délectant au jour le jour du viol répété de ma vie privée dont les détails étaient commentés dans la clientèle socialiste la plus élargie, je ne pourrai jamais croire que le moindre bien puisse venir de telles pratiques populistes et propagandistes. Je connais aussi trop le caractère misogyne des attaques que j’endure pour ne pas rappeler qu’une femme, au 21ème siècle, est reconnue l’égale de l’homme, sans réserve. Seuls des esprits réactionnaires, phallocrates, passéistes, peuvent encore attendre d’une femme qu’elle se contente d’être un joli minois auquel on dicte sa conduite. Je m’estime libre de mes pensées, de mes jugements, de mes actions, de mes engagements, de mes amours, mais aussi libre de mon corps et de l’usage que j’en fais. Je n’appartiens à personne.

Cette liberté et ce sens de la responsabilité n’excluent pas que je dénonce enfin les manipulations de ceux qui m’ont calomniée pendant des années pour se servir de moi comme d’un bouc émissaire à des fins propagandistes qui me font chaque jour un peu plus horreur à mesure que je les découvre.

Je revendique le droit de vivre en paix. Je réclame le rétablissement de mes droits humains dans leur intégralité. Je me battrai jusqu’à mon dernier souffle pour connaître la vérité entière sur les actes de l’Ecole normale supérieure et du Parti socialiste.

J’espérais en quittant la France ne plus avoir besoin de me lancer à nouveau dans ce genre de démonstrations publiques. Désabusée sur les prétentions de mes concitoyens à se faire les chantres des Droits de l’Homme, je n’aspirais qu’à poursuivre ma route loin des cénacles qui ont détruit ma vie. Mais s’il faut continuer à se battre, ne serait-ce que pour le droit de manger demain, je tiens à faire savoir que je reste combative et que la multiplication des incitations au suicide dont j’ai fait l’objet cet été n’a fait que renforcer ma combativité.

J’entends diffuser ce manifeste auprès de la presse. A ceux des journalistes qui auraient l’outrecuidance de s’indigner de mes messages répétés, je conseille le recours au dictionnaire. Qu’ils revoient le sens de mots, dont certains font pourtant un usage immodéré : Liberté, Justice, Droit de parole, Courage, Egalité, Générosité… D’autre part je n’ai plus accès à la boîte mail qui me servait à envoyer mes derniers messages, et qui a été mise hors service (comme de multiples autres boîtes avant elle : ma politique a toujours été de relancer un mailing, même sur un prétexte futile, chaque fois qu’une boîte mail était supprimée). J’aurais donc recours à d’anciennes listes manuscrites d’adresses électroniques, sans savoir quels sont les journalistes qui m’ont demandé de supprimer leur adresse de mes mailings. Compte tenu de la situation désespérée dans laquelle je me trouve, ces derniers feraient preuve d’élégance à ne pas monter sur leurs grands chevaux.

La diffusion de ce message me rendrait un peu d’espoir et viendrait raviver l’estime défaillante que j’ai encore pour mon pays.

Claire Seguin

Complément informatif 1 :

Enquêter sur l’Ecole Normale Supérieure et sur le Parti socialiste, pour moi, depuis plusieurs mois, cela consiste pour l’essentiel à lire des biographies de Roosevelt, du Général Giraud, de Lemaigre Dubreuil, et autre Jean Monnet, autant de personnages auxquels je ne me serais peut-être jamais intéressée, si je n’avais pas entrepris d’éplucher la biographie de François Mitterrand en détail. Et je me retrouve à nouveau avec un axe Cognac-Dunkerque qui vaut son pesant d’arachide… Mais il est certain aussi que ce n’est pas parmi cette coterie versée Action française et Réveil du contribuable que j’aurais eu l’idée de constituer mon Panthéon personnel des socialistes français méritants !

Le film Casablanca, qui date de 1943, est un exemple de manipulation, des plus monstrueuse, identifiée vingt-huit ans après que le film n’ait été cité à mon intention, alors que je lisais une biographie de Roosevelt que j’ai confrontée à une humiliation publique récente. C’est le type même du film à double lecture, puisque le personnage principal, tenu par Paul Henreid, semblerait faire référence à l’écrivain Arthur Koestler, révolutionnaire communiste qui a dénoncé le stalinisme et les procès de Moscou, remettant en cause le processus révolutionnaire lui-même.

La référence littéraire ou cinématographique, choisie parmi les grands classiques, et conçue comme mode d’action, est caractéristique de mes adversaires normaliens, dont l’imaginaire très littéraire, mais aussi réactionnaire, phallocrate, passéiste, révèle une caste qui n’a plus aucun contact avec la « vraie vie ». Après trois générations de népotisme, ce cercle déjà très fermé, dont les membres sont issus du sérail, cooptés par le sérail, et qui pratiquent l’endogamie à l’intérieur du sérail, vit dans un monde clos, celui des cours d’école et des bibliothèques, d’autant plus verrouillé que ses membres sont effrayés par le sang neuf qui révèlerait leur consanguinité.

Loin de m’égarer dans des digressions avec ce complément informatif, j’estime être au contraire au cœur de mon sujet. Seuls les philistins dénués de toute culture, les fils à papa et les gogos du Parti socialiste, ou du Parti démocrate, oseront prétendre que je divague…

Complément informatif 2 :

J’ai toujours insisté sur le fait que je n’avais jamais eu aucun engagement politique ou idéologique qui puisse justifier la surveillance dont je fais l’objet ; pourtant dans l’article « Animal Farm made in France », j’évoque des réunions politiques auxquelles j’ai assisté. Je tiens à y revenir pour être très précise sur la question.

Ma famille nucléaire se considérait comme socialiste sans avoir jamais adhéré au parti. Moi-même, je suis devenue très critique vis-à-vis du Parti socialiste après 1983. J’avais le cœur très à gauche car j’attendais des politiciens qu’ils apportent plus de justice sociale. Mais je n’avais aucun engagement, ni même de réelle culture politique. J’étais passionnée de peinture (surtout), de littérature et de poésie surréaliste, et j’aurais voulu y consacrer tout mon temps.

J’ai adhéré deux fois à un mouvement, les deux fois sur incitation extérieure :

  1. la première fois, à Paris (début années 1990), lorsque je commençais ma thèse de doctorat. Le psychiatre que je voyais (puisque tout allait mal, j’avais décidé de régler le problème – c’est le psychiatre contre lequel j’ai porté plainte) m’avait incitée à m’inscrire dans une association caritative, selon le principe qu’aider les autres aide à s’aider soi-même et m’avait suggéré Amnesty International. L’idée m’avait paru acceptable. Adolescente, j’étais allée une fois ou deux à des réunions publiques d’Amnesty, en tant que spectatrice. J’ai donc tenté d’adhérer à Amnesty. Mais je n’ai fréquenté le groupe de mon arrondissement que quelques mois. J’ai trouvé l’ambiance détestable, je ne me suis pas insérée et je n’appréciais pas la jeune femme qui menait les réunions. J’ai arrêté d’y aller à la suite d’une divergence sur les choix d’action du groupe. En particulier, il a été déclaré en séance, de façon autoritaire et sans consultation, que notre groupe ne s’impliquerait pas dans l’action en faveur des femmes proposée par la section nationale car « la question de l’émancipation des femmes était acquise et il n’y avait pas à y revenir ». C’est une chose que j’avais déjà trop entendue depuis mon arrivée à Paris en 1989 et j’étais outrée. Mais il n’y a eu aucun conflit (je ne suis plus venue) et aussi paradoxal que cela puisse paraître, j’ai quitté Amnesty parce que je donnais raison à section nationale de maintenir des actions de sensibilisation sur la condition féminine.

  2. Une dizaine d’années plus tard, en 2000 ou 2001, lorsque je suis entrée dans l’enseignement, j’ai adhéré quelques temps à Attac. En me réinsérant dans la société, j’ai eu envie de m’y impliquer aussi de façon plus active. Un ami socialiste, auprès duquel j’avais souvent entendu parler politique, m’a suggéré d’aller voir Attac, qui n’était pas un parti, mais un mouvement d’idées cherchant à redéfinir un projet pour la gauche. Cela m’a semblé correspondre à mon profil et je m’y suis inscrite à Amiens. Là encore je ne suis restée que quelques mois. Le coté Education populaire était en effet très vivace et j’y ai appris beaucoup de choses sur le monde qui m’entourait. C’est à cette époque que j’ai assisté à diverses réunions politiques. Mais je ne suis pas restée assez longtemps pour voir se dégager un quelconque projet d’avenir. Victime très vite de harcèlement dans l’enseignement à Amiens, alors que bon nombre de mes camarades d’Attac étaient eux-mêmes professeurs, j’ai rompu avec le groupe.

Enfin j’évoque les Indignés dans mon blog puisque nous nous sommes côtoyés dans la rue, à Lille, lorsque je distribuais mes « petits papiers ». Je n’ai jamais participé de façon active au mouvement même s’il m’a inspiré de la sympathie sur le moment, pour plusieurs raisons, dont la première et la principale est qu’il me semble aberrant de m’engager dans un quelconque mouvement politique ou idéologique alors que je suis surveillée et harcelée par la police, sans même savoir pourquoi ! Je ne vois pas quel type de fiabilité je pourrais apporter à d’éventuels camarades.

Je considère pour ma part que mon combat pour la vérité et le rétablissement de mes droits humains fondamentaux est un combat en soi et à temps plein.

