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Archive mensuelle de novembre 2010

Manipulation et intimidation

Il y a encore dix ou quinze jours, je n’existais pas sur la toile. Mais depuis que j’ai monté ce blog, les moteurs de recherche me font apparaître, parfois de façon surprenante.

Dans le même temps, un ancien camarade de collège, par le biais des Copains d’avant où j’ai laissé un avis de recherche, prend contact avec moi. Il est débordant d’énergie, clame son indignation, me demande des informations, plus précises, plus complémentaires, plus personnelles. Il me donne aussi des conseils choquants sur la façon de rédiger ce blog… Il éveille ma méfiance et je lui sers de vieux ragots, qui ne m’ont jamais fait beaucoup frémir, pour le tester… Il révèle alors très vite sa malveillance…

Une page similaire à l’en-tête du blog, en particulier, est référencée, avec de faux commentaires mais des liens qui mènent à d’autres pages de mon propre blog. Le procédé est savant et insultant… J’ai aussi trouvé en ligne un fichier de travail, que j’avais utilisé pour la rédaction du blog, et probablement oublié sur un ordinateur du cybercafé où je me rends… Qui l’a repris ?

Manipulation et intimidation doc Intimidation

Je peux prouver ce que je dis

J’avais fait attention, dans mon explication des origines des calomnies : « A l’ombre tutélaire de l’avantageux ministre, Monsieur Xavier Darcos », à ne pas nommer les personnes mises en cause en dehors du ministre cité dans le titre. Tout à coup, par exemple, on trouve ma thèse de doctorat référencée, avec le nom de mon directeur de thèse…

Mais croyez-vous que Monsieur Xavier Darcos, le ministre, portera plainte pour diffamation ?

Et s’il porte plainte, restera-t-il sept ans sans réponse de la justice ? Où serai-je moi-même dans sept ans, si je ne me bats pas maintenant…

Pensez-vous que mon directeur de thèse, Madame Anne-Marie Christin, portera plainte pour diffamation ?

Et si elle porte plainte, restera-t-elle sept ans sans réponse de la justice ? Où serai-je moi-même dans sept ans si je ne me bats pas maintenant…

Pensez-vous que Marie-Aude Murail, l’écrivain pour la jeunesse que je mets en cause, portera plainte pour diffamation ? Osera-t-elle ?

Il m’a été interdit de photographier ou photocopier sa thèse de doctorat, lorsque je l’ai consultée. Mais elle est consultable par n’importe qui à la Bibliothèque de la Sorbonne, sous le titre « Pauvre Robinson ! ou Pourquoi et comment on adapte les romans classiques au public enfantin », cote I4=8139.

Je propose ici l’article cité dans mon texte où Marie-Aude Murail dit d’elle-même : « Je parle comme on viole », (p. 170 de la revue Phréatique, n° 30-31, Hiver 1984). Il est  aussi consultable à la bibliothèque Jean Lévy de Lille, cote P-6313. Je rappelle que ce sont mes adversaires eux-mêmes qui m’ont incitée à chercher, et aidée à trouver, ces documents : « J’avais repéré la dame, mais négligé d’explorer la piste ».

pdf Marie-Aude Murail

Ma vérité plus forte que les mensonges.

Pourquoi mes adversaires ne m’attaquent-ils pas publiquement ? Pourquoi tant d’hypocrisie, de coups tordus, de tentatives de manipulations ou d’intimidations à mon égard ?

Parce que mes adversaires mentent.

Je m’exprime de façon nominale, sans me cacher. Les Lillois me voient presque tous les jours distribuer des tracts dans les rues de leur ville. Ils peuvent m’aborder, me parler.

Mes adversaires ont peur car je m’en tiens à la stricte vérité.

Et cette vérité-là, je peux la démontrer.

Je me battrai pour elle coûte que coûte.

A l’ombre tutélaire de l’avantageux ministre, Monsieur Xavier Darcos.

