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Manifeste pour la revendication de mes droits humains fondamentaux

 

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Révolte

Connue pour avoir enfariné Monsieur François Hollande pendant la campagne présidentielle de 2012, je me bats depuis des années pour réclamer le respect de mes droits humains essentiels, combat dont fait état mon blog « Un Micro sous votre oreiller ». J’ai quitté la France en novembre 2012, sans connaître une quelconque amélioration de ma situation. J’ai d’abord passé six mois à Londres, le temps de régler des dossiers en cours à Lille, puis je me suis rendue à  Budapest et enfin à Athènes.

L’essentiel des manœuvres auxquelles je me heurte depuis mon départ visent à me ramener en France en m’empêchant de trouver un moyen de subvenir à mes besoins. Ayant renoncé à Londres à chercher un emploi, déjà difficile à trouver à 47 ans, après des années d’inactivité, et alors que je suis calomniée auprès des employeurs que je contacte (courrier électronique lu, ordinateur surveillé, appels téléphoniques contrôlés…), j’avais encore la possibilité de créer une petite entreprise pour créer mon propre emploi. Le projet était ancien et bâti depuis plusieurs mois. Mais je me heurte à des procédés dilatoires pour la création administrative de l’entreprise (une nécessité pourtant), tout aussi illégaux que la surveillance dont je suis  victime, puisqu’ils ne sont étayés que par la calomnie. Et à mesure que le temps passe sans revenu, je m’appauvris au point de voir mon projet remis en cause.

Quelle que soit l’opinion des Français à mon égard, opinion qu’ils n’ont pas même eu le courage de me faire connaître, je tiens à rappeler que mes droits humains fondamentaux comportent le droit de travailler pour subvenir à mes besoins, comme le droit d’un accès à la Justice et aux soins médicaux, droits qui me sont refusés. Je tiens aussi à rappeler que la défense des Droits de l’Homme ne prend tout son sens que lorsqu’on entreprend de les faire respecter pour tous, y compris respecter pour ses propres ennemis. On pourrait sinon tout aussi bien décerner une médaille des Droits de l’Homme à bon nombre de dictateurs dont les partisans, en général, ne se plaignent pas d’atteintes à leurs droits fondamentaux.

Parmi ces Droits fondamentaux, le droit de quitter son pays est considéré comme un droit humain à part entière. J’ai été salie, trahie et déchue de ma citoyenneté dans mon propre pays, où toutes les instances de défense ont fait la preuve de leur incapacité à contrer le pouvoir politique. Je ne rentrerai pas en France. J’entends rester en Grèce aussi longtemps que cela sera possible car je n’ai plus les moyens de voyager à travers l’Europe sans compromettre ma capacité à assurer moi-même mon avenir. Et s’il fallait quitter Athènes sous la contrainte, je préférerais me noyer en tentant de traverser la Méditerranée à la nage… — mais je ne rentrerai pas en France. S’il fallait quitter Athènes sous la contrainte, je préférerais aller mourir de froid sur les routes enneigées, comme les soldats de Napoléon, en tentant de traverser la Russie en clandestine… — mais je ne rentrerai pas en France.

Après avoir assisté pendant des mois au spectacle monstrueux d’une ville comme Lille, tout entière dressée dans une transe jubilatoire du meurtre collectif autorisé par la municipalité et la police, se délectant au jour le jour du viol répété de ma vie privée dont les détails étaient commentés dans la clientèle socialiste la plus élargie, je ne pourrai jamais croire que le moindre bien puisse venir de telles pratiques populistes et propagandistes. Je connais aussi trop le caractère misogyne des attaques que j’endure pour ne pas rappeler qu’une femme, au 21ème siècle, est reconnue l’égale de l’homme, sans réserve. Seuls des esprits réactionnaires, phallocrates, passéistes, peuvent encore attendre d’une femme qu’elle se contente d’être un joli minois auquel on dicte sa conduite. Je m’estime libre de mes pensées, de mes jugements, de mes actions, de mes engagements, de mes amours, mais aussi libre de mon corps et de l’usage que j’en fais. Je n’appartiens à personne.

Cette liberté et ce sens de la responsabilité n’excluent pas que je dénonce enfin les manipulations de ceux qui m’ont calomniée pendant des années pour se servir de moi comme d’un bouc émissaire à des fins propagandistes qui me font chaque jour un peu plus horreur à mesure que je les découvre.

