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Archive mensuelle de janvier 2012

Vu à la télé

Monsieur Nicolas Sarkozy se montrait à la télévision dimanche soir de 20h10 à 21h15 sur plusieurs chaînes : Tf1/LCI, France 2, BFM TV et itélé. A cette occasion, j’ai laissé un commentaire sur le site de Tf1, vers 14h30. Hélas celui-ci a été censuré :

Le quinquennat de Monsieur Sarkozy aura été marqué par toutes les défaites, y compris celle de sa fonction. Depuis septembre 2010, j’ai fait appel à plusieurs reprises au Président de la République française, pour lui demander de rétablir ma citoyenneté bafouée et de faire respecter les droits humains fondamentaux qui me sont refusés à Lille.

Mais Monsieur Sarkozy n’a songé qu’à se protéger du scandale en se débarrassant d’un ministre encombrant, Monsieur Xavier Darcos. Il ne m’a jamais répondu, alors que je suis en train d’être assassinée à Lille.

Mon blog « Un micro sous votre oreiller » retrace mon parcours de femme, victime d’atteintes à la vie privée gravissimes. J’aurais préféré que ce blog n’ait pas lieu d’être et que le Président de la République joue son rôle de garant des droits de tous les Français.

Assaut de Pierre Mauroy à l’Opéra de Lille

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L'opéra de Lille.

 

Martine Aubry avait organisé ce dimanche 29 janvier  à l’Opéra de Lille une cérémonie en l’honneur de Pierre Mauroy qui vient de rendre son dernier mandat de sénateur. Cet hommage était l’occasion de fêter quarante ans de carrière  avec ceux et celles qui avaient travaillé avec lui. Il va sans dire qu’on n’entrait que sur invitation.

J’ai d’abord tenté vers quinze heures un accrochage pirate de ma banderole « Déni de justice à Lille » sur la Grand-Place, à deux pas de l’Opéra. Mais je n’ai tenu qu’une dizaine de minutes avant d’être délogée par la police, très présente cet après-midi-là dans le centre ville. Deux tentatives de distribution de « petits papiers » ont été tout aussi malheureuses… J’ai fini par me résoudre à attendre la sortie de la réception à l’Opéra, malgré le froid glacial, la présence policière, le sentiment d’impuissance. Jusqu’à ce que, excédée, j’aie l’idée d’entrer puisque le spectacle était terminé.

Mon culot a été récompensé. Un huissier a bien tenté de me retenir mais je suis passée sans m’arrêter. Le grand salon était encore peuplé de toute une assemblée de notables auxquels on offrait un cocktail. J’ai eu du mal à trouver mes deux acolytes : je n’ai pas vu Martine Aubry du tout; quant à Pierre Mauroy, il a fallu un reflux d’affluence, après un tour complet de l’opéra depuis les salons jusqu’à la terrasse, pour que je remarque le vieux monsieur assis qui donnait audience à sa clientèle.

 

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Accrochage de ma banderole sur la Grand-Place.

Pierre Mauroy a joué l’incompréhension, comme l’avait fait Martine Aubry, bien que je lui aie rappelé ses amitiés charentaises. Mais j’ai réussi mon scandale. J’ai résisté aux bonnes dames qui voulaient que je leur raconte mon histoire — le piège était grossier. Le service d’ordre m’a finalement jetée dehors manu militari, tandis que je brandissais une pancarte « Déni de justice à Lille », que j’avais eu la bonne idée d’emporter.

Impossible de m’avouer vaincue. J’ai fait le tour de l’Opéra  et je suis entrée par la Porte des Artistes. Deux agents de surveillance ont essayé eux-aussi de m’intercepter, mais jouant de l’effet de surprise, j’avais déjà grimpé les escaliers avant qu’ils ne réagissent. Mon exploration précédente du bâtiment m’a bien rendu service. J’ai retrouvé le chemin du grand salon. Hélas le service d’ordre s’est mis très en colère à ma réapparition et j’ai fini à nouveau sur les marches de l’opéra, plus vite encore que la première fois.

J’y suis restée, avec ma pancarte brandie devant moi, tandis que les convives peu à peu se dispersaient. Je n’ai jamais vu sortir Pierre Mauroy.

