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Archive mensuelle de novembre 2011

Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

Je considère que le harcèlement et le déni de justice dont je suis victime relèvent de violences faites à une femme puisque les calomnies qui ont détruit ma vie comme les insultes que je subis chaque jour ont toutes un caractère sexiste, et que je suis attaquée en tant que femme, et parce que je suis une femme :

♦ Violence d’un père, imbu de son pouvoir patriarcal dans une famille réactionnaire de petits propriétaires terriens où certaines femmes, lorsqu’elles sont considérées comme étrangères au clan, sont éliminées.

♦ Violence d’un État qui me refuse tout recours à la justice sans justification, en me renvoyant vers celui-là même qui m’a livrée à un lynchage collectif et s’est fait le complice de mes agresseurs pendant trente ans, sans jamais se remettre en cause.

♦ Violence d’une société qui refuse d’entendre la voix d’une femme en souffrance, se complaît dans le déni, cautionne une administration, l’Éducation nationale, jusque dans l’assassinat, et dont quelques uns prennent un plaisir sans fard au spectacle de ma dégradation. 

Cour européenne des Droits de l’Homme

La Cour européenne des Droits de l’Homme, par un courrier daté du 10 novembre 2011 et posté le 14, m’a informée que ma requête venait d’être déclarée irrecevable et qu’elle ne pourrait faire l’objet d’aucun recours devant la Cour.

Le 26 octobre 2011, j’avais tenté de contacter un avocat à Strasbourg qui s’était montré encourageant. Le 28, je lui avais posté, après hésitation, un courrier récapitulatif concernant ma plainte déposée auprès de la Cour européenne des Droits de l’Homme. Et j’avais attendu en vain une réponse de sa part, malgré plusieurs appels téléphoniques. Personne ne me fera croire à un malheureux concours de circonstances.

Je considère que la vidéo sur Youtube, qui faisait état d’une absence de réponse de la Cour européenne des Droits de l’Homme, reste valable dans son sens général, au moins pour quelques temps.

Aucun syndrome de Stockholm

Le syndrome de Stockholm désigne un trouble qui affecte parfois certaines personnes retenues en otages, lorsqu’elles sont amenées à partager longtemps la vie de leurs geôliers, et qu’elles développent une empathie voire une sympathie avec ces derniers. Le syndrome de Stockholm semble être une manifestation de l’inconscient destinée à protéger le sujet de l’angoisse et à assurer sa survie, alors que le danger est toujours réel. C’est un syndrome psychotique même si son caractère est réversible.

Je tiens à insister sur le fait que je ne suis pas atteinte de ce trouble névrotique, et que la manifestation de mes colères comme de mes déceptions est d’abord l’expression d’une santé mentale qui reste méritoire dans la situation de détresse dans laquelle je me trouve. 

Pendant des années, lorsque je me suis plainte du comportement de ma famille, de mes parents, de mon entourage affectif ou professionnel, tous mes interlocuteurs, depuis le cercle familial jusqu’aux psychiatres que j’ai consultés, ont opposé à ma lecture des faits des dénégations farouches et insultantes : non seulement je ne comprenais pas ce qui se passait, mais mon incompréhension était due à des défauts de caractère que l’on me reprochait à tort, et dans lesquels je peux retrouver à présent tous les poncifs des critiques adressées aux femmes par les réactionnaires gouvernés par des préjugés patriarcaux, phallocrates et misogynes : j’étais méprisante; je manquais de tolérance vis-à-vis de ceux qui jouaient la bêtise lorsque j’exigeais des explications; j’étais indocile; j’aurais dû me plier aux exigences paternelles, alors que mon père n’en a jamais eues à mon égard; je manquais de respect vis-à-vis des petites gens que représentaient mes parents, parce que j’avais l’ambition inacceptable pour une femme de mon milieu de faire des études et de me cultiver, etc.

Ces dénégations opposées à la véracité de mes déclarations et à la justesse de mes perceptions comme de mes émotions m’ont menée, elles, au bord de la confusion mentale, à Amiens, lorsque j’ai cherché à me défendre pour la première fois contre le harcèlement dont j’étais victime en portant plainte auprès de la justice. Ce n’est pas aujourd’hui que j’ai retrouvé mon équilibre, que je me suis dégagée de l’emprise directe de ce harcèlement, et que j’ai pu établir les faits de harcèlement comme leur origine, que je vais sombrer dans un trouble pour lequel je ne présentais aucune disposition majeure.

Je récuse toute complicité avec les personnes qui m’ont instrumentalisée. Je ne suis la marionnette consentante de personne, et en aucun cas d’un quelconque groupe ou parti politique dont le programme pourrait sembler en apparence conciliable avec mes idées. Je suis enfin opposée à toute forme de sacrifice.

Je revendique le rétablissement de mes droits humains fondamentaux comme de mes libertés, et en premier lieu de ma liberté à être moi-même. La privation de ces droits et de ces libertés est une souffrance, de même que toute tentative d’instrumentaliser ma situation, qui plus est sans me venir en aide, relève d’un viol symbolique.

Les acteurs responsables de mon assignation à résidence à Lille, comme de ma surveillance constante, et qui s’étonneraient de mon hostilité, présentent un trouble du jugement bien plus inquiétant encore que celui qu’ils voudraient me voir manifester. Puisqu’ils sont dotés d’un entourage proche de médecins et de psychiatres, je les invite à consulter un spécialiste.

