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Archive mensuelle de novembre 2013

Et toc ! De Roosevelt en Nouvelle Donne, l’ « extrême gauche » catholique et américaine sort du bois…

Oranger

Oranger

Le moment était venu, alors que le Parti socialiste est en pleine déréliction, de créer un nouveau parti de gauche. C’est le socialiste, catholique et rocardien Pierre Larrouturou qui se lance dans l’aventure, sans plus cacher son inspiration rooseveltienne, pour proposer en guise de New Deal français une série de vingt réformettes, parmi lesquelles la semaine de 32 heures, bien plus à gauche que la gauche de Martine Aubry et ses 35 heures…

Je ne suis pas communiste. Je n’ai jamais lu Le Capital. Mais il me semblait avoir compris que Karl Marx, lorsqu’il avait entrepris de s’attaquer au capitalisme, avait tenté de repenser l’intégralité du fonctionnement de l’économie et que cet effort conceptuel avait nécessité la rédaction d’un gros pavé. Larrouturou, lui, va refaire le monde avec vingt propositions et une idée simple, la semaine de 32 heures. Sans rien changer au monde. C’est la Nouvelle Donne : on redistribue les cartes, mais sans changer la règle du jeu.

Les professions libérales, les cadres dirigeants, les petits chefs d’entreprise, les commerçants, les agriculteurs… je suppose, ne sont pas concernés par l’aubaine… Les Vietnamiennes continueront à travailler soixante heures par semaine pour un salaire de misère… Les Africains continueront à mourir de faim, le dos brisé par les heures de labeur dans les champs ou les mines, parce qu’on estime impossible, en Occident, de leur accorder un prix décent pour leur coton ou leurs minéraux précieux… Mais le petit peuple occidental, dans un élan de fraternisation bouleversante, va partager le travail !

On ne saurait trop vanter les vertus du partage, cette notion éminemment chrétienne. Il est certain que si on parvenait à convaincre les travailleurs salariés à travailler 32 heures payées 32 heures, avec un peu d’organisation, on pourrait peut-être remettre tout le monde au travail et acheter la paix sociale sans plus de frais que ceux occasionnés par les allocations chômage, le RSA et la casse des jours de grève et d’émeute… Il n’y aurait plus qu’à vanter les vertus de la pauvreté et de Saint-François d’Assises qui parlait aux Petits Oiseaux… La messe serait dite…

Je n’ai pas assez de culture politique ni économique pour oser proposer une alternative viable à ce capitalisme que j’accuse de m’avoir détruite, en me faisant le jouet d’un Parti socialiste infiltré par la Droite catholique. Mais je suis capable de comprendre que ce qu’on m’impose comme idée acquise avec la semaine de 32 heures, c’est la prétendue raréfaction du travail en Occident, sur laquelle il n’est plus question de revenir. Travailler moins dans une société réorganisée et plus égalitaire serait un idéal… qui me semble peu compatible avec le capitalisme actuel.

Travailler moins pour redonner au travail son sens (la contribution de chacun au fonctionnement de la société) et lui rendre un visage humain est une idée de gauche et une idée marxiste. Mais c’est la pervertir que de faire croire aux citoyens qu’une idée démagogique (travailler moins pour quelques-uns des salariés) puisse apporter un vrai progrès… Tolérante, je peux admettre des idées différentes des miennes, si elles ne viennent pas les heurter de front, voire m’y plier si l’avis général va dans ce sens. Je n’ai pas caché dans ce blog que je préférais l’Amérique du New Deal à celle des prédateurs du néo-libéralisme. Mais personne ne me fera croire que le réformisme qui sert à protéger le capitalisme soit l’expression d’un mouvement de gauche…

Je ne suis pas communiste. Je n’ai jamais lu Le Capital. Mais ce n’est pas faute d’y avoir été incitée. Lorsque je suis allée vivre à Lyon, après ma thèse de Doctorat, et que pour la première fois de ma vie je me suis retrouvée insérée dans un groupe de prétendus amis, tous universitaires ou enseignants, parmi lesquels je ne me suis jamais sentie aussi seule, mais qui m’entouraient d’une présence constante et exclusive… j’ai été initiée à la politique, incitée à lire Le Capital,  encouragée à entrer dans l’Education nationale pour résoudre mon chômage, malgré mes réticences, et une fois admise, poussée à adhérer à Attac… Manipulée, bafouée, ridiculisée, je les retrouve tous aujourd’hui dans la mouvance de cette Nouvelle Donne, le cœur soulevé de dégoût…

Je n’ai jamais lu Le Capital.  Mais ce n’est pas faute d’avoir lu autre chose. Depuis des années je me bats pour lire tout ce que je peux trouver qui puisse m’éclairer sur mes adversaires. Depuis des mois, je me bats pour lire tout ce que je peux trouver sur cette période 1943-1971 (Opération Torch  en Algérie – Congrès d’Epinay) au cours de laquelle des personnages auxquels personne ne m’avait jamais initiée, et qui n’étaient pas de gauche (Roosevelt, Lemaigre Dubreuil, le Général Giraud, Jean Monnet…), semblent avoir influé sur mon destin…

Confrontée à ce qui m’apparaît comme l’émergence du Mal absolu, ma vie est une souffrance de chaque instant, tandis que Big Brother is watching me…

Revue de presse sur la Nouvelle Donne

Patronyme « Seguin » : Ennemi du Grand Méchant Loup.

Petite chèvre têtue.

Petite chèvre têtue.

L’impopularité du nom de « Seguin » est récente. Elle date de la fin du XIXème siècle, lorsque ce brave Alphonse Daudet (1) eut l’idée saugrenue d’associer ce patronyme honorable à la fable de la petite chèvre qui s’enfuit par goût de la liberté et rencontre à la nuit venue le Grand Méchant Loup sur son chemin. Après une nuit de combat, au cours de laquelle celle-ci fait montre d’un courage exceptionnel, elle est dévorée toute crue par le Loup. Avant que les cours d’école ne résonnent de ce conte enfantin et réactionnaire, qui ne fait rire que les jeunes phallocrates en herbe, ce nom fort répandu dans toute la France, et dans le Sud-Ouest en particulier, ne s’était jamais fait remarquer.