Complément informatif 3 :

A tous ces jeunes gens qui se prennent pour des résistants quand ils font office d’indicateurs de police, je voudrais poser les seules questions qui vaillent : a-t-on besoin de résistants dans une démocratie qui fonctionne ? Et à quoi résiste-t-on lorsqu’on collabore avec la police pour dénoncer et assassiner une citoyenne à laquelle on refuse de présenter un chef d’accusation ? Jusqu’où peut aller la mascarade ? Le résistant de 2013 sera-t-il le fossoyeur de la Démocratie ?

Si un complément informatif est nécessaire à ces jeunes gens qui vérifient sur leur portable que la femme assise à l’arrêt de bus correspond bien au portrait qu’ils ont à l’écran, avant qu’ils ne fassent des choix définitifs, je suis prête à leur rappeler que les jeunes gens qui ont choisi le parti du Mal dans les années 1930 ne ressemblaient en rien au Nazi caricatural des films hollywoodiens, raide et cintré dans un uniforme vert de gris, avec monocle et balafre sur la joue. Mais certains jeunes gens d’aujourd’hui, plus portés aux stéréotypes qu’aux réalités à explorer, ne veulent pas le savoir. Les jeunes gens qui ont choisi le parti du Mal dans les années 1930 étaient modernes, ils étaient sportifs, ils étaient beaux. Ils aimaient la vitesse, les trains rapides, les larges avenues propices aux défilés militaires. En art ils admiraient les futuristes italiens et les poètes qui célèbrent « le sol et le sang ». Ils étaient intolérants parce qu’ils étaient convaincus de représenter le parti de la morale et d’avoir Dieu dans leur camp. Ils avaient des « valeurs ». Ils défendaient le travail, la famille, la patrie. Et ils déclaraient avec aplomb (je cite avec répulsion) : « Les gens comme nous savent tout de même mieux que les autres ce qui est bien ou mal » ! Bref, ils étaient fascistes, et fiers de l’être, comme Mussolini, qui avait été un jeune leader prometteur du parti socialiste italien, avant de tourner casaque.

Je m’apprête ce jour, samedi 12 octobre 2013, à entreprendre un nouveau déplacement : puisque la plaisanterie est si drôle, branchez-vous donc à nouveau sur les réseaux sociaux, sur radio facho, sur le site de la Gestapo…

Complément informatif 4 :

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The greedy Blackbird

Lors des derniers jours passés Athènes, à défaut de pouvoir m’investir dans un projet professionnel, j’ai repris le cycle de mes lectures entamé depuis plusieurs mois et j’ai ressenti l’urgence de lire « quelque chose » sur la question de la propagande.

 Le mot en France a presque disparu du vocabulaire usuel et plus personne n’oserait s’adonner à quelque forme de « propagande » déclarée. Mais le terme, bien que terni, reste vivace dans les pays anglo-saxons. Au printemps, Londres consacrait une grande exposition au thème : Propaganda, que j’ai regretté de ne pouvoir visiter pour cause de départ précipité. Surtout, j’avais remarqué en me rendant aux archives nationales de Kew Gardens que les dossiers étiquetés « Propaganda » étaient presque vides et très anciens, datant de la fin des années 1940. Ce qui signifiait que ceux des années 1950, s’ils existaient, n’étaient toujours pas ouverts à la lecture, alors que bien d’autres comme ceux consacrés au parti socialiste français, datant parfois des années 1980, l’étaient déjà… Il est certain que je m’intéresse à la propagande politique parce que je me sens concernée.

Il va sans dire aussi que je ne fréquente pas les bibliothèques françaises d’Athènes. Je me suis donc rendue à la bibliothèque nationale grecque, où j’ai trouvé, en tout et pour tout sur le sujet, un « Que sais-je » de 1950, réédité en 1965, de Jean-Marie Domenach : La Propagande politique (1). La déception de prime abord n’était pas justifiée. Je ne pouvais pas faire meilleure lecture :

1/ Parce que l’ouvrage, dans sa simplicité, est remarquable de pédagogie et de clarté. Après avoir dressé une typologie de la propagande, l’auteur entreprend d’expliquer son évolution au XX ème siècle à travers ses deux émanations majeures : la propagande de type léniniste et celle de type hitlérien. Il s’attache ensuite à conceptualiser et inventorier les règles et techniques de la propagande. Les écailles me sont tombées des yeux. Il consacre enfin trois chapitres à une réflexion sur les rapports de la propagande avec le mythe et le mensonge dans l’imaginaire des peuples, sur ses relations avec l’opinion publique et sur son usage, possible ou non, dans le cadre d’une démocratie.

La propagande a toujours existé mais son ampleur a été décuplée de façon extraordinaire par les mass-media, la radio, la photographie, le cinéma, la presse à grand tirage, les affiches… Jean-Marie Domenach remarque dès l’introduction que la propagande précède toujours la police et l’armée, et qu’elle est une force de combat à part entière : « Dans la hiérarchie des pouvoirs du totalitarisme moderne, la propagande politique occupe incontestablement le premier rang, avant la police ». Il insiste sur le fait qu’elle continue de s’exprimer à mots couverts dans la façon dont sont présentées les nouvelles ou des statistiques et qu’elle est toujours liée à la guerre : « La propagande actuelle, c’est la guerre poursuivie par d’autres moyens » (2).

2/ Parce que j’ai trouvé une référence pédagogique des années 50-60 qui fait écho à mon professeur de philosophie de terminale lorsqu’elle déclarait que la calomnie est d’autant plus condamnable qu’elle laisse toujours des traces (Voir Article « Protestation : Enfarinage de Monsieur François Hollande à Paris » du 2 mars 2012). Celui qui cherche à se défendre, explique Jean-Marie Domenach, se retrouve en position d’accusé, tandis que les témoins pensent que les auteurs du mensonge n’oseraient jamais affirmer de telles monstruosités s’ils n’en étaient pas sûrs. L’auteur précise qu’ « Hitler savait que la crédibilité d’un mensonge augmente souvent en fonction même de son énormité » et il cite le dictateur lui-même : « Le mensonge le plus impudent laisse toujours des traces, même s’il a été réduit à néant. C’est là une vérité qui est connue de tous ceux qui sont passés maîtres en l’art de mentir et qui continuent à travailler à son perfectionnement » (3).

Et parmi ces règles de la propagande répertoriées par Jean-Marie Domenach, la première de toutes, dite « Règle de simplification et de l’ennemi unique » (4) consiste à « concentrer sur une seule personne les espoirs du camp auquel on appartient ou la haine qu’on porte au camp adverse ». L’auteur explique dans cette rubrique que le propre de la propagande nationale-socialiste, selon P. Reiwald, serait un art du bluff poussé à sa limite et qui consiste à charger l’adversaire de ses propres erreurs ou de sa propre violence, parade généralement déconcertante. Ce procédé aurait une fonction de catharsis, d’autopurification par la haine.

3/ Parce que cet ouvrage pédagogique est en fait un ouvrage de propagande politique, orienté de façon très marquée par la vision du monde d’un auteur catholique, animé d’un anti-communisme quasi névrotique, comme le révèle dès l’introduction du bréviaire une perle savoureuse : « Combien significative de notre époque, cette histoire des prisonniers japonais rentrant d’U.R.S.S., en 1949, convertis au communisme après un séjour dans des camps d’ « éducation politique », et que des zélateurs de l’autre doctrine attendaient au débarquement, bible en mains, pour les soumettre à une « rééducation démocratique »(5)». Or les Japonais sont majoritairement shintoïstes et bouddhistes (à environ 84%) tandis que les religions du Livre ne représentent que 2% des pratiques religieuses ! La propagande ouverte en faveur d’un catholicisme ultra-réactionnaire, conçu comme un avenir salvateur, reprend bien sûr à la fin de l’ouvrage, en guise de conclusion : « Lamartine avait prophétisé « l’ère des masses ». Le Bon croyait à l’ère des foules et Tarde à l’ère de l’opinion publique. Notre époque est tout cela : ère des masses, entraînées par les sectes d’agitateurs, selon les préceptes léninistes – coagulées en foules délirantes par la magie hitlérienne – diluées en une opinion publique passive et amorphe, imbibée des produits digestibles de la technique américaine. Dans tous les cas, la propagande déferle sur des collectivités désossées. S’il faut lui résister, ce ne peut être que dans une solitude tragique, ou bien solidement adossé à des communautés de vocation et de volonté. L’ère des masses est aussi l’ère de l’homme isolé. Il n’est pas impossible non plus que lui succède un jour l’ère des monastères, des communautés et des ordres »(6).

Si je ne peux reprocher à ce valeureux résistant d’avoir combattu toute sa vie le nazisme, je ne pense pas pour autant qu’il puisse être assimilé au communisme, ni que le seul rempart contre ce dernier soit une société cléricale de culs bénis vivant en communautés dans des monastères ! Ce n’est pas ma conception d’une société démocratique. Je n’ai pas oublié les ravages de l’Inquisition. Et je n’apprécierais pas de découvrir que ma vie ait pu être sacrifiée à la propagande de ces névrosés ! L’épouvantable jeunesse immorale, ou supposée telle sans procès ouvert, entend se dresser avec autant de vigueur contre les calomnies des papistes et vichystes de tout poil, qu’elle le fait contre les discours de plus en plus tapageurs de l’extrême-droite. D’ailleurs je ne suis plus jeune et sur ma jeunesse volée, il faudra me rendre des comptes. Voilà en tous cas à nouveau un ouvrage à double lecture qui me semble pernicieux et dont un usage détourné pourrait tenter des apprentis-sorciers.