Certains pourraient trouver mon insistance dangereuse. Mais il y a longtemps que je sais que mon sort était scellé, avant même que j’aie l’idée de protester. Ce sont mes adversaires qui ont fait preuve d’une naïve confiance en croyant obtenir mon assentiment à ma propre destruction.

L’assassinat de Claire Seguin sera-t-il la perle noire de la carrière de Pierre Mauroy ?

« Panégyrique dithyrambique » du Grand Homme publié dans le magazine de la ville, avec une superbe photographie de Martine Aubry et de Pierre Mauroy de part et d’autre de la statue qui orne la place de Fives, rue Pierre Legrand, et qui représente une danseuse :

 

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Pierre Mauroy à l'honneur.

 

De Lille à Paris : contre-offensive dans la capitale.

C’est la misère. Et les pannes répétées du blog, depuis plus de deux mois, s’avèrent à la longue plus efficaces et plus éprouvantes que ne le serait une censure officielle : les pages d’archives ne sont plus accessibles depuis que j’ai tenté hier de créer des liens interactifs entre les articles afin d’en faciliter la lecture … Elles seront rétablies à un moment ou à un autre — mais le préjudice ne sera pas réparé…

Le travail de sape qui s’attaque aux fondements de ma vie quotidienne est très similaire. J’avais raconté dans mon article « Ma boule de cristal » du 16 octobre 2011 de quelle façon, et en toute illégalité, mes adversaires tentaient de me détruire en me privant de ressources et en me volant le peu que je possède. Après la publication de l’article, une petite partie de mes droits avait été rétablie : des versements que me devait la banque avaient soudain été faits, la préfecture avait mis en œuvre la  procédure légale pour le classement de mon logement en logement indécent… Mais là encore il s’agissait plus de différer ma colère que de rétablir l’Etat de droit. Le harcèlement s’est déplacé mais maintenu : absence d’information préjudiciable de la banque, attaques du cabinet de syndic qui gère la résidence de mon appartement personnel, menaces pécuniaires renouvelées par le biais des impôts, une nouveauté… A Lille, certains citoyens semblent toujours mieux informés que moi sur ma situation financière comme sur les courriers que je reçois, qu’ils soient employés du bureau de poste où je vais chercher mes recommandés ou habitants de ma propre maison. Ces derniers prennent un malin plaisir en distribuant les lettres dans les casiers à faire dépasser de manière ostentatoire celles que je reçois du fisc…

« L’élection se jouera sur la justice », prétend François Hollande. Mais qu’est-ce que la justice pour le parti socialiste ? Qu’est-ce que la justice pour des intellectuels « gauchistes » de Normale Supérieure, et pour tout un corps d’enseignants, capables de condamner à mort une gamine de quatorze ans sur dénonciation calomniatrice, et de la livrer pendant trente ans, par le biais des manipulations et des calomnies, à un véritable lynchage collectif, dans l’Education nationale, puis dans toute la société, sans que jamais au cours de toutes ces années, jamais un seul de ces éminents pédagogues qui s’estiment infaillibles, n’ait l’idée basique, simplissime, élémentaire, de poser une question à la gamine, puis à la lycéenne préparant sa philosophie, plus à l’étudiante majeure, puis à la jeune femme émancipée, puis à la collègue responsable… pour vérifier auprès d’elle la véracité des ragots colportés. Qu’est-ce que la justice pour des gens qui se refusent à tout dialogue ? Qu’est-ce que la justice pour un parti de gauche qui s’allie à un gouvernement de droite  pour cacher un scandale qui les menace tous deux ?

