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Archive journalière du 17 fév 2014

Cale sèche en Attique

 

Cale sèche en Attique

Cale sèche en Attique

Dimanche le temps était si rayonnant que je suis partie sur la côte. C’est une étrange impression que de me confronter aux paysages resplendissants de l’Attique alors que mon combat m’oblige à me colleter avec la noirceur des années lilloises pour tenter de les exorciser. Initiée à l’Antiquité grecque au lycée par un professeur de Lettres qui nous avait fait lire Iphigénie, j’avais affirmé ma préférence pour la fraîcheur et la simplicité d’Euripide alors que cette normalienne imbue de sa culture appréciait les versions modernes des tragédies grecques. J’ai passé hier une partie de l’après-midi assise sur une plage de galets, face à une crique magnifique, à me remémorer les premières années de ma jeunesse où ce nord, dont ma mère aimait à vanter la chaleur humaine, a fait intrusion dans ma vie pour y tracer un chemin de fiel.

 

Les socialistes crient à la calomnie à la lecture de mes textes. C’est du moins ce que les ingérences dans l’administration du blog laissent penser lors des mises en ligne, car de véritable dialogue il n’y a jamais. Je sais bien que mes adversaires ne sont pas tous de gauche, que la droite, sinon l’extrême-droite, ont repris le relais des attaques et des persécutions quotidiennes. Mais je n’ai aucun doute quant à l’origine des provocations et des manipulations qui année après année ont allumé la mèche de chaque foyer de haine. Du clan des Charentais au bastion socialiste du Nord, les liens sont anciens et compromettent Martine Aubry même si elle n’est arrivée que beaucoup plus tard à Lille. Celle-ci n’est cependant que la figure de proue d’un petit noyau masculin que je cherche encore à identifier avec précision.

 

Mes découvertes récentes m’obligent à une relecture du passé à travers le prisme de l’influence nordiste. Je donnerai quatre exemples. Les trois premiers datent de mes années d’études à Bordeaux et confortent l’idée d’une intervention lilloise. Le quatrième, très récent, vécu à Lille, est axé sur l’exemplification des méthodes et du cynisme des socialistes qui interviennent dans ma vie privée pour induire des réactions dans ma vie publique. Je suis convaincue que ma mise à mort a été décidée dès l’adolescence.

 

De Saintes à Lille, mes amours de jeunesse.

 

Rivages escarpés

Rivages escarpés

♦ Belgique (1984)

 

J’ai déjà raconté comment, l’été de mes dix-huit ans, j’avais gagné une bourse de voyage pour aller étudier la peinture flamande en Belgique et comment une fois la bourse décrochée, tout le monde m’était tombé sur le dos, à commencer par mes parents et mes voisins qui m’avaient trouvé en Belgique, sans que je ne réclame rien, et bien contre mon gré, un « point de chute » dans une famille de Wallons socialistes.

 

Ce que je n’ai pas raconté, c’est que cet été-là, je me suis retrouvée partout dans le rôle de l’« emmerdeuse » qui refuse de sortir, de s’amuser, d’aller danser et surtout de coucher avec Alphonse… Cet après-midi, Alphonse sera là ! Ce week-end, nous allons partir en excursion avec Alphonse ! Il ne te plaît pas Alphonse ? Non, Alphonse ne me plaisait pas. Alphonse ne s’appelait pas Alphonse.

 

A la fin du séjour, alors que j’avais cru échapper enfin à tant de sollicitudes intempestives, et retrouver ma liberté en Flandres, la famille wallonne m’a imposé un second foyer d’accueil, chez de jeunes militants socialistes trentenaires qui, ma valise à peine posée, m’ont emmenée danser l’après-midi même, en me propulsant dans la surprise party d’une sœur où j’allais pouvoir rencontrer « des jeunes ». J’ai bien compris qu’il s’agissait aussi de garçons. Je suis restée une heure assise sur un banc, tétanisée par le désespoir. J’étais venue en Flandres pour étudier la peinture flamande, pas pour courir les raouts avec des inconnus. Au bout d’une heure, prenant conscience de l’état dans lequel je me trouvais, le jeune couple a jugé préférable de me ramener à Bruges. Les militants socialistes belges ne sont pas très portés sur la peinture flamande.