(Mes lecteurs assidus retrouveront eux-mêmes dans les pages de ce blog les arguments venant étayer la colère de ce paragraphe).

Puisqu’il m’est impossible d’échapper à la surveillance policière comme à la délation des acteurs du quotidien, je tiens à faire savoir que ce jour mardi 22 octobre 2013, je me trouve en France. Après avoir passé plusieurs jours en Italie, à Venise et dans le Veneto tout d’abord, puis à Gênes, je me suis rendue à Nice où j’ai pris hier un bus régional en direction de Digne-les-Bains.

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La Propagande politique par Jean-Marie Domenach

Notes :

  1. Jean-Marie Domenach, La Propagande politique, PUF, collection « Que sais-je », n° 448, 1950, consulté dans une réédition de 1965.

  2. Ibid. p. 19.

  3. Ibid. p. 91.

  4. Ibid. p. 49.

  5. Ibid. p. 6.

  6. Ibid. fin du chapitre VII (Opinion et propagande)

Jean-Marie Domenach

Né à Lyon en 1922, où son père ingénieur, originaire d’Olette en Catalogne française, s’était fixé, il anime en 1941-1942 la résistance des étudiants de l’Université de Lyon. Stagiaire à l’École des cadres d’Uriage, il rejoint plus tard, en août 1943 le maquis du Vercors. Il dirige en 1945 la revue des Forces françaises de l’intérieur, Aux armes !.

Secrétaire, de 1946 à 1957, de la revue personnaliste Esprit, fondée par Emmanuel Mounier, il en reprend la direction. À partir des années 1950, la revue contribue à la création d’une gauche modérée (anti-communiste) en France, soutenant en particulier les dissidents du bloc de l’Est. Domenach fait connaître en France, après mai 68, Ivan Illich, et ses idées d’autonomie, d’écologie politique, de convivialité..

Militant au lendemain de la guerre dans le Mouvement de la paix, Domenach lutte pour la décolonisation en Indochine et en Algérie. Il participa, en 1974, aux « Assises du socialisme » organisées par le Parti socialiste.

Directeur des études du Centre de formation des journalistes de 1978 à 1980, il est ensuite, de 1980 à 1987, professeur de sciences sociales à l’École polytechnique, où il dispense notamment un cours intitulé « Approches de la modernité ». Il y fonde en 1982 avec Jean-Pierre Dupuy, un centre de recherches en sciences cognitives et épistémologie, le CREA, dont une partie des travaux seront consacrés à la pensée de René Girard. Il a tenu des chroniques dans plusieurs revues dont le magazine canadien Maclean’s, L’Expansion, et France catholique. Il a participé au club « Politique autrement ».

Il est le père de Jean-Luc Domenach (sinologue, né en 1945) et de Nicolas Domenach (journaliste, né en 1950 et directeur adjoint de la rédaction du magazine hebdomadaire Marianne).

Source : Wikipédia (résumé)

Complément informatif 5 :

Tandis que l’affaire Snowden, relancée à point nommé, vient déplacer le point de vue du peuple sur l’Etat français, soudain victime de l’impérialisme américain, et moins que jamais coupable d’entorses à la Déclaration des Droits de l’Homme, je voudrais rappeler ma situation à cette France dont le cœur  palpite avec tant d’intensité pour la Justice, le respect d’autrui, les Droits humains, la solidarité…

Je m’adresse aussi à ces intellectuels émérites, ces vaillants chevaliers de la Justice, ces avocats exemplaires des Droits de l’Homme dont la figure emblématique est à coup sûr l’une des figures dominantes des Instances officielles des Avocats, l’éminent Jean-Louis Brochen, accessoirement époux de Martine Aubry : pas un être humain, quel qu’il soit, sans possibilité de défense,  en France ni en Navarre, grâce à lui ! Et je m’adresse toujours à l’Université française qui multiplie les colloques les plus pointus sur sa spécialité, les Droits de l’Homme. Pendant les quelques jours où j’ai été en France, du 18 au 24 octobre 2013, l’Institut de Droit européen des Droits de l’Homme (IEDH) réfléchissait à Montpellier, par exemple, sur « Le Principe de Subsidiarité au sens du Droit de la Convention européenne des Droits de l’Homme » et sur la notion de « parole en Droit public ». Mazette !

Je dois être la seule à ne pas comprendre le silence qui entoure mon combat. J’ai été la seule à oser un commentaire sur le site :

vendredi 18 octobre 2013, 18:22:34 | Claire Seguin

Je suis toujours surprise par le sérieux et le professionnalisme de ces colloques sur les Droits de l’Homme, alors que, sans rougir, et dans le même temps, les intervenants refusent aussi de prendre connaissance de ma propre situation, jugée irrecevable parce que ridiculisée par l’intelligentsia. J’ai été déchue de tous mes droits, sans explications. Je me bats seule et surveillée par la police, sans explications. Quels sont donc les critères pour avoir le droit d’avoir des droits humains ? Il semblerait que je ne les remplisse pas. Mais sur cela aussi je n’ai pas droit aux explications. Claire Seguin, Un micro sous votre oreiller.

Hélas je ne me fais guère d’illusion sur l’écho que ces pages obtiendront ces jours-ci. Qu’est-ce que Claire Seguin se plaignant d’atteintes à la vie privée qui ont détruit sa vie lorsque le téléphone d’Angela Merkel est mis sur écoute ? …

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Venise Service Gondole devant le Palais des Doges

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Nice Inauguration de la Promenade Paillon

J’ai décidé de rentrer chez moi. Après une dizaine de jours d’enquête, je suis arrivée à saturation. Lorsque dès ma descente du bus, à Avignon, j’ai vu se profiler sur le visage des cultureux « de gauche » et adulateurs de Marie-Antoinette le sourire en coin de ceux qui jouissent jusqu’à l’orgasme au spectacle de ma mise à mort  collective, j’ai estimé qu’il était temps de rentrer à Athènes. Depuis, la violence morale n’a fait que s’aggraver. La vie que je mène en Grèce y est tout aussi aléatoire, et tout aussi empoisonnée. La situation que je déplorais à Lille, lorsque je vivais à Fives, s’est réinstallée dans le logement que j’occupe, orchestrée par cette intelligentsia vertueuse qui « sait mieux que les autres ce qui est bien ou mal » – et qui préfèrerait que cela reste confidentiel. On ne change pas une recette qui marche. Mais j’y suis chez moi.

Et puis, après tout, l’opinion générale veut que je divague : comme on me l’a fait remarquer, il est impossible que j’aie été mise sur écoute « puisque ce serait illégal »… Faut-il remercier Monsieur Snowden ?

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Courrier à la CEDH-1

 

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Courrier à la CEDH-2

 

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Exemple d’incitation au suicide

 

 

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La Cour européenne des Droits de l’Homme

 

Photographies :

Fiche de lecture sur une biographie du Général Giraud, consultée dans une annexe du War Museum, à Londres, alors que le musée était fermé au public pour travaux cet hiver. La date de la fiche correspond à la date de fin de lecture.

Casablanca, film de Michael Curtis, datant de 1943. Film célébrissime, il évoque la résistance au nazisme.

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Fiche de lecture sur Giraud.

 

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Manipulation : Je n’en veux pas.

Fin de partie

Après plus de cinq années de combat pour ma liberté, j’ai réussi à quitter la France, pour un avenir qui semble cependant bien incertain. Je n’aurai reçu aucune aide. Cinq années d’enquête n’ont pas permis de faire éclore la vérité et je reste en butte aux mêmes formes de harcèlement que celles dénoncées à l’origine de ma révolte. Seule et démunie, j’ai vu pourtant au cours de ces années de lutte mon estime de moi-même, ravagée par une éducation basée sur la culpabilité, remonter en flèche. Tandis que les masques tombaient, et révélaient la bassesse de tous ceux qui m’avaient entourée, bassesse que je n’ai jamais partagée, et que souvent j’avais même été incapable de soupçonner, j’ai pris conscience de ma propre valeur, tant intellectuelle que morale.

Il est temps de mettre fin à l’aventure du blog. Je n’ai trouvé aucun interlocuteur et je suis épuisée de parler dans le vide. L’essentiel de ce que j’avais à dire a été dit, même si ce blog se caractérise aussi par tout ce qui ne l’a pas été : par exemple comment j’ai appris que mes jeunes cambrioleurs travaillaient pour la police, ou quelles sont les explications dont je me suis privée pour protéger les plus fragiles, à commencer par les jeunes femmes de ma famille, que je n’inciterai jamais assez à la prudence, mais aussi certains enfants…

Ma révolte est intacte et le combat ne peut que se poursuivre, ailleurs, d’une autre manière, mais toujours dans la plus complète solitude.

Protestation du 20 septemble 2013 :

 

Commentaires mis en ligne sur Yahoo, sur les articles suivants :

 

Interpeller François Hollande en pleine rue, est-ce payant ? FranceTvInfo.fr 20/09/13

« Je l’ai enfariné. Vous l’avez élu. J’ai du mal à comprendre de quoi les Français s’étonnent. La triste réalité du Parti socialiste était expliquée dans mon blog depuis 2010…» Claire Seguin, Un Micro sous votre oreiller.

 

Cotta : François Hollande, le social-démocrate. Le Point 20/09/13

« Je l’ai enfariné. Vous l’avez élu. François Hollande, c’est l’aboutissement logique du choix des Français depuis trois décennies…» Claire Seguin, Un Micro sous votre oreiller.

