• Accueil
  • > Archives pour le Jeudi 18 novembre 2010

Archive journalière du 18 nov 2010

Des blagueurs à la blogueuse.

La création de ce blog représente l’aboutissement d’un parcours dont le blog lui-même voudrait rendre compte.

Ce que n’explicitent peut-être pas assez La Lettre ouverte au Président de la République ni la Liste des plaintes en justice que je publie, c’est que la situation désastreuse dans laquelle je me trouve manifeste l’aggravation d’un harcèlement qui remonte à l’adolescence et qui a été poursuivi par l’Education nationale.

Le caractère évasif des premiers articles que j’ai écrits reflète aussi la prudence avec laquelle j’ai abordé la création de ce blog. Je ne désespère pas d’obtenir à la longue une réponse de la justice. Je garde donc le souci de mesurer mes propos et de ne pas dévoiler inconsidérément des documents qui pourraient être utilisés devant un tribunal.

Prise de conscience tardive

La perception de graves difficultés relationnelles avec ma famille et mon entourage proche s’est faite très tôt mais les réponses que j’ai tenté d’apporter à ces difficultés sont longtemps restées décalées par rapport à la gravité de l’hostilité que je rencontrais.

J’ai d’abord cherché à me dégager de la dépendance financière et affective qui me liait à mes parents. J’ai essayé de changer de relations et de camarades après avoir vécu des conflits, et j’ai souvent rompu les ponts avec des personnes que j’avais un temps fréquentées, accentuant mon sentiment de solitude et d’abandon. Face à ces échecs relationnels, je me suis ensuite remise en cause, de façon personnelle, et j’en suis arrivée à accepter de consulter des psychiatres, ultime démarche qui a enterré mon espoir de me dégager de l’emprise de l’Éducation nationale, puisque ce sont eux, au finish, qui m’ont trahie et livrée sur la scène publique.

J’ai été la première à être dépassée par ma propre histoire. J’étais anonyme. Confrontée à des manifestations d’hostilité que je croyais factuelles, j’imaginais toujours que l’agressivité serait temporaire, qu’elle s’estomperait avec le temps. J’ai déménagé plusieurs fois.

La véritable prise de conscience qu’il fallait réagir par l’attaque, et non chercher seulement à se dégager de situations déplaisantes, a été tardive. C’est le début des plaintes en justice dont je rends compte dans la page qui leur est consacrée. C’est le début aussi de cette descente aux Enfers dont j’essaie de traduire l’esprit dans le papier du 27 octobre, « Sur quelle planète mon portrait est-il diffusé : Mars, Saturne ou Pluton ? Détrompez-moi ! ».

L’enquête

Après plusieurs années de marasme, consécutives à mes premières plaintes en justice, j’ai fini par admettre l’idée de mener moi-même une enquête de fond sur ma réputation.

En décembre 2008, alors que j’ai tenté de chercher refuge aux Pays-bas, et que je suis confrontée à Amsterdam à une campagne de diffamation sans précédent, je décide de rentrer en France, la rage au ventre, pour entamer cette enquête. Désespérée, je suis enfin convaincue que mes adversaires  me poursuivront jusqu’à mon élimination physique définitive.

J’ai mené une première phase d’enquête à temps plein, pendant six mois, de janvier à juin 2009, voyageant à travers le Sud-ouest de la France. J’ai obtenu une quinzaine d’entretiens, et mené des recherches généalogiques et bibliographiques aux archives de Charente-Maritime et de Gironde, ainsi qu’à la bibliothèque nationale à Paris, qui m’ont permis de dégager les grandes lignes de mon histoire. J’ai repris cette enquête depuis mon retour de Toronto, en septembre 2009, à mes heures perdues.

J’ai réuni ainsi plus de deux mille documents qui sont autant d’éléments à présenter à la justice et qui m’ont permis d’arriver à des certitudes. Je propose une synthèse de l’origine des calomnies dans l’article : « A l’ombre tutélaire de l’avantageux ministre, Monsieur Xavier Darcos ».

Ce qui justifie mon indignation et mes plaintes en justice

Les atteintes à la vie privée sont certainement ce qu’il y a de plus douloureux au quotidien, d’autant plus qu’elles me parviennent par des insinuations, des plaisanteries, des insultes.

J’ai raconté dans le petit texte du 27 octobre, « Vous reconnaît-on dans la rue lorsque vous changez de continent ? », comment je me suis aperçue que ma photo était diffusée. Je pense que les indiscrétions sont beaucoup plus graves que la simple publication de portraits. Je suis en effet convaincue qu’on utilise des fragments de réel pour justifier les pires calomnies.

Les conséquences en sont désastreuses : non seulement pour ma vie personnelle qui depuis trois ans s’est « arrêtée », mais aussi parce que ces calomnies m’empêchent de me défendre, de travailler, de gagner ma vie, de partir à l’étranger comme d’obtenir un recours en France…

Ce sont mes droits humains les plus élémentaires qui sont méprisés : j’en ai fait la liste le 23 octobre sous le titre : « Avez-vous lu les Droits de l’Homme ? Ceux de la Femme sont-ils très différents ? ».

Il est notoire que le procès en sorcellerie qui m’est intenté se joue sous couvert de phallocratie et de misogynie. Je suis convaincue que l’idéologie est assumée par mes adversaires. Mais ce sont en vérité des enjeux d’argent et de réputation qui se cachent sous les insultes sexistes : trop de bénéfices ont été faits avec des fragments de ma vie, en toute illégalité.

Enfin ma culpabilité semble épouvantable, mais on préfère quand même que je ne sois pas trop informée des ragots. Une coupable n’est jamais aussi coupable que lorsqu’elle ignore le chef d’accusation.

Une démarche pour rendre public mon combat et sortir de mon isolement

La construction progressive de ce blog se présente de manière explicite comme une demande d’aide auprès de mes lecteurs auxquels je propose des moyens d’accompagner mon combat. C’est à ce titre que je raconte mes distributions de tracts dans les rues de Lille (03/11) ou que je donne des informations sur la rédaction de La Lettre ouverte au Président de la République (21/10).

Les hésitations dans la construction de ce blog sont le reflet de ma prudence face à un medium qui est nouveau pour moi. Elles n’entament pas ma détermination. Ce blog est le seul où je m’exprime.




Le site (bêta) de Kinanda ... |
Benin News |
akdv |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | movin'
| Le Jardin d'Ethan - Ve...
| Justice et liberté