Happy New Year

Toronto, 2 septembre 2009.

C’était le 2 septembre 2009, il y a plus d’un an. Ma tentative d’immigration au Canada se heurtait à une campagne de diffamation si brutale que j’étais obligée de renoncer à rester sur place. Contrainte de quitter plusieurs logements successifs, j’avais échoué, après une série de déambulations plus éprouvantes les unes que les autres, dans un motel minable perdu au milieu de terrains vagues, près de l’aéroport Pearson de Toronto, The White Knight (Le Chevalier Blanc). Le gérant me fichait la paix…

Lors de mon arrivée au Canada, j’avais commencé un dossier de réfugiée. Je venais de mener six mois d’enquête en France sur ma réputation. J’avais réuni quelques éléments de preuve pour me défendre, et j’avais peur. Mais l’hostilité des services d’immigration m’a semblé similaire à celle que je rencontrais auprès de la population de Toronto. J’ai décidé d’abandonner mon dossier de réfugiée…

Pour la première fois, alors que les autorités canadiennes m’avaient annoncé qu’elles refusaient de me rendre mon passeport et souhaitaient me rapatrier en France manu militari, je lançais un appel à diverses associations françaises et canadiennes, ainsi qu’à des journaux, dont j’avais relevé les adresses mail sur des sites internet. Ils avaient tous un point commun : chacun à leur façon, ils militaient pour la justice, les droits de l’homme, l’égalité des femmes, le respect des libertés…

Je n’ai eu aucune réponse, pas même une demande d’information sur moi-même. 

Depuis mon retour de Toronto, j’ai renouvelé les appels. 

Je n’ai eu aucune réponse, pas même une demande d’information sur moi-même.

Vous avez du mal à comprendre le scandale ?

Je suis en train de mourir à petit feu dans l’indifférence générale, alors que beaucoup de monde est au courant :

… votre voisine est professeur dans l’Education nationale ? Elle est au courant.

… votre beau-père milite à Amnesty International ? Il est au courant.

… vous êtes un lecteur de L’Humanité, de Marianne, du Figaro ? Ils sont au courant.

Pourquoi ne répondent-ils pas ? 

Ils ne savent pas qui je suis ? … Ils devraient s’informer…

Ils savent qui je suis ? … Mais comment ? Quand je parle des atteintes à la vie privée dont je suis victime, des messieurs très responsables prennent un air bienveillant pour évoquer une éventuelle paranoïa… Mes propres déclarations ? Mais je n’ai jamais fait aucune déclaration avant ce 2 septembre 2009 : ce jour-là, pour la première fois de ma vie, je sors de l’anonymat… Comment pourraient-ils me connaître si ce dont je me plains concernant ma réputation était un montage issu de mon imagination…?

Je suis un être humain, pas un cobaye médiatique pour haine collective organisée par des cyniques.

!Atteintes à la vie privée!

Ce jour, lundi 20 décembre 2010, je complète l’article d’un paragraphe que j’aurais préféré ne pas avoir à écrire : j’ai constaté hier que j’avais fait l’objet d’un vol sans effraction à mon domicile, et que des documents avaient été volés, tandis qu’un disque de sauvegarde, sur lequel j’avais enregistré une grande partie des dossiers relatifs à l’enquête que je mène, avait été entièrement effacé.

Or le vol sans effraction signifie que les voleurs avaient les clefs. Je viens de porter plainte au commissariat de Fives, à Lille, avec des informations très précises relatives aux faits. Quelle suite sera donnée à l’affaire ? …

Happy New Year doc Mails envoyés de Toronto.

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