 

Municipales 2014 à Lille, pas forcément une partie de plaisir pour Martine Aubry L’Express 20/09/13

« L’absence d’alternance à Lille, c’est la fin de la démocratie et le début de la désespérance, les deux meilleurs atouts de la municipalité que Martine Aubry tentera d’exploiter…» Claire Seguin, Un Micro sous votre oreiller.

Protestation des 16 et 17 septembre 2013.

Commentaires mis en ligne sur Yahoo / L’Express / Le Figaro

« Avec tout le mal qu’il se donne pour me maintenir au chômage, je me demande comment il lui reste des idées pour remettre sur le chemin de l’emploi les millions de chômeurs qui sont en rade… »  Claire Seguin, Un Micro sous votre oreiller.

« La justice républicaine devrait bien être le seul arbitre de la vie sociale ! Hélas, l’injustice est si criante en territoire socialiste que tout le monde en perd la boule (de cristal). »  Claire Seguin, Un Micro sous votre oreiller.

« Monsieur Hollande prétend qu’il aura des comptes à rendre dans deux mois sur le chômage ! Eh bien le compte à rebours est ouvert : il aura des comptes à me rendre sur mon chômage aussi, s’il n’est pas réglé d’ici là ! » Claire Seguin, Un Micro sous votre oreiller.

« Comment mettre un pays au bord du gouffre ? Mensonges, mensonges, hypocrisie : du chômage (organisé) à la justice (bafouée), j’ai tout expérimenté des pratiques socialistes ! Et je suis rendue en Grèce ! » Claire Seguin, Un Micro sous votre oreiller.

« Et si un jour, l’Europe policière, solidaire de l’Etat français dans le harcèlement et la surveillance inexpliqués qu’elle me fait endurer, se montrait aussi peu fiable qu’Obama… Devant un tel manque de charisme chez François Hollande, je me mets à rêver… » Claire Seguin, Un Micro sous votre oreiller.

« Je râle. Ils raillent. Certes ! Mais le gouvernement socialiste fera-t-il disparaître le chômage avec des blagues misogynes ? Et rétablira-t-il une justice qui protège les blagueurs aux dépens de la blogueuse ? » Claire Seguin, Un Micro sous votre oreiller.

Ce dernier commentaire a été retiré par le modérateur de l’Express :

« Bonjour,

Votre message a été modéré.

Les propos diffamatoires, contenant des affirmations fausses ou invérifiables sur des personnes ou entreprises, ne sont pas acceptés sur notre site.

Pour plus d’informations sur notre politique de modération, vous pouvez lire notre charte des commentaires.

Bien à vous,
Directeur éditorial LEXPRESS.fr

Ps : pour rappel, le texte de votre article était:

—————————————
Je râle. Ils raillent. Certes ! Mais le gouvernement socialiste fera-t-il disparaître le chômage avec des blagues misogynes ? Et rétablira-t-il une justice qui protège les blagueurs aux dépens de la blogueuse ? Claire Seguin, Un Micro sous votre oreiller.
————————————— »

L’Express a l’air très informé de ma situation. Mais pourquoi personne ne porte-t-il plainte contre moi ? Je serais si heureuse de trouver l’occasion de prouver ce que je dis…

Protestation des derniers jours du mois d’août 2013.

Exaspérée par certains commentaires mis en ligne cet été sur Youtube, alors que dans le même temps mon blog, en partie abandonné, ne recevait presque plus de visites, j’ai jugé utile de faire quelques « mises au point ».

Le 29 août 2013.

Précisions apportées sur la vidéo et ses commentaires en ligne sur Youtube :

« Je tiens à souligner que je me désolidarise de façon radicale des commentaires même bienveillants qui présenteraient des connotations propres à un discours d’extrême-droite. Pour deux raisons :

  1. La première parce que je récuse et très souvent condamne sans appel les idées comme les prises de position de l’extrême-droite.
  2. La seconde parce qu’il m’est arrivé à plusieurs reprises, alors que j’étais importunée par des internautes au point de devoir les contacter pour les faire taire, de m’apercevoir que leurs propos tendancieux, pouvant évoquer l’extrême-droite, et se présentant comme bienveillants, étaient tenus en réalité par des « petits malins » de la clientèle socialiste cherchant à disqualifier mes propos.

Au rebours de mon blog, tous les commentaires déposés sur Youtube sont publiés. Il n’y a aucune censure. »

Commentaire laissé en ligne sur des articles consacrés au « Care », notion que vient de (re)lancer Martine Aubry pour sa rentrée politique :

« La notion de « care »  que Martine Aubry entend promouvoir, c’est la Charité chrétienne des bonnes dames de la Bourgeoisie : la caritas. On les voit peu en France, mais lorsqu’on voyage dans les pays européens et anglo-saxons, les publicités de l’organisme de secours de l’Eglise catholique sont très présentes : Caritas. Aubry est elle-même d’un cynisme sans borne et a érigé en mode politique à Lille la haine collective autorisée et organisée par le pouvoir. Un vrai socialiste n’attend pas qu’on lui fasse la charité. Il se prend en charge avec l’aide de ses camarades socialistes. Ca s’appelle la solidarité, et la solidarité véritable n’a pas besoin de meurtre collectif pour rassembler ses « ouailles »  dans une complicité malsaine. Claire Seguin, Un Micro sous votre oreiller. »

Yahoo.fr / L’Express/Le Figaro.

Le 31 août 2013 :

Commentaires mis en ligne sur Yahoo, sur trois articles : 1. La cote de François Hollande remonte à 28% selon Ipsos (Lundi 26 août 2013) ; 2. François Hollande optimiste sur la croissance et les impôts (Reuters, le 31) ; 3. Rentrée en pente dure : François Hollande a-t-il décrété une pause fiscale parce qu’il sentait monter une grève des impôts ? (Atlantico, idem).

« Tout va bien pour M. Hollande et sa clientèle socialiste. Les nouvelles de Grèce sont bonnes. C’est leur version du « Care »  prônée à Lille par Martine Aubry. Claire Seguin. Un Micro sous votre oreiller. »

« M. Hollande attend des nouvelles de Grèce. Si tout va bien, la vie reprendra comme avant, les impôts aussi. C’est sa version du « Care »  prônée à Lille par Martine Aubry : bientôt. Claire Seguin. Un Micro sous votre oreiller. »

« A l’Elysée, le président veut rassurer sa clientèle socialiste. Les nouvelles de Grèce sont bonnes. C’est sa version du « Care » imaginée à Lille par Martine Aubry. Claire Seguin. Un Micro sous votre oreiller. »

Commentaire mis en ligne sur le site de L’Express, article : « Les Français pourront saisir la police des polices dès lundi ». (31/08/2013 – 15h30)

« Je ne pensais pas apprendre une aussi bonne nouvelle en cherchant à faire savoir que je suis victime de la police même à l’étranger. D’après les textes, tant de choses sont possibles pour se défendre… Je suppose que c’est sa version du « Care » imaginée à Lille par Martine Aubry. Claire Seguin. Un Micro sous votre oreiller. »

Commentaire mis en ligne sur le site du Figaro, article : « La bonne cause des impôts ».

« J’aimerais tant savoir quelle est la bonne cause qui justifie qu’on dépense les impôts des Français pour m’empêcher de vivre en paix… A l’Elysée, le président peut rassurer sa clientèle socialiste. Les nouvelles de Grèce sont bonnes. C’est sa version du « Care » imaginée à Lille par Martine Aubry : les impôts ne sont pas pour aujourd’hui mais pour bientôt. Claire Seguin. Un Micro sous votre oreiller. »

Je souhaite au Parti socialiste en général et à l’Education nationale en particulier une bonne rentrée. En rhétorique, cela s’appelle de l’ironie. Mais je sais combien il est difficile de comprendre de qu’on lit.

Eté 2013 : Protestation contre le harcèlement qui perdure.

Malgré la suspension de ce blog, je me trouve à nouveau dans l’obligation de protester contre la persistance du harcèlement dont je suis victime. 

De Londres à Budapest, de Budapest à Athènes, je me heurte à des phénomènes analogues à ceux décrits dès l’ouverture de ces pages. En outre, depuis mon départ de Lille, la connotation misogyne des attaques n’a fait que s’accentuer, avec un recours aux poncifs les plus consternants sur les femmes (alcool, sexe, stupidité) qui trahit chez mes adversaires un mode de pensée aussi ringard qu’il peut être féroce. Moi qui suis Docteur ès Lettres, licenciée en Histoire de l’art, qui ai enseigné pendant près de dix ans, y compris à l’université, je me vois ainsi humiliée au quotidien de façon répétée, et de préférence par des jeunes gens sans la moindre instruction. 

A un tel stade de brutalité et de vulgarité, cette misogynie ne peut parvenir à me faire honte. Elle fait honte à cette intelligentsia qui a la bouche pleine de ses propres vertus humanistes, mais qui outrage toutes les valeurs de la démocratie et des Droits de l’Homme. Elle fait honte à l’Ecole Normale Supérieure qui dilapide l’héritage qui a fait sa gloire : imagine-t-on Sartre ou Simone de Beauvoir lancer contre une femme une « chasse à l’homme » internationale sur des thématiques misogynes et réactionnaires ? Elle fait honte enfin à la France et au Parti socialiste qui la gouverne en révélant aux yeux de tous ses tares les moins avouables, sa misogynie, son hypocrisie.

