Théâtre du silence

L’été s’installe et les grandes villes se vident. Lille est exsangue après plusieurs jours de pluie et de froid et ses rues désertes ont la tristesse d’une cité abandonnée. Ce matin, un pan de ciel bleu, dont on ne sait combien de temps il voudra bien nous rappeler que la saison estivale est à son acmé ailleurs, a déchiré la couverture nuageuse.

Le silence qu’on oppose à toutes mes tentatives pour nouer le dialogue ou pour provoquer une réponse à mes questions douloureuses a l’amertume des mensonges trop bien organisés. Depuis près d’un an, je réclame dans ce blog le respect de mes droits humains les plus élémentaires… Plus de 1000 affiches collées à Lille, plus de 20000 flyers distribués, et certains Lillois ne savent toujours pas qui je suis. Mais tous les défenseurs des Droits de l’Homme que j’ai pu contacter, en France, en Europe, au Canada… ont été avertis que je suis indéfendable. Les calomnies qui m’ont détruite ne touchent pas « toute la planète », mais ce sont bien tous les gens que je connais, tous ceux que je côtoie ou que je suis susceptible de côtoyer, tous ceux auxquels je pourrais m’adresser pour solliciter de l’aide, qui sont informés de ma « réputation ». Impossible ? Bien au contraire! Je fréquente au fond très peu de monde et les atteintes à ma vie privée servent aussi à cela : connaître mes relations, mes projets, mes tentatives de défense. On peut en arriver à cette situation très confortable pour des calomniateurs où la personne visée finit par avoir le sentiment que le monde entier s’acharne contre elle, alors que les organisateurs du lynchage parviennent dans le même temps à rester très discrets vis-à-vis de la population civile. Ni vus, ni connus.

La responsabilité de cette intelligentzia qui m’a calomniée jusqu’à l’assassinat est immense puisque même les détracteurs de mes adversaires se taisent. Réuni en ce moment à Avignon, le monde du théâtre, que je tente d’alerter depuis quelques jours par des séries de mailings en direction des administrateurs comme des compagnies de théâtre, oppose le même obstacle à l’éclosion de la vérité. Certes, mes tristes expériences picardes avec le théâtre (1) m’avaient laissée sans illusion. Les attaques sont toujours anonymes ou biaisées, se font en cercle fermé, sur internet, ou en termes codés dans le cadre d’un spectacle auprès d’un auditoire averti mêlé au grand public. Mais lorsqu’une personne dans le groupe est identifiée et interpellée, elle  se défausse comme cette jeune femme lilloise qui se liquéfie lorsque je l’aborde : « Non, pas du tout », elle n’est pas elle-même…

Ces héros héroïques des temps modernes, qui roulent des mécaniques embusqués derrière leurs écrans d’ordinateur, protégés par la complicité des militants de la bienpensance et des policiers de Monsieur Sarkozy qui se donnent la main, ont le courage flageolant lorsqu’ils  sont placés au pied du mur. C’est à ces débandades que l’on connaît ce que représentent aujourd’hui les Droits de l’Homme, le Féminisme ou la Solidarité pour certains : un prétexte éhonté pour justifier l’injustifiable. Il n’y a rien que je méprise plus que la lâcheté qui se déguise sous un costume extravagant de héros de théâtre.

1. Voir l’article « Psychanalyse sauvage« , du 05/04/2011.

Création théâtrale en Avignon, juillet 2011 :

Théâtre Avignon Juillet 2011

0 Réponses à “Théâtre du silence”


Les commentaires sont fermés pour l'instant.



Le site (bêta) de Kinanda ... |
Benin News |
akdv |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Syndicat CFTC de l'Insertion
| movin'
| Justice et liberté