 

♦ Allemagne (1985)

 

J’ai connu mon premier garçon l’été suivant, sans amour et là-aussi par une forme de désespoir. Au début de l’été, j’en ai eu tellement « marre de tout », que par une réaction inverse, j’ai eu envie de m’amuser, et surtout de faire comme les autres… J’ai connu le goujat italien qui m’a dépucelée dans un groupe de Françaises que je côtoyais à l’Université de Fribourg, où je suivais des cours d’allemand. J’étais du genre à aimer les vacances studieuses. Cet Italien du Veneto avait dans le groupe une camarade française, qui s’appelait Laure et qui se vantait d’un père architecte ayant travaillé à la cour princière du Maroc. L’été suivant, le goujat et la Française se sont retrouvés quelques jours à Nice. Ils m’ont invitée. Je n’y suis pas allée.

 

J’avais toujours pensé l’aventure comme une parenthèse dans ma vie, jusqu’à ce que je sois amenée à réévaluer le rôle de Laure, un prénom maudit, dans ma propre vie. Ces derniers mois, j’ai même tenté de retrouver la jeune femme, qui doit avoir aujourd’hui mon âge, et dont je ne connaissais pourtant que le prénom. Un faisceau de présomptions m’avaient incitée à imaginer que je la trouverais peut-être dans l’entourage familial de Jean-Louis Brochen. Je n’ai bien sûr réussi à trouver personne, bien que je reste convaincue que la tâche ne soit pas insurmontable. Mon échec n’invalide pas non plus mon hypothèse.

 

♦ Bordelais (1988)

 

L’amant dont je ne me suis pas remise, c’est le suivant, Lucien, que j’ai rencontré à Bordeaux trois ans plus tard. Après le goujat, j’ai rencontré le salaud. Lucien était un grand échalas qui se forçait au lit et qui humiliait, salissait, culpabilisait ensuite avec des mots. Etudiant à Sciences Po, il était arrogant et « de gauche », entouré en guise d’amis d’une petite cour de fils de notables dont la suffisance le disputait à la médiocrité. Je n’avais jamais autant entendu parler de psychanalyse avant de le rencontrer.

 

Nous ne sommes pas restés longtemps ensemble. Il m’avait fait une cour pressante, presqu’intrusive, mais il s’est mis ensuite à prétendre que c’était moi qui l’avais séduit. Il affichait son insatisfaction avec moi mais il a fallu que ce soit moi qui le quitte. Et il a fallu que j’insiste. Lorsque je lui ai annoncé la fin de notre relation, il a tout tenté pour me faire changer d’avis, y compris de maintenir une relation amicale. Je l’ai sommé de venir reprendre les quelques disques qu’il avait laissés chez moi, et surtout un « cadeau » qu’il m’avait fait, et de disparaitre.

 

Je n’avais pas donné de raison à la rupture. Lors de notre dernière rencontre, il a voulu discuter à nouveau pour me faire changer d’avis. Alors, tout à coup, je me suis mise à lui expliquer les humiliations qu’il m’avait fait endurer. Ou plutôt j’ai commencé à les lui expliquer. A peine les premiers mots prononcés, le fier-à-bras qui avait des avis sur tout et donnait des conseils d’un ton péremptoire n’a plus été qu’une lavette émasculée qui a pris la tangente la queue entre les jambes, avec une lâcheté dont je n’oublierai jamais le spectacle. Je n’ai pas pu finir ma phrase. C’est l’héroïsme des jeunes gens donneurs de leçons « gauchistes », grandes gueules mais pleurnicheurs, veules et lâches dès qu’on leur réclame de se justifier sur leur comportement…

 

Lucien ne s’appelait pas Lucien. Mais il était bien Lillois, fils d’une institutrice socialiste et catholique.

