• Accueil
  • > Archives pour décembre 2011

Archive mensuelle de décembre 2011

Protestation : Meilleurs voeux 2012 à tous les Français.

Pourrai-je m’inclure en 2012 dans la communauté de tous les Français ? Ma citoyenneté effective sera-t-elle rétablie ? La Justice me sera-t-elle accordée ? Les lois cesseront-elles d’être instrumentalisées pour me nuire sans s’appliquer lorsqu’elles devraient me protéger ? Ma vie privée sera-t-elle enfin préservée ?

Après une trêve de Noël d’autant plus observée que j’en avais moi-même le plus grand besoin, je remonte au front dès la Saint-Sylvestre, combative et résolue à réclamer des réponses à mes questions.

Promotion du blog, distribution de « petits papiers », mailings, campagne d’affichage.

 

Protestation : Meilleurs voeux 2012 à tous les Français. Lille-Affiches-Voeux-20121-300x199

Lille : les affiches de la Saint-Sylvestre.

Lille-Voeux-Municipaux-2012-218x300 Martine Aubry

Lille : en 2012, Martine Aubry et son équipe voient la vie en rose.

 

 

Protestation : Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République, à Vitry-sur-Seine.

Protestation : Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République, à Vitry-sur-Seine. Vitry-sur-Seine-1-2212111-300x292

Vitry-sur-Seine : Photo volée à l’entrée de l’entrepôt des Restaurants du Coeur.

Monsieur le Président de la République est allé visiter ce jeudi 22 décembre 2011, à quelques jours du Réveillon de Noël, le centre de logistique des Restaurants du cœur, à Vitry-sur-Seine, auquel s’approvisionnent les centres de distribution des départements du Val-de-Marne, de Seine-et-Marne, de l’Essonne et de Paris, avec Monsieur Bruno Le Maire, Ministre de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du territoire, ainsi que Madame Roselyne Bachelot-Narquin, Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale. 

J’espérais qu’il y aurait sur place un petit rassemblement, une petite troupe de badauds… Mais arrivée à l’avance, il a fallu me rendre à l’évidence que j’étais la première. Et à l’heure dite que j’étais toujours la seule. Le quartier (morne) était investi par un nombre ahurissant de policiers en tous genres, assez élevé pour repeupler au moins la Corrèze. Les passants étaient priés de circuler. On m’a demandé trois fois mes papiers. Et j’ai fini par me faire arraisonner par trois policiers « sympathiques et compréhensifs » avec lesquels j’ai discuté de mon blog et de l’île d’Oléron, mais dont je n’ai jamais réussi à me défaire. Un pas à l’écart pour me dégourdir les jambes, et le regard de mes trois camarades d’infortune prenait la fixité d’une tête chercheuse de missile nucléaire à la poursuite de sa cible. J’ai regardé passer les voitures officielles sous bonne escorte. Un fiasco.

Mais enfin, on ne peut pas dire qu’on ne m’a pas vue.

Complément d’information : Le journal L’Humanité, dans son numéro du week-end des 23, 24 et 25 décembre 2011 (voir article ci-dessous), consacre en premières pages un article à la venue du Président de la République à Vitry-sur-Seine, et relate la manifestation qui a eu lieu à la Gare des Ardoines, la station de RER la plus proche, mais éloignée d’à peu près 800 mètres de l’entrepôt des Restaurants du Cœur. Le Président de la République pouvait en effet « superbement ignorer » les manifestants : il ne les a ni vus ni entendus. Non contents de leur avoir demandé de se réunir à la Gare des Ardoines, 800 mètres et un virage au-delà du trajet « Paris-Vitry-L’Entrepôt » parcouru par les voitures officielles, les policiers ont fait ensuite aux manifestants le coup de l’enfermement sur la place où ils sont restés bloqués deux heures. Bien que sachant moi-même qu’il y avait un rassemblement à la Gare, où je n’ai pas voulu me rendre parce que c’était « trop loin », je n’en ai perçu aucun signe aux alentours du lieu de visite présidentiel.

L’Humanité 23-24-25 décembre 2011

Vitry-sur-Seine-2-2212111-300x213 Sarkozy

Vitry-sur-Seine : ses paysages pittoresques.

Vitry-sur-Seine-3-221211-300x126

Vitry-sur-Seine : son humour féroce.

Protestation : Lettre ouverte à Madame Martine Aubry, Maire de Lille et Première secrétaire du Parti socialiste.

J’ai envoyé en fin d’après-midi une lettre ouverte à Madame Martine Aubry, Maire de Lille et Première secrétaire du Parti socialiste, pour protester contre ma situation dans sa ville et contre son attitude lors de l’émission de France Inter à Lille, le jeudi 15 décembre 2011, en particulier lorsqu’elle a prétendu ne pas me connaître.

Lundi 19 décembre 2011.