Les succès que cette clique rencontre sur la toile ne devraient pas aveugler les Français. J’ai remarqué aussi quelques hommes, quelques femmes, indignés par la diffamation orchestrée contre moi. Et certains avaient une autre stature que ces esprits médiocres qui ont investi les réseaux sociaux. 

L’art de la guerre de ces pseudo « démocrates » ne manque pas de me rappeler ce principe machiavélien qui veut que la grandeur d’un prince naisse de ses victoires sur l’opposition et qui invite donc celui-ci à la susciter (1). Tandis que François Mitterrand accédait  au pouvoir en 1981, avec le soutien de ses alliés catholiques, les Pierre Mauroy, Jacques Delors, Martine Aubry, pour se tailler un destin digne du pape Alexandre VI et de son fils César Borgia, j’ai vu ma vie sombrer, année après année, selon une courbe bien analogue à celle de la gauche française. Aujourd’hui la gauche de la gauche et du Parti socialiste, la seule « vraie gauche », celle de Martine Aubry, entend donner des leçons de socialisme à son président. La maire de Lille parlera-t-elle à la rentrée du peuple, des femmes, des droits humains et de la citoyenneté française inaliénable ? Evoquera-t-elle l’engagement militant de son père pour défendre et illustrer les principes moraux du personnalisme, inspirés d’Emmanuel Mounier ? Proposera-t-elle de grands chantiers à la jeunesse pour rassembler son fidèle électorat de l’Education nationale ? Et brandira-t-elle Claire Seguin comme épouvantail devant ce peuple de gauche qui rêve tant de victoires ? Le peuple de gauche ne devrait pas s’inquiéter de son avenir. Martine Aubry est une femme de principes, et le papa de Martine Aubry a déjà allumé les cierges à Notre-Dame-de-la-Treille. Standing ovation ! (2)

La cruauté de la vie m’oblige toujours à tenir le loup par les oreilles. Mais en dépit de l’exil, de l’adversité et de la situation critique dans laquelle je me trouve, je tiens à rappeler aussi que j’ai toujours la prise bien en mains. 

1. Nicolas Machiavel, Le Prince (1513), Le Livre de poche, 2000, Chapitre 20, p. 143 et sq.

2. Je propose à la perspicacité de mes lecteurs trois articles :

a) un double article paru sur le site de La Voix du Nord, le journal régionaliste du nord de la France, relatant une ovation lancée par Gérard Mulliez pour célébrer un discours de Jacques Delors sur l’Europe, à Lille (18-19 mai 2013, Lille, Cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille; le double article est toujours en ligne sur le site; la lecture de cinq articles par mois est gratuite). Gérard Mulliez, qui se dit apolitique mais catholique, a fait fortune avec son entreprise familiale (les supermarchés Auchan). 

b) un court extrait d’un article publicitaire de propagande Anti-Mitterrandienne paru dans la presse internationale en 1981. La photographie a été faite à partir d’une copie du Washington Post datant du 09/12/1981 que j’ai trouvée dans un dossier des services diplomatiques britanniques au sujet du French Socialist Party (1981), lorsque je l’ai consulté à Londres, aux archives nationales britanniques de Kew Gardens.

c) La copie d’un article du même Washington Post  datant du 22/12/1981, commentant cette campagne de propagande Anti-Mitterrandienne, et que j’ai trouvée au même endroit.

Je prie mes lecteurs de bien vouloir m’excuser de la mauvaise qualité de mes supports (qui me paraissent cependant lisibles). Les temps sont difficiles. Les non-anglicistes se feront aider par leur grande sœur pour déchiffrer les papiers. 

NB : Tout le sel des (rares) commentaires publiés à la suite de l’article « Fin de partie » provient de leur date.

Fin de partie  jacques-delors-ovationne-a-lille-20131-212x300

Jacques Delors ovationné à Lille 2013.

francois-mitterrand-vu-par-ses-adversaires-en-19811-207x300 Déni de justice

François Mitterrand vu par ses adversaires en 1981.

campagne-anti-mitterrand-19811-191x300 Droits de l'homme

Campagne Anti-Mitterrand 1981.

Novembre 2012-Mai 2013: Les oreilles de l’iceberg dépassant du buisson derrière lequel il tente toujours de se cacher… 

Campagne de protestation Avril-Mai 2013 (alors que la diffamation redouble sur mon lieu de vie comme en France, et auprès des personnes auxquelles je pourrais tenter de demander de l’aide).

Si les Français refusent de me rendre justice, s’ils n’ont pas le courage non plus de me dire ce qu’ils me reprochent, qu’ils me laissent au moins vivre en paix, a fortiori lorsque j’ai quitté la France.

Mailing Avril 2013

Blog : Un Micro /Author sick and angry / Auteur malade et en colère

Madam, Sir

Madame, Monsieur,

I have to declare publicly that I won’t go back to France for living, especially if I am sick.

Je tiens à faire savoir de façon publique que je ne rentrerai pas en France, en particulier si je suis malade.

I have a cough, no syndrome of Stockholm.

Je tousse mais ne présente aucun syndrome de Stockholm.

I would appreciate to be allowed to live in peace.

J’apprécierais d’être autorisée à vivre en paix.

The address of the Blog that you refuse to read, « Un micro sous votre oreiller » :

L’adresse du Blog que vous refusez de lire, « Un micro sous votre oreiller » :

[l’adresse du blog]

Explanation on attached files.

Explications sur les fichiers joints.

(I don’t smoke / Je ne fume pas)

Claire Seguin

If you don’t want to receive any message anymore, tell me. Your address will be erased.

Si vous ne voulez plus recevoir de message, faites-le moi savoir. Votre adresse sera effacée du listing.

Mailing Mai 2013

Blog / Un Micro : Opéra-tion Vos Impôts / Your Taxes

En français / In English.

Madame, Monsieur,

Je vous ai contacté par mail à l’occasion de mouvements de protestation que j’avais organisés pour sensibiliser les Français à ma situation de détresse. Certains se sont étonnés : « Pourquoi nous ? ». D’autres ont exprimé leur hostilité, et parfois transmis mon mail « à la gendarmerie » ! Les forces de l’ordre sont hélas très informées de mon blog et pour certaines collaborent au harcèlement dont je suis victime. Seuls des moyens accordés par les Etats européens ou américains peuvent expliquer la surveillance constante dont je fais l’objet. Mais en tant que citoyens êtes-vous bien consentants pour payer ce lynchage avec vos impôts ?

Toujours en détresse, je viens de mettre en ligne un nouveau document sur mon blog : [l’adresse du blog]

 Je serais heureuse que vous en preniez connaissance et le fassiez connaître.

Claire Seguin

Madam, Sir,

I have contacted you by mail on the occasion of protestations that I had organized in order to make the French people sensitive to my distress. Some people wondered : “Why us ?”. Some others expressed their hostility, and sometimes passed on my mail “to the police” ! Alas the police are well-informed about my blog and some of them collaborate on the harassment that I am victim. Only means granted by the European or American states can explain the constant watch over me. But as citizens do you really agree with this lynching financed by your taxes ?

Still in distress, I have a new document on line on my blog (A microphone under your pillow) : [l’adresse du blog]

 This document is translated on the English page. I would be happy if you read it and made it known.

Claire Seguin

If you don’t want to receive any message anymore, tell me. Your address will be erased.

Si vous ne voulez plus recevoir de message, faites-le moi savoir. Votre adresse sera effacée du listing.

(Les documents cités sont ceux affichés ci-dessous : Santé à ma santé (1&2) et Nicolas Poussin (1&2)).

Quelques commentaires sur Yahoo, ces deux derniers jours, au gré de ma présence occasionnelle sur internet, pour compléter les mailings.

Lundi 27 mai 2013

François Hollande célèbre les résistants de la première heure

Reuters – il y a 3 heures

PARIS (Reuters) - François Hollande a célébré lundi le 70e anniversaire de la naissance du Conseil national de la Résistance, moment fondateur de la France d’après-guerre, appelant les Français à s’inspirer de son esprit pour croire en l’avenir malgré la crise.

ClairSeg  •  il y a 6 minutes 

Les droits et la liberté de la citoyenne que je suis sont-ils inclus dans cette belle profession de foi ? Proche du désespoir, j’aimerais, à défaut de pouvoir obtenir justice d’un pays qui m’a salie et trahie, qu’on me laisse au moins vivre en paix… J’ai quitté la France et il me faut encore me battre contre les sbires du Parti socialiste, contre une police qui n’est pas capable de me dire ce qu’elle me reproche, contre la calomnie… L’esprit de Résistance des Français, je cherche encore à le mobiliser…
Claire Seguin, Un micro sous votre oreiller.

Mercredi 29 mai 2013

Hollande et Ayrault enrayent leur chute, selon TNS Sofres

PARIS (Reuters) – La cote de confiance François Hollande est en hausse de cinq points à 29% et celle de Jean-Marc Ayrault monte de trois points à 26%, selon le baromètre TNS Sofres pour Le Figaro Magazine de juin, diffusé mardi.

ClairSeg  •  il y a 2 heures 10 minutes 

Ouf, ça va mieux ! Maintenant que l’Amérique a rendu à DSK sa respectabilité en l’invitant à Cannes, Monsieur Hollande devrait faire entrer Martine Aubry au gouvernement. Et à la prochaine cohabitation, il prend Sarkozy comme Premier ministre. Comme ça, l’équipe sera au complet…

Un utilisateur Yahoo!  •  il y a 2 heures 2 minutes

Qu’est-ce qui a changé en France ces derniers jours pour modifier ces sondages à la hausse ?…. On ne sait pas !

