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Archive journalière du 20 juin 2012

Révolte : Haro sur Matter

Révolte : Haro sur Matter The-greedy-Blackbird-103x150

The greedy Blackbird

Parmi les indices qui me laissent penser que la situation n’a pas changé, et que je vis toujours sous surveillance, il y a un ensemble de commentaires qui ont commencé à se manifester mi-avril 2012, au moment où j’ai repris le dessus après ma sortie d’hôpital, et qui ont eu pour corollaire une série de coups de fil anonymes silencieux, reçus sur mon portable. Le lien entre les deux phénomènes est impossible à établir mais ils révèlent tous les deux l’existence d’une hostilité latente toujours prête à bousculer ma tranquillité.

Ces commentaires, les seuls qui soient répétitifs parmi tous ceux que j’aie reçus, émanent d’un seul émetteur, dont le pseudonyme est Matter (1). Ils sont écrits dans un style elliptique, qui parfois confine à l’absurde. Dès le 12 mai 2012, j’ai tenté de conjurer le malaise qui s’installait avec la répétition de ces messages en envoyant un mail à leur auteur : « Monsieur, J’ai remarqué vos commentaires récurrents sur mon blog à leur caractère incohérent. Je ne comprends pas où vous voulez en venir. Veuillez s’il vous plaît vous expliquer ou vous abstenir de poster des commentaires qui n’ont aucun sens. Cordialement, Claire Seguin ». Je n’ai eu aucune réponse, mais l’adresse était valide. De nouveaux commentaires ont succédé aux premiers sans que je puisse noter un quelconque changement.

Le malaise s’est accentué lorsque j’ai remarqué la réitération d’échos avec mon quotidien décelables dans les textes de ces commentaires. Le premier qui m’ait troublée date du 19 mai 2012. Matter écrit : « L’électricité n’est PAS EN LIBRE CIRCULATION. bref, c’est pas normal que j’ai même pas un endroit gratuit où aller, ou bien pas cher ».  Or une association qui m’est venue en aide à ma sortie d’hôpital, association qui dépendait de ce même établissement hospitalier, m’avait payé ma première facture d’électricité, lorsque j’ai quitté ma chambre classée en « logement indécent » pour aller me réinstaller dans mon appartement à vendre. Je n’en ai bien sûr jamais parlé à personne. 

Le « cadeau » s’accompagnait d’une vive incitation à me résoudre à cette option, dont le mérite était de rendre service au propriétaire de la petite chambre, qui souhaitait mon départ : incitation à laquelle j’ai tenté de résister un temps avant de jeter l’éponge. À long terme, la vente de mon appartement personnel devrait permettre à la ville de Lille de se débarrasser de moi. Me retrouvant sans logement, j’irai peut-être me réfugier cette fois chez mon père. Et l’on voit dans le message apparaître le fameux père indigne, qui peut se vanter d’une belle équipe de partisans, tant parmi les membres de la police que parmi les réactionnaires du parti socialiste. Matter écrit le même jour, dans un registre culpabilisant : « mon père est à la polyclinique ». Il va sans dire que l’hypothèse d’un retour chez mon père est une lubie qu’entretiennent mes détracteurs avec le plus grand aveuglement. 

D’autres messages sont troublants et je prendrai pour exemple les plus récents concernant mon ordinateur. Le 14 juin au soir, alors que je travaillais mon anglais avec un film américain sur mon ordinateur, l’écran est devenu soudain noir. J’ai cru à une panne et je me suis couchée. Lorsque je m’y suis remise le samedi 16, je me suis aperçue que j’avais simplement oublié de brancher mon appareil dont la batterie s’était déchargée (!). J’ai fini l’analyse de mon film (Gentleman’s agreement, d’Elia Kazan, 1947), dont le héros a une mère malade du cœur pour laquelle il s’inquiète. Les commentaires de Matter pour les 15 et 16 juin 2012 sont les suivants :

le 15, à 19h14 : « mon lecteur dvd marche plus »

le 16, à 10h37 : « il est retombé en panne, donc je laisse tomber, j’ai pas les moyens d’acheter un lecteur externe »

le 16, à 21h12 : « bon demain c dimanche, le truc remarche mais il est vraiment naze. Je pense que ma mère est aussi en train de mourir et je ne sais pas si son cœur tiendra ».

Je ne prends pas à la légère ce genre de manifestations subliminales. Je les ai minimisées pendant des années, en particulier lorsque j’ai vécu à Lyon, au cours des années précédant mon entrée dans l’Éducation nationale, et les conséquences en ont été désastreuses. Certes je pourrais avancer des hypothèses sur leur auteur. Buffon ne dit-il pas que « le style est l’homme même » dans son discours de réception à l’Académie française  (Discours sur le style, 1753) ?… Mais le procédé reste hasardeux et pourrait se retourner contre moi sans changer la donne. Que ce soient ces commentaires ou les coups de fil anonymes, ils cherchent à me faire vivre dans l’inquiétude et à influencer mon comportement. Ils témoignent surtout de rumeurs et d’informations sur mon quotidien tout à fait anormales. Mon pauvre père, malgré toute sa malveillance, paraît alors bien anodin. Il n’a réussi à détruire ma vie que parce qu’il a trouvé des relais puissants pour reprendre le harcèlement à grande échelle. C’est ce dernier qui me révolte par-dessus tout et que j’accuse de brutalité. Les caciques du Parti socialiste qui m’ont livrée à un lynchage collectif agissent avec un cynisme sans borne et des moyens contre lesquels je suis moi-même sans défense. 

Victime d’un appareil d’État qui accorde l’impunité à ses complices, je ne peux que désespérer, en ce premier jour d’été, de voir jamais mes adversaires me laisser vivre en paix. The greedy Blackbird (2) sera-t-il un jour démasqué ? Et la justice me sera-t-elle un jour rendue ?

Notes :

1. Les commentaires de Matter ont tous été mis en ligne.

2. Voir aussi les articles Une vie à l’Encan de La Rochelle (22/08/2011) et Le choix des armes (06/11/2011).

Restitution de la Révolte du 22/06/2012, retirée le 17 juillet 2012.

« Révolte : Coup de chapeau à mes plus fidèles lecteurs » 

Révolte Coup de chapeau




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