Madame Martine Aubry

Maire de Lille

Première secrétaire du Parti socialiste

Hôtel de Ville

B.P. 667

59033 Lille Cedex

Madame le Maire,

Jeudi 15 décembre 2011, je vous ai apostrophée pendant l’émission de France Inter du matin, qui se déroulait à Lille, pour vous demander si vous étiez bien la garante du respect des droits de tous les Lillois. Je m’étais présentée. J’avais décrit la situation désespérante dans laquelle je me trouve à Lille. Comment osez-vous prétendre à l’antenne que vous ne me connaissez pas ?

Est-ce que le Maire de Lille ne sait pas ce qui se passe dans sa ville ? Depuis un an et demie où, à bout de ressources, j’ai monté mon blog « Un micro sous votre oreiller » pour me défendre  contre les atteintes à la vie privée et le déni de justice dont je suis victime, j’ai collé à Lille plus de 1000 affiches, distribué près de 25000 flyers, discuté avec des passants qui se prétendaient vos amis… et vous ne sauriez pas qui je suis ?

Est-ce que la Première secrétaire du Parti socialiste ne sait pas quelles sont les requêtes adressées à son parti ? J’ai envoyé le 26 août 2011 une question sur le respect des Droits de l’Homme, dans le contexte de ma situation personnelle, à son université d’été qui se tenait à La Rochelle du 26 au 28 août 2011, par mails, à toutes les fédérations départementales du Parti socialiste, et par fax en m’adressant au porte-parole des socialistes, Monsieur Benoît Hamon… et personne ne vous en aurait fait part ?

Votre propre allusion aux « Chevaliers blancs » trahit votre mensonge et la mauvaise foi de votre comportement tant personnel que politique. Madame Aubry, vous savez qui je suis, et vous savez que l’origine des diffamations dont je suis victime, et qui ont détruit ma vie, est en grande partie liée à des intellectuels socialistes.

Madame, je vous somme de justifier comment et pourquoi une femme, à Lille, peut être déchue de sa citoyenneté, interdite de tout recours en justice, privée de ses droits fondamentaux au travail, aux soins médicaux, à la liberté de circuler…

Madame, je vous somme enfin, puisque vous vous prêtez à ce jeu malsain, de vous expliquer sur le sens des insinuations associées au thème de la « Lettre » que je déplore depuis des années dans ma vie et sur lequel je réclame en vain des explications.

Depuis quatre ans, je vis un enfer à Lille. J’ai tenté de quitter la France, mais quand j’arrive à l’étranger des campagnes de diffamation sont organisées contre moi. Lorsque je rentre en France, tout recours en justice m’est refusé. Je suis interdite de travail. Mais on m’empêche dans le même temps de vendre mon appartement pour subvenir à mes besoins. Depuis quatre ans, on m’oblige à vivre dans un taudis que vos propres services municipaux ont reconnu comme logement indécent mais sans vouloir appliquer la loi, pour protéger le propriétaire…

J’ai l’impression d’être mise à mort à Lille, et que cette mise à mort est offerte par la municipalité à votre clientèle, personnel municipal et affidés, associations à caractère social, jeunes militants socialistes, ou sympathisants lorsqu’ils ne sont pas encartés… et que cette clientèle dépasse le cadre du Nord. Je suis obligée aussi de constater la complicité qui existe entre vous et les services de l’État comme de la Présidence de la République.

Madame, si vous faites mon procès, ayez le courage de le faire en public. Je n’insisterai jamais assez sur la souffrance morale que peut représenter le fait que je ne sais pas moi-même de quoi je suis accusée, sinon par des insinuations… Je ne me connais aucun crime qui puisse justifier le sort qui m’est réservé…

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Madame Le Maire, l’expression de mes salutations respectueuses. 

Claire Seguin

NB : Lettre ouverte adressée au Parti socialiste, à la presse française et étrangère, et diffusée sur mon blog, « Un micro sous votre oreiller ».

Complément d’information : mercredi 21 décembre 2011, je suis allée chercher à la poste un recommandé qui s’est révélé être un courrier de la Préfecture classant soudain mon logement comme « Logement indécent ». Jusqu’à présent la seule chose tangible que j’avais entre les mains était un courrier de mon propriétaire me demandant de quitter les lieux.

Complément d’information : mercredi 21 décembre 2011, quelques jours après mon intervention sur France Inter, Le Figaro a publié en page 2 un article surprenant qui se présente comme un rappel à l’ordre politique de Martine Aubry, et qui est annoncé dès la page de couverture, auprès d’un portrait d’Audrey Tautou dont on vante le nouveau film, La Délicatesse (voir article ci-dessous). C’est le portrait de l’actrice qui a attiré mon regard, actrice à laquelle je suis attentive depuis qu’elle a été révélée par le film de Jean-Pierre Jeunet, Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain (1998). Certes, ce film ne raconte pas mon histoire mais certains de ses éléments, en particulier au tout début, sont troublants malgré un glissement générationnel subreptice (1966 devient 1973) et un décalage social similaire (le couple d’instituteurs agricoles, formés par l’Éducation Nationale laïque, devenant un couple de « bourgeois catholiques » où le père est médecin militaire). A sa sortie, mon entourage m’a incitée à voir le film, multipliant par la suite les insinuations impliquant un parallèle entre le personnage et moi-même, insinuations que je ne supporte plus. Or on y trouve aussi un épisode très développé sur le thème de « La Lettre » puisqu’Amélie invente une fausse lettre pour consoler sa concierge d’un chagrin d’amour.

