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Archive journalière du 4 fév 2011

La colère gronde…

Après plusieurs semaines de silence où j’ai dû laisser ce blog poursuivre son parcours en roue libre, pour cause de panne sèche, je peux à nouveau tenter de défendre ma cause auprès du public. Ces jours de disette ne m’ont cependant pas empêchée de  continuer  l’enquête en cours sur le cambriolage de décembre, du moins dans ses aspects les moins onéreux. Mes certitudes n’ont fait que se conforter. Hélas la visite que j’ai faite le 26 janvier 2011 au Brigadier qui dirige le commissariat de Fives, le quartier de Lille où je vis, a envenimé une colère déjà susceptible, et toujours prête à s’enflammer…

Affiche posée  le 04/02/2011    Affiche du 04/02/2011.

Ce n’est pas que j’aie beaucoup attendu du Brigadier L., auquel je rends visite périodiquement depuis deux ans mais nous étions toujours parvenus à nous détester avec courtoisie : je décline poliment son invitation à venir faire mon jogging avec lui au Parc de Villeneuve d’Ascq, il me fait revenir trois fois pour un rendez-vous parce qu’il a une réunion avec le Grand Chef ou une séance de gymnastique; il prend parti pour les messieurs contre lesquels je porte plainte, je lui corrige ses fautes de grammaire; il me conseille de changer de quartier, je l’assure au contraire de ma détermination à rester sur place pour « régler le problème ». Le rêve du Brigadier L. est de me voir disparaître de son champ d’investigation : ouf ! Hélas, il n’y a  pas pour moi de Plan B si j’espère que l’enquête sur mes plaintes soit enfin menée. Mais la hiérarchie du Brigadier L. lui refuse tous les moyens d’intervention. Quant à mes tentatives de dialogue, elles restent vaines.

Le Brigadier L. n’est pourtant pas homme à prendre à la légère, en dépit de ce que pourrait laisser penser mon insolence. Homme de terrain et d’expérience, il fait face aux complications avec prudence et adresse. Mais j’ai beau lui expliquer que je n’ai rien contre l’homme, que c’est au policier que s’adressent mes récriminations, il semble hermétique à mes arguments. Il a résolu un nombre considérable d’enquêtes pour cambriolage, « avec prises d’empreintes », me dit-il dernièrement. Je ne mets pas en doute ses talents d’enquêteur. Je m’insurge contre sa mauvaise volonté à enquêter sur les affaires qui me concernent. Je ne juge pas non plus la valeur d’un homme à sa maîtrise de la grammaire française, passéiste, élitiste, et qui est devenue une arme de pouvoir de la classe dominante. Je cherche seulement à lui rappeler qu’il est au service de tous les citoyens, citoyen parmi les autres citoyens, et qu’il n’appartient pas plus que moi, qui pourtant maîtrise à peu près la grammaire, à la classe dominante. De relevé d’empreintes, il n’y a pas eu dans mon logement. La petite amie du « principal suspect », qui me semblait un élément clef, a bien été convoquée, me dit-il, mais elle n’est pas venue. L’enquête est terminée.

Terminée ?! Mais cela fait plus d’un mois que j’y travaille et j’ai avancé à grands pas. Il ne me manque que les informations qu’il n’est pas de mon ressort d’obtenir. M’indiquer les éléments de preuve qui feraient la différence ? Impossible, me dit le Brigadier L., car alors moi, Claire Seguin, « je les fabriquerais »! Peut-on être plus insultant ? Ce monsieur pourrait boucler une enquête d’ampleur nationale en deux temps trois mouvements, s’il y mettait un peu du sien. J’aligne le travail de fond, il touche la retraite à la fin de sa carrière. Mais fi de l’aubaine ! Je crois que le Brigadier L. serait mal venu de prendre ombrage de ma colère. C’est un homme intelligent. Il doit être aussi capable de comprendre ma détresse.

Le « principal suspect » a disparu de la circulation : il a déménagé. Son départ ne m’a pas beaucoup attristée. En revanche, les protections dont jouissent les jeunes gens de bonne famille me font douter de la justice française. Il faudra bien que justice me soit rendue. Je ne demande rien de mieux que de quitter le logement misérable que j’occupe à Fives, mais je ne le quitterai pas pour me retrouver à la rue, alors que mes adversaires sont acharnés à organiser ma perte et que l’Etat de droit semble vouloir m’exclure sans avancer aucune justification à le faire. La fille de mon propriétaire, venue pour l’état des lieux du logement quitté par le « principal suspect » s’enfuyant en toute hâte, est bien consciente du problème que je pose à la maisonnée, mais, dit-elle à portée de voix, c’est une question de six mois tout au plus pour se débarrasser de moi : « On y travaille ». Voilà bien une avocate qui ne travaillera pas à ma défense. Tandis que des jeunes gens issus de la bourgeoisie, oeuvrant pour les intérêts de la bourgeoisie, et dont les motivations corrompues et corruptrices ne sont que des intérêts d’argent et de pouvoir, s’organisent pour me jeter dehors, je me débats dans une solitude grandissante, sans moyens et sans soutien. Les mêmes qui m’ont empêchée de quitter la France lorsque j’en avais encore la possibilité voudraient maintenant me voir « partir de Lille » : inconséquence ou aveu de culpabilité ? Et pour aller où ?

Je crois que je n’ai pas été assez précise sur les modalités du cambriolage dont j’ai été victime : l’enquête commençait à peine, je suis restée discrète. Le problème autour de ces dossiers volés, ou plus exactement « effacés » sur les deux disques (et non un seul) qui se trouvaient toujours dans mon sac à main ? C’est que ces jeunes gens ont lamentablement « foiré » leur cambriolage. Non seulement ils ne pensaient pas que j’identifierais les complicités entre ceux qui ont fait le double de mes clefs, lors de mes fameuses vendanges dans le Beaujolais, et le « principal suspect » qui est passé à l’acte à Lille, mais en plus, ils ont effacé les disques alors que je venais d’en faire des copies. Généralement très ordonnée, j’avais laissé chez moi les originaux par épuisement, ce que je ne fais jamais, parce que j’étais en train d’en faire des copies, ce dont ils ne se sont pas aperçu. Cela s’appelle un coup d’épée dans l’eau.




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