Il s’agit d’un nom de souche populaire qui a été formé, comme beaucoup de noms de famille, sur un prénom, à la différence des noms nobiliaires, souvent d’origine toponymique. Seguin est un prénom wisigoth hérité d’une « immigration » très ancienne, datant des Vème, VIème siècles après JC. Mais son implantation remonte à si loin dans le temps qu’il s’est complètement francisé, comme en témoigne sa terminaison très française par une voyelle nasale en « in » ([ɛ̃]). La nasalisation est cependant tardive et date à peu près du XVIIème siècle.

La formation de ce prénom wisigoth comporte deux racines qui existent toujours dans les langues germanique et britannique, où le génitif est antéposé :

  « seg » signifie la victoire, mot qui existe toujours en allemand, « der Sieg », et qui signifie toujours la victoire.

♦ « win », d’après les dictionnaires étymologiques, signifierait l’ami. La racine existe toujours en anglais dans le verbe « to win » dont tout le monde sait qu’il veut dire gagner.

Seguin est ainsi l’ami de la victoire, le porteur de la victoire, celui qui porte la victoire… Autant dire qu’il s’agit par excellence d’un nom de « Winner » (2).

Le scoop, c'est loupé !

Le scoop, c’est loupé !

Les esprits frustes ou paresseux, qui n’ont jamais eu l’idée d’ouvrir un manuel de phonétique française, me feront remarquer que la semi-voyelle anglaise [w] est fort éloignée du [g] français. Mais ce n’est qu’une illusion naïve. La façon de prononcer les mots évolue, en fonction d’habitudes locales, selon les régions. Le « camera » latin (chambre) est resté « camera » en italien, mais est devenu « chambre » en français puis « chamber » en anglais, par exemple, avant de connaître une seconde vie au XIXème siècle avec l’invention de la « chambre noire » (dès le XVIème siècle) et celle de la photographie… mais c’est une autre histoire !

La distinction entre le [w] anglais et le [g] français s’apparente au même type de modification progressive des phonèmes d’un mot selon la contrée et explique la prononciation actuelle du nom « Seguin ». Si certains ont besoin d’un exemple plus frappant pour admettre une évolution phonétique qui leur paraîtrait obscure, la même distinction s’est opérée au fil du temps entre les prénoms William et Guillaume. Même les esprits frustes ou paresseux savent tous qu’il s’agit de deux formes anglaise et française du même prénom. C’est ainsi que « Guillaume le Bâtard » devint « William the Conqueror » (3) en 1066, à Hastings, après avoir battu les Anglais à plate couture et conquis l’Angleterre pour plusieurs siècles à venir. Le héros avait la chance d’avoir un bon cheval (de bataille).

Je n’essaierai pas de lutter contre le ridicule supposé de la chèvre. Une chèvre est une chèvre. Mais je ne peux manquer de remarquer que les plaisanteries stupides sur mon nom (la Petite chèvre de Monsieur Seguin, Blanquette…) n’ont jamais été aussi récurrentes que lorsque je suis montée à Paris pour préparer mon Doctorat de Lettres modernes, et qu’elles étaient le fait d’intellectuels qui auraient dû montrer un peu plus d’esprit que des garnements de cours d’école. Il est déjà assez ridicule de penser qu’un écrivain qui se targuait de connaître la France et la langue française ait pu donner à sa petite chèvre dévorée par le loup le nom de « Porteur de la Victoire » sans avoir eu l’idée de vérifier dans un dictionnaire étymologique si le nom choisi était approprié. Mais il est plus ridicule encore pour des universitaires qui vivent au milieu des livres et des dictionnaires de référence, qui enseignent la linguistique, l’étymologie, la phonétique, qui s’adonnent devant leurs étudiants à des explications de textes tatillonnes où chaque mot est décortiqué jusqu’à l’absurde, de ne s’être jamais aperçu de l’incongruité étymologique de cette association d’un nom glorieux et d’une petite chèvre victime…

Parce qu’avec un nom pareil, la petite chèvre de Monsieur Seguin, elle devrait gagner contre le loup…

La Victoire ailée. Musée archéologique d'Athènes.

La Victoire ailée. Musée archéologique d’Athènes.

Il faudrait être terriblement culottée, dans la situation désespérée où je me trouve, pour oser proposer avec sérieux une notice étymologique aussi pédante et aussi prétentieuse sur mon propre nom de famille. Je sais aussi qu’il ne suffit pas qu’un péquenot, un cul terreux, un prolétaire de tout poil (ou de toute plume), qu’un sans-culotte monte à Paris, pour impulser une révolution. Mais il est bien probable en effet que le « Witz » (4) reste la meilleure arme du faible contre la tyrannie  ̶  et contre des tyranneaux qui mériteraient à leur tour une déculottée.

Notes :

1.    Alphonse Daudet, « La Chèvre de Monsieur Seguin », in Les Lettres de mon moulin, 1869 (première édition Hetzel).

2.    The winner (angl.) = le vainqueur, le gagnant.

3.    William the Conqueror (angl.) = Guillaume le Conquérant.

4.    Der Witz (all.) = le mot d’esprit, la plaisanterie. Voir l’article : Contre-propagande sur l’adage « Le ridicule tue ».

Savonnette en stock

Savon de Marseille

Savon de Marseille

Je viens de passer cinq jours en France, cinq jours de souffrance pure pour un formidable fiasco. Il faut dire que j’étais partie à contrecœur, parce qu’il fallait se battre, très vite, ou mes jours seraient comptés. Que j’étais aussi à peine remise de mon séjour éprouvant dans le Veneto et la région niçoise. J’avais l’impression d’avoir déjà enduré beaucoup. Se voir offrir une savonnette en quittant une ville socialiste, se faire voler sa trousse dans une bibliothèque le temps d’aller chercher sa commande au guichet, sortir du coiffeur plus mal coiffée qu’en y entrant sous le regard goguenard… de la coiffeuse… Peccadilles…

J’ai cumulé la prise de risque irréfléchie, parce que je voulais entrer à tout prix, très vite, à la Bibliothèque nationale, à la totale incapacité de faire face à la blessure lorsque la grande claque est tombée. J’avais laissé mon sac au vestiaire. J’ai pleuré douze heures d’affilée et réduit mes ambitions à leur version minimale. Entrée en France par Lille où j’avais déjà été incapable de juguler la répulsion que m’inspire le peuple nordiste, j’ai passé deux nuits à Paris avant de retourner à Lille pour une dernière étape plus cauchemardesque que jamais. Je suis repartie de Bruxelles, mon port d’arrivée et de départ, comme un animal blessé.