La conjonction des deux éléments en première page du Figaro ne manque pas de me rappeler les complicités gauche-droite dont je ne cesse d’être témoin. Elle me rappelle aussi que la « Dame des 35 heures », positionnée très à gauche depuis, n’en ménage pas moins ses relations avec le patronat ou le maire UDF d’Amiens, Gilles de Robien, lorsqu’il s’agit d’actions sociales dans des quartiers difficiles (Claude Levy, L’Une enchante, l’autre pas. Ségolène et Martine : portraits croisés, Calmann-Lévy, 2006, p. 178). Pierre Tafani, dans son ouvrage sur Les Clientèles politiques en France (Ed. du Rocher, 2003), prétend enfin que Jacques Chirac aurait « noué des relations amicales avec des leaders de la gauche, comme Martine Aubry ou Pierre Mauroy » (p. 243) ajoutant que Jacques Chirac ne néglige pas « l’amitié de ses adversaires » lorsqu’elle « peut lui être utile, car elle facilite ententes et transactions secrètes » (ibid.). Enfin on peut se demander si le glissement politique de Martine Aubry vers une politique compassionnelle et caritative est bien toujours  « de gauche ».

NB : J’invite le lecteur désarçonné à circuler dans le blog, où il trouvera de nombreuses réponses à ses questions éventuelles, et à consulter en particulier les Compléments d’information du 5 et du 22 décembre 2011, lesquels renvoient eux-mêmes à des articles explicatifs du blog.

Le Figaro 21 décembre 2011

Protestation : Martine Aubry sur France Inter à Lille

Protestation : Martine Aubry sur France Inter à Lille Aubry-France-Inter-Lille-151211-300x204

Martine Aubry sur France Inter, à Lille, jeudi 15 décembre 2011.

Matin : le 7/9 par Patrick Cohen.

Ce matin, dès sept heures, je me suis rendue au foyer de l’Opéra de Lille où avait lieu l’enregistrement des émissions matinales de France Inter, en tournée spéciale à Lille. Martine Aubry est intervenue de huit heures vingt à neuf heures et lorsque la parole a été accordée au public, je l’ai apostrophée sur le thème de la citoyenneté, après m’être présentée et avoir décrit ma situation désespérante : « Martine Aubry, êtes-vous la garante du respect des droits de tous les Lillois ?». Madame Aubry ne m’a opposé qu’une réponse dilatoire. Aussitôt entourée de messieurs qui m’ont reproché de parler trop fort, tout en me poussant vers la sortie, je n’ai pu que leur répondre que la force de ma voix était à la hauteur de ma souffrance.

Après-midi : intervention sur le site de France Inter.

Dans l’après-midi, je me suis installée dans un cybercafé pour écouter l’émission du matin (sur le site France Inter, 15/12/11, 8h41, Interactiv’), au cours de laquelle j’avais pris la parole, et pour intervenir sur le site de France Inter :

En soumettant un commentaire de réponse à l’émission (en ligne ce 16/12/11 sur le site France Inter) :

Je me suis en effet permis de commenter les deux phrases de Madame Aubry sur la lettre d’Arnaud Montebourg évoquant la corruption du Nord-Pas-de-Calais, et qui correspondent aux propos auxquels j’avais réagis avec vivacité lors de l’émission publique :

a) sur la question de la morale : « Les chevaliers blancs, j’aime bien. Mais j’aime mieux qu’on pratique aussi la même morale que je pratique dans ma vie personnelle comme dans ma vie politique » (1).

b) sur la question du recours à la justice : « La moralité la plus grande possible, c’est quand on sait des choses, on va voir la justice et on les lui dit. Voilà, c’est ce qu’il aurait dû faire » (2). 

J’ai aussi contesté la question hypocrite de la fin de séquence : « Vous connaissez cette dame ? » Madame Aubry sait très bien qui je suis et j’ai soumis au modérateur le commentaire suivant :

 jeudi 15 décembre 2011 à 17:06

Après mon intervention ce matin pendant le 7/9, je me permets d’insister sur la situation de détresse dans laquelle je me trouve à Lille. La morale que pratique Madame Aubry dans sa vie personnelle et politique est à géométrie variable. Madame Aubry me connaît comme en témoigne son allusion insultante aux « Chevaliers blancs » et sa volonté de minimiser ma protestation, très hypocrite. Mon affaire ne concerne pas des feux de poubelle dont seraient responsables des gamins qui s’ennuient. Il s’agit de toute une vie détruite par des diffamations dont l’origine est liée à des intellectuels socialistes. Mes plaintes sont étouffées à Lille où je suis déchue de tous mes droits fondamentaux.
Information sur mon blog « Un micro sous votre oreiller » (lorsqu’il daigne être mis en ligne).