Je revendique le droit de vivre en paix. Je réclame le rétablissement de mes droits humains dans leur intégralité. Je me battrai jusqu’à mon dernier souffle pour connaître la vérité entière sur les actes de l’Ecole normale supérieure et du Parti socialiste.

J’espérais en quittant la France ne plus avoir besoin de me lancer à nouveau dans ce genre de démonstrations publiques. Désabusée sur les prétentions de mes concitoyens à se faire les chantres des Droits de l’Homme, je n’aspirais qu’à poursuivre ma route loin des cénacles qui ont détruit ma vie. Mais s’il faut continuer à se battre, ne serait-ce que pour le droit de manger demain, je tiens à faire savoir que je reste combative et que la multiplication des incitations au suicide dont j’ai fait l’objet cet été n’a fait que renforcer ma combativité.

J’entends diffuser ce manifeste auprès de la presse. A ceux des journalistes qui auraient l’outrecuidance de s’indigner de mes messages répétés, je conseille le recours au dictionnaire. Qu’ils revoient le sens de mots, dont certains font pourtant un usage immodéré : Liberté, Justice, Droit de parole, Courage, Egalité, Générosité… D’autre part je n’ai plus accès à la boîte mail qui me servait à envoyer mes derniers messages, et qui a été mise hors service (comme de multiples autres boîtes avant elle : ma politique a toujours été de relancer un mailing, même sur un prétexte futile, chaque fois qu’une boîte mail était supprimée). J’aurais donc recours à d’anciennes listes manuscrites d’adresses électroniques, sans savoir quels sont les journalistes qui m’ont demandé de supprimer leur adresse de mes mailings. Compte tenu de la situation désespérée dans laquelle je me trouve, ces derniers feraient preuve d’élégance à ne pas monter sur leurs grands chevaux.

La diffusion de ce message me rendrait un peu d’espoir et viendrait raviver l’estime défaillante que j’ai encore pour mon pays.

Claire Seguin

Complément informatif 1 :

Enquêter sur l’Ecole Normale Supérieure et sur le Parti socialiste, pour moi, depuis plusieurs mois, cela consiste pour l’essentiel à lire des biographies de Roosevelt, du Général Giraud, de Lemaigre Dubreuil, et autre Jean Monnet, autant de personnages auxquels je ne me serais peut-être jamais intéressée, si je n’avais pas entrepris d’éplucher la biographie de François Mitterrand en détail. Et je me retrouve à nouveau avec un axe Cognac-Dunkerque qui vaut son pesant d’arachide… Mais il est certain aussi que ce n’est pas parmi cette coterie versée Action française et Réveil du contribuable que j’aurais eu l’idée de constituer mon Panthéon personnel des socialistes français méritants !

Le film Casablanca, qui date de 1943, est un exemple de manipulation, des plus monstrueuse, identifiée vingt-huit ans après que le film n’ait été cité à mon intention, alors que je lisais une biographie de Roosevelt que j’ai confrontée à une humiliation publique récente. C’est le type même du film à double lecture, puisque le personnage principal, tenu par Paul Henreid, semblerait faire référence à l’écrivain Arthur Koestler, révolutionnaire communiste qui a dénoncé le stalinisme et les procès de Moscou, remettant en cause le processus révolutionnaire lui-même.

La référence littéraire ou cinématographique, choisie parmi les grands classiques, et conçue comme mode d’action, est caractéristique de mes adversaires normaliens, dont l’imaginaire très littéraire, mais aussi réactionnaire, phallocrate, passéiste, révèle une caste qui n’a plus aucun contact avec la « vraie vie ». Après trois générations de népotisme, ce cercle déjà très fermé, dont les membres sont issus du sérail, cooptés par le sérail, et qui pratiquent l’endogamie à l’intérieur du sérail, vit dans un monde clos, celui des cours d’école et des bibliothèques, d’autant plus verrouillé que ses membres sont effrayés par le sang neuf qui révèlerait leur consanguinité.