Rentrée par voie terrestre et maritime, mes longues heures de voyage m’ont permis de méditer. A mon arrivée, j’ai pu constater que rien n’avait été détruit. Il faut dire qu’il n’y avait presque rien de nouveau dans mes disques et mes clefs USB, depuis l’enfarinage de François Hollande et mon hospitalisation abusive, pendant laquelle l’intégralité de mon sac à main m’avait été confisquée. J’explique dans ce blog que depuis février 2012, je ne me suis adonnée pour l’essentiel qu’à des lectures. Il y avait des documents photographiés à Kew Gardens qui n’ont pas eu l’air d’intéresser… En dépit de leur sceau « Secret », ils sont aujourd’hui en lecture publique et n’importe quel quidam peut aller les consulter aux archives de Londres. Il y avait mon carnet (le fameux « Volé / Retrouvé ») auquel il restait quelques pages que j’avais mis un point d’honneur à terminer sans en reprendre un autre. Les pages sont photographiées ci-dessous. Ma lecture politique de l’Angleterre avait déjà été mise en ligne et ma vie personnelle, même si je préfèrerais qu’elle reste privée, ne me semble pas inavouable. Que ceux qui en rient, rient. Je suis ainsi et je tiens à le revendiquer.

Les atteintes à la vie privée restent insupportables mais elles remontent à des années bien antérieures au jour fatidique où j’ai lancé un appel à l’aide de Toronto. Il y a parmi les gogos socialistes et les blaireaux phallocrates qui me harcèlent un public de gobeurs qui avalent tous les mensonges qu’on leur sert : pas de scoop en vue, les policiers Hollande et Sarkobry sont « blanc bonnet et bonnet blanc ». Une seule chose est sûre : « En toutes circonstances, la victime est priée de se taire lorsque sa plainte met en cause des puissants » !

Ma seule consolation : j’y ai perdu des plumes mais je suis rentrée à Athènes avec ce que j’étais partie chercher. Et les documents de l’enquête que j’ai reprise en septembre 2013 étaient avec moi.

Fin du carnet 1

Fin du carnet 1

Fin du carnet 2

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Fin du carnet 3

Fin du carnet 3

Fin du carnet 4

Fin du carnet 4

Fin du carnet 5

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Fin du carnet 6

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Fin du carnet 7

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Fin du carnet 8

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Fin du carnet 9

Fin du carnet 9

Fin du carnet 10

Fin du carnet 10

Désespoir du matin : François Sarkobry et la doublure.

Désespoir du matin : François Sarkobry et la doublure. bonnet-a-plumes-108x150

Bonnet à plumes

Pour remonter au combat, j’ai choisi le Bonnet à plumes : à porter façon guérillero, après avoir plumé la bête, pour ne pas finir en pigeon du poulet, ad aeternam. Le bonnet orange est celui des amateurs de poney. Il m’aurait fallu un Centaure pour relever le défi que je me lance. La concurrence est rude par les temps qui courent. Hélas l’espèce semble en voie de disparition parmi les Défenseurs des Droits de l’Homme.

Que faut-il faire pour se faire entendre dans cette cacophonie de bonnets verts, rouges, et autres énervés ? La France semble au bord du chaos et regarde en arrière au lieu de chercher à franchir les obstacles. Déçue par François Hollande, elle semble oublier qu’elle l’a élu en guise de doublure, parce qu’elle n’en pouvait plus de Sarkozy, et parce qu’elle ne voulait pas d’Aubry. Ni Sarkozy, ni Aubry ne seront un recours.

La gauche, au lieu de s’enfermer dans le déni, pourrait peut-être  se demander aussi comment elle a pu en arriver là. Et comment la gauche du Parti socialiste peut aujourd’hui s’identifier à la figure de Martine Aubry, à laquelle Mathieu Deslandes, rédacteur en chef adjoint de Rue89, reconnaît pourtant une parenté avec François Hollande : « Idéologiquement, Hollande et Aubry sont assez proches. Tous deux tendance deuxième gauche, tous deux Européens convaincus. Tous deux des enfants de Jacques Delors  ̶  elle au sens propre, lui au sens politique, héraut des clubs Témoin et directeur de campagne en puissance ». Ce serait « Papa Delors et la querelle de l’héritage » qui expliquerait  « Pourquoi Martine Aubry ne peut pas encadrer François Hollande »(1).

Voilà un mur difficile à dépasser pour un cavalier de la Gauche française. Certes Monsieur Delors paraît inattaquable « sur la morale » : c’est un bon catholique, auquel la bourgeoisie lilloise réserve ses standing ovations lorsqu’elle l’accueille à Notre-Dame-de-la-Treille, et il a consacré sa vie au personnalisme d’Emmanuel Mounier… Mais la gauche qu’il incarne ne semble-t-elle pas un peu floue ?

La plume au bonnet, me voilà à nouveau bien en selle sur mon cheval de bataille. Il est compréhensible qu’avec un tel héritage, Martine Aubry ait appris à surveiller son langage, et puisse s’indigner des négligences de François Hollande auquel elle déclare avec reproche : « Ça me gêne toujours quand un homme de gauche utilise des mots de la droite » (2). Mais son masque est-il aussi « insondable » (3) qu’on le prétend ?

Pour faire tomber les masques, je propose à mes lecteurs d’oser poser aux membres du gouvernement (ou à Sarkozy…) des questions ahurissantes, propres à les faire hennir :

-       Le combat de Claire Seguin, la femme qui a enfariné François Hollande, est-il un sujet tabou ?

