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Aucun syndrome de Stockholm

Le syndrome de Stockholm désigne un trouble qui affecte parfois certaines personnes retenues en otages, lorsqu’elles sont amenées à partager longtemps la vie de leurs geôliers, et qu’elles développent une empathie voire une sympathie avec ces derniers. Le syndrome de Stockholm semble être une manifestation de l’inconscient destinée à protéger le sujet de l’angoisse et à assurer sa survie, alors que le danger est toujours réel. C’est un syndrome psychotique même si son caractère est réversible.

Je tiens à insister sur le fait que je ne suis pas atteinte de ce trouble névrotique, et que la manifestation de mes colères comme de mes déceptions est d’abord l’expression d’une santé mentale qui reste méritoire dans la situation de détresse dans laquelle je me trouve. 

Pendant des années, lorsque je me suis plainte du comportement de ma famille, de mes parents, de mon entourage affectif ou professionnel, tous mes interlocuteurs, depuis le cercle familial jusqu’aux psychiatres que j’ai consultés, ont opposé à ma lecture des faits des dénégations farouches et insultantes : non seulement je ne comprenais pas ce qui se passait, mais mon incompréhension était due à des défauts de caractère que l’on me reprochait à tort, et dans lesquels je peux retrouver à présent tous les poncifs des critiques adressées aux femmes par les réactionnaires gouvernés par des préjugés patriarcaux, phallocrates et misogynes : j’étais méprisante; je manquais de tolérance vis-à-vis de ceux qui jouaient la bêtise lorsque j’exigeais des explications; j’étais indocile; j’aurais dû me plier aux exigences paternelles, alors que mon père n’en a jamais eues à mon égard; je manquais de respect vis-à-vis des petites gens que représentaient mes parents, parce que j’avais l’ambition inacceptable pour une femme de mon milieu de faire des études et de me cultiver, etc.

Ces dénégations opposées à la véracité de mes déclarations et à la justesse de mes perceptions comme de mes émotions m’ont menée, elles, au bord de la confusion mentale, à Amiens, lorsque j’ai cherché à me défendre pour la première fois contre le harcèlement dont j’étais victime en portant plainte auprès de la justice. Ce n’est pas aujourd’hui que j’ai retrouvé mon équilibre, que je me suis dégagée de l’emprise directe de ce harcèlement, et que j’ai pu établir les faits de harcèlement comme leur origine, que je vais sombrer dans un trouble pour lequel je ne présentais aucune disposition majeure.

Je récuse toute complicité avec les personnes qui m’ont instrumentalisée. Je ne suis la marionnette consentante de personne, et en aucun cas d’un quelconque groupe ou parti politique dont le programme pourrait sembler en apparence conciliable avec mes idées. Je suis enfin opposée à toute forme de sacrifice.

Je revendique le rétablissement de mes droits humains fondamentaux comme de mes libertés, et en premier lieu de ma liberté à être moi-même. La privation de ces droits et de ces libertés est une souffrance, de même que toute tentative d’instrumentaliser ma situation, qui plus est sans me venir en aide, relève d’un viol symbolique.

Les acteurs responsables de mon assignation à résidence à Lille, comme de ma surveillance constante, et qui s’étonneraient de mon hostilité, présentent un trouble du jugement bien plus inquiétant encore que celui qu’ils voudraient me voir manifester. Puisqu’ils sont dotés d’un entourage proche de médecins et de psychiatres, je les invite à consulter un spécialiste.

1 Réponse à “Aucun syndrome de Stockholm”


  • Je ne sais pas pourquoi cette case s’est ouverte, mais je parle alors.
    Je pense que j ai trouvé

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