Loin de m’égarer dans des digressions avec ce complément informatif, j’estime être au contraire au cœur de mon sujet. Seuls les philistins dénués de toute culture, les fils à papa et les gogos du Parti socialiste, ou du Parti démocrate, oseront prétendre que je divague…

Complément informatif 2 :

J’ai toujours insisté sur le fait que je n’avais jamais eu aucun engagement politique ou idéologique qui puisse justifier la surveillance dont je fais l’objet ; pourtant dans l’article « Animal Farm made in France », j’évoque des réunions politiques auxquelles j’ai assisté. Je tiens à y revenir pour être très précise sur la question.

Ma famille nucléaire se considérait comme socialiste sans avoir jamais adhéré au parti. Moi-même, je suis devenue très critique vis-à-vis du Parti socialiste après 1983. J’avais le cœur très à gauche car j’attendais des politiciens qu’ils apportent plus de justice sociale. Mais je n’avais aucun engagement, ni même de réelle culture politique. J’étais passionnée de peinture (surtout), de littérature et de poésie surréaliste, et j’aurais voulu y consacrer tout mon temps.

J’ai adhéré deux fois à un mouvement, les deux fois sur incitation extérieure :

  1. la première fois, à Paris (début années 1990), lorsque je commençais ma thèse de doctorat. Le psychiatre que je voyais (puisque tout allait mal, j’avais décidé de régler le problème – c’est le psychiatre contre lequel j’ai porté plainte) m’avait incitée à m’inscrire dans une association caritative, selon le principe qu’aider les autres aide à s’aider soi-même et m’avait suggéré Amnesty International. L’idée m’avait paru acceptable. Adolescente, j’étais allée une fois ou deux à des réunions publiques d’Amnesty, en tant que spectatrice. J’ai donc tenté d’adhérer à Amnesty. Mais je n’ai fréquenté le groupe de mon arrondissement que quelques mois. J’ai trouvé l’ambiance détestable, je ne me suis pas insérée et je n’appréciais pas la jeune femme qui menait les réunions. J’ai arrêté d’y aller à la suite d’une divergence sur les choix d’action du groupe. En particulier, il a été déclaré en séance, de façon autoritaire et sans consultation, que notre groupe ne s’impliquerait pas dans l’action en faveur des femmes proposée par la section nationale car « la question de l’émancipation des femmes était acquise et il n’y avait pas à y revenir ». C’est une chose que j’avais déjà trop entendue depuis mon arrivée à Paris en 1989 et j’étais outrée. Mais il n’y a eu aucun conflit (je ne suis plus venue) et aussi paradoxal que cela puisse paraître, j’ai quitté Amnesty parce que je donnais raison à section nationale de maintenir des actions de sensibilisation sur la condition féminine.

  2. Une dizaine d’années plus tard, en 2000 ou 2001, lorsque je suis entrée dans l’enseignement, j’ai adhéré quelques temps à Attac. En me réinsérant dans la société, j’ai eu envie de m’y impliquer aussi de façon plus active. Un ami socialiste, auprès duquel j’avais souvent entendu parler politique, m’a suggéré d’aller voir Attac, qui n’était pas un parti, mais un mouvement d’idées cherchant à redéfinir un projet pour la gauche. Cela m’a semblé correspondre à mon profil et je m’y suis inscrite à Amiens. Là encore je ne suis restée que quelques mois. Le coté Education populaire était en effet très vivace et j’y ai appris beaucoup de choses sur le monde qui m’entourait. C’est à cette époque que j’ai assisté à diverses réunions politiques. Mais je ne suis pas restée assez longtemps pour voir se dégager un quelconque projet d’avenir. Victime très vite de harcèlement dans l’enseignement à Amiens, alors que bon nombre de mes camarades d’Attac étaient eux-mêmes professeurs, j’ai rompu avec le groupe.

Enfin j’évoque les Indignés dans mon blog puisque nous nous sommes côtoyés dans la rue, à Lille, lorsque je distribuais mes « petits papiers ». Je n’ai jamais participé de façon active au mouvement même s’il m’a inspiré de la sympathie sur le moment, pour plusieurs raisons, dont la première et la principale est qu’il me semble aberrant de m’engager dans un quelconque mouvement politique ou idéologique alors que je suis surveillée et harcelée par la police, sans même savoir pourquoi ! Je ne vois pas quel type de fiabilité je pourrais apporter à d’éventuels camarades.

Je considère pour ma part que mon combat pour la vérité et le rétablissement de mes droits humains fondamentaux est un combat en soi et à temps plein.