-       Y a-t-il un rapport entre le lynchage médiatique de Claire Seguin, la femme qui a enfariné François Hollande, et celui de DSK ?

-       La clientèle socialiste réclame-t-elle la mort de Claire Seguin ?

A défaut de faire tomber (de rire) le gouvernement, le simple fait de placer mon nom sera, on peut en être sûr, désagréable pour vos interlocuteurs. De quoi leur donner du crin à retordre, à défaut de grain à moudre…

Notes :

1.    « Pourquoi Martine Aubry ne peut pas encadrer François Hollande », Mathieu Deslandes, rédacteur en chef adjoint de Rue89, 19/05/2011, en ligne.

2.    « Aubry : « Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup ».», L’Express, 13/10/2013, en ligne.

3.    « Après l’affaire DSK, Aubry se dit inattaquable « sur la morale »», Mathieu Deslandes, rédacteur en chef adjoint de Rue89, 19/05/2011, en ligne.

En ce qui concerne la typologie des bonnets en cours d’usage, je me suis reportée à un article du Nouvel Observateur du 09/11/2013 sur la Crise sociale : « Bretons, Manif pour tous, policiers, poney… A chacun son bonnet. Les bonnets rouges bretons ont créé un nouveau symbole. Et d’autres s’en emparent », en ligne (à consulter pour les explications de détail). Les bonnets sont ainsi répertoriés : 

  • Un bonnet bleu : si vous êtes un policier
  • Un bonnet blanc : contre les nouveaux rythmes scolaires
  • Un bonnet rouge : contre le « matraquage fiscal » (et aussi l’écotaxe)
  • Un bonnet rose : si vous êtes de la Manif pour tous
  • Un bonnet orange : si vous voulez continuer à faire du poney
  • Un bonnet vert : si vous êtes un usager des transports en commun
  • Un bonnet jaune : pour une réforme de la Sécu
  • Un bonnet noir : si vous n’aimez pas les loups.

Commentaires laissés en ligne sur Yahoo, ce matin :

Les Français pour un changement de Premier ministre, selon BVA (Reuters – il y a 22 minutes ) 

ClairSeg  •  il y a 1 seconde 

« Contre les mensonges de la classe politique, je propose le Bonnet à plumes… Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller »

Sarkozy met en garde contre le «repliement idéologique» (Par Huet, Sophie / LeFigaro.fr – il y a 15 heures) 

ClairSeg • il y a 1 seconde

« Non au Comeback des mensonges politiques ! Pour les combattre, je propose le Bonnet à plumes ! Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller »

Commentaire laissé en ligne sur Yahoo, ce soir :

Têtes de liste PS aux européennes : Désir, Peillon… et des surprises (LeMonde.fr Il y a 37 minutes)

ClairSeg • il y a 1 seconde

Il n’y a plus qu’une chose qui les intéresse au PS ! Les élections ! Mais avec une politique du mensonge sur tous les fronts, ils vont les perdre ! Contre les mensonges politiques, le Bonnet à plumes ! Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller

Désespoir du soir : Martine Aubry et le loup.

Désespoir du soir : Martine Aubry et le loup. oranger-148x150

Oranger

Martine Aubry: Sa grand-mère disait :  « Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup ».

Lorsque j’interpelle Madame Martine Aubry le 15 décembre 2011, lors d’une émission de France Inter ouverte au public dans les salons de l’Opéra de Lille, cette grande  dame tombe des nues. Elle ne comprend pas ce que je veux, elle ne sait pas qui je suis.

Pourtant Madame Aubry-Brochen est maire de Lille, où elle vit rue Sainte-Catherine, dans le Vieux-Lille, pas très loin de la Grand-Place, de la Gare, d’Euralille… dans un centre ville où depuis des mois je distribue mes « petits papiers » (plus de 20 000) et colle mes affiches (3 à 4000 en fin de combat) : c’est « Du boulot ! », que j’ai placé sous le signe de la devise de la ville : « Ne l’oubliez jamais : celui qui laisse se prolonger une injustice ouvre la voie à la suivante » (Willy Brandt). Madame Aubry-Brochen ignore-t-elle ce qui se passe dans sa circonscription ?

Pourtant Madame Aubry-Brochen, pendant plusieurs années, a dirigé le Parti socialiste, que j’ai apostrophé l’été précédent, lors de son université d’été. Toutes les sections socialistes de France ont été contactées au moment où j’ai écrit « Une vie à l’Encan de La Rochelle », ainsi que le porte-parole du Parti, Monsieur Benoît Hamon, auxquels j’ai adressé une question sur les Droits de l’Homme. Madame Aubry-Brochen ignore-t-elle ce qui se passe dans son parti ?

Les Français ont été sages  de préférer François Hollande à une dame qui ne sait pas ce qui se passe dans sa rue, et ne veut pas le savoir, mais voudrait présider au destin d’un pays tout entier.

Lorsque j’interpelle Madame Aubry-Brochen à Gandrange, le 18 janvier 2012, elle ne comprend toujours pas ce que je veux, elle ne sait pas qui je suis. Pourtant je lui ai écrit après l’émission de France Inter. D’ailleurs le grand flou qui a envahi son regard lorsque je l’ai apostrophée n’était pas lié à l’amnésie : tout-à-coup elle avait disparu à Metz, lorsque j’ai voulu répéter ma question…

Madame Aubry-Brochen a fait des confidences au journal L’Express, dans un article publié le 13/10/2011 et toujours en ligne, alors qu’elle tentait encore de se démarquer de son rival à la primaire des présidentielles, un certain François Hollande :  « J’ai trouvé qu’il y avait des points de flou [dans son discours ], a assuré la maire de Lille et finaliste de la primaire. « J’ai bien compris qu’il essayait de passer entre les gouttes quand je lui posais un certain nombre de questions », a-t-elle insisté. Ma grand-mère disait: « quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup », a-t-elle poursuivi. J’ai essayé de mettre le doigt sur certains de ses loups ». Il parlerait, dit-elle, comme un homme de droite.