Deux ans d’enquête dont six mois à temps plein, week-ends compris, m’ont permis de comprendre quels étaient l’origine et les modes de diffusion des calomnies.

Cinq facteurs combinés ont permis au piège de se refermer :

1. A l’origine, une jalousie de collégienne dont les calomnies ont été encouragées, tout au long de nos études secondaires, par son entourage familial, lié à l’Education nationale.

2. Ma propre famille qui, bien qu’informée des médisances, ne m’a pas fait part de ce qui se disait et m’a calomniée à son tour.

3. Une cabale lancée contre moi par des étudiants que j’ai côtoyés en Hypokhâgne et en Khâgne au lycée Michel Montaigne de Bordeaux.

4. Le recours aux manipulations qui ont dû commencer dès l’adolescence, sans que je m’en rende compte, et qui sont devenues méthodiques et monstrueuses à partir du moment où j’ai consulté un premier psychiatre, lié à un réseau d’intellectuels de l’Education nationale.

5. Enfin, à toutes les étapes, une misogynie révoltante, avec son lot de lieux communs, préjugés, insultes récurrentes…

A l'ombre tutélaire de l'avantageux ministre, Monsieur Xavier Darcos. doc Origine des calomnies

Fiche de lecture complète avec notes de l’ouvrage de René Girard, La Route antique des hommes pervers, 1985.

doc Fiche René Girard

Des blagueurs à la blogueuse.

La création de ce blog représente l’aboutissement d’un parcours dont le blog lui-même voudrait rendre compte.

Ce que n’explicitent peut-être pas assez La Lettre ouverte au Président de la République ni la Liste des plaintes en justice que je publie, c’est que la situation désastreuse dans laquelle je me trouve manifeste l’aggravation d’un harcèlement qui remonte à l’adolescence et qui a été poursuivi par l’Education nationale.

Le caractère évasif des premiers articles que j’ai écrits reflète aussi la prudence avec laquelle j’ai abordé la création de ce blog. Je ne désespère pas d’obtenir à la longue une réponse de la justice. Je garde donc le souci de mesurer mes propos et de ne pas dévoiler inconsidérément des documents qui pourraient être utilisés devant un tribunal.

Prise de conscience tardive

La perception de graves difficultés relationnelles avec ma famille et mon entourage proche s’est faite très tôt mais les réponses que j’ai tenté d’apporter à ces difficultés sont longtemps restées décalées par rapport à la gravité de l’hostilité que je rencontrais.

J’ai d’abord cherché à me dégager de la dépendance financière et affective qui me liait à mes parents. J’ai essayé de changer de relations et de camarades après avoir vécu des conflits, et j’ai souvent rompu les ponts avec des personnes que j’avais un temps fréquentées, accentuant mon sentiment de solitude et d’abandon. Face à ces échecs relationnels, je me suis ensuite remise en cause, de façon personnelle, et j’en suis arrivée à accepter de consulter des psychiatres, ultime démarche qui a enterré mon espoir de me dégager de l’emprise de l’Éducation nationale, puisque ce sont eux, au finish, qui m’ont trahie et livrée sur la scène publique.

J’ai été la première à être dépassée par ma propre histoire. J’étais anonyme. Confrontée à des manifestations d’hostilité que je croyais factuelles, j’imaginais toujours que l’agressivité serait temporaire, qu’elle s’estomperait avec le temps. J’ai déménagé plusieurs fois.

La véritable prise de conscience qu’il fallait réagir par l’attaque, et non chercher seulement à se dégager de situations déplaisantes, a été tardive. C’est le début des plaintes en justice dont je rends compte dans la page qui leur est consacrée. C’est le début aussi de cette descente aux Enfers dont j’essaie de traduire l’esprit dans le papier du 27 octobre, « Sur quelle planète mon portrait est-il diffusé : Mars, Saturne ou Pluton ? Détrompez-moi ! ».

L’enquête

Après plusieurs années de marasme, consécutives à mes premières plaintes en justice, j’ai fini par admettre l’idée de mener moi-même une enquête de fond sur ma réputation.