ClairSeg  •  il y a 1 heure 57 minutes 

Ouf, ça va mieux ! Et si la petite bande en profitait pour me rendre ma liberté ?! Je suis fatiguée de vivre avec « un micro sous mon oreiller »…

François Hollande poursuit son tour de France

Par Le Nouvel Observateur avec AFP | Le Nouvel Observateur – il y a 1 heure 54 minutes

François Hollande se rendra mercredi 29 et jeudi 30 mai à Rodez (Aveyron) et Castres (Tarn) pour son premier déplacement de deux jours en province depuis deux mois et demi. La visite aura pour thème l’emploi. 

ClairSeg  •  il y a 1 heure 16 minutes 

Et moi, je poursuis mon tour de l’Europe, désespérée de trouver un pays où je puisse vivre sans « micro sous mon oreiller »….

1 réponse

MAX  •  il y a 1 heure 12 minutes 

Allez voir hors de l’Europe….

ClairSeg • il y a une seconde

Mais je suis prisonnière de l’Europe. Les campagnes de diffamation n’ont pas de frontières, j’ai déjà connu l’enfer au Canada. En Europe, j’ai au moins la possibilité de circuler et (a priori) de travailler sans papiers et sans rien demander à personne.

Séquence « emploi » de Hollande, avec deux jours en région

PARIS (Reuters) – Deux mois et demi après son déplacement à Dijon, François Hollande renoue cette semaine avec le principe d’une visite en région étalée sur deux jours dans l’Aveyron et le Tarn, où il parlera emploi et redressement industriel.

ClairSeg • il y a une seconde

Mon droit de travailler est-il compatible avec « un micro sous l’oreiller » ? Que compte faire Monsieur Hollande pour les femmes mises au ban de la société ?

Recommandations de Bruxelles : Hollande et Ayrault répondent que la France ira à son rythme

Atlantico. Face aux demandes de Bruxelles de ramener le déficit à 2,8% en 2015, le président rappelle que Bruxelles « n’a pas à nous dicter » notre conduite.

ClairSeg  •  il y a 18 minutes 

Pour faire des économies, je suggère à Monsieur Hollande de mettre à pied les policiers qui me surveillent. D’ailleurs qui surveillent quoi ? C’est ahurissant ce à quoi peut servir l’argent des contribuables !

ClairSeg  •  il y a 9 minutes 

Faites donc des économies ! Certes, le policier qui a surveillé le départ de Londres du dangereux auteur d’Un micro sous votre oreiller était Anglais. Et grincheux comme un sous-chef dans son costume et sa berline noire ! C’était autre chose qu’une tronche de rosbif déguisée en Bobby ! Mais il ne faut pas rêver, les Anglais présentent toujours la facture !

Hollande sur Spanghero: « nous ferons tout »

Par AFP | AFP – il y a 50 minutes

François Hollande a assuré mercredi à Rodez (Aveyron) que le gouvernement « ferait tout » pour que les salariés de Spanghero puissent retrouver un repreneur ou à défaut bénéficient d’un reclassement « exemplaire ».

ClairSeg  •  il y a 16 minutes 

Ah la la, s’il faisait tout pour m’oublier, moi, je serais ravie !!!!

Je suis hélas bien placée pour savoir ce que valent les promesses de François Hollande : rien. Je n’ai besoin de l’aide de personne pour me réinsérer dans la société et je ne demande rien. Mais je n’accepterai pas non plus d’être calomniée, où que j’aille, par des gens qui n’ont jamais eu le courage, en trente ans, de dialoguer avec moi.

Réclamer qu’on me laisse vivre en paix, sans « micro sous mon oreiller », ce n’est pas demander une faveur, c’est exiger le minimum de la dignité humaine, le simple respect de mes droits humains fondamentaux, l’application basique des valeurs de la démocratie.

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Nicolas Poussin 1

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Nicolas Poussin 2

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Sante a ma sante 2

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Entretien fictif / Pole Emploi 1

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Entretien fictif / Pole Emploi 2

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Ma reponse a Pole Emploi

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MGEN : la mutuelle des enseignants

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La fausse transparence de Facebook 1

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La fausse transparence de Facebook 2

Révolte : Haro sur Matter

Révolte : Haro sur Matter The-greedy-Blackbird-103x150

The greedy Blackbird

Parmi les indices qui me laissent penser que la situation n’a pas changé, et que je vis toujours sous surveillance, il y a un ensemble de commentaires qui ont commencé à se manifester mi-avril 2012, au moment où j’ai repris le dessus après ma sortie d’hôpital, et qui ont eu pour corollaire une série de coups de fil anonymes silencieux, reçus sur mon portable. Le lien entre les deux phénomènes est impossible à établir mais ils révèlent tous les deux l’existence d’une hostilité latente toujours prête à bousculer ma tranquillité.

Ces commentaires, les seuls qui soient répétitifs parmi tous ceux que j’aie reçus, émanent d’un seul émetteur, dont le pseudonyme est Matter (1). Ils sont écrits dans un style elliptique, qui parfois confine à l’absurde. Dès le 12 mai 2012, j’ai tenté de conjurer le malaise qui s’installait avec la répétition de ces messages en envoyant un mail à leur auteur : « Monsieur, J’ai remarqué vos commentaires récurrents sur mon blog à leur caractère incohérent. Je ne comprends pas où vous voulez en venir. Veuillez s’il vous plaît vous expliquer ou vous abstenir de poster des commentaires qui n’ont aucun sens. Cordialement, Claire Seguin ». Je n’ai eu aucune réponse, mais l’adresse était valide. De nouveaux commentaires ont succédé aux premiers sans que je puisse noter un quelconque changement.

Le malaise s’est accentué lorsque j’ai remarqué la réitération d’échos avec mon quotidien décelables dans les textes de ces commentaires. Le premier qui m’ait troublée date du 19 mai 2012. Matter écrit : « L’électricité n’est PAS EN LIBRE CIRCULATION. bref, c’est pas normal que j’ai même pas un endroit gratuit où aller, ou bien pas cher ».  Or une association qui m’est venue en aide à ma sortie d’hôpital, association qui dépendait de ce même établissement hospitalier, m’avait payé ma première facture d’électricité, lorsque j’ai quitté ma chambre classée en « logement indécent » pour aller me réinstaller dans mon appartement à vendre. Je n’en ai bien sûr jamais parlé à personne. 

Le « cadeau » s’accompagnait d’une vive incitation à me résoudre à cette option, dont le mérite était de rendre service au propriétaire de la petite chambre, qui souhaitait mon départ : incitation à laquelle j’ai tenté de résister un temps avant de jeter l’éponge. À long terme, la vente de mon appartement personnel devrait permettre à la ville de Lille de se débarrasser de moi. Me retrouvant sans logement, j’irai peut-être me réfugier cette fois chez mon père. Et l’on voit dans le message apparaître le fameux père indigne, qui peut se vanter d’une belle équipe de partisans, tant parmi les membres de la police que parmi les réactionnaires du parti socialiste. Matter écrit le même jour, dans un registre culpabilisant : « mon père est à la polyclinique ». Il va sans dire que l’hypothèse d’un retour chez mon père est une lubie qu’entretiennent mes détracteurs avec le plus grand aveuglement. 

D’autres messages sont troublants et je prendrai pour exemple les plus récents concernant mon ordinateur. Le 14 juin au soir, alors que je travaillais mon anglais avec un film américain sur mon ordinateur, l’écran est devenu soudain noir. J’ai cru à une panne et je me suis couchée. Lorsque je m’y suis remise le samedi 16, je me suis aperçue que j’avais simplement oublié de brancher mon appareil dont la batterie s’était déchargée (!). J’ai fini l’analyse de mon film (Gentleman’s agreement, d’Elia Kazan, 1947), dont le héros a une mère malade du cœur pour laquelle il s’inquiète. Les commentaires de Matter pour les 15 et 16 juin 2012 sont les suivants :

le 15, à 19h14 : « mon lecteur dvd marche plus »

le 16, à 10h37 : « il est retombé en panne, donc je laisse tomber, j’ai pas les moyens d’acheter un lecteur externe »

le 16, à 21h12 : « bon demain c dimanche, le truc remarche mais il est vraiment naze. Je pense que ma mère est aussi en train de mourir et je ne sais pas si son cœur tiendra ».

Je ne prends pas à la légère ce genre de manifestations subliminales. Je les ai minimisées pendant des années, en particulier lorsque j’ai vécu à Lyon, au cours des années précédant mon entrée dans l’Éducation nationale, et les conséquences en ont été désastreuses. Certes je pourrais avancer des hypothèses sur leur auteur. Buffon ne dit-il pas que « le style est l’homme même » dans son discours de réception à l’Académie française  (Discours sur le style, 1753) ?… Mais le procédé reste hasardeux et pourrait se retourner contre moi sans changer la donne. Que ce soient ces commentaires ou les coups de fil anonymes, ils cherchent à me faire vivre dans l’inquiétude et à influencer mon comportement. Ils témoignent surtout de rumeurs et d’informations sur mon quotidien tout à fait anormales. Mon pauvre père, malgré toute sa malveillance, paraît alors bien anodin. Il n’a réussi à détruire ma vie que parce qu’il a trouvé des relais puissants pour reprendre le harcèlement à grande échelle. C’est ce dernier qui me révolte par-dessus tout et que j’accuse de brutalité. Les caciques du Parti socialiste qui m’ont livrée à un lynchage collectif agissent avec un cynisme sans borne et des moyens contre lesquels je suis moi-même sans défense. 