Prison virtuelle mais effective

Mon court séjour à l’étranger ? Rien n’a changé. Surveillée comme un gangster, je suis livrée sur place à une lie humaine composée d’indicateurs de police et de calomniateurs à la solde des trésoriers du monde occidental, lie humaine abjecte et révoltante que je retrouve sur le pas de ma porte lorsque je rentre à Lille.

Je n’ai rien d’autre à ajouter.

Torturée et assassinée à petit feu depuis des années dans mon propre pays, je ne peux que faire le constat de l’hypocrisie et de la lâcheté de ceux qui prétendent défendre la Justice et les Droits humains. 

Le choix des armes

La France a décidé de s’en remettre jusqu’au bout à la lâcheté, à l’illégalité, au lynchage collectif et populacier, plutôt que de prendre le parti de la justice. C’est son choix. Le peuple sera toujours certain de tenir une coupable, si on refuse à celle-ci le droit de connaître les accusations qu’on porte contre elle comme le droit de se défendre. J’ai tenté en vain tous les recours. Mais je ne collaborerai pas à une ignominie qui fait honte à mon pays comme à son intelligentzia. J’ai quitté la France, une fois encore, pour chercher du travail à l’étranger, en guise de protestation.

Je recommande à Mr The Greedy Blackbird de ne pas négliger les ficelles de l’infamie qui ont fait son succès pour cette dernière estocade : 1. Lancer illico une campagne de diffamation internationale par le biais des réseaux sociaux, en commençant par Facebook, mais sans négliger ses petits frères, qui feront office de milice de quartier à l’échelle planétaire; 2. Faire tinter le sabre et le goupillon, grâce à ses relations politiques qui lui donnent accès à la police européenne comme au soutien du clergé nordiste, socialiste et romain; 3. Exploiter ses amitiés associatives, en particulier dans les milieux migrants, pour me fermer l’accès à toute aide non-institutionnelle, après m’avoir vilipendée auprès des états occidentaux; 4. Jouer la carte des artistes et intellectuels arrivistes, en particulier dans les milieux où l’argent décide des talents comme le cinéma, pour donner plus de véracité aux calomnies diffusées dans les médias; 5. Battre le rappel des corporatismes auprès de l’Université comme des médecins, le petit personnel se ralliera (peut-être) aux patrons pour me rendre le quotidien invivable; 6. Ne pas négliger la composante familiale du réseau, puisque les fils de notables investissent l’argent de papa dans de petites entreprises, de préférence dans l’immobilier ou la restauration, me fermant l’accès à toute alternative professionnelle; 7. Promettre monts et merveilles à l’électorat de gauche comme de droite en échange de ma tête. Mr The Greedy Blackbird, vous qui êtes le pourvoyeur cynique d’une génération de névrosés qui auraient voulu rejouer la guerre et s’arroger le droit de tuer en prétextant agir pour la bonne cause, vous n’exploiterez jamais assez les ressources du proverbe français : « Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage ». Mais vous en préfèrerez peut-être la version anglo-saxonne : « Give a dog a bad name and hang him ».

J’ai quitté la France par la porte bruxelloise. Vingt-sept ans après, je n’ai pas oublié mon voyage en Belgique, à la découverte de la peinture flamande. L’année du bachot, cette amie de collège si bien intentionnée, que pourtant je ne fréquentais plus beaucoup, cette fille d’enseignants socialistes, si fière de son grand-père instituteur et communiste, m’avait signalé une bourse de voyage à gagner dans ma bonne ville de province, bourse pour laquelle elle-même présentait un dossier. Las, l’idée m’a paru formidable ! J’ai remporté la bourse. Le jour de la remise des prix, l’ambiance s’est révélée si triste, au milieu de tous ces docteurs endimanchés, que je me suis demandé pour la première fois qui étaient ces messieurs. Il était bien temps de se poser la question. Mais le pire m’attendait à la maison. Je n’ai pas eu le temps de souffler que des voisins m’avaient trouvé une famille d’accueil en Belgique ! Mes protestations n’ont servi à rien : « Mais je n’ai rien demandé ! Qu’irai-je faire en Wallonie, les musées de peinture sont en Flandre ?! » L’honneur de la famille était en jeu : un refus serait un affront, ces voisins étaient des collègues, de bons enseignants socialistes, qui avaient fait jouer leurs relations municipales pour me trouver un point de chute… Il y a des succès dont on ne se remet pas. Mon amie de collège ne se souvient de rien : encore un épisode d’Alzheimer précoce et sélectif.

Pourtant mon amour de la peinture flamande était sincère. Il m’a accompagné toute ma vie et représentait l’aspect solaire de ma personnalité que je ne demandais qu’à cultiver. Mais la négativité était déjà à l’œuvre dans mon entourage, sous forme de calomnies, de manipulations, de réaction, et elle n’a fait que se répéter au fil des années. On peut dire que je n’ai rencontré dans l’Education nationale, dans ses zélateurs, dans ses enfants issus du sérail, et prêts à y faire carrière sans une once d’esprit critique pour la machine, que la volonté de nuire, les pensées sales, la noirceur des projets. Face à ce goût du mal, exacerbé par la crainte des censeurs, et que je percevais dans les insinuations, les silences, les dénégations hypocrites face à mes questions, la sincérité est une arme méprisée de mes adversaires qui lui préfèrent le mensonge, la combine et les copinages. C’est pourtant la seule arme que je revendique. Et je souhaite m’y tenir. C’est ma part d’humanité que j’entends leur opposer.




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