 

Je ne comprenais pas à l’époque ce qui se passait. Seule par tristesse de ne pas rencontrer l’ami dont je rêvais mais aussi par prudence, j’ai été, dès la fin de l’adolescence, très sollicitée, en particulier dans mon réseau familial. Mais il y avait toujours quelque chose d’étrange dans la façon dont ces garçons me faisaient la cour. Après Lucien, j’ai décidé de quitter Bordeaux et d’entamer une psychothérapie. Je ne me concevais pas comme névrosée mais s’il y avait un problème, il fallait trouver quelqu’un pour m’aider à le résoudre.

 

Au cœur de la capitale nordiste, la découverte des manipulations socialistes.

 

Ile grecque

Ile grecque

Je ne donnerai qu’un seul exemple, parmi bien d’autres, vécu dans le taudis de la rue de Châteaudun, des tentatives et des manipulations constantes et bien « socialistes » dont je fais l’objet.

 

Les derniers temps où j’ai vécu rue de Châteaudun, un jeune couple, ami du propriétaire, s’est installé au rez-de-chaussée. Les jeunes gens se sont montrés très « bienveillants » avec moi, alors que j’étais en conflit ouvert avec la maisonnée. J’ai adopté une attitude du « no comment » lorsqu’ils m’abordaient. Je n’avais rien à leur dire. Quelques mois plus tard, agressée dans le métro, j’ai soupçonné le jeune homme d’avoir été l’instigateur de l’agression et je suis allée lui poser des questions. Il ignorait tout de l’affaire. Jeunes mariés, le couple affichait une complicité totale. Mon animosité s’est renforcée. Ils sont restés insensibles.

 

Un jour que je sortais, je me suis retrouvée nez à nez dans le hall d’entrée avec ce jeune homme dans une tenue d’autant plus ahurissante que la configuration des lieux excluait toute possibilité de rencontre fortuite : trois étages depuis ma soupente au rez-de-chaussée, un escalier en bois bruyant, des cloisons en papier… Même surpris, ce qui paraît inconcevable, la réaction naturelle du jeune homme aurait dû être un retrait pour me laisser passer. Il m’a coupé la route, aller retour, pour se rendre à la poubelle commune. Mais que pouvait-il penser ? Je lisais dans ses yeux la haine. Il savait les soupçons que je portais contre lui, sa femme, sa famille… de me harceler. Et en plus il n’était pas favorisé par la nature.

 

Affichant une surcharge pondérale préoccupante pour son jeune âge, potelé comme un Bibendum Michelin, avouant déjà un début de bedaine, il était ce jour-là ficelé comme un saucisson dans un petit coordonné moule-fesses Marcel-Boxer qui m’a laissée pantoise. Il est certain qu’on ne peut pas parler à propos de l’incident de ces « invectives haineuses » dont je me plains. Mais la vulgarité du comportement, le mépris qu’il impliquait pour moi, la férocité qui l’accompagnait, m’ont fait l’effet d’un coup de poing dans la figure plus brutal qu’une bordée d’injures.

 

Que faire face à l’insulte ? On ne peut rien faire contre ces jeunes gens : fils de notables et de médecins, catholiques pratiquants, proches de la nomenklatura socialiste nationale, dotés d’un nombre de frères et sœurs comme seules les familles religieuses savent encore en produire, et qui ont tous le même profil, ils sont impliqués dans le panel complet des ONG, des plus catholiques aux défenseurs des Droits de l’Homme, qui leur accorderont toujours leur soutien. Et à l’occasion, avec tact, ils informent la police, ce qui leur assure d’autres appuis. Ils s’autoproclament «les Bons». Ils sont «Ceux qui savent mieux que les autres ce qui est bien ou mal». Ils resteront pour moi l’incarnation absolue de la véritable dépravation morale contemporaine.

 

Martine Aubry et la notion de « Care ».