En proposant une question pour l’émission « Le Téléphone sonne » par Alain Bedouet (en ligne ce 16/12/11 sur le site France Inter) :

jeudi 15 décembre 2011 à 17:28

Une grande métropole comme Lille, située entre l’Angleterre, la Belgique, les Pays-bas, le Luxembourg, proche de l’Allemagne, ouverte sur l’étranger et qui accueille de nombreux visiteurs de toutes nationalités, a un rôle de représentation qui accroît les responsabilités de ceux qui la dirigent. Dans le pays des Droits de l’Homme, comment peut-on tolérer qu’une femme, à Lille, soit déchue de sa citoyenneté, interdite de tout recours en justice, privée de ses droits fondamentaux et réduite à tenter un esclandre dans une émission de radio pour faire entendre sa voix.
L’Europe intellectuelle qui rit avec la France, rira demain de la France lorsqu’elle voudra se targuer de son héritage de champion des Droits de l’Homme.
Information sur le blog « Un micro sous votre oreiller » : la mise en forme initiale, en panne depuis ce midi, sera peut-être rétablie d’ici peu ?!!

J’ai d’autre part laissé mon nom et mon numéro de téléphone pour participer à l’émission :

Responsable de l’esclandre de ce matin, en situation de détresse à Lille, je suis prête à m’expliquer à l’antenne et à fournir des arguments pour justifier le message laissé dans les commentaires, sur le site [la question ci-dessus].

Soirée : Distribution de « petits papiers » devant l’opéra de Lille de 19h20 à 20h, pendant l’émission, et jusqu’à 21h.

Le téléphone n’a pas sonné.

Notes :

1. Voir l’article « Happy New Year » du 13 décembre 2010. On notera que l’expression « Chevalier blanc » est associée avec une histoire de « Lettre », thème récurrent d’insinuations sur lequel je réclame en vain des explications depuis plusieurs années.

2. Je tiens à faire remarquer que dans mon cas, il ne s’agit pas de dénoncer un tiers, mais d’obtenir justice pour des faits dont je suis moi-même victime, et que la justice refuse de prendre en compte.

Il est évident aujourd’hui que je ne « tiens plus le loup par les oreilles » comme je l’écrivais le 25 mars 2011, mais que le loup m’a déjà saisie à la gorge.

Protestation : Insulte raciste à la Bibliothèque de Lille.

Hier, vendredi 9 décembre 2011, alors que je m’étais rendue à le Bibliothèque municipale Jean Levy de Lille, pour consulter La Voix du Nord, j’ai fait la désagréable expérience des insultes racistes. Je m’apprêtais à faire des photocopies lorsqu’un monsieur assis sur une chaise à côté de la machine m’a reproché d’avoir jeté un regard sur son auguste personne et m’a traitée de « Sale Juive » ! J’ai protesté, contre les insultes et contre leur caractère raciste. J’ai protesté aussi contre le silence de la salle et contre le fait que personne n’ose rien dire. Lorsque je me suis rendue au guichet quelques minutes plus tard, la bibliothécaire m’a fait savoir que mon comportement n’était pas tolérable et que je ne pouvais pas intervenir à voix haute dans la salle, j’étais énervée ! Je n’en suis pas revenue…

Par bonheur, une dame d’une soixantaine d’années a pris la parole pour déclarer qu’elle aussi, avec ce même monsieur, sur un prétexte tout aussi fallacieux, un « regard », avait été traitée de la même façon de « Sale Juive » et que ce monsieur avait ajouté des accusations obscènes et ridicules sur le registre : « Madame, je ne serai pas votre gigolo ». Le « par bonheur » doit être relativisé. Si j’étais venue un autre jour, à une autre heure, il est probable que j’aurais trouvé une autre dame pour faire ce genre de témoignage. La bibliothécaire, et les employés qui s’étaient réunis autour d’elle, ont changé leur fusil d’épaule : il aurait fallu prévenir le personnel, afin qu’il puisse intervenir. Je pourrais même envoyer une « Lettre » à la direction de la bibliothèque !