J’aimerais bien mettre le doigt à mon tour sur certains des loups de Madame Aubry-Brochen. A la même époque, et après l’affaire DSK, Aubry se dit inattaquable « sur la morale », dans un article rédigé par Mathieu Deslandes, rédacteur en chef adjoint de Rue89 (19/05/2011, toujours en ligne) : « Depuis l’incarcération de l’ex-directeur général du FMI, Nicolas Sarkozy estime que la gauche a perdu la bataille de la morale. Aubry soupire, lève les yeux au ciel. « C’est terrifiant [de tenir de tels propos]… Quand on sait ce qu’ils ont laissé faire… » Elle tripote son étole. Assure qu’elle est inattaquable « sur le terrain de la morale » : « Ils ont cherché, ils n’ont pas trouvé. C’est pour ça qu’ils se sont cru obligés, depuis un an, de sortir des saloperies sur mon mari, etc…» Puis elle remet son insondable masque ».

Mais de quoi parle-t-elle ? Je ne comprends pas à qui se réfère ce « ils »… Sa grand-mère ne disait-elle pas :  « Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup…? » Qu’est-ce que c’est d’ailleurs que cette histoire de loup ?… 

Soyons mégalomane : Martine Aubry lit peut-être en cachette la prose de Claire Seguin et elle ferait ici allusion à son article de mars 2011 :  « Tenir le loup par les oreilles »…

Commentaires mis en ligne sur Yahoo, dimanche matin, 17 novembre 2013 :

Quand on parle du loup… 

Martine Aubry plébiscitée par la gauche, selon BVA  (Reuters – il y a 51 minutes)

ClairSeg • il y a une seconde

La catastrophe actuelle est le reflet de la perspicacité des sympathisants socialistes : gober tous les mensonges, refuser de regarder la réalité en face… Martine Aubry adore la comédie… Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller

Martine Aubry plébiscitée par les électeurs de gauche dans un sondage  (Francetv info – il y a 2 heures 57 minutes)

ClairSeg • il y a une seconde

Panique chez les sympathisants socialistes : ils ne savent plus ce qu’ils font… Contre la reine du mensonge politique, le Bonnet à plumes ! Claire Seguin Un micro sous votre oreiller

Sondage exclusif : Martine Aubry plébiscitée par la gauche  (Par Rosalie Lucas | LeParisien.fr – il y a 12 heures)

ClairSeg • il y a une seconde

Aveuglement collectif au PS ! Ou comment soigner le mensonge politique par le recours au pire… des talents mensongers ! Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller

Que faire sous l’orage des mensonges ?

Que faire sous l'orage des mensonges ? lycabette-2-150x128

Athènes, mi-novembre 2013.

Ils mentent – ou ils ne me cacheraient pas ce qu’ils racontent sur moi.

Personne n’oserait prétendre que j’aie pu manquer de patience ! Lorsque je suis prise en otage à Toronto, où pour la première fois je rends public mon combat, il y a déjà deux ans que j’ai quitté l’Education nationale et que je tente de faire enregistrer mes plaintes. Lorsque j’écris au Président de la République, Monsieur Sarkozy, le 7 septembre 2010, il y a un an que je suis séquestrée à Lille. Lorsque j’interpelle Martine Aubry à Lille, en 2011, lors d’une émission publique sur France Inter, j’ai déjà épuisé tous les recours. Lorsque j’enfarine François Hollande, en février 2012, cela fait cinq ans que je suis sur la touche…

Qui oserait prétendre que j’aie pu manquer de patience ?!

Que faire encore face à la calomnie et au harcèlement qui se répètent ? Comme à Toronto, je discerne sur le visage des passants et de ceux qui m’entourent l’évolution de la campagne de diffamation en cours, mais je ne sais pas où ni comment je suis diffamée. La même question lancinante, ironique, douloureuse se pose : « Sur quelle planète  mon portrait est-il diffusé : Mars, Saturne ou Pluton ? ».

Ils mentent – ou ils ne me cacheraient pas ce qu’ils racontent sur moi.

Il y a deux mois, je faisais savoir que Monsieur François Hollande aurait aussi à rendre compte de mon chômage, comme de celui des jeunes (Fin de partie, Protestation des 16-17 septembre 2013). Je ne suis plus jeune mais j’ai besoin de travailler pour vivre et pour assurer mon quotidien. Faut-il répéter que je revendique le droit d’avoir « Du boulot », et qu’à nouveau « J’ai mal aux dents », malgré des soins d’urgence en Hongrie, à mes frais, et non sans difficultés. Il a fallu changer de dentiste avant d’en trouver un qui me traite avec décence… Pourquoi un tel acharnement ?

Ils mentent – ou ils ne me cacheraient pas ce qu’ils racontent sur moi.

Le seul argument que j’ai bien compris, c’est qu’ « en toutes circonstances, la victime est priée de se taire lorsque sa plainte met en cause des puissants ». Mais je ne sacrifierai pas ma vie à des politiciens machiavéliques qui m’ont utilisée à mon insu, manipulée, salie, calomniée, détruite, sans me battre contre eux. S’il faut mourir, je mourrai en montant au front.

Ils mentent – ou ils ne me cacheraient pas ce qu’ils racontent sur moi.

 

Commentaires laissés en ligne sur Yahoo, ce jour.

Les députés socialistes réclament des explications à François Hollande

Par LEXPRESS.fr | L’Express.fr – il y a 3 heures

Les 292 députés socialistes demandent à rencontrer François Hollande pour lui faire part de leurs doutes concernant son entourage, pas à la hauteur selon eux. Ils dénoncent aussi l’attitude négative des ministres.

ClairSeg • il y a une seconde

Quand on refuse de faire face aux problèmes, de répondre aux questions, qu’on préfère rester dans le flou, on va droit dans le mur… Moi aussi, je réclame des explications sur la situation désespérée (harcèlement, chômage, déni de justice…) dans laquelle m’ont mise les socialistes…entre autres irresponsables… Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller

Hollande: la France un pays parfois « dans la colère » mais « qui avance »

Par AFP | AFP – il y a 11 minutes

ClairSeg • il y a une seconde

Qui va droit dans le mur…. Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller

Contre-propagande sur le Coquelicot

 

Contre-propagande sur le Coquelicot monnaie-canadienne-1-150x148

Monnaie canadienne estampillée du Coquelicot.