 Le phénomène de bouc émissaire qui résulte de ces manipulations solidarise autour de quelques leaders les clientèles, qui elles-mêmes « permettent aux élites de généraliser l’inégalité en la dissimulant par des indemnisations occultes et des espérances promotionnelles en contrebande » : « Plus fondamentalement encore, elles consolident les oppositions aux classifications de type capitaliste, elles insufflent l’esprit hiérarchique dans le monde présent, elles reproduisent l’Ancien Régime dans le nouveau, elles agencent l’hégémonie des décideurs du champ politique sur tous les autres » explique Pierre Tafani dans son livre sur Les clientèles politiques en France (1). Il s’appuie sur les études du sociologue Pierre Bourdieu pour rappeler que « le système scolaire reprodui[t] la hiérarchie sociale française, malgré la croyance contraire », grâce aux rouages des classes préparatoires et des grandes écoles : « Tout est « plié » à vingt-cinq ans et a pris tournure dix ans plus tôt » (2). Il admire enfin avec ironie le système en place : « la reproduction de l’élite et sa protection sont confiées à un corps qui est le principal propagandiste des valeurs égalitaires dans la société française. Cette équivoque est une redoutable pédagogie, car elle navigue continuellement entre la subtilité et l’hypocrisie; chaque génération apprend que la norme court de la maxime à l’exception, de la vulgarisation à l’écrémage, du labeur persévérant à la souplesse d’échine » (3).

« L’élection se jouera sur la justice ». Les Français devront en effet choisir entre une oligarchie qui tente de bipolariser le combat politique pour étouffer toute forme de contestation et de réflexion sociale ou économique, et la réelle démocratie, qui refuse la culture de la haine, et qui refuse les combines politiciennes —symptomatiques d’anciens militants aux amitiés contestables comme aux dérives aristocratiques et réactionnaires — favorisant un parti de la haine, mais qui accorde à tous, y compris aux petites voix de tous bords lorsqu’elles sont respectueuses des libertés et des droits d’autrui, de s’exprimer et de jouer un rôle de médiateurs. Pour l’instant seuls les cyniques tirent leur épingle du jeu en se flattant d’appartenir à une élite d’« affranchis », quand ce n’est pas une caste d’« intouchables », dont la prétendue intelligence, l’efficacité revendiquée, les placeraient au-dessus des lois. C’est leur cynisme qui leur permet de se dégager des injonctions schizophrènes d’un Etat républicain qui cultive les hiérarchies d’Ancien Régime, d’une société égalitariste qui entend préserver les privilèges de ses notables, du pays des Droits de l’Homme qui accepte de bafouer ses valeurs pour le plaisir de condamner sans procès… une femme. La misogynie à la française s’accorde bien à l’œuvre d’un écrivain comme Darrieussecq dont l’imaginaire est l’émanation archétypale des préjugés réactionnaires et phallocrates sur les femmes… et à laquelle on accorde une tribune féministe. Comme d’autres femmes, elle achète sa liberté relative et son droit de parole auprès de la phallocratie en livrant à la haine et à la perversité de celle-ci une sœur plus fragile… ou moins conciliante qu’elle-même. La duplicité permet de surmonter la schizophrénie de son discours grâce à un précepte cher aux cyniques selon lequel « la justice est un leurre ».

J’endure l’injustice de façon si cruelle, depuis si longtemps, que j’aimerais bien, en effet, que « l’élection se joue sur la justice », mais je ne crois pas que je l’entende comme Monsieur Hollande. Ma faiblesse et ma solitude semblent me rendre invisible, inaudible, inexistante dans une société clientéliste où chacun se définit par le groupe auquel il se livre. Ma liberté de pensée, en revanche, est bien plus grande que celle du commun, et mon goût de la justice en est exacerbé. De ce combat solitaire et démesuré que je mène sans grande illusion sur mon sort, je tire cependant ma fierté, et la mienne est entière, malgré la misère de mes moyens. Le dénuement dans lequel je me trouve ne m’a pas empêchée ce samedi encore de descendre à Paris, non sans mal, pour me battre et pour faire entendre ma voix. Certes, ce soir, tandis que d’autres faisaient la fête, mon menu a été frugal. Je m’en suis satisfaite. Pourtant moi-aussi j’ai des rêves. Ce n’était pas dans mes habitudes culinaires, mais pour mon dîner du 21 janvier, cette année, je me serais bien offert un peu de tête de veau. Après tout l’espoir fait vivre.

Notes :

1. Pierre Tafani, Les Clientèles politiques en France, Ed. du Rocher, 2003, p. 320.

2. Ibid., p. 287.

3. Ibid.

De Lille à Paris : contre-offensive dans la capitale. La-presse-au-Bourget-150x101

La presse au meeting de Hollande au Bourget.