Victime d’un appareil d’État qui accorde l’impunité à ses complices, je ne peux que désespérer, en ce premier jour d’été, de voir jamais mes adversaires me laisser vivre en paix. The greedy Blackbird (2) sera-t-il un jour démasqué ? Et la justice me sera-t-elle un jour rendue ?

Notes :

1. Les commentaires de Matter ont tous été mis en ligne.

2. Voir aussi les articles Une vie à l’Encan de La Rochelle (22/08/2011) et Le choix des armes (06/11/2011).

Restitution de la Révolte du 22/06/2012, retirée le 17 juillet 2012.

« Révolte : Coup de chapeau à mes plus fidèles lecteurs » 

Révolte Coup de chapeau

Fin de printemps

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Printemps à Fives.

Le parti pris d’avoir recours à une hospitalisation abusive comme réponse à l’enfarinage de François Hollande a permis d’éluder tout dialogue, de disqualifier mon propre discours, mais aussi de m’empêcher de répondre aux attaques dont je n’ai pas manqué de faire l’objet, comme de nouer des relations avec des personnes qui auraient pu m’épauler. Pendant plus d’un mois, je n’ai eu aucun accès à internet, et les quelques heures de permission que j’ai eues début mars ont tout juste suffi à mettre en ligne un article. Lorsque je suis sortie de l’hôpital le 15 mars, sans un sou vaillant, parce que mes indemnités journalières de la sécurité sociale ne m’avaient pas été payées (et elles ne l’ont toujours pas été), il m’a été impossible de fréquenter les cybercafés. Je viens tout juste de finir de lire les quelques 800 messages que j’ai reçus et de tenter de répondre à certains. Le moins que je puisse dire, c’est que la détente a été longue — et préjudiciable dans le monde numérique contemporain, qui nous gouverne sous le signe de l’immédiateté.

Tandis que je vivais mon dernier printemps à Fives, que j’ai finalement quitté pour me réinstaller dans mon appartement à vendre, à Cormontaigne (voir l’article L’épreuve de la liberté), François Hollande a été élu Président de la République. Certains de mes lecteurs se demandent ce que je vais faire dans un tel cas de figure. En vérité, je ne le sais pas encore moi-même. L’urgence depuis le mois de mars a été de reprendre en main mes affaires personnelles, négligées depuis que j’avais lancé la série de protestations. Mais il va falloir coûte que coûte assainir mon environnement social si je veux tourner la page et relancer un projet de vie. Pour l’instant, et malgré le calme actuel, je suis convaincue que rien n’a changé. Autant dire que l’enfarinage de François Hollande n’est pas dépassé. Le message que j’avais à transmettre est toujours d’actualité.

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Premières jonquilles pour ma libération, le 15 mars 2012.

Le journal Sud-Ouest, implanté en Aquitaine, ma région d’origine, m’a accordé un article, paru le 19 mai 2012, au moment de l’élection présidentielle. Le papier, neutre, mais assez bienveillant, m’a pourtant valu à nouveau des commentaires agressifs en ligne. J’ai pris le parti, puisque j’en avais l’occasion cette fois, d’y répondre aussitôt et de me défendre en particulier contre les accusations de paranoïa. À une jeune femme qui prétendait établir son diagnostic sur le fait que je me reconnaissais dans des films, j’ai ainsi rappelé que ce n’était pas moi qui m’étais reconnue dans les films cités mais que c’étaient mes collègues, dans l’Éducation Nationale, qui avaient multiplié les insinuations sous-entendant qu’il s’agissait de moi, et que cela faisait partie du harcèlement que j’avais eu à subir pendant des années dans le cadre de mon travail. À un autre garçon qui prétendait que ce que je racontais de mon séjour à Toronto était impossible dans le contexte américain, j’ai répondu que la situation avait pourtant bien existé et que son américanisme naïf n’y changeait rien.

Plusieurs internautes avaient recopié le lien qui menait à une interview (1) de celui que j’avais appelé dans mon blog « le principal suspect » au moment du cambriolage, et qui était un colocataire de l’appartement collectif que je partageais à Fives. Ce jeune homme de 22 ans, étudiant en journalisme, et qui passait son temps libre sur les stades de football pour des comptes-rendus de matchs, propose lui-aussi une analyse psychiatrique des accusations que j’ai portées contre lui, comme de mon comportement au quotidien, qu’il décrit de façon grotesque, et dont la mauvaise foi m’a indignée au point que je me suis fendue d’un vrai paragraphe : « Le jeune homme qui témoigne sur le site d’Esj-Lille, me donne la nausée. Je n’ai pas de talent pour le chant et en général je m’abstiens. Surtout je ne chante jamais à pleine gorge. Il s’agit d’un affabulateur qui me calomnie parce que je l’ai mis en cause et qu’il se sait protégé par la police. Pour ce qui est de la radio, je l’écoutais un peu. Comme lui. Je me suis assez plainte dans mon blog que le logement n’était pas insonorisé. Les nuisances sonores étaient réciproques. Enfin c’est lui qui tenait à entretenir des relations de voisinage avec moi, m’invitant à prendre le café chez lui. J’ai manqué d’enthousiasme : plutôt bizarre, non, pour un jeune homme de 22 ans, avec des copains de fac et une petite amie !? Il me traitait en copine alors que j’aurais pu être sa mère. Il n’a jamais trouvé anormal qu’une femme de mon âge et de ma stature intellectuelle (!) vive dans un tel taudis. Je n’insisterai jamais assez sur le caractère sordide de cet appartement communautaire» (2).

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GayPride, Lille, 2 juin 2012.

D’une façon générale, la mauvaise foi de mes agresseurs me met plutôt de mauvaise humeur. J’ai eu aussi quelques commentaires pour témoigner que certains lecteurs étaient en mesure de lire mes textes avec profit et de les comprendre dans le détail. La distorsion de mes propos pour leur donner un accent de paranoïa relève de la malveillance et comporte une menace indirecte qui ne me laisse pas indifférente. Le « principal suspect »prétend de plus que la police aurait tenu le même discours que lui et serait favorable à un internement. C’est aussi ce qu’a déclaré M.S., ma jeune blogueuse liliale, que j’ai rencontrée par hasard dans le métro, Porte des Postes, le lundi 30 avril au matin (voir l’article J’ai mal aux dents, paragraphe « Impunité »(3)). Voilà des mois que je ne l’avais pas vue et je ne m’en étais guère préoccupée. Mais je n’ai pas raté l’occasion, puisque je m’étais promis de le faire, de l’apostropher pour qu’elle s’explique sur ses propos, sa connaissance anormale de ma vie privée et son réseau relationnel (voir aussi l’article Protestation : Théâtre du Rond-Point à Paris).

Lorsque j’ai vu qu’elle cherchait à s’esquiver, la moutarde m’est montée au nez et je l’ai suivie. Une amie qui l’accompagnait est aussitôt intervenue pour la « protéger » et a dégainé son téléphone portable pour appeler la police : « Appelle la police, Fillette ! »… je ne me suis pas enfuie. Je les ai même accompagnées à l’Hôtel de Police de Lille-Sud, qui était à quelques pas. Le temps de faire la queue au comptoir, les deux chérubines s’étaient dispersées dans le hall. Je me suis retrouvée seule devant le planton, et il a fallu que cette dame et moi courions à travers la salle d’attente pour retrouver la plaignante ! Explications confuses, comédie, et surtout ces fameuses accusations de troubles mentaux, corroborés soi-disant par le personnel du Commissariat de Fives. La jeune femme a déclaré qu’elle aurait même fait établir une main courante contre moi. C’est la Charité qui veut se faire aussi grosse que l’Hôpital ! Je n’en ai jamais été informée. Les policiers qui nous ont écoutées, et qui visiblement ne nous connaissaient ni l’une ni l’autre, ont pris nos démêlés pour des « histoires de gonzesses » — et nous ont poliment demandé de quitter les lieux.

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El Pacificador d'Alain Séchas (1996)

Parmi les propos que j’ai tenus, j’ai remarqué que la mise en cause du Parti socialiste la faisait pâlir. Cette jeune strauss-kahnienne vertueuse et candide a éludé mes questions pourtant directes, un éclat de peur dans les yeux : « Surtout ne pas parler du Parti socialiste !…» Est-ce tabou ? L’appel au dialogue, en tous cas, semble l’être, puisqu’une fois encore mes questions, argumentées, sont restées sans réponse.

C’est La vie comme est va un an après. J’ai l’impression de m’être battue en vain, et de me heurter toujours à ce mur de verre contre lequel je viens buter depuis des années. La loi du silence est la plus forte. Cette année encore, le printemps s’est installé, la saison de la GayPride est revenue et l’actualité culturelle lilloise met à l’honneur les sports à la halle de la Gare Saint-Sauveur qui accueille la Sports Factory (4).