Si le coquelicot a envahi l’imagerie décorative, sa connotation anglo-saxonne et réactionnaire est peu perceptible en France. Découvert dans les publicités et la propagande orchestrées par CNN, et surtout au cours de mon séjour  à Toronto, le symbole reste pour moi associé à la virulence du capitalisme et du patriotisme anglo-saxons, en Grande-Bretagne, au Canada, aux Etats-Unis. Je garde un très mauvais souvenir des pièces de monnaie canadiennes, estampillées du coquelicot, ou des plaques minéralogiques des voitures affichant leur positionnement politique d’une fleur rouge.

Le coquelicot a été choisi comme symbole du Remembrance Day, pour honorer le souvenir des morts de la Grande Guerre. C’était  la fleur fragile, rouge sang, des champs de bataille dévastés, parfois évoquée par les poètes. L’an dernier, mon arrivée à Londres avait  été placée sous le signe du coquelicot, puisque toute l’Angleterre s’apprêtait à célébrer le 11 novembre. La Royal British Legion vendait dans toutes les rues des coquelicots en papier, à épingler au revers de son manteau ou de son veston.

Le coquelicot est aujourd’hui associé de façon si insistante avec le souvenir des morts de la Grande Guerre, que l’on en oublie que ce même  coquelicot, rouge, sauvage, estival, a été un symbole de la Gauche, avant que la propagande capitaliste ne se l’approprie. Presqu’absent des représentations idéologiques françaises, qui lui a préféré le bleuet sans que ce dernier rencontre le succès de son rouge concurrent, le coquelicot est omniprésent dans l’imagerie anglo-saxonne, où la valeur des couleurs rouge et bleu attribuées aux forces politiques de droite et de gauche est inversée. François Hollande aurait souligné sa singularité, après  son élection, lors d’une cérémonie militaire, en affichant le bleuet au revers de son veston, contrairement à son prédécesseur. La revendication n’est pas contradictoire avec l’idée que je me suis faite du Parti socialiste, ni de ses liens secrets avec les Etats-Unis.

Si la commémoration des morts de cette guerre monstrueuse, qui a assassiné des millions de jeunes gens au profit des marchands de canons, semble bien une nécessité et un devoir, dans un monde qui ne s’est toujours pas remis de la violence démesurée des champs de bataille, son instrumentalisation politique est moins justifiable. C’est un domaine où la pensée unique s’impose soudain de façon brutale, intolérante, aspirant à l’hégémonie, avec des journalistes anglais, par exemple, rappelés à l’ordre et obligés de se justifier, indignés, pour avoir refusé de porter le coquelicot à l’antenne, le Jour J, au revers de leur veste… comme si les manifestations officielles organisées par l’armée avaient le monopole de la compassion pour les Morts de 14-18.

La brutalité de la pensée anglo-saxonne est peu soulignée. On a plutôt de l’Angleterre, des pays d’Amérique du Nord, l’image de terres d’asile, de territoires dévoués à la liberté d’expression. Pourtant le glissement idéologique qui s’est produit ces dernières années va vers un durcissement des positions qui tolère de moins en moins les divergences d’opinion. Je me souviens des cours d’anglais que j’ai suivis à l’Université de Lille avec un professeur américain, par ailleurs remarquable, mais qui se rendait odieux en émaillant ses leçons de propagande capitaliste néolibérale, avec la conviction manifeste que le fait d’apprendre la langue impliquait un assentiment tacite à une doctrine qui ne représente pourtant qu’un aspect de la culture anglo-saxonne, même si elle est actuellement dominante.

L’américanisation du monde anglo-saxon est sensible à Londres aussi. L’hiver dernier, les festivités de fin d’année proposaient de multiples représentations du film mythique de Victor Fleming, The Wizard of Oz (1939) avec projections du film, références publicitaires ou exposition « Hollywood Costume » au Victoria & Albert Museum, annoncée par des affiches monumentales de Judy Garland sur les bus à impériale. Les deux promoteurs du capitalisme que sont le coquelicot et le cinéma hollywoodien faisaient soudain se télescoper, non sans ironie pour l’observatrice que je suis, deux représentations du poppy aussi notoires l’une que l’autre. Qui peut oublier la scène des Poppies du Wizard of Oz, lorsque the Wicked Witch  tend un piège à Dorothée et à ses compagnons : « And now my beauties something with poison in it, I think. But attractive to the eye and soothing to the smell. Poppies. Poppies will put them to sleep ».(*)

Ce ne sont pas les premiers jours de novembre qui m’incitent à une étrange digression vers la Grande Guerre et le Coquelicot mais bien le souvenir lancinant de la façon dont le Canada, ce pays infâme, non content de me rejeter alors que je demandais asile, a tenu à me renvoyer manu militari et fauchée à mes tortionnaires. Je ne sais toujours pas ce dont je suis accusée, mais la violence qui m’a été faite semble tout entière contenue dans cette petite fleur néfaste dont je ne me serais pas méfiée, le coquelicot.

*Qui peut oublier la scène des Coquelicots du Magicien d’Oz, lorsque la Méchante Sorcière tend un piège à Dorothée et à ses compagnons : « Et maintenant mes beautés, quelque chose qui contient du poison, je pense. Mais séduisant pour les yeux et apaisant pour l’odorat. Des coquelicots. Des coquelicots vont les endormir ».

Contre-propagande sur le Plan B

 

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Le Plan B Journal

J’ai été initiée à l’expression « Plan B » par le journal de Gilles Balbastre, présenté comme une parution d’extrême-gauche sur la presse (Voir Animal Farm made in France). Je n’y ai pas prêté grande attention, jusqu’à ce qu’à mon retour forcé et manu militari du Canada, en 2009, je tente de fuir à Berlin pour échapper aux persécutions lilloises et françaises. En vain. Mais dans cette capitale teutonne américanisée jusqu’à l’os, j’ai soudain découvert que l’expression s’affichait sur tous les taxis avec un relent néolibéral qui m’a laissée pantoise.