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Hollande au Bourget, 2012.

Dimanche 22 janvier 2012. Vers 16h30-17h: Distribution de « petits papiers »à la sortie du premier grand meeting de campagne de François Hollande, au Bourget. Arrivée tard sur place puisque je ne voulais intervenir qu’en fin d’événement, je n’ai eu accès qu’à l’annexe du Hall 2 du Parc des Expositions du Bourget, où des chaises étaient installées devant des écrans géants. En dépit des déclarations faites à la presse, il n’y avait pas là 15000 personnes, le nombre de places occupées m’ayant semblé inférieur aux 10000 places du Hall 2 où se produisait François Hollande. Mais il y avait quand même beaucoup de monde. La distribution était symbolique, cependant je ne crois pas que beaucoup de sections socialistes de province aient pu échapper à mes fameux « petits papiers »: les socialistes de base ne pourront donc plus se prétendre mal informés.

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L'égalité selon François Hollande, dans l'annexe du hall 2, au Bourget.

19h12 : Commentaire mis en ligne sur le site de Tf1 pour l’intervention de François Hollande au cours du journal de 20 heures.

claireseguin, le 22 Janvier 2012 à 19h12

« Les discours de François Hollande sont truffés de bonnes intentions et d’idées générales admirables mais la réalité du terrain, lorsqu’on vit en territoire socialiste, est moins reluisante. Egalité ? Bravo, mais elle se décline étrangement parmi les intellectuels socialistes… Justice ? Oui, pour tous ! Hélas, je la réclame depuis trop d’années… Simplicité ? Souhaitable, mais les militants du PS contre lesquels je me bats à Lille préfèrent les beaux quartiers de Bondue, le Neuilly-sur-Seine de la métropole du Nord, que j’ai découverts moi-même en me renseignant sur eux… Mais qui sont ces gens-là ? Mon blog « Un micro sous votre oreiller » raconte ces désillusions, et réclame le respect de droits humains fondamentaux qui me sont refusés à Lille par des socialistes. J’ai encore distribué mes « petits papiers » (avec l’adresse de mon blog) cet après-midi au Bourget. François Hollande connaît la situation, mais il n’a rien à dire sur le sujet…»
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Cinéma des Champs-Elysées.

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Cinéma du quartier Opéra.

20h-21h : Où poursuivre mes distributions à Paris un dimanche soir ? J’ai espéré trouver du monde devant les grands cinémas parisiens, et je me suis donc d’abord rendue boulevard des Capucines devant les cinémas du quartier Opéra : mon blog représente en sorte l’envers du décor de certains films à grands spectacles. 21h30-22h : Distribution cette fois devant les cinémas des Champs-Elysées.

Lundi 23 janvier 2012 : Distribution à la gare d’Amiens de 7h15 à 9h environ.

De Gandrange à Metz : parcours du combattant.

De Gandrange à Metz : parcours du combattant. Gandrange-150x70

Gandrange, Lorraine.

Lusine-ArcelorMittal-vue-du-village2-150x107 Martine Aubry

L’usine ArcelorMittal vue du village.

L’aventure a été pénible mais j’y suis arrivée, malgré les obstacles, malgré le froid, malgré l’éloignement des villages de campagne. Je suis allée à Gandrange, et j’y suis arrivée à temps hier : le rendez-vous de l’équipe de campagne du Parti socialiste avec les syndicalistes lorrains était prévue en début de soirée. Le temps était radieux et glacial. J’ai attendu le monde près du village, le long de la route qui monte à Gandrange, perchée sur un arbre dans les branches duquel j’avais accroché ma banderole « Déni  de Justice à Lille ».

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Le bel arbre de Gandrange.

L’efficacité publicitaire de ma protestation reste à établir mais quel bel après-midi j’ai passé là. J’ai fait un somme, le visage livré avec délice au soleil de janvier, j’ai croqué une pomme, j’ai un peu lu. Les autocars de la presse sont passés devant moi sur la route au moment où je quittais mon pré et mon bel arbre. Quelques minutes plus tard, je retrouvais les journalistes devant la mairie de Gandrange pour attendre les deux personnalités qui avaient motivé mon déplacement. 