Notes :

1.  J’ai profité de la rédaction de ce texte pour laisser ce jour un commentaire sur le site de l’Esj-Lille et contester les propos tenus dans leur article-témoignage : « J’ai habité avec Claire Seguin » :  « La description que fait de moi ce jeune homme est grotesque et comporte des contre-vérités. En particulier, je n’ai jamais fait l’objet de plaintes en justice, ou du moins je n’en ai jamais été informée, ce qui serait bien une raison de me « plaindre ». Je vous serais reconnaissante de supprimer l’article ou du moins de le rectifier. Je vous invite aussi à consulter mon blog. Claire Seguin. »

2. Hélas tous les commentaires publiés à la suite de l’article ont été supprimés en ligne.

3. Mes dents, en partie soignées à l’hôpital, vont mieux.

4. Sports Factory, Gare Saint-Sauveur, Lille, 11mai-12 août 2012.

Qu’est-ce que la calomnie ?

Imputation mensongère qui attaque la réputation, l’honneur d’un homme ou d’une femme, d’un citoyen ou d’une citoyenne, la calomnie se distingue par sa traîtrise. Il n’est pas de pire calomnie que celle des proches qui donnent à leurs allégations diffamatoires le poids que leur accorde leur connaissance de la personne attaquée, leur prérogative à se targuer de faire œuvre de témoignage quand ils avancent des accusations montées de toutes pièces. Et il n’est pas de pire calomnie que celle qui se cache sous le manteau de l’affection paternelle ou de la camaraderie juvénile.

La calomnie porte l’empreinte d’un tempérament déloyal qui recherche la facilité dans l’attaque, et ne recule devant aucun coup bas. Cette déloyauté de la conduite à l’égard d’autrui est soulignée par Louis Martin-Chauffier tandis qu’il déplore les calomnies de Paulhan lors d’un conflit qui les opposa, dans les années 1950, à propos du comportement des résistants au moment de l’épuration : « De là, sans doute, dit-il, la sombre fureur avec laquelle, pour punir ma franchise, il s’acharne à me calomnier fort sciemment, faute de pouvoir réussir une prise plus loyale » (1). La calomnie accuse injustement autrui de faits et d’intentions imbéciles ou malveillantes, sans fondement : « Le procédé est classique, s’il n’est pas beau. Il consiste à prêter des idées stupides ou des intentions viles à celui qu’on veut attaquer, et à faire passer ses propres mensonges pour la vérité de l’autre » (2), ajoute-t-il. Ce conflit des mensonges et de la vérité poisse l’honnêteté de la personne en prise avec la calomnie d’un suc délétère qui ronge peu à peu sa crédibilité.

Lorsque, par malheur, les premiers assauts calomniateurs ne rencontrent aucun démenti de la part de ceux dont ce serait le devoir de protéger leur proche, lorsque ces mensonges sont non seulement admis mais aussi cachés à la personne incriminée, une brèche est ouverte dans laquelle pourront s’engouffrer d’autres assauts ultérieurs. La répétition est en marche.

La petite adolescente de quatorze ans, vilipendée par une camarade de classe jalouse d’un voyage scolaire en Allemagne où elle n’était pas allée, n’a été ni défendue, ni mise en garde. La camarade de classe, de famille charentaise, socialiste et affidée à l’Education nationale comme la mienne, a répété en toute quiétude ses calomnies lorsqu’elle a été lycéenne, puis étudiante à Bordeaux, élargissant le cercle de la médisance et de ceux qui pouvaient la propager, à un âge où de son propre aveu elle reconnaît avoir été obsédée par la sexualité. La famille de la victime s’est faite complice de l’ignominie ? La faille a été repérée. Alors que j’étais étudiante au Lycée Michel Montaigne de Bordeaux, une jeune crevure béarnaise, parmi d’autres, a profité de l’aubaine… Le processus semble sans fin. Pour m’y retrouver dans le fatras des insultes et des coups bas, il a fallu que je reconstitue sur trois générations, le temps d’une névrose, les particularismes régionaux de l’Histoire du XXème siècle, en Charente, dans le Bordelais, dans le Béarn et même en passant par l’Espagne, l’Allemagne et l’Autriche. La calomnie, elle, suivait son cours. A mes tentatives de défense on oppose les troubles psychologiques. Mais les dits « troubles psychologiques » sont gonflés des mensonges névrotiques de mes détracteurs.

François Hollande me traite encore de « personne irresponsable » lorsque je l’enfarine. C’est de la calomnie, qui permet de justifier l’internement psychiatrique, avec la complicité des pouvoirs publics. Il ajoute ce jour-là : « Il y a d’autres moyens de montrer sa contestation, je reste toujours ouvert au dialogue ». Mais ce dialogue que je recherche tant, je me le suis toujours vu refuser : par les silences qu’on m’oppose, et par les calomnies dont on m’accable. François Hollande savait qui j’étais puisque nous nous étions déjà rencontrés à Gandrange et à Metz, il connaissait mon conflit avec Martine Aubry. Toute forme de dialogue m’a été contestée.

La calomnie va enfin de pair avec la lâcheté, le refus d’intervenir pour enrayer la mécanique implacable de la diffamation. Elle fait peur. Elle paraît sale. Elle se grossit de toutes les petites tentatives de tiers pour se dégager du conflit lorsqu’ils sont pris à partie par mon combat pour la vérité. Ma crédibilité, hélas, s’amoindrit dans cette lutte. Je trouve que je donne pourtant des preuves de ma bonne foi et que je fais l’effort d’étayer mon argumentation.

Notes :

1. Louis Martin-Chauffier, « Paulhan ne m’a pas répondu », le Figaro littéraire, 15 mars 1952, in Jean Paulhan, Lettre aux directeurs de la résistance, Ed. de Minuit, J.J. Pauvert, coll. Libertés nouvelles 11, 1951, p. 74.

2. Ibid.

L’épreuve de la Liberté

L’enfarinage de Monsieur François Hollande m’a valu six semaines d’internement psychiatrique, à Paris, puis les derniers temps à Lille même. J’ai gagné ma liberté au tribunal en réclamant un recours devant le juge des Libertés. Le préfet de région a encore fait appel de la décision mais grâce à une avocate (formidable/…hélas elle a fait long feu) sa requête a été déboutée et j’ai pu sortir de l’hôpital.

Le mois que je viens de passer a pourtant été l’un des pires de ma vie. Démontée par les médicaments dont je commence seulement à être sevrée, il a fallu combattre en vain pour obtenir un relogement, corollaire du classement en « logement indécent » de ma chambre sous les combles. Je me suis réfugiée en désespoir de cause dans mon appartement vide qui est à vendre, où je « campe » depuis une quinzaine*. La situation n’est pas tenable et renforce la précarité de mon quotidien.

Je passe sur les soucis matériels qui se sont greffés sur la situation. Mes indemnités journalières dues par la sécurité sociale ne m’ont pas été payées. Je ne reviens sur le devant de la scène que pour donner des nouvelles à ceux qui ont continué à me lire… J’ai découvert des lecteurs de qualité après les premiers quolibets qui méritent autant d’attention que les railleries. Mais je ne sais pas quelle forme prendra mon combat dans les semaines à venir, tandis que se poursuit la campagne pour les futures présidentielles.

Note :

*Si le logement a bien été classé « indécent », je n’ai pas été, au finish, relogée. Le propriétaire m’avait proposé une chambre dans la même maison, mais qu’il me fournissait vide et non meublée. En effet, à l’origine, le bail était stipulé « vide » et le logement fourni « meublé », une combine qui devait arranger le propriétaire. Ce dernier est soudain devenu légaliste : un comble quand on pense aux logements sordides qu’il proposait et aux privautés qu’il s’était octroyées pendant des années… Il est devenu aussi gourmand : il fallait payer les mois de février et de mars alors que je n’avais pas occupé la chambre, meubler le logement qu’il entendait vérifier. J’ai fini par jeter l’éponge, en partie par manque d’argent, en partie pour échapper à cet homme abject et sans scrupule dont la logorrhée était un torrent de calomnies et de mensonges éhontés. Les services de la ville étaient manifestement de son bord, presqu’admiratifs de ce médecin qui dans le cadre de ces locations (des logements qui auraient été achetés pour des enfants étudiants devenus adultes et reloués sans volonté de profit…) n’en tenait pas moins à se présenter comme un « chef d’entreprise » à la tête d’une SCI et contraint de défendre l’équilibre de son budget (!). La solution de me réfugier dans mon appartement à vendre m’a permis de retrouver un peu de calme et de me protéger. Mais la question du logement, à long terme, n’est pas résolue.

Blog : mise au point.

Un petit tour sur internet m’oblige à rappeler que ce blog « Un micro sous votre oreiller » est le seul blog que j’aie créé pour rendre public mon combat personnel.

Je décline toute responsabilité quant aux propos tenus « ailleurs » sur moi-même ou sur l’enfarinage de Monsieur François Hollande.

Même si j’ai choisi de ne pas mettre en ligne les commentaires que je reçois, je remercie, parmi les quelques textes que j’ai pris le temps de consulter, les nombreuses marques d’attention et de soutien dont ont fait preuve aussi certains internautes.

J’ai très peu de moyens, surtout en ce moment, pour prendre le temps de tout lire dans un cybercafé. Mais la situation changera peut-être…

 

Mosaïque Afrique du Nord

Mosaïque Afrique du Nord

Casablanca, 19 avril 2014 : Quelle que soit l’évolution de mon parcours, en particulier sur internet, où pourtant je ne me répands pas beaucoup, je tiens à renouveler ma déclaration selon laquelle ce blog « Un Micro sous votre oreiller » est le seul lieu où je fasse état de mon combat pour ma liberté et pour le rétablissement de mes droits humains fondamentaux, bafoués par l’Etat français, mais aussi hélas par un bien trop grand nombre de ses relais à l’étranger, en Europe et dans le monde entier.

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