Complément informatif 3 :

A tous ces jeunes gens qui se prennent pour des résistants quand ils font office d’indicateurs de police, je voudrais poser les seules questions qui vaillent : a-t-on besoin de résistants dans une démocratie qui fonctionne ? Et à quoi résiste-t-on lorsqu’on collabore avec la police pour dénoncer et assassiner une citoyenne à laquelle on refuse de présenter un chef d’accusation ? Jusqu’où peut aller la mascarade ? Le résistant de 2013 sera-t-il le fossoyeur de la Démocratie ?

Si un complément informatif est nécessaire à ces jeunes gens qui vérifient sur leur portable que la femme assise à l’arrêt de bus correspond bien au portrait qu’ils ont à l’écran, avant qu’ils ne fassent des choix définitifs, je suis prête à leur rappeler que les jeunes gens qui ont choisi le parti du Mal dans les années 1930 ne ressemblaient en rien au Nazi caricatural des films hollywoodiens, raide et cintré dans un uniforme vert de gris, avec monocle et balafre sur la joue. Mais certains jeunes gens d’aujourd’hui, plus portés aux stéréotypes qu’aux réalités à explorer, ne veulent pas le savoir. Les jeunes gens qui ont choisi le parti du Mal dans les années 1930 étaient modernes, ils étaient sportifs, ils étaient beaux. Ils aimaient la vitesse, les trains rapides, les larges avenues propices aux défilés militaires. En art ils admiraient les futuristes italiens et les poètes qui célèbrent « le sol et le sang ». Ils étaient intolérants parce qu’ils étaient convaincus de représenter le parti de la morale et d’avoir Dieu dans leur camp. Ils avaient des « valeurs ». Ils défendaient le travail, la famille, la patrie. Et ils déclaraient avec aplomb (je cite avec répulsion) : « Les gens comme nous savent tout de même mieux que les autres ce qui est bien ou mal » ! Bref, ils étaient fascistes, et fiers de l’être, comme Mussolini, qui avait été un jeune leader prometteur du parti socialiste italien, avant de tourner casaque.

Je m’apprête ce jour, samedi 12 octobre 2013, à entreprendre un nouveau déplacement : puisque la plaisanterie est si drôle, branchez-vous donc à nouveau sur les réseaux sociaux, sur radio facho, sur le site de la Gestapo…

Complément informatif 4 :

the-greedy-blackbird-103x150 Droits de l'homme

The greedy Blackbird

Lors des derniers jours passés Athènes, à défaut de pouvoir m’investir dans un projet professionnel, j’ai repris le cycle de mes lectures entamé depuis plusieurs mois et j’ai ressenti l’urgence de lire « quelque chose » sur la question de la propagande.

 Le mot en France a presque disparu du vocabulaire usuel et plus personne n’oserait s’adonner à quelque forme de « propagande » déclarée. Mais le terme, bien que terni, reste vivace dans les pays anglo-saxons. Au printemps, Londres consacrait une grande exposition au thème : Propaganda, que j’ai regretté de ne pouvoir visiter pour cause de départ précipité. Surtout, j’avais remarqué en me rendant aux archives nationales de Kew Gardens que les dossiers étiquetés « Propaganda » étaient presque vides et très anciens, datant de la fin des années 1940. Ce qui signifiait que ceux des années 1950, s’ils existaient, n’étaient toujours pas ouverts à la lecture, alors que bien d’autres comme ceux consacrés au parti socialiste français, datant parfois des années 1980, l’étaient déjà… Il est certain que je m’intéresse à la propagande politique parce que je me sens concernée.

Il va sans dire aussi que je ne fréquente pas les bibliothèques françaises d’Athènes. Je me suis donc rendue à la bibliothèque nationale grecque, où j’ai trouvé, en tout et pour tout sur le sujet, un « Que sais-je » de 1950, réédité en 1965, de Jean-Marie Domenach : La Propagande politique (1). La déception de prime abord n’était pas justifiée. Je ne pouvais pas faire meilleure lecture :

1/ Parce que l’ouvrage, dans sa simplicité, est remarquable de pédagogie et de clarté. Après avoir dressé une typologie de la propagande, l’auteur entreprend d’expliquer son évolution au XX ème siècle à travers ses deux émanations majeures : la propagande de type léniniste et celle de type hitlérien. Il s’attache ensuite à conceptualiser et inventorier les règles et techniques de la propagande. Les écailles me sont tombées des yeux. Il consacre enfin trois chapitres à une réflexion sur les rapports de la propagande avec le mythe et le mensonge dans l’imaginaire des peuples, sur ses relations avec l’opinion publique et sur son usage, possible ou non, dans le cadre d’une démocratie.