J’ai répondu que je n’enverrais aucune « Lettre » car je ne savais pas ensuite de quoi je serais accusée dans mon dos. J’aurais dû ajouter que ces messieurs, car ils sont plusieurs, viennent presque tous les jours à la bibliothèque, qu’ils s’installent en général dans la salle des périodiques où se trouve le guichet des bibliothécaires, c’est-à-dire sous le nez des employés, qu’ils insultent les femmes à voix haute dans une salle de lecture la plupart du temps silencieuse… Aucun membre du personnel ne peut ignorer ce qui se passe…

Cela fait plusieurs mois que je ne vais presque plus à la bibliothèque Jean Lévy, sinon par nécessité expresse, et je m’arrange pour que la consultation soit rapide et se fasse de préférence à des heures creuses. Le comportement d’une partie du personnel est odieux. J’ai déjà essuyé des insultes de la part des lecteurs, des réflexions phallocrates de la part des employés. J’ai déjà essayé une fois de protester : on m’a fait sentir que mon indignation était déplacée. A la bibliothèque Jean Lévy de Lille, comme ailleurs, comme dans la rue, dans le métro, la loi machiste est de règle. Une femme est priée de se taire, de baisser les yeux, d’encaisser les humiliations et les insultes sexistes avec le sourire et sans protestation, et de trouver naturel que personne, ni dans le public, ni parmi les employés, n’intervienne non plus pour prendre sa défense. Toute forme de protestation pourrait blesser la susceptibilité de ces messieurs. On saura dorénavant que la loi machiste se conforte jusqu’aux insultes racistes : « Sale Juive » ! Mesdames, vous êtes prévenues.

Protestation : Lecture Darrieussecq à Orléans.

Protestation : Lecture Darrieussecq à Orléans. Théâtre-Orléans-300x137

Théâtre d'Orléans.

Mercredi 7 décembre 2011, à l’occasion d’une lecture du roman Tom est mort de Marie Darrieussecq en présence de l’écrivain au Théâtre d’Orléans, je suis allée protester auprès du public en l’incitant à réfléchir sur l’accueil que l’on doit réserver à l’œuvre d’un écrivain et/ou psychanalyste dont toute la carrière s’est construite en vampirisant les personnes qui l’entouraient.

Des artistes et/ou intellectuels qui se mettent à plusieurs pour dépecer un être humain, puis sablent le champagne en petit comité avec les bénéfices récoltés, peuvent-ils se prétendre « de gauche » ? Leurs spectateurs sont-ils tous des gobeurs ? 

Tentative pour apostropher l’auteur qui s’est refusée à tout dialogue.

Distribution de « petits papiers » auprès du public.

Protestation : Festival « Scoop » à Lille

Du 1er au 11 décembre 2011 se tient à Lille le Festival Européen du Journalisme, intitulé « Scoop Grand Lille » depuis son accueil dans le Nord de la France et en Belgique. Créé à Angers en 1986 où il avait déployé ses festivités jusqu’en 2010, l’événement réunit de grands noms du journalisme.

Je n’ai pas manqué l’occasion, vendredi 2 décembre, de me présenter à l’entrée de la soirée d’ouverture qui avait lieu à la Cité des échanges de Marcq-en-Baroeul, 40 rue Eugène Jacquet. Des célébrités étaient à l’affiche : Philippe Lefait, animateur de la soirée, mais aussi Alain Mingam, Jacques Hardouin, Hervé Brusini, Manon Loiseau, Edwy Plenel, Jean-Jacques Jespers ou Béatrice Delvaux. J’avais rassemblé plusieurs séries de « petits papiers », dont j’avais conservé un reliquat, et je les ai mélangés pour les distribuer avec un seul slogan : « Le scoop que vous avez raté cette année »…

Si je suis déçue par le silence qui entoure mon combat, j’ai surtout du mal à comprendre pourquoi les journalistes ne cherchent pas même à s’informer lorsque je les contacte. Il est certain que j’ai une vision littéraire, certains diraient peut-être « romantique », du journalisme que je connais à travers ses grandes figures à la Zola, journaliste littéraire et politique, ou ses baroudeurs éblouissants comme Albert Londres ou Joseph Kessel. Mais je m’imaginais que la plupart des journalistes étaient animés par la curiosité, la volonté de défendre la liberté d’expression, le goût de la vérité. Et que la pluralité des points de vue pouvait ouvrir une brèche dans la doxa et les partis pris.

Hélas le retour a été très négatif. Les organisateurs étaient furieux de ma présence et un convive, reparti avant les autres, s’est arrêté pour m’annoncer que j’allais « avoir froid » ! Je lui ai répondu que j’avais déjà froid et que j’avais l’habitude de me battre dans le froid : ma réponse a eu l’air de le décourager… La menace implicite de « clochardisation » n’était pas un scoop pour moi.

Faudra-t-il que mes attentes soient trahies et que je me range une fois encore à ce que George Orwell disait de l’Angleterre, parce que c’était le pays où il vivait et qu’il connaissait, mais qui pourrait peut-être s’appliquer à l’ensemble du monde occidental : « en Angleterre, les ennemis directs de la vérité, et donc de la liberté de pensée, sont les patrons de presse, les magnats du cinéma et les bureaucrates, mais, à long terme, c’est l’affaiblissement du désir de liberté chez les intellectuels eux-mêmes qui est, en tant que symptôme, le plus inquiétant » (*) ?