 

Sounion

Sounion

Les prétentions de Martine Aubry-Brochen à faire de la politique en avançant des notions de «Care», en appelant à un Etat « bienveillant », qui ne laisse personne sur le côté, qui soit un modèle démocratique, sont intolérables à la femme détruite que je suis. Ma vie aura été l’exemple majeur de l’hypocrisie d’intellectuels qui se placent au niveau de la logorrhée bien-pensante mais n’ont aucune empathie, aucun respect, aucune volonté profonde de venir en aide à un peuple dont ils s’estiment pourtant en droit de décider du sort, jusqu’à s’accorder un droit de vie et de mort sur certains d’entre eux.

 

Le sacrifice d’un seul présage du sacrifice accepté de beaucoup d’autres par des séides imbus de leur idéal. Leurs méthodes comme leurs roueries révèlent un sentiment de supériorité indécent chez des gens qui s’octroient la mission de décider pour les autres et dont l’hypocrisie est assumée au point d’être  justifiée auprès de leurs militants. Le socialisme n’a plus rien à voir avec leurs pratiques, comme le trahit bien la prétention en miroir de Nicolas Sarkozy à les récupérer et à se les attribuer en cherchant à se redéfinir comme «Président protecteur». Les bonnes œuvres sociales promises ne sont que l’émanation calculatrice d’un désir d’apaisement du peuple pour mieux l’asservir, au nom d’un impérialisme catholique et chrétien.

 

Mes tentatives pour démonter la machine infernale se heurtent à des accusations de mauvaise foi et donnent des armes à mes adversaires. Je ne citerai qu’une œuvre cinématographique contemporaine pour illustrer l’évolution de mes sentiments sans chercher à les décrire, le film de George Cukor, Gaslight (1944). Le parcours de l’héroïne, incarnée par Ingrid Bergman, ne peut être assimilé au mien, mais son vécu intime est très proche de la souffrance qu’a été toute ma vie, et contre laquelle je dois encore chercher à me défendre, dans la solitude la plus complète.

 

Articles en relation avec l’évolution politique des Aubrystes :

Et toc ! De Roosevelt en Nouvelle Donne, l’ « extrême-gauche » catholique et américaine  sort du bois… – 30/11/2013 : Lecture de l’actualité du Parti socialiste.

Seconde offensive catholique et américaine : la Renaissance selon Martine Aubry – 02/12/2013 : Enchaînement logique ou comment  avoir raison peut vous donner envie de pleurer… et la rage de poursuivre le combat.

 Revue de presse des articles sur Martine Aubry que j’ai commentés :

Revue de presse des articles commentés de Martine Aubry

Pas de fumée sans feu.

Pas de fumée sans feu.

Commentaires mis en ligne le 16 février 2014 :

Surtout, ne dites pas que Martine Aubry s’échauffe pour Matignon (Rue89 – il y a 13 heures)

Consigne a été donnée aux participants de « chercher des idées neuves, stimulantes, concrètes, pas nécessairement consensuelles ». La phrase est soulignée dans le programme de l’événement. On a du mal à ne pas voir, dans ces trois derniers mots, une taquinerie à destination du gouvernement. 

ClairSeg • il y a une seconde

La photographie est mensongère. Martine Aubry n’est pas le genre de femme qui tire en vous regardant droit dans les yeux après sommation : “Think and do!” Elle est adepte du croche-pied en douce et fait semblant de ne pas vous connaître lorsque vous l’interpellez en public ! Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller

ClairSeg • il y a une seconde

Et si elle tire, c’est planquée derrière un groupe en prétendant : “Non, je ne critiquerai pas le PS ! Non, je ne veux pas être Premier ministre ! Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller

Une eurodéputée quitte le PS pour Nouvelle Donne (Par Libération.fr | Liberation.fr – sam. 15 févr. 2014)

Dans une lettre révélée par Libération, Françoise Castex, proche d’Henri Emmanuelli, parle d’«espoirs déçus» et rejoint la nouvelle formation de Pierre Larrouturou pour les européennes

ClairSeg • il y a une seconde

Une fois encore, tir groupé : lorsque l’on parle de l’association Renaissance de Martine Aubry, on annonce un ralliement à Nouvelle Donne : mais ils ne sont pas plus socialistes que le parti qu’ils quittent ou qu’ils critiquent. Ils modulent différemment le mensonge politique, c’est tout. Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller




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