La propagande a toujours existé mais son ampleur a été décuplée de façon extraordinaire par les mass-media, la radio, la photographie, le cinéma, la presse à grand tirage, les affiches… Jean-Marie Domenach remarque dès l’introduction que la propagande précède toujours la police et l’armée, et qu’elle est une force de combat à part entière : « Dans la hiérarchie des pouvoirs du totalitarisme moderne, la propagande politique occupe incontestablement le premier rang, avant la police ». Il insiste sur le fait qu’elle continue de s’exprimer à mots couverts dans la façon dont sont présentées les nouvelles ou des statistiques et qu’elle est toujours liée à la guerre : « La propagande actuelle, c’est la guerre poursuivie par d’autres moyens » (2).

2/ Parce que j’ai trouvé une référence pédagogique des années 50-60 qui fait écho à mon professeur de philosophie de terminale lorsqu’elle déclarait que la calomnie est d’autant plus condamnable qu’elle laisse toujours des traces (Voir Article « Protestation : Enfarinage de Monsieur François Hollande à Paris » du 2 mars 2012). Celui qui cherche à se défendre, explique Jean-Marie Domenach, se retrouve en position d’accusé, tandis que les témoins pensent que les auteurs du mensonge n’oseraient jamais affirmer de telles monstruosités s’ils n’en étaient pas sûrs. L’auteur précise qu’ « Hitler savait que la crédibilité d’un mensonge augmente souvent en fonction même de son énormité » et il cite le dictateur lui-même : « Le mensonge le plus impudent laisse toujours des traces, même s’il a été réduit à néant. C’est là une vérité qui est connue de tous ceux qui sont passés maîtres en l’art de mentir et qui continuent à travailler à son perfectionnement » (3).

Et parmi ces règles de la propagande répertoriées par Jean-Marie Domenach, la première de toutes, dite « Règle de simplification et de l’ennemi unique » (4) consiste à « concentrer sur une seule personne les espoirs du camp auquel on appartient ou la haine qu’on porte au camp adverse ». L’auteur explique dans cette rubrique que le propre de la propagande nationale-socialiste, selon P. Reiwald, serait un art du bluff poussé à sa limite et qui consiste à charger l’adversaire de ses propres erreurs ou de sa propre violence, parade généralement déconcertante. Ce procédé aurait une fonction de catharsis, d’autopurification par la haine.

3/ Parce que cet ouvrage pédagogique est en fait un ouvrage de propagande politique, orienté de façon très marquée par la vision du monde d’un auteur catholique, animé d’un anti-communisme quasi névrotique, comme le révèle dès l’introduction du bréviaire une perle savoureuse : « Combien significative de notre époque, cette histoire des prisonniers japonais rentrant d’U.R.S.S., en 1949, convertis au communisme après un séjour dans des camps d’ « éducation politique », et que des zélateurs de l’autre doctrine attendaient au débarquement, bible en mains, pour les soumettre à une « rééducation démocratique »(5)». Or les Japonais sont majoritairement shintoïstes et bouddhistes (à environ 84%) tandis que les religions du Livre ne représentent que 2% des pratiques religieuses ! La propagande ouverte en faveur d’un catholicisme ultra-réactionnaire, conçu comme un avenir salvateur, reprend bien sûr à la fin de l’ouvrage, en guise de conclusion : « Lamartine avait prophétisé « l’ère des masses ». Le Bon croyait à l’ère des foules et Tarde à l’ère de l’opinion publique. Notre époque est tout cela : ère des masses, entraînées par les sectes d’agitateurs, selon les préceptes léninistes – coagulées en foules délirantes par la magie hitlérienne – diluées en une opinion publique passive et amorphe, imbibée des produits digestibles de la technique américaine. Dans tous les cas, la propagande déferle sur des collectivités désossées. S’il faut lui résister, ce ne peut être que dans une solitude tragique, ou bien solidement adossé à des communautés de vocation et de volonté. L’ère des masses est aussi l’ère de l’homme isolé. Il n’est pas impossible non plus que lui succède un jour l’ère des monastères, des communautés et des ordres »(6).