En décembre 2008, alors que j’ai tenté de chercher refuge aux Pays-bas, et que je suis confrontée à Amsterdam à une campagne de diffamation sans précédent, je décide de rentrer en France, la rage au ventre, pour entamer cette enquête. Désespérée, je suis enfin convaincue que mes adversaires  me poursuivront jusqu’à mon élimination physique définitive.

J’ai mené une première phase d’enquête à temps plein, pendant six mois, de janvier à juin 2009, voyageant à travers le Sud-ouest de la France. J’ai obtenu une quinzaine d’entretiens, et mené des recherches généalogiques et bibliographiques aux archives de Charente-Maritime et de Gironde, ainsi qu’à la bibliothèque nationale à Paris, qui m’ont permis de dégager les grandes lignes de mon histoire. J’ai repris cette enquête depuis mon retour de Toronto, en septembre 2009, à mes heures perdues.

J’ai réuni ainsi plus de deux mille documents qui sont autant d’éléments à présenter à la justice et qui m’ont permis d’arriver à des certitudes. Je propose une synthèse de l’origine des calomnies dans l’article : « A l’ombre tutélaire de l’avantageux ministre, Monsieur Xavier Darcos ».

Ce qui justifie mon indignation et mes plaintes en justice

Les atteintes à la vie privée sont certainement ce qu’il y a de plus douloureux au quotidien, d’autant plus qu’elles me parviennent par des insinuations, des plaisanteries, des insultes.

J’ai raconté dans le petit texte du 27 octobre, « Vous reconnaît-on dans la rue lorsque vous changez de continent ? », comment je me suis aperçue que ma photo était diffusée. Je pense que les indiscrétions sont beaucoup plus graves que la simple publication de portraits. Je suis en effet convaincue qu’on utilise des fragments de réel pour justifier les pires calomnies.

Les conséquences en sont désastreuses : non seulement pour ma vie personnelle qui depuis trois ans s’est « arrêtée », mais aussi parce que ces calomnies m’empêchent de me défendre, de travailler, de gagner ma vie, de partir à l’étranger comme d’obtenir un recours en France…

Ce sont mes droits humains les plus élémentaires qui sont méprisés : j’en ai fait la liste le 23 octobre sous le titre : « Avez-vous lu les Droits de l’Homme ? Ceux de la Femme sont-ils très différents ? ».

Il est notoire que le procès en sorcellerie qui m’est intenté se joue sous couvert de phallocratie et de misogynie. Je suis convaincue que l’idéologie est assumée par mes adversaires. Mais ce sont en vérité des enjeux d’argent et de réputation qui se cachent sous les insultes sexistes : trop de bénéfices ont été faits avec des fragments de ma vie, en toute illégalité.

Enfin ma culpabilité semble épouvantable, mais on préfère quand même que je ne sois pas trop informée des ragots. Une coupable n’est jamais aussi coupable que lorsqu’elle ignore le chef d’accusation.

Une démarche pour rendre public mon combat et sortir de mon isolement

La construction progressive de ce blog se présente de manière explicite comme une demande d’aide auprès de mes lecteurs auxquels je propose des moyens d’accompagner mon combat. C’est à ce titre que je raconte mes distributions de tracts dans les rues de Lille (03/11) ou que je donne des informations sur la rédaction de La Lettre ouverte au Président de la République (21/10).

Les hésitations dans la construction de ce blog sont le reflet de ma prudence face à un medium qui est nouveau pour moi. Elles n’entament pas ma détermination. Ce blog est le seul où je m’exprime.

« Ne l’oubliez jamais : celui qui laisse se prolonger une injustice, ouvre la voie à la suivante. » Willy Brandt

Lille. Printemps & Été 2010. Octobre-novembre 2010.

Depuis le printemps, j’essaie d’aller à la rencontre des Lillois, en distribuant dans la rue des questions, rédigées sur des petits rectangles de papier blanc, et qui sont toutes en rapport avec les atteintes à la vie privée.

