Archive mensuelle de juin 2011

M comme Musique

Fête de la Musique 2011  Fête de la Musique 2011

Tandis que se prépare la trentième Fête de la Musique, le silence qui précède cette nuit de tumulte et de bruit a la tristesse d’un premier jour d’été sans vrai soleil où les bourrasques et les averses le disputent aux éclaircies. Si je suis indignée par le silence qui entoure mon combat, je le suis tout autant par la persistance des bavardages, des médisances et des calomnies, qui continuent à trouver crédit auprès de mon entourage, puisque personne ne daigne répondre à mon appel à l’aide.

Ce solstice d’été ne marque pas seulement un changement de saison. C’est le moment d’un bilan sur plusieurs mois de combat, qui ne m’ont pas apporté la libération à laquelle j’aspirais, même si je sais bien qu’ils n’ont pas été inutiles. Le plus douloureux est d’ignorer toujours la teneur exacte des accusations que l’on porte contre moi. Je ne peux m’empêcher d’éprouver un sentiment de dérision lorsque mes adversaires s’indignent à demi-mot des déclarations osées tenues dans ce blog. Je trouve mes propos bien mesurés en regard de ce que laissent soupçonner les insinuations et les insultes que je subis. La brutalité de quelques unes d’entre elles est sans fard et leur sens facile à comprendre. Mais il y a encore pour moi des zones d’ombre autour de certaines antipathies.

La plus mystérieuse touche à celle soulevée auprès des anglophones, alors que je me suis intéressée fort tard à la langue anglaise, réapprise à l’âge adulte. Je me souviens des romans que ma camarade de collège envieuse m’avait prêtés adolescente, pour me faire découvrir la littérature qu’aimait sa mère, d’un séjour linguistique estival que m’avait imposé mon père, à mon grand dam, pour me consoler, disait-il, de m’avoir interdit de travailler tout l’été, alors que je voulais travailler parce qu’on me reprochait chaque sou dépensé — j’avais seize ans, cela ne m’avait pas consolée. Je comprends qu’ils étaient complices, et que j’étais déjà piégée. Mais je ne comprends toujours pas ce que ce clan d’anglophiles a pu raconter, et rendre crédible, pour qu’on les croit, sans l’ombre d’un doute, puisque personne ne m’a jamais posé la moindre question.

Mes adversaires parlent à ma place, puis me reprochent mes propos, puis me reprochent de ne pas conformer mon comportement à la teneur des propos qu’ils m’ont fait tenir, voire me reprochent le culot avec lequel mon comportement peut faire fi de ce qui a été dit. Comment ose-t-elle ? Enfin ils me rendent visible et audible à mon insu, alors que j’aurais mille fois préféré rester anonyme, et sans que je puisse moi-même avoir accès à ce qui est dit en mon nom ni à la façon dont ils se permettent le viol de mon intimité, puis ils s’offusquent de mon manque de discrétion. Mais ils le font derrière mon dos : à mes questions, tangibles et argumentées, personne ne répond. Lorsqu’ils viennent à moi, ils voudraient donner le change, et celui-ci a un nom : silence.

« On connaît la musique ! », me diront certains lecteurs, avec force soupirs. « Faites une pause ! », proposeront les plus hypocrites… Mais les bavards continuent à jaser dans mon dos et je ne pourrai plus me taire tant que je n’aurai pas fait taire ce concert de merles moqueurs.

La vie comme elle va

 Le mur des indignations, Lille 2011.  Le mur des indignations, Lille, 4 juin 2011.

Les difficultés qui s’accumulent n’entament en rien ma détermination. Après un temps consacré à l’écriture, je suis retournée aujourd’hui distribuer dans les rues mes petits papiers pour rappeler aux Lillois que mon combat n’est pas terminé.

Les Indignés qui ont investi la place Richebé ont ouvert un mur des indignations. Je  suis donc allée cet après-midi placer mon carton parmi les autres avant de commencer ma distribution. La chaleur était estivale, si ce n’est espagnole. La GayPride arrivait à la République tandis que je m’insérais dans la foule, au coeur de l’effervescence.

Seule au milieu des rassemblements, mais portée par une ambiance festive, je me suis battue pendant près de deux heures pour faire entendre ma voix parmi les autres, tandis que le défilé poursuivait son parcours sur le boulevard de la Liberté.

Les Indignés, Lille 2011.   Les Indignés, Lille, 4 juin 2011.

Gaypride, Lille 2011.   GayPride, Lille, 4 juin 2011.




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