Lorsque François Hollande et Martine Aubry sont descendus de voiture, venant de Thionville et de Florange, j’étais aux premières loges. J’ai pu demander à Martine Aubry, presque tête à tête, « quand elle allait répondre à mes questions ». Elle a joué l’incompréhension, la foule nous a poussées en avant. Mais une fois entrée à la mairie, Martine Aubry m’a envoyé un jeune militant socialiste pour « terminer le dialogue »: il n’avait rien à me dire. De mon côté, je suis révoltée qu’on ne me réponde que par le biais de campagnes de diffamation de plus en plus brutales. Je suis partie aussitôt à Metz, à une quinzaine de kilomètres, attendre une seconde fois l’équipée socialiste à l’Hôtel de ville où elle allait être reçue une heure et demie plus tard.

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Arrivée de Martine Aubry à Gandrange.

Le trajet en stop a été rapide. Dans le salon de réception de la mairie, aux magnifiques dorures, j’étais à un mètre de l’estrade où devait s’exprimer François Hollande. Mais j’ai dû être repérée ! L’estrade a été assiégée et entourée de proches militants. Martine Aubry ne s’est pas présentée. J’ai écouté le discours de François Hollande avec patience, adressé à des militants de la présidentielle, et à cet éventuel espion glissé dans la salle qu’on pourrait peut-être « retourner ». Peut-être. J’ai distribué mes « petits papiers » à la sortie du meeting, ce qui m’a permis d’en remettre un en mains propres à François Hollande qui m’a répondu « qu’il avait compris » qu’il y avait un souci. La nuit était venue. J’ai cherché un abri. 

Revue de presse : Où l’on découvre le fabuleux pouvoir de la femme invisible : inciter la Première secrétaire du Parti socialiste à disparaître entre Gandrange et Metz, alors que de leur bord plus de 150 journalistes accrédités n’ont pas remarqué sa présence, ni lu les « petits papiers » qu’elle leur a distribués. Mais de quoi a peur Martine Aubry ?

Revue de Presse Gandrange

Protestation : Le monde éducatif dans le Poitou-Charentes.

Jeudi 5 janvier 2012, Monsieur le Président de la République présente ses vœux aux acteurs de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Hélas, Monsieur le Président de la République a choisi de les présenter à Chasseneuil-du-Poitou, fief de l’ex-Premier ministre Ump Jean-Pierre Raffarin, mais gros bourg inscrit aussi dans une région de tradition socialiste, puisque le Poitou-Charentes est représenté depuis des années par Ségolène Royal : un clin d’œil, paraît-il, à un sénateur souvent critique et l’occasion de souligner ce qui serait l’une des priorités du futur candidat. Les professeurs ont enfin trouvé leur président ! Celui-ci se rendra ensuite à Poitiers pour un discours au palais du Futuroscope.

Moi qui suis charentaise, et qui ai grandi à Saintes où j’ai vécu jusqu’à l’âge du baccalauréat, moi qui ai souffert de harcèlement dès les années de collège dans l’Education nationale, et de la part du corps enseignant, je ne peux manquer d’être blessée par des vœux présidentiels adressés au monde éducatif depuis le Poitou-Charentes. Qui plus est, le jeudi 12 janvier 2012, Monsieur Sarkozy répète la provocation en venant présenter ses vœux aux fonctionnaires… à Lille.

Voilà une semaine qui s’annonce placée sous le signe de la colère. Que le ministre de l’Education nationale, Monsieur Luc Chatel, ait lancé en 2011 une campagne contre le harcèlement à l’école sans prendre en compte la responsabilité du corps enseignant, puisque seuls les élèves ont été stigmatisés, c’était déjà beaucoup. Mais que la complicité avec les enseignants soit poussée jusqu’à la provocation mérite protestation. Mes trois ans d’enquête, qui ont abouti à des résultats tangibles malgré le silence de la Justice, sont catégoriques quant aux responsabilités du drame que je vis. Peut-on croire encore que l’Education nationale rendra justice en 2012 à une vie détruite par des calomnies sciemment orchestrées ? Et qu’en sera-t-il des marchands d’illusion, des pourvoyeurs de mensonges, qui protègent de vilains merles et font monter aux joues le rouge de la honte à ceux qui gardent un peu de cœur ?