Ces phrases ont d’abord été présentées de façon lapidaire et énigmatique : « Vos collègues ont-ils un droit de regard sur votre sexualité?* *Et pourtant vous riez. » ou « Lorsque les cartes sont truquées, la pilule du Destin est difficile à faire passer. Carmen. », au moment où l’opéra était joué dans la ville.

Celles-ci se sont peu à peu enrichies d’une explication, puis de l’ajout de mes coordonnées (le mail, le blog).

unmicrosousvotreoreiller.jpg

De l’indignation à la mobilisation

Lorsque je suis descendue pour la première fois dans la rue pour distribuer mes premiers petits papiers, l’indignation était le sentiment qui prédominait en moi.

Les personnes qui sont complices à Lille du harcèlement et des atteintes à la vie privée dont je fais l’objet sont nombreuses. J’entendais leur rappeler que l’on ne peut pas à la fois défendre les droits de l’homme dans une association et les bafouer au quotidien, que ce combat se mène aussi dans sa propre vie, y compris en France, à Lille, sur son lieu de travail et auprès de ses proches.

Je voulais d’autre part alerter les gens sur les changements radicaux qui sont en train de se produire dans la société, par le biais de l’évolution technologique liée à internet, mais aussi de celle qui est liée aux possibilités de surveillance qui se sont développées ces toutes dernières années.

Je suis convaincue de ne pas être un cas isolé, même si le mien semble avoir pris des proportions désastreuses. Je pense aussi que chacun devrait se sentir concerné par la mise en danger de sa propre vie privée, et s’impliquer dans une redéfinition des abus liés à la modernité, en particulier si les règles actuelles, et qui tentaient de faire respecter la notion de vie privée, sont dépassées par les possibilités de la technologie.

Écho de la rue

Le retour qui m’est parvenu au fil des distributions n’a fait que confirmer mes intuitions. Loin de susciter l’indifférence, les petits papiers ont toujours surpris et parfois fait réfléchir. En organisant des distributions régulières, deux ou trois fois par semaine, au même endroit, à la même heure, j’ai obtenu de vraies réactions : de l’attente : « Ah, le petit papier du soir… » me dit-on avec un sourire, en prenant celui du jour; des questions : « Sont-ils tous identiques? » avec le souci d’en réclamer deux différents; des commentaires : « Ca  fait réfléchir », « On en parle à plusieurs dans le train… ».

J’ai eu aussi des réactions négatives : des insultes, des essais de diversion au plus gros des distributions, des tentatives de découragement, des menaces : « Vous ne devriez pas continuer de faire ça, Madame »… Depuis cette semaine, on ne veut plus de moi à Rihour le matin, et la police municipale est venue me signifier que les distributions étaient interdites en centre ville. Pour moi, c’est certain… Ces réactions-là aussi confirment que ma démarche a un impact puisqu’elle provoque de la crainte chez mes adversaires. Je n’en suis donc que plus déterminée.

Euralille, situé entre les deux gares, et lieu de passage entre tous, s’enorgueillit d’une avenue Willy Brandt, dont l’accès est estampillé d’un panneau à l’honneur du grand homme éponyme de l’artère. J’ai repris la citation de Willy Brandt qui est proposée à la mémoire des passants sur mes petits papiers, avec un certain succès : « Ne l’oubliez jamais : celui qui laisse se prolonger une injustice, ouvre la voie à la suivante ». De toute évidence, les Lillois sont fiers de leur devise et plusieurs personnes m’ont demandé « des petits papiers » pour « les distribuer autour d’eux »… J’espère qu’ils sauront mettre en accord leurs idéaux avec leurs engagements. De mon côté, je ne laisserai jamais dire que ma situation puisse être flatteuse ou amusante. Mon combat est d’abord l’expression d’une souffrance.

*Vergesst nicht : Wer Unrecht lange geschehen lässt, bahnt dem nächsten den Weg. » 14 septembre 1992,Willy Brandt.

 




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