* George Orwell, « Où meurt la littérature » (1946), in Tels, tels étaient nos plaisirs et autres essais (1944-1949), Editions Ivrea & Editions de l’Encyclopédie des Nuisances, Paris, 2005 pour la traduction française; traduit de l’anglais par Anne Krief, Bernard Pecheur et Jaime Semprun; p. 122.

Mardi 6 décembre 2011 : Distribution de « petits papiers » à la sortie de la Soirée Cht’i Day au Théâtre du Casino Barrière de Lille .

Protestation : Festival

Soirée Cht'i Day, Casino Barrière à Lille.

Samedi 10 décembre 2011 : Distribution de « petits papiers » à la sortie de la soirée de clôture du Festival Scoop Grand Lille au Théâtre du Casino Barrière de Lille.

Protestation : Théâtre du Rond-Point à Paris

Lorsque le premier roman de Marie Darrieussecq, Truismes (1), a été publié, le battage médiatique qui a entouré sa sortie en librairie m’a incitée à le lire. J’ai trouvé que l’écriture relâchée du roman trahissait du laisser-aller, que la pensée de l’auteur était veule, et j’ai éprouvé un scepticisme ironique devant son succès. Avec philosophie, j’ai fait passer Darrieussecq aux oubliettes des écrivains sans intérêt. Je ne me suis pas sentie concernée.

Lorsque l’enquête que j’ai menée sur mes jeunes cambrioleurs m’a permis de remonter jusqu’à la source Darrieussecq, j’ai épluché sa bibliographie et retenu les titres que je cite dans mon article du 4 mars 2011, « Une exécution publique ». Je n’ai pas jugé utile de relire Truismes que je connaissais, même si j’en gardais un souvenir vague. Ce roman médiocre ne me concernait pas.

Mais lorsqu’à la mi-novembre, dans un couloir du métro parisien, mon regard s’est arrêté sur l’affiche du spectacle d’Alfredo Arias, Truismes, au théâtre du Rond-Point (2), j’ai aussitôt reconnu la paire de lunettes de soleil, et là, j’ai vu rouge : la clique de Darrieussecq n’allait tout de même pas me mettre sur le dos les vomissures pestilentielles de ce torchon réactionnaire !

Protestation : Théâtre du Rond-Point à Paris Truismes-204x300

L'affiche du spectacle Truismes d'Alfredo Arias.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’histoire des lunettes de soleil date des fameuses « Vendanges dans le Beaujolais ». Je n’en parle pas dans le récit que j’ai inséré dans mon article du 13 décembre 2010 : « Emploi : le droit au travail existe-t-il encore en France ?». Mais elle tient une bonne place dans la fameuse plainte classée sans suite contre M.S., ma jeune blogueuse innocentée (3). Une vignette publiée sur son blog proposait un portrait d’elle-même affublée d’un ensemble d’attributs qui faisaient tous référence à des épisodes de ces vendanges (les lunettes que je portais, les bottes d’une vendangeuse, la carotte…) et impliquaient qu’elle avait accès à des informations tout à fait anormales sur ma vie privée, puisque ces éléments n’apparaissaient pas dans mon propre récit. Le prénom « Bella » semble être celui du poulpe de la pièce de théâtre de Darrieussecq, Le Musée de la mer (voir la fiche de lecture insérée dans l’article du 4 mars 2011).

Bella-220x300

Bella, croquis de M.S.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne relirai pas Truismes pour vérifier ou contredire une quelconque ressemblance avec moi-même : je refuse de me sentir concernée par ce torche-cul. Mais je suis très sensible à la volonté de nuire et de calomnier de ce petit groupe d’intellectuels méprisables qui se prennent pour des visionnaires et sont prêts à manipuler la vérité afin de conforter leurs théories : j’ai déjà expliqué leurs méthodes dans mon article « Psychanalyse sauvage » du 5 avril 2011. Leur outrecuidance à prétendre savoir mieux que les autres, et à leur place, ce qu’ils sont n’entamera pas ma détermination à revendiquer ma liberté de pensée. Je ne peux que les renvoyer à ce que dit George Orwell de la littérature elle-même, et dont ils devraient tenir compte avec un peu plus d’attention : « … la littérature est condamnée si la liberté de pensée disparaît. Non seulement elle est condamnée dans tout pays dirigé selon les méthodes totalitaires, mais tout écrivain qui acquiert la mentalité totalitaire, qui trouve des justifications à la persécution et à la falsification de la réalité, signe son arrêt de mort en tant qu’écrivain » (5).