Une première exploration thématique autour de l’expression ne m’a guère éclairée sur ses connotations idéologiques, sinon sur un point : il s’agit bien d’une expression très américaine et très à la mode. En vérité, je cherche encore quel type de propagande y est associée, mais alertée par ma découverte, je n’ai pas manqué de repérer ses résurgences régulières dans la vie publique, jusqu’à la trouver cet été à Athènes sur le T-shirt d’un jeune homme branché de mon quartier. Apostrophé, interrogé sur la signification de son T-shirt, il m’a expliqué ce qu’était un Plan B. Je n’ai pas besoin qu’on me l’explique. Hélas, s’il y en avait une,  il était inconscient de sa portée idéologique ou politique.

J’ai retrouvé récemment, à deux reprises, cette expression dans  Le Monde, un journal que j’ai élevé au rang de premier quotidien français de désinformation nationale. Autrefois à gauche, il ne s’adresse plus aujourd’hui qu’aux cadres supérieurs de la Haute administration européenne, qui passent leurs week-ends à Paris (Ah, les expos parisiennes !) mais vivent plutôt à Bruxelles (Bof…). La ligne politique du journal, qui souffle en alternance le chaud et le froid, est devenue indéfinissable… Pour ma part, je ne sais toujours pas ce qui se cache derrière ce « Plan B », mais il y a une chose dont je suis sûre : le « Plan B », ce n’est pas un « truc de gauche ».

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Le Plan B Brad Pitt

Le Monde, mercredi 3 juillet 2013. Sandrine Marques, « Voici venu le film d’horreur familial ».

Une critique cinématographique fait la revue du dernier blockbuster américain, World War Z, de Marc Forster, la première superproduction de Plan B, une compagnie créée par Brad Pitt. En dépit du succès du film, la critique s’indigne d’une « idéologie rance » : « Réac, machiste, World War Z est une altération du film de zombie qui s’achève sur un ultime empilement : celui de corps dans de vastes charniers auxquels on met le feu « pour régler le problème ». Image glaçante et cynique, à l’image d’un film d’action pure, dangereusement désinvolte ».

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Le Plan B Manuel Valls

Le Monde, samedi 26 octobre 2013. Hélène Bekmezian, « Manuel Valls, « plan B » pour 2017 ? L’hypothèse qui affole les rangs socialistes ».

Alors que l’actuel Président de la République sombre un peu plus dans les sondages, Le Monde propose sans plaisanterie un article sur Manuel Valls, « plan B » pour 2017 ! En général, les hommes et femmes politiques, en particulier lorsqu’ils sont issus d’un parti comme le PS, souhaitent  être élus pour défendre un projet politique ! Mais la machine politique et médiatique affolée ne s’en préoccupe même plus, révélant un pouvoir qui tourne à vide et ne pense plus qu’à se faire élire ! Qui sait où en sera la France en 2017 ?

Le Monde diplomatique affiche à sa une d’octobre 2013 un article sur « Les embrouilles idéologiques de l’extrême-droite » (Evelyne Pieiller). L’article est intéressant. Mais il lui  manque un second volet sur « Les embrouilles idéologiques de la gauche et de l’extrême-gauche »…

Contre-propagande sur l’adage « Le Ridicule tue »

 

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Film 1995

Le ridicule tue. Je vis tous les jours, depuis des années, la vérité de cet adage. Mais la propagande qui voudrait faire croire qu’un meurtre par le rire est moins condamnable qu’un meurtre ordinaire est aussi abjecte que le recours à un bouc émissaire pour distraire le peuple de ses indignations légitimes. Un attentat au gaz hilarant serait-il moins révoltant qu’un attentat au gaz sarin, s’il faisait autant de morts ?

On peut même considérer que le processus de mort lente qu’il entraîne relève d’un surplus de cruauté, à laquelle s’ajoute la lâcheté d’un procès que l’on esquive sans pour autant lâcher la proie. Enfin l’assassinat par le ridicule implique un public que l’on incite  à manifester le pire de lui-même. C’est un crime de plus à mettre sur le compte de ceux qui ont recours à cette arme.

Jean-Marie Domenach, dans son manuel sur La Propagande politique cite le ridicule comme arme de contre-propagande : « Ridiculiser l’adversaire, soit en pastichant son style, et son argumentation,  soit en répandant sur son compte des plaisanteries, de courtes histoires comiques, ces « Witz » qui jouèrent un grand rôle dans la contre-propagande orale menée par les anti-nazis allemands » (1). Il reconnaît que c’est « sans doute l’arme des faibles » mais il estime que la rapidité de diffusion des plaisanteries en font un agent corrosif à ne pas dédaigner.

Le problème dans mon cas, c’est que je n’ai jamais fait de propagande ou de prosélytisme pour quoi que ce soit  —  à moins que la simple expression de son opinion, dans le cercle privé de ses fréquentations, ne soit en effet répréhensible. Le vécu et l’enquête que je mène n’ont révélé que deux choses : la monstruosité et la calomnie de ce qui se dit sur moi ; l’incompréhensible haine d’adversaires, parmi ceux qui ont orchestré la diffamation, qui, lorsque je les identifie sous leur masque, s’avèrent être des étrangers à ma vie personnelle.

Jean-Marie Domenach distingue deux types de rire, le rire recherché n’étant pas « ce rire méprisant qui soude une foule dans le sentiment de sa supériorité, et que Hitler savait si bien faire lever dans l’arène de Nuremberg, mais un rire solitaire, explosion d’irrespect, protestation vitale de la liberté contre la pensée préfabriquée, ce  rire dont Nietzsche disait qu’il serait un des derniers refuges de l’homme libre contre les mécanismes de la tyrannie, et qui, même dans les plus tragiques époques, est une des armes les plus redoutables dont on puisse user contre une propagande totalitaire » (2).

Je devine que mes adversaires se flattent de ce rire solitaire et irrespectueux. Hélas ce que j’endure est bel et bien, en réalité, « ce rire méprisant qui soude une foule dans le sentiment de sa supériorité », manifestation d’un fascisme rampant qui va de pair avec la pratique du bouc émissaire.