Si je ne peux reprocher à ce valeureux résistant d’avoir combattu toute sa vie le nazisme, je ne pense pas pour autant qu’il puisse être assimilé au communisme, ni que le seul rempart contre ce dernier soit une société cléricale de culs bénis vivant en communautés dans des monastères ! Ce n’est pas ma conception d’une société démocratique. Je n’ai pas oublié les ravages de l’Inquisition. Et je n’apprécierais pas de découvrir que ma vie ait pu être sacrifiée à la propagande de ces névrosés ! L’épouvantable jeunesse immorale, ou supposée telle sans procès ouvert, entend se dresser avec autant de vigueur contre les calomnies des papistes et vichystes de tout poil, qu’elle le fait contre les discours de plus en plus tapageurs de l’extrême-droite. D’ailleurs je ne suis plus jeune et sur ma jeunesse volée, il faudra me rendre des comptes. Voilà en tous cas à nouveau un ouvrage à double lecture qui me semble pernicieux et dont un usage détourné pourrait tenter des apprentis-sorciers.

(Mes lecteurs assidus retrouveront eux-mêmes dans les pages de ce blog les arguments venant étayer la colère de ce paragraphe).

Puisqu’il m’est impossible d’échapper à la surveillance policière comme à la délation des acteurs du quotidien, je tiens à faire savoir que ce jour mardi 22 octobre 2013, je me trouve en France. Après avoir passé plusieurs jours en Italie, à Venise et dans le Veneto tout d’abord, puis à Gênes, je me suis rendue à Nice où j’ai pris hier un bus régional en direction de Digne-les-Bains.

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La Propagande politique par Jean-Marie Domenach

Notes :

  1. Jean-Marie Domenach, La Propagande politique, PUF, collection « Que sais-je », n° 448, 1950, consulté dans une réédition de 1965.

  2. Ibid. p. 19.

  3. Ibid. p. 91.

  4. Ibid. p. 49.

  5. Ibid. p. 6.

  6. Ibid. fin du chapitre VII (Opinion et propagande)

Jean-Marie Domenach

Né à Lyon en 1922, où son père ingénieur, originaire d’Olette en Catalogne française, s’était fixé, il anime en 1941-1942 la résistance des étudiants de l’Université de Lyon. Stagiaire à l’École des cadres d’Uriage, il rejoint plus tard, en août 1943 le maquis du Vercors. Il dirige en 1945 la revue des Forces françaises de l’intérieur, Aux armes !.

Secrétaire, de 1946 à 1957, de la revue personnaliste Esprit, fondée par Emmanuel Mounier, il en reprend la direction. À partir des années 1950, la revue contribue à la création d’une gauche modérée (anti-communiste) en France, soutenant en particulier les dissidents du bloc de l’Est. Domenach fait connaître en France, après mai 68, Ivan Illich, et ses idées d’autonomie, d’écologie politique, de convivialité..

Militant au lendemain de la guerre dans le Mouvement de la paix, Domenach lutte pour la décolonisation en Indochine et en Algérie. Il participa, en 1974, aux « Assises du socialisme » organisées par le Parti socialiste.

Directeur des études du Centre de formation des journalistes de 1978 à 1980, il est ensuite, de 1980 à 1987, professeur de sciences sociales à l’École polytechnique, où il dispense notamment un cours intitulé « Approches de la modernité ». Il y fonde en 1982 avec Jean-Pierre Dupuy, un centre de recherches en sciences cognitives et épistémologie, le CREA, dont une partie des travaux seront consacrés à la pensée de René Girard. Il a tenu des chroniques dans plusieurs revues dont le magazine canadien Maclean’s, L’Expansion, et France catholique. Il a participé au club « Politique autrement ».

Il est le père de Jean-Luc Domenach (sinologue, né en 1945) et de Nicolas Domenach (journaliste, né en 1950 et directeur adjoint de la rédaction du magazine hebdomadaire Marianne).