Promotion du blog et mailings.

Jeudi 5 janvier et samedi 7 janvier 2012 : Distribution de « petits papiers » sur Lille.

Vendredi 6 janvier 2012 : Distribution de « petits papiers » sur Paris :

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Métro Solferino.

de 15h25 à 16h25 à la station de métro Solferino, qui dessert à la fois le ministère de l’Education nationale, au 110 rue de Grenelle et le siège du Parti socialiste, rue Solferino. J’ai dérangé les quinze dernières minutes un groupe de militants venus revendiquer l’abolition des armes nucléaires mais j’ai eu droit au passage de Jean Rochefort en personne, jouant au très vieux monsieur, mais dont le regard bleu clair, lorsque je lui ai remis mon « petit papier », était éblouissant de limpidité. Les réactionnaires, pour lesquels une femme, même âgée de quarante-cinq ans, même docteur ès Lettres, est une éternelle mineure, voudraient me renvoyer chez mon père. Ridicule.

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Métro Bibliothèque François Mitterrand.

de 17h15 à 18h15 à la station de métro Bibliothèque François Mitterrand. La station, noire de monde à l’heure de sortie des bureaux, était surtout fréquentée d’hommes et de femmes pressés. Mais il devait bien y avoir aussi des lecteurs de la Bibliothèque nationale et des universitaires.

Lundi 9 et mardi 10 janvier 2012 : Distribution de « petits papiers » à Lille et accrochage pirate de ma banderole « Déni de justice à Lille » au-dessus du périphérique, à Fives, Lille.

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Le « 59″, QG du PS pour 2012.

Mercredi 11 janvier 2011 : Distribution de « petits papiers » à Paris, de 15h30 à 16h, à la croisée de l’avenue de Saxe et de l’avenue de Ségur, à deux pas du « 59 », le quartier général de campagne de François Hollande, situé au numéro 59 de l’avenue de Ségur et inauguré le matin même (Une manifestation de sans-papiers avait lieu sur place); de 16h30 à 17h30 à la station de métro Solferino. Sur le trajet de retour, dix minutes de distribution de « petits papiers » à la gare d’Amiens, entre deux trains.

Jeudi 12 janvier 2012 : 7h30-8h30 : Distribution matinale de « petits papiers » à la gare Lille-Flandre. 11h30 : ascension du beffroi de la mairie de Lille, où je découvre pour la première fois une vue panoramique sur les vestiges de la vieille ville (la Porte de Paris) comme sur la cité moderne, avec ses buildings d’Euralille (la tour verte), et sa cité administrative, plus ancienne, massif bâtiment stalinien de brique rouge et de pierre blanche qui domine la ville (à droite sur la photo).

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Lille : la porte de Paris, vestige de la vieille ville.

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Lille : la ville moderne.

12h : jet de 6000 « très petits papiers » : « Déni de justice : jusqu’où iront les Sarkobry », depuis le sommet du beffroi, qui ont aussitôt été avalés par la bourrasque. 13h : Attente du départ de Monsieur Sarkozy qui donne une interview aux journalistes dans la cour de la préfecture, avant de monter en voiture puis de s’offrir une sortie impromptue de quelques courtes minutes dans la foule, au moment de rejoindre l’avenue de la Liberté.

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Lille : bain de foule fugitif de M. Sarkozy.

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Lille : la préfecture au moment du départ de M. Sarkozy.

Distribution de mes derniers « petits papiers » place de la République avec un sentiment de frustration qui ne fait que raviver le désir de protestation. Au retour, je jette un œil sur la manifestation des enseignants sur la Grand-Place, où quelques dizaines de personnes, avec force drapeaux, s’agitent bruyamment devant la Grand-Roue de Noël toujours en activité : ils n’ont pas fait nombre aujourd’hui…

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« Petits papiers » des Voeux 2012.





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