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La Propagande politique par Jean-Marie Domenach

 

Notes :

1. Jean-Marie Domenach, La Propagande politique, PUF, collection « Que sais-je », n° 448, 1950, consulté dans une réédition de 1965, p. 76 (Voir le Complément informatif 4, dans le Manifeste du 07/09/2013).

2. Ibid. p. 79.

Contre-propagande sur le retour de Sarkozy

 

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Les couilles qui manquent aussi à Sarkozy.

Jour après jour se multiplient les annonces, les articles, les petites phrases sur le retour de Sarkozy. Je n’en crois pas mes yeux ni mes oreilles. Voilà un président qui a connu des sommets d’impopularité, qui a humilié la France avec un remariage éhonté à la présidence, qui a laissé au pays une série d’ardoises toutes plus indécentes les unes que les autres, depuis les frais de campagne présidentielle ou le site web de l’épouse, jusqu’à un endettement record et inégalé des finances de l’Etat qu’il dirigeait. Et qui ose maintenant avancer une nouvelle idée de gouvernement : le président « protecteur », notion qui fait étrangement écho à l’idée de « Care » de Madame Martine Aubry-Brochen, dont le cynisme a déjà été brocardé dans ces pages (Fin de Partie, Protestation des derniers jours du mois d’août 2013).

Je n’ai pas oublié qu’il y a trois ans, le 7 septembre 2010, c’est à Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République française, que je me suis adressée en lui envoyant ma première Lettre ouverte. Mais Monsieur Sarkozy m’a eu ni les couilles de me venir en aide, ni les couilles de me répondre pour me signifier son refus de m’aider. Un prédateur qui ne pense qu’à sa carrière n’est jamais protecteur. Un président qui considère ses concitoyens comme de la chair à canon que l’on peut sacrifier dans un éclat de rire à son quinquennat n’est pas protecteur. Monsieur Sarkozy a failli à son devoir comme à sa fonction avec le même cynisme, la même outrecuidance, que ceux de Martine Aubry, maire de Lille, me livrant à un véritable lynchage populacier dans sa propre ville, tout en se flattant d’un mari avocat des Droits de l’Homme, Jean-Louis Brochen. On ne peut même pas leur accorder le bénéfice de la « Realpolitik ». M’ont-ils fait taire ? Non ! Ont-ils connu des succès politiques ? Aucun !

Pourtant ces dirigeants irresponsables, puisqu’incapables d’assumer leurs responsabilités de représentants de l’Etat, continuent de revendiquer des postes d’élus aux plus hautes fonctions, avec la même ligne de conduite vis-à-vis du peuple qu’ils exploitent et qu’ils méprisent : « En toutes circonstances, la victime est priée de se taire lorsque sa plainte met en cause des puissants » !

Monsieur Sarkozy a une grande gueule, mais  une grande gueule n’est pas synonyme de courage politique. Il n’a pas de vision politique pour la France, pas plus que le parti socialiste en place, qui confond populisme et démagogie avec un projet de société.

Tandis que depuis des années je hurle de souffrance sous les quolibets, un président assassin, un maire assassin, sont toujours courtisés par les médias, encouragés par leurs militants, au mépris de la vérité. Sont-ce bien les choix des Français ? Pourquoi la vérité ne peut-elle éclater ? Comment ce peuple au passé si glorieux, et qui a déjà donné tant de preuves de son intelligence et de sa générosité, peut-il en arriver là ?

Commentaires mis en ligne sur Yahoo les 11 et 12/12/13 pour l’annonce du retour de Sarkozy :

Sarkozy : « Je ne peux pas ne pas revenir »   (LePoint.fr – il y a 2 heures 5 minutes)

ClairSeg • il y a une seconde

Une fatalité ? Non, une calamité pour la France ! Le désastre Hollande, c’est la conséquence des années Sarkozy, qui est plus « grande gueule » que l’actuel président mais qui n’a pas plus de courage politique que lui ! Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller

ClairSeg • il y a une seconde

Le Président sur lequel on est sûr de ne pas pouvoir compter… Il a fait ses preuves… Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller

VIDEO. Peut-on se passer de Nicolas Sarkozy ?  (Le Nouvel Observateur – il y a 1 heure 59 minutes)

ClairSeg • il y a une seconde

Oui, on peut se passer de Sarkozy ! Et cela ferait du bien au pays de sortir de l’ornière du cynisme qui corrompt toute la vie politique, à droite comme à gauche ! Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller

Sarkozy 2017, décollage à hauts risques (Par Serge Raffy | Le Nouvel Observateur – il y a 14 heures)

Cette fois, c’est sûr. Il a son agenda en état de marche, sa feuille de route bien préparée. Dans quelques mois la fusée Sarkozy va décoller dans le ciel bas et lourd d’une France morose.

ClairSeg  •  il y a 9 heures 

La fusée Sarkozy a déjà fait long feu… C’est un pétard qui fait du bruit et ne mène nulle part ! Qui peut encore croire en lui ?! Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller

1 réponse de SIMPLY MARKO  •  il y a 14 minutes 

Je réponds à votre question: les médias!

Le retour de Sarkozy, épisode 148 : « Les Français décideront » (Par Le Nouvel Observateur | Le Nouvel Observateur – il y a 12 heures)

Ce jeudi, c’est le site de « L’Express » qui se charge de donner des nouvelles de Nicolas Sarkozy. L’ex-président était à Lagos, au Nigeria, pour y gagner sa vie de conférencier de luxe. Alors qu’on lui demandait s’il comptait « revenir au Nigeria comme président de la République », il a répondu : « J’ai été passionné par ma tâche pendant 5 ans. J’ai une éternelle reconnaissance envers les Français. » Et pour la suite? « Ils décideront. »

ClairSeg  •  il y a 10 heures 

Les Français ont déjà dit non à Sarkozy ! Ils savent qu’ils ne pourront jamais compter sur lui… : « il a fait ses preuves » ! Claire Seguin Un Micro sous votre oreiller




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