Source : Wikipédia (résumé)

Complément informatif 5 :

Tandis que l’affaire Snowden, relancée à point nommé, vient déplacer le point de vue du peuple sur l’Etat français, soudain victime de l’impérialisme américain, et moins que jamais coupable d’entorses à la Déclaration des Droits de l’Homme, je voudrais rappeler ma situation à cette France dont le cœur  palpite avec tant d’intensité pour la Justice, le respect d’autrui, les Droits humains, la solidarité…

Je m’adresse aussi à ces intellectuels émérites, ces vaillants chevaliers de la Justice, ces avocats exemplaires des Droits de l’Homme dont la figure emblématique est à coup sûr l’une des figures dominantes des Instances officielles des Avocats, l’éminent Jean-Louis Brochen, accessoirement époux de Martine Aubry : pas un être humain, quel qu’il soit, sans possibilité de défense,  en France ni en Navarre, grâce à lui ! Et je m’adresse toujours à l’Université française qui multiplie les colloques les plus pointus sur sa spécialité, les Droits de l’Homme. Pendant les quelques jours où j’ai été en France, du 18 au 24 octobre 2013, l’Institut de Droit européen des Droits de l’Homme (IEDH) réfléchissait à Montpellier, par exemple, sur « Le Principe de Subsidiarité au sens du Droit de la Convention européenne des Droits de l’Homme » et sur la notion de « parole en Droit public ». Mazette !

Je dois être la seule à ne pas comprendre le silence qui entoure mon combat. J’ai été la seule à oser un commentaire sur le site :

vendredi 18 octobre 2013, 18:22:34 | Claire Seguin

Je suis toujours surprise par le sérieux et le professionnalisme de ces colloques sur les Droits de l’Homme, alors que, sans rougir, et dans le même temps, les intervenants refusent aussi de prendre connaissance de ma propre situation, jugée irrecevable parce que ridiculisée par l’intelligentsia. J’ai été déchue de tous mes droits, sans explications. Je me bats seule et surveillée par la police, sans explications. Quels sont donc les critères pour avoir le droit d’avoir des droits humains ? Il semblerait que je ne les remplisse pas. Mais sur cela aussi je n’ai pas droit aux explications. Claire Seguin, Un micro sous votre oreiller.

Hélas je ne me fais guère d’illusion sur l’écho que ces pages obtiendront ces jours-ci. Qu’est-ce que Claire Seguin se plaignant d’atteintes à la vie privée qui ont détruit sa vie lorsque le téléphone d’Angela Merkel est mis sur écoute ? …

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Venise Service Gondole devant le Palais des Doges

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Nice Inauguration de la Promenade Paillon

J’ai décidé de rentrer chez moi. Après une dizaine de jours d’enquête, je suis arrivée à saturation. Lorsque dès ma descente du bus, à Avignon, j’ai vu se profiler sur le visage des cultureux « de gauche » et adulateurs de Marie-Antoinette le sourire en coin de ceux qui jouissent jusqu’à l’orgasme au spectacle de ma mise à mort  collective, j’ai estimé qu’il était temps de rentrer à Athènes. Depuis, la violence morale n’a fait que s’aggraver. La vie que je mène en Grèce y est tout aussi aléatoire, et tout aussi empoisonnée. La situation que je déplorais à Lille, lorsque je vivais à Fives, s’est réinstallée dans le logement que j’occupe, orchestrée par cette intelligentsia vertueuse qui « sait mieux que les autres ce qui est bien ou mal » – et qui préfèrerait que cela reste confidentiel. On ne change pas une recette qui marche. Mais j’y suis chez moi.

Et puis, après tout, l’opinion générale veut que je divague : comme on me l’a fait remarquer, il est impossible que j’aie été mise sur écoute « puisque ce serait illégal »… Faut-il remercier Monsieur Snowden ?

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Courrier à la CEDH-1

 

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Courrier à la CEDH-2

 

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Exemple d’incitation au suicide

 

 

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La Cour européenne des Droits de l’Homme

 

Photographies :

Fiche de lecture sur une biographie du Général Giraud, consultée dans une annexe du War Museum, à Londres, alors que le musée était fermé au public pour travaux cet hiver. La date de la fiche correspond à la date de fin de lecture.

Casablanca, film de Michael Curtis, datant de 1943. Film célébrissime, il évoque la résistance au nazisme.

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Fiche de lecture sur Giraud.

 

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Manipulation : Je n’en veux pas.

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