Les plaintes classées sans suite signifient surtout que je reste en butte aux attaques de mes adversaires sans possibilité de défense légale. Le lynchage collectif est autorisé, les discours hypocrites cachent manipulations et insultes assassines, propagande et crachats. Le Docteur ès Lettres que je suis a du mal à ne pas entendre dans le titre du dernier roman de Darrieussecq, Clèves (6), le mot-valise, anglicisme passé dans la formation de la langue française, « Claire, crève ! » Et la référence implicite au combat universitaire contre le mépris de notre président de la république pour le roman de Madame de Lafayette (7), loin d’éteindre mes soupçons, ne fait que raviver ma colère : Darrieussecq, farouche adversaire de Monsieur Sarkozy ?! Mais les policiers qui protègent mes jeunes cambrioleurs sont ceux de Monsieur Sarkozy, le procureur qui classe toutes mes plaintes sans suite répond de ses actes à Monsieur Sarkozy… La clique de Darrieussecq, c’est d’abord et avant tout la valse des Faux Culs.

Mercredi 30 novembre et jeudi 1er décembre 2011, je suis allée protester devant le Théâtre du Rond-Point, à Paris, où se donne le spectacle d’Alfredo Arias, Truismes, et où jouait en même temps, dans une autre salle, Nicolas Bouchaud, un comédien dont j’ai gardé un sinistre souvenir après avoir été humiliée au cours d’un spectacle dans lequel il se produisait, à Amiens (voir l’article « Psychanalyse sauvage » du 5 avril 2011).

Retardée par les aléas d’un trajet en stop, je ne suis pas arrivée à temps à Paris pour distribuer mes « petits papiers » à l’entrée du spectacle : j’ai fait la sortie. Et j’ai décidé de revenir le lendemain. Lorsque je me suis présentée vers vingt heures devant le théâtre du Rond-Point, j’étais attendue. Un jeune homme distribuait des tracts pour un spectacle, et à mon arrivée, il a appelé un comparse à la rescousse. Surtout, un jeune « Sans-logis » allait et venait devant les portes et m’a très vite agressée. Il a contesté les « appels au meurtre » contre lesquels je protestais : de toute évidence, ce dont il me menaçait, c’était plutôt d’être « jetée à la rue », mais j’ai du mal à faire la différence entre « clochardisation » et « mort symbolique ». Lorsque j’ai résisté, il m’a insultée avec une brutalité et une vulgarité qui ne m’ont cependant pas beaucoup blessée : je les ai trouvées surtout humiliantes pour le théâtre du Rond-Point qui était en train de sombrer dans la boue. Je me suis débarrassée assez vite de cet hurluberlu en lui reprochant… d’être un mauvais comédien ! Et c’est bien ce qu’il était : je ne l’ai plus entendu.

En discutant avec des spectateurs, j’avais appris que Monsieur Alfredo Arias avait eu la veille un malaise quelques minutes avant le spectacle. Savait-il donc que j’arrivais ? Après plus de deux ans d’enquête, j’ai déjà vécu l’étourdissement de ces messieurs à l’annonce de ma venue : les mauvaises consciences se trahissent parfois.

Je ne descends pas au Carlton lorsque je passe la nuit à Paris. Je me promène dans la capitale et je me réfugie, au cœur de la nuit, aux heures les plus noires, dans un cybercafé ouvert 24 heures sur 24. Je connais la dureté des petits matins, lorsqu’il fait soudain froid et que la fatigue vous tombe sur les épaules. Et j’ai vu les alignées de « Sans-logis » qui se réfugient à cinq heures dans certaines stations de métro, ouvertes avant l’heure de la première rame, pour se réchauffer et voler quelques bribes de sommeil avant la venue du jour. Les menaces de « clochardisation » qui se répètent depuis cet été ne m’inspirent que de la tristesse : elles n’avilissent, une fois encore, que ceux qui les profèrent.

J’ai passé quarante heures sans dormir. Et le jeudi, pour ne pas perdre ma journée, j’ai trouvé la force d’aller travailler cinq heures en bibliothèque afin de poursuivre mon enquête. Je n’ai pas perdu mes deux journées de protestation :

« Libérez Claire Seguin ! »

Notes :

1. Marie Darrieussecq, Truismes, Editions P.O.L., 1996.

2. Truismes, d’après Marie Darrieussecq, adaptation d’Alfredo Arias, Gonzalo Demaria et Marie Darrieussecq; mise en scène et interprétation Alfredo Arias; théâtre du Rond-Point, 2 bis avenue Franklin-Roosevelt, Paris 8e. Du 08/11/2011 au 04/12/2011. Prolongations au Centquatre, du 20 au 22 janvier 2012.

3. Hélas, on y revient toujours.

4. Marie Darrieussecq, Le Musée de la mer, Editions P.O.L., 2009.

5. George Orwell, « Où meurt la littérature » (1946), in Tels, tels étaient nos plaisirs et autres essais (1944-1949), Editions Ivrea & Editions de l’Encyclopédie des Nuisances, Paris, 2005 pour la traduction française; traduit de l’anglais par Anne Krief, Bernard Pecheur et Jaime Semprun; p. 133.

