Hallali au cœur de l’été

 lillebeffroi1.jpg   Lille, Beffroi, le 12/08/2011.

La chasse est ouverte dans la métropole du nord à demi désertée par sa population. La traversée de l’été me fait l’effet cette année d’une course poursuite nocturne dans un sous-bois hostile et semé de chausse-trappes. Pas de semaine sans crise. J’ai dû renoncer une fois encore à mes projets de recherche d’emploi pour parer au plus pressé. Et j’ai l’impression d’être livrée à la lie de la société sans aucune possibilité de défense, puisque toutes les instances qui régulent la vie sociale se défaussent les unes après les autres au mépris de la loi comme de la simple décence humaine.

lillebeffroi2.jpg   Lille, Beffroi, le 12/08/2011.

Je mets un point d’honneur à porter plainte. Mes adversaires s’en offusquent. Pourtant cela a-t-il toujours un sens pour des jeunes gens qui se savent protégés et qui, au siècle dernier, se seraient enrôlés dans la milice de quartier, fiers de l’équipe qu’ils y auraient trouvée ? De « bons p’tits gars », dressés à une morale de soumission à l’autorité comme à la loi du plus fort : « Dans la vie, on ne fait pas ce qu’on veut… », « Il faut savoir être patient… », mais qui révèlent dans leurs rapports humains une absence complète d’éthique. Cynisme, manipulation, tentatives de corruption ou de séduction, violence psychologique bien plus encore que verbale ou physique, et surtout un mépris sans borne pour leur prochain, sont le lot des expédients auxquels ils trouvent « naturel » d’avoir recours. Des esprits si corrompus qu’ils prennent leur duplicité pour de l’héroïsme. Lorsque la répulsion l’emporte sur la tolérance qu’on a eue à leur égard, elle est radicale et sans appel.

lillebeffroi3.jpg   Lille, Beffroi, le 12/08/2011.

De toute évidence, le pire reste à venir. Ce n’est pas sans effroi que j’attends les nouvelles attaques d’un Etat qui m’a exclue de la citoyenneté sans qu’aucune justification n’ait été avancée, qui depuis des années me refuse toute justice et qui trouve des complicités dans les silences, les sourires moqueurs, la volonté de préserver son quant-à-soi, voire la revendication de l’omerta de ceux qui sont témoins, et qui parfois désapprouvent, mais qui cherchent encore à minimiser le sens du spectacle auquel ils assistent. Ils ont tort. Aucune intimidation ne m’empêchera de mon côté de sonner la diane tant que j’aurai la force de le faire.

lillebeffroi4.jpg   Lille, Beffroi, le 12/08/2011.

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