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Archive journalière du 6 déc 2011

Protestation : Festival « Scoop » à Lille

Du 1er au 11 décembre 2011 se tient à Lille le Festival Européen du Journalisme, intitulé « Scoop Grand Lille » depuis son accueil dans le Nord de la France et en Belgique. Créé à Angers en 1986 où il avait déployé ses festivités jusqu’en 2010, l’événement réunit de grands noms du journalisme.

Je n’ai pas manqué l’occasion, vendredi 2 décembre, de me présenter à l’entrée de la soirée d’ouverture qui avait lieu à la Cité des échanges de Marcq-en-Baroeul, 40 rue Eugène Jacquet. Des célébrités étaient à l’affiche : Philippe Lefait, animateur de la soirée, mais aussi Alain Mingam, Jacques Hardouin, Hervé Brusini, Manon Loiseau, Edwy Plenel, Jean-Jacques Jespers ou Béatrice Delvaux. J’avais rassemblé plusieurs séries de « petits papiers », dont j’avais conservé un reliquat, et je les ai mélangés pour les distribuer avec un seul slogan : « Le scoop que vous avez raté cette année »…

Si je suis déçue par le silence qui entoure mon combat, j’ai surtout du mal à comprendre pourquoi les journalistes ne cherchent pas même à s’informer lorsque je les contacte. Il est certain que j’ai une vision littéraire, certains diraient peut-être « romantique », du journalisme que je connais à travers ses grandes figures à la Zola, journaliste littéraire et politique, ou ses baroudeurs éblouissants comme Albert Londres ou Joseph Kessel. Mais je m’imaginais que la plupart des journalistes étaient animés par la curiosité, la volonté de défendre la liberté d’expression, le goût de la vérité. Et que la pluralité des points de vue pouvait ouvrir une brèche dans la doxa et les partis pris.

Hélas le retour a été très négatif. Les organisateurs étaient furieux de ma présence et un convive, reparti avant les autres, s’est arrêté pour m’annoncer que j’allais « avoir froid » ! Je lui ai répondu que j’avais déjà froid et que j’avais l’habitude de me battre dans le froid : ma réponse a eu l’air de le décourager… La menace implicite de « clochardisation » n’était pas un scoop pour moi.

Faudra-t-il que mes attentes soient trahies et que je me range une fois encore à ce que George Orwell disait de l’Angleterre, parce que c’était le pays où il vivait et qu’il connaissait, mais qui pourrait peut-être s’appliquer à l’ensemble du monde occidental : « en Angleterre, les ennemis directs de la vérité, et donc de la liberté de pensée, sont les patrons de presse, les magnats du cinéma et les bureaucrates, mais, à long terme, c’est l’affaiblissement du désir de liberté chez les intellectuels eux-mêmes qui est, en tant que symptôme, le plus inquiétant » (*) ?

* George Orwell, « Où meurt la littérature » (1946), in Tels, tels étaient nos plaisirs et autres essais (1944-1949), Editions Ivrea & Editions de l’Encyclopédie des Nuisances, Paris, 2005 pour la traduction française; traduit de l’anglais par Anne Krief, Bernard Pecheur et Jaime Semprun; p. 122.

Mardi 6 décembre 2011 : Distribution de « petits papiers » à la sortie de la Soirée Cht’i Day au Théâtre du Casino Barrière de Lille .

Protestation : Festival

Soirée Cht'i Day, Casino Barrière à Lille.

Samedi 10 décembre 2011 : Distribution de « petits papiers » à la sortie de la soirée de clôture du Festival Scoop Grand Lille au Théâtre du Casino Barrière de Lille.




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