6. Marie Darrieussecq, Clèves, Editions P.O.L., 2011. Le roman traite des amours adolescentes de l’écrivain, qui décrit ses premières expériences sexuelles. Si le sujet m’inquiète compte tenu des calomnies dont je fais l’objet, il n’entame pas ma certitude à devoir rejeter tout parallèle entre l’auteur et moi-même, puisque de sexualité adolescente, pendant mes années de lycée, et a fortiori mes années de collège, pour ma part, je n’en ai jamais eu aucune. En tout et pour tout, j’ai embrassé une fois un garçon lors d’un voyage scolaire, l’année de ma seconde. Il n’y a pas de quoi écrire un roman.

7. Madame de Lafayette (Paris, 1634-1693), La Princesse de Clèves, 1678. Candidat à l’élection présidentielle, Monsieur Nicolas Sarkozy avait ironisé sur la présence de l’œuvre au programme de l’oral du concours d’attaché d’administration. La droite, puis les milieux universitaires, avaient protesté. En 2010, La Princesse de Clèves était au programme des concours de l’Ecole Normale Supérieure d’Ulm et de Fontenay-Saint-Cloud.

Complément d’information : Comment pensent les réactionnaires.

Mercredi 21 décembre 2011, le journal Aujourd’hui en France, journal populaire mais qui ne brille pas par son positionnement gauchiste, publiait comme le Figaro du même jour, en première page, le même portrait d’Audrey Tautou (voir le Complément d’information de l’article du 19 décembre 2011, « Protestation : Lettre ouverte à Martine Aubry… »). A l’intérieur, un article sur les trentenaires qui forment l’équipe électorale de Monsieur Sarkozy a retenu mon attention pour des raisons stylistiques. Il est en effet noté que ces jeunes gens, tous sortis des plus grandes écoles et déjà dotés de situations professionnelles enviables, « ont faim » et qu’ « ils savent qu’ils ne seront pas la génération sacrifiée » (voir article ci-dessous).

La métaphore de la faim paraît indécente compte tenu du contexte sociologique dans lequel évoluent ces jeunes têtes politiques, mais elle est caractéristique du mode de pensée réactionnaire. Elle m’a rappelé, non sans amertume, les insultes dont m’avait accablée, le jeudi 1er décembre 2011, devant le Théâtre du Rond-Point, le jeune comédien grimé en « Sans logis » qui prétendait me faire « porter ses sacs » si je « menaçais ses enfants ». Je lui avais répondu, indignée, que je ne menaçais personne : je demandais juste à ce qu’on me laisse vivre en paix.

La justification réactionnaire du vol (vol des biens, vol d’une vie) est toujours étayée par « la faim des enfants ». Le film de Patrice Leconte, Ridicule (1996), dont on m’a aussi rebattu les oreilles, en propose en exemple remarquable lorsque le héros, à peine arrivé à Versailles, est délesté de son argent et de son cheval par un voleur de grand chemin qui lui dit : « Dieu seul peut nous juger » et ajoute : « Dieu pardonne aux voleurs quand leurs enfants ont faim » (minute 8, seconde 16)(1). On notera enfin que la « génération sacrifiée » est la mienne, et que ces jeunes trentenaires, qui ont donc dix à quinze ans de moins que moi, ont aussi, par voie de conséquence, des parents âgés de dix à quinze ans de plus que moi, c’est-à-dire nés vers 1950(2).

1. Sur le film Ridicule, voir le début de la liste des plaintes, et le fichier « L’origine des calomnies » inséré dans l’article du 26 novembre 2010, « A l’ombre tutélaire de l’avantageux ministre, Monsieur Xavier Darcos ».

2. Sur la question générationnelle, voir l’article du 2 septembre 2011, « J’ai mal aux dents ». NB : J’ai toujours mal aux dents.

Aujourd’hui en France 21 décembre 2011

Protestation : Colloque « Femmes » à Bobigny.

Le lundi 21 novembre 2011, à l’occasion du colloque « 7èmes rencontres Femmes du monde en Seine-Saint-Denis », organisé par l’Observatoire des violences envers les femmes, et qui se tenait à la Bourse départementale du Travail, 1 place de la Libération, à Bobigny, Monsieur Michel Mercier aurait dû tenir un discours sur le thème de la Lutte contre les violences faites aux femmes.

J’ai fait le déplacement jusqu’à Bobigny pour protester contre le déni de justice dont je suis victime auprès du Garde des sceaux, Ministre de la Justice et des Libertés. Il s’est décommandé au dernier moment, et s’est fait remplacer par un haut-fonctionnaire de son ministère, une dame dont je suis incapable de retrouver ni le nom ni la fonction.

J’ai réussi à prendre la parole en fin de discours mais mes protestations n’ont obtenu que des réponses dilatoires et sont restées sans suite.

Distribution de « petits papiers » à la sortie du colloque.




Le site (bêta) de Kinanda ... |
Benin News |
akdv |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Syndicat CFTC de l'Insertion